
© quentin douaire
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hopper
Ce quartet mixte yvelinois nous avait séduit lors de la seconde édition du Grand 8 au Zénith en octobre 2004. Nous l’avions reçu un mois plus tard, en première partie de Ghinzu.
Voilà ce que nous écrivions à cette occasion : « Du rock dépouillé, brut, mélodique, à fleur de peau. Du rock anglo-saxon, tant dans ses influences que dans ses compositions où le calme peut soudain virer à la tempête, la douceur s’estomper brusquement sous l’impulsion d’une rage comme trop longtemps contenue. Du rock sale ou de la pop sombre. Deux chants en anglais, deux voix féminines contrastées - entre âpreté et sensualité - dont les propriétaires caressent ou giflent les cordes de leurs guitares. Une rythmique masculine impeccable. Un son d’album qui sent la prise live, l’instinctif, le non-édulcoré. Des prestations scéniques énergiques, habitées. Un groupe qui affirme son identité, enracinée dans le meilleur de la culture indie-pop-rock américaine, mais singulière car mûrie. Un groupe de caractère. Un groupe… français. Bonne nouvelle. »
Hopper avait confirmé lors de ce concert son originalité au sein de la scène hexagonale et son fort potentiel, d’autant que notre salle comble ce soir-là se prêtait idéalement, de par sa jauge mieux adaptée, à l’atmosphère fiévreuse de cet indie-rock.
Il nous est dès lors apparu évident de proposer à ces quatre musicien(ne)s de bénéficier de notre dispositif personnalisé d’accompagnement.
2005 a été une année riche pour Hopper. Au-delà de l’enchaînement des concerts et des différentes sessions intensives de travail [à l’EMB ou ailleurs], le groupe s’est attelé à donner un successeur à son très réussi premier opus A tea with D. [Ethylen Records / Chronowax – 2004], toujours disponible en bacs.
Un souhait, quasiment de l’ordre du fantasme, se réalise alors. Ayant sollicité sans y croire le producteur artistique américain Ryan Hadlock, dont ils admirent le travail [avec Blonde Redhead, Black Heart Procession, Built to Spill…], les Yvelinois suscitent un réel engouement chez celui-ci. Hadlock fait même spécialement le voyage à Paris pour les voir sur la scène du gros festival Rock en Seine, où ils livrent un concert irréprochable et remarqué. Le deal est conclu, et Hopper s’envole en novembre enregistrer son nouvel album au fameux studio Bear Creek de Seattle, dans lequel sont passés rien moins que Soundgarden, Foo Fighters, Modest Mouse…
[Vous pouvez retrouver le journal de bord de ces sessions d’enregistrement sur :
http://wearehopper.free.fr/blog/index.html].
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actualité 2006
Le résultat est à la hauteur des attentes : un splendide album, composé de onze titres intenses, combinaison d’un son brut issu de la chaleur analogique et de la spontanéité des prises live, sur lesquels - marque de fabrique oblige - les deux voix féminines différent et se complètent toujours.
Mélange de pop rock, folk, post rock ou jazz, l’album voit les instruments d’origine [guitares, basse et batterie] côtoyer des cordes, orgues et des percussions, pour une épatante navigation au sein de paysages intimistes autant que de monts volcaniques.
Actuellement en finalisation de signature avec une maison de disques, Hopper devrait sortir ce petit bijou au printemps 2007. Nous vous tiendrons bien évidemment au courant.
Mais, il y a fort à parier que nous ne serons pas les seuls à nous en faire l’écho…
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