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JABBERWOCKY : L'INTERVIEW

 

Vendredi 17 octobre, l’EMB recevait Jabberwocky, trois garçons de Poitiers qui, en 2013, ont connu un succès monstre avec leur titre « Photomaton ». En avril dernier, ils étaient passés par chez nous pour une résidence de deux jours. Aujourd’hui, ils s’apprêtent à sortir leur premier EP. Ils ont accepté de faire un petit bilan de compétence en notre compagnie.

 

 

La sortie de votre premier EP, Pola, est prévue le 3 novembre. Qu’est ce qu’on va trouver dans cet EP ?

 

Camille : En tout 10 chansons. Ça va recouper des chansons comme « Photomaton » et « Pola », deux inédits que l’on joue en live et 6 remix de « Pola » faits par des artistes d’horizons différents qu’on aime bien et qu’on voulait mettre en avant parce qu’on les écoute.

 

 

Par exemple ?

 

Simon : Par exemple, il y aura Fakear, Clara Moto. Un remix de Grand Soleil et un de Nto. Entre autres. Et un remix bonus sur Deezer.

 

 

Après le buzz de « Photomaton », est-ce que vous avez construit cet EP avec l’envie de montrer que vous n’étiez pas le groupe d’un seul titre ?

 

Simon : Oui c’est vrai qu’on a fait que deux sorties pour l’instant. Tout s’est fait rapidement. Là, l’idée s’était carrément de donner de la matière pour amener d’autres chansons et faire découvrir tous ceux qui nous suivent.

En tout cas, on ne sait pas dit « faisons quelque chose qui marchera autant que « Photomaton » ». C’est pas comme ça qu’on a fonctionné. Bien sûr, tout ce qui s’est passé autour de « Photomaton » était super pour nous, très surprenant, on a toujours du mal à réaliser. Sans ça, on n’en serait pas là. Il a fallu confirmer en live aussi, que les gens ne viennent pas que pour ce morceau là. On essaye de faire des bonnes choses, qui nous ressemblent. La suite est entre les mains des gens.

 

 

 

Et au niveau des concerts ? Vous allez notamment faire la première partie de Kavinsky et The Do.

 

Simon : Là, on a pas mal de dates jusqu’à la fin de l’année. Et on est en train de voir l’organisation d’une tournée d’album puisqu’un album est prévu pour début 2015.

 

Camille : Avec une nouvelle scénographie et des nouveaux morceaux. Un tout nouveau live en gros.

Et pour Kavinsky et The Do, oui, on est très content. C’est marrant de se dire que ce sont des artistes que l’on écoutait avant même de faire de la musique tous les trois.

 

 

Vous étiez en résidence à l’EMB en avril dernier. A un moment où vous saviez que tout n’était pas encore au point niveau mise en scène du live. Comment ça s’est passé ? Qu’est-ce que vous avez travaillé ?

 

Simon : C’était très bien. On en garde un très bon souvenir.

Manu : On préparait notre live à la Maroquinerie.

 

Camille : Oui, notre premier live parisien. Il y a plein de nouveaux instruments qu’on a intégrés à ce moment là et on a travaillé les lumières aussi. Et plein de nouveaux passages et transitions avec les lumières qu’on n’avait pas pu tester avant et sur lesquels on voulait un retour.

 

 

Plus généralement, qu’est-ce que vous pensez de cette salle, qui se donne la mission d’accompagner des groupes qui n’ont pas forcement les moyens de jouer en dehors du studio ?

 

Simon : C’est que du positif pour n’importe quel groupe. Ça ne peut que aider de travailler dans un grand espace, dans de bonnes conditions. La salle est très bien équipée, les gens sont gentils. Quand tu viens bosser, tu sais que ce n’est pas pour rien et que ça sera bénéfique pour longtemps. C’est rassurant.

 

Camille : Oui, nous, on en était vraiment aux premières scènes. Donc pouvoir se retrouver sur scène et analyser le live morceau par morceau, ça nous a fait du bien. En repet’, on a pas vraiment la vision globale du truc.

 

 

A quoi on peut s’attendre ce soir du coup, après ce travail de l’année sur le live ?

 

Simon : à du mieux ! (rires)

 

Manu : Oui, on est de plus en plus à l’aise.

 

Simon : On peut s’attendre à du Jabberwocky. On va défendre nos morceaux et emmener les gens dans notre univers.

 

Camille : Vu que les gens aiment bien « Photomaton » et s’attendent souvent à un truc posé, on aime bien surprendre aussi et partir dans une ambiance plus électronique. On a envie de faire danser les gens.

 

 

Interview réalisée par Juliette Savard

ajouté par La Com'

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