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Mis à jour : il y a 1 heure 16 min

Adoption de la directive européenne sur le droit d'auteur

mar, 03/26/2019 - 18:39

Ce 26 mars, après plus de deux ans de négociations entre les différentes instances européennes, le Parlement a adopté à Strasbourg le projet de directive sur le droit d'auteur dans le marché unique numérique.

Après avoir fait l'objet d'intenses lobby ces derniers mois, la directive a été votée au Parlement européen avec 348 voix pour et 274 contre (36 abstentions).
Pour la Sacem, ce texte "créé enfin les conditions d'une situation plus juste pour les créateurs et les artistes" tout en garantissant un internet libre et ouvert "puisque la régulation plus équitable que l'article 13 met en place ne concerne que les grandes plateformes commerciales de partages de contenus".

The International Council Of Music Creators (CIAM) se réjouit également de ce vote qui va permettre aux auteurs et artistes-interprètes de travailler dans un environnement "où leurs revenus pourront être proportionnels au succès de leurs œuvres", notamment grâce aux obligations de transparence prévues par les articles 14 et suivants de la directive.

Que prévoit la directive ?
Le texte prévoit en effet que les auteurs et les interprètes pourront exiger du distributeur qui exploite leurs droits une rémunération supplémentaire lorsque la rémunération initialement convenue est "disproportionnellement faible" par rapport aux bénéfices qui en découlent pour le distributeur.

Il prévoit également que les plateformes en ligne soient responsables du contenu que les utilisateurs uploadent, exceptions faites pour :

  • les plateformes à but non lucratif,
  • certains types de fichiers comme les .gif,
  • les hyperliens vers des articles d'actualité, accompagnés de mots isolés ou de très courts extraits.
    Les startups seront également soumises à des obligations moins strictes afin de permettre leur essor.

Un message de l'Europe au monde entier
Pour Jean-Noël Tronc, directeur de la Sacem, le vote de la directive est "la première pierre pour reconstruire la souveraineté numérique et culturelle de l'Europe". Le CIAM y voit un "signal clair (…) qui change la donne pour la communauté mondiale des créateurs" et va dorénavant encourager activement les autres régions du monde à suivre l'exemple européen.

La directive #droitdauteur est définitivement adoptée par le Parlement européen ! Une victoire pour l'Europe, pour ses artistes, ses créateurs et ses journalistes. Une victoire pour l'Europe de la culture désormais plus forte et plus protectrice. #Yes2Copyright pic.twitter.com/qNck8B9oPJ

— Franck Riester (@franckriester) 26 mars 2019

Référentiel métier : musicien intervenant (DUMIste)

mar, 03/26/2019 - 14:40

Après deux ans de concertation, le conseil national des CFMI a rendu public le nouveau référentiel métier du musicien intervenant. Ce document met en évidence la façon dont les titulaires du DUMI* ont fait évoluer ce métier, à l'origine essentiellement centré sur l'école.

Créé en 1984 à l'initiative conjointe des ministères de la Culture et de l'Éducation nationale afin de favoriser l'éducation musicale à l'école primaire, le métier de musicien intervenant a été décliné de multiples manières sur l'ensemble du territoire français au cours de ces trente dernières années.
Au-delà de son investissement reconnu pour l'éducation musicale à l'école, cet artiste pédagogue s'est vu confier de multiples missions favorisant la rencontre entre tous les publics et la musique.

Pour tenir compte des multiples facettes du métier et de ses évolutions récentes, un nouveau référentiel métier a été élaboré. Réalisé sous forme collective, ce travail a pour la première fois été l'occasion de croiser les regards des musiciens intervenants, de leurs syndicats, de leurs employeurs, de leurs partenaires, de leurs formateurs ainsi que des ministères de tutelle au sein d'un comité d'élaboration. Ce travail collaboratif a permis de réaliser de manière plus précise et partagée, un descriptif des missions et des compétences du musicien intervenant.

Le référentiel est ainsi conçu en deux parties, à savoir le contexte d'exercice du métier, et un référentiel d'activités et de compétences correspondantes. À travers ces deux entrées, s'établit un panorama des missions, des fonctions et des statuts du musicien intervenant en 2019.
Ce document fera l'objet d'actualisation dans les années à venir pour continuer à s'adapter aux réalités professionnelles du musicien intervenant.

Ce travail constitue dès lors une ressource commune à l'ensemble du territoire national pour tous les acteurs de la profession, qu'ils soient musiciens intervenants, employeurs, partenaires ou formateurs.
Il permet notamment :

  • d'aider les employeurs à définir les missions du musicien intervenant,
  • de valorisation les compétences du musicien intervenant,
  • d'identifier la place du musicien intervenant dans le paysage éducatif et culturel,
  • de favoriser la mise en place de plans de formation initiale et continue pertinents permettant de conserver une adéquation des compétences du musicien intervenant avec les besoins de ses employeurs publics et privés.

* DUMI : diplôme universitaire de musicien intervenant. Ce diplôme est délivré dans 9 universités au sein des Centres de formations de musiciens intervenants (CFMI) d'Aix-Marseille, Ile de France, Lille, Lyon, Poitiers, Rennes, Sélestat, Toulouse, Tours.

Le référentiel métier du musicien intervenant

Création d'un fonds d'intervention pour la sécurité des manifestations culturelles

mar, 03/26/2019 - 09:40

Un décret du 18 mars crée le "fonds d'intervention pour la sécurité des sites et manifestations culturels", ouvert notamment aux entreprises du spectacle vivant. Les modalités de l'aide seront prochainement définies par un arrêté du ministère de la Culture.

Ce décret n°2019-203 ouvre ce dispositif de soutien destiné aux entreprises du spectacle vivant et aux éditeurs de presse.
Concernant le domaine du spectacle vivant, y sont éligibles les entreprises qui relèvent de la CCN du secteur privé et celles, subventionnées, qui entrent dans le champ de la taxe sur les spectacles.

Ce dispositif vise à financer les actions visant à améliorer les conditions de sécurité des manifestations et des spectacles vivant. Il prend ainsi en considération les surcoûts liés au renforcement des mesures de sécurité, mais pas les dépenses relatives aux remboursements des prestations exécutées par les forces de police et gendarmerie "lorsqu'elles ne peuvent être rattachées aux obligations normales incombant à la puissance publique".
Le décret précise cependant que, à titre exceptionnel, l'aide peut compenser des pertes économiques résultant directement des annulations de manifestations de spectacle dues à des raisons imprévisibles liées à l'ordre public.
Ce programme ne contentera donc que partiellement les organisateurs de concerts et de festivals, notamment les syndicats du Prodiss et du SMA qui avaient déposé un recours contre la circulaire Collomb de mai 2018 qui stipule la refacturation des frais de sécurité et de gendarmerie aux organisateurs.

La compétence d'attribution de cette aide revient au ministre de la Culture et au directeur du CNV. Cependant, bien que le dispositif soit entré en vigueur, les modalités relatives à l'instruction des dossiers, les taux de prise en charge pour les aides, et les crédits accordés à ce programme ne sont pas encore connus. Ils seront définis ultérieurement par arrêté du ministre chargé de la Culture.

Mise à jour du 4 avril 2019 :
Lancement des comités d'instruction du Fonds d'intervention pour la sécurité des sites et des manifestations culturels sur le site du CNV - date limite de dépôt des dossiers au 9 mai 2019. Infos

CNM : le ministre ouvre une nouvelle étape pour son lancement dès 2020

jeu, 03/21/2019 - 14:13

Ce matin, le ministre de la Culture a lancé les travaux préparatoires du Centre national de la musique et nommé Catherine Ruggeri à la présidence d'un comité opérationnel.

Devant une centaine de professionnels invités dans les salons de Valois, le ministre Franck Riester vient de donner coup d'accélérateur pour la mise en chantier du Centre national de la musique, programmé par Matignon pour le 1er janvier 2020.

Après l'épisode 2011/2012, le rapport de Rock-Olivier Maistre et celui des députés Emilie Cariou et Pascal Bois, c'est une "phase d'amorçage" qui vient de se lancer. Concrètement, elle reposera sur l'activation de trois comités et d'une proposition de loi qui devrait être déposée par le député Pascal Bois pour un examen fin avril/début mai.

Dans les comités, sur un triptyque "concertation/réflexion/proposition", les professionnels seront invités à participer à un Comité de liaison, réuni en format plénière (tous les trimestres) ou en format restreint (tous les mois). En regard, un Comité opérationnel réunira le ministère et les directions des quatre structures qui ont vocation à être fédérées : le CNV, le FCM, l'Irma et le Bureau Export. Placé sous la présidence de Catherine Ruggeri, inspectrice générale des affaires culturelles et membre, en 2012, de l'association de préfiguration du précédent projet, il aura pour mission "de produire les livrables attendus pour la mise en œuvre", notamment pour les questions juridiques, sociales et immobilières. Des groupes de travail "sur des sujets prioritaires", tels que le financement ou l'observation, pourront compléter le dispositif.

Mise à jour du 1er avril : La Proposition de loi relative à la création du CNM a été déposée à l'Assemblée Nationale le 27 mars. Consultez les 9 articles de la proposition de loi.

Disquaire Day 2019

mer, 03/20/2019 - 12:22

Pour sa 9e édition, le Disquaire Day revient le 13 avril avec 230 références exclusives et 220 disquaires indépendants participant à l'événement partout en France (et même un peu ailleurs).

Le catalogue de 230 références vendus exclusivement pour l'occasion se compose d'inédits et de disques rares en vinyle (rééditions, picture-discs, coloured discs) de production française ou internationale, avec notamment une centaine de références en pop/rock/alternatif indépendant et quelques trouvailles en soul, funk, rap, jazz, musique traditionnelle et du monde.

Parmi le reste du catalogue proposé, il y aura les enregistrements des Session Unik réalisées en collaboration avec FIP et l'Adami, à savoir quatre rencontres entre artistes d'univers différents (comme Catherine Ringer & Angélique Kidjo, ou Sandra Nkaké & Thomas de Pourquery).

À noter également, une sélection de dix-neuf BOF, parmi lesquelles La vie de Brian des Monty Python (40ème anniversaire), La Stagione Dei Sensi composée par Ennio Morricone (50ème anniversaire), ou Les Figures de l'Ombre sorti en 2016 et composée par Pharrel Wiliams, Hans Zimmer & Benjamin Wallfisch.

Le parrain de cette édition 2019 n'est autre que Arnaud Rebotini, figure de la scène électronique, césarisé pour la musique de 120 battements par minute… et ancien disquaire indépendant dans les années 90 !

Organisé par le CALIF, le Disquaire Day continue aussi à rayonner au-delà de l'hexagone puisque des disquaires de Suisse, de Belgique et du Luxembourg y participent.
Enfin, de nombreux showcases et concerts, auront lieu ce jour-là dans certains point de vente.

Proposez vos artistes au MaMA Festival

lun, 03/18/2019 - 15:31

Jusqu'au 31 mai, les inscriptions pour proposer un artiste à MaMA Festival 2019 sont ouvertes aux producteur.rices de spectacles, agences, labels, sociétés d'édition ou de management.

Plus de 100 artistes / groupes du monde entier (50% français – 50% internationaux) seront présentés à l'occasion de MaMA Festival pendant 3 jours dans une dizaine de lieux du quartier Pigalle-Montmartre (de 60 à 1 400 places, soit La Cigale, La Boule Noire, La Machine du Moulin Rouge, Backstage by the Mill, Les Trois Baudets, Le Bus Palladium, Le Carmen, Phono Museum…) et devant un public de professionnels français et internationaux (6 000 pro. accrédités venant de 54 pays en 2018) et plus de 5 500 festivaliers.

Les inscriptions pour participer au festival sont ouvertes jusqu'au 31 mai. Si la proposition est retenue dans le line-up par le comité de programmation de MaMA Festival 2019, les candidats en seront informé par email au plus tard le 31 juillet.​

Dans le cas d'une participation acceptée, MaMA prend en charge ou fournit :
  • Une rémunération (salaires minimaux de la CCN du spectacle vivant privé) pour chaque artiste / musicien sur scène (contrat d'engagement en direct avec MaMA), avec un buy out / per diem de 15€.
  • Le matériel lumière et son standard, avec un backline basique et partagé (ampli guitare & basse, kit batterie, kit DJ).
  • Une assistance technique professionnelle (son, lumière et plateau)
  • Une communication via MaMa qui présente les artistes dans tous ses supports de communication.
  • Une présence des médias sur le Festival.
  • Les outils pour contacter et être contacté par les professionnels accrédités, lors des rencontres professionnelles de MaMA.

La ou les structures représentant l'artiste prennent en charge :

  • Les transports nationaux et internationaux.
  • L'hébergement, les transports internes, repas, catering hors petit grignotage et boissons en loges.
  • L'équipe technique de l'Artiste.
  • Les demandes techniques spécifiques et de backline autre que celui partagé sus-nommé.
RÈGLEMENT ET INSCRIPTION

Semaine du 18 au 24 mars

lun, 03/18/2019 - 12:48

Chaque semaine, retrouvez les principaux rendez-vous professionnels (salon, rencontre, AG...), les dates limites des aides à la filière (subvention, crédit, bourse) et des appels à candidatures pour les artistes (tremplin, concours).

RETROUVEZ L'AGENDA COMPLET
ET ACTUALISÉ EN CONTINU



18 - 19 MARS

CONGRÈS
Rencontres Nationales des Bibliothécaires Musicaux
ACIM / Lyon & Villeurbanne


18 MARS

AIDE (date limite de dépôt)
Soutien au clip (avant réalisation)
CNC


18 - 22 MARS

RENCONTRE
La création en réalités immersives
Paris


19 MARS

RENCONTRE
Compositrices, l'égalité en actes
Dijon


19 MARS

RENCONTRE
Les artistes-interprètes face aux nouveaux défis !
Spedidam / Paris


19 - 21 MARS

RENCONTRE
Pop Mind 2019
UFISC / Rouen


19 - 24 MARS

RENCONTRE
Marché Européen de la composition musicale
Festival International du Film d'Aubagne


19 MARS

AIDE (date limite de dépôt)
Soutien à la production
CNV


20 MARS

RENCONTRE
Media Training
File 7 / Magny-le-Hongre


20 MARS

RENCONTRE
Musiques du monde, jazz et musiques expérimentales : accompagner l'émergence
Détours de Babel / Grenoble


20 MARS

RENCONTRE
Musiques & jeune public
6par4 / Laval


20 MARS

INAUGURATION
Ouverture de l'Hydrophone
Lorient


21 MARS

RENCONTRE
Mécènes, festivals et création
Grenoble


21 MARS

RENCONTRE
Le disque et le développement des musiciens
Philharmonie / Paris


22 MARS

SHOWCASE INTERNATIONAL (date limite de candidature)
Womex 2019
Tampere (Finlande)


22 - 23 MARS

COLLOQUE
Sciences du son en action : acoustique, physiologie et technologie en France
Ircam / Paris


22 MARS

ATELIER
Musiques en jeu(x)
ODIA Normandie / Caen


22 MARS

RENCONTRE
Culture et numérique
Angoulême


22 - 23 MARS

RENCONTRE
Les pratiques brutes de la musique
Sonic Protest / Paris & région parisienne


22 MARS

PRIX (date limite de candidature)
Prix RFI Instrumental - Illustration sonore
RFI


RETROUVEZ L'AGENDA COMPLET
ET ACTUALISÉ EN CONTINU

Veille d'actualités - Semaine 11

ven, 03/15/2019 - 08:37

Cette semaine : le blues des arrangeurs, le marché de l'autoproduction, le Prodiss inquiet de la concurrence des acteurs publics, Spotify vs Apple sur fond d'antitrust, les nouvelles nuits parisiennes, etc.


Chaque semaine, l'IRMA vous propose une sélection d'informations sur le secteur musical.
Cette sélection est issue de la veille d'actualités relayée sur nos réseaux sociaux :

Antitrust : Spotify porte plainte contre Apple auprès de la Commission Européenne
Presse Citron • Accès libre

La tension entre Apple et Spotify monte d'un cran. Le patron de Spotify, Daniel Ek, annonce que son entreprise a déposé une plainte pour concurrence déloyale contre la firme de Cupertino auprès de la Commission Européenne.


USA : Spotify, Pandora, Google et Amazon contre la hausse des redevances versés aux auteurs-compositeurs
Journal du Geek • Accès libre

Cette association de grands groupes du numérique tentent de faire appel de la décision du US Copyright Royalty Board d'augmenter de 44% les redevances versés aux auteurs-compositeurs.


Phono : la croissance du marché ralentit
Irma • Accès libre

Le SNEP a dévoilé les chiffres du marché français de la musique enregistrée. Si la croissance se poursuit une troisième année consécutive, elle se tasse à 1,8% pour 735 M€, alors que le marché mondial affiche une hausse approchant les 8%.


Le marché mondial de l'autoproduction à 643 M$ en 2018
Musically • Accès libre (anglais)

D'après l'étude Global Label Market Share établie par Midia, les revenus directement versés aux artistes représentaient 3% du marché mondial de la musique enregistrée en 2018, soit 643 M$ et une croissance presque quatre fois plus rapide que celle du marché total.


Les identifiants d'artistes en ligne : métadonnées et présence sur les réseaux
Revue Jeu • Accès libre

Pour que la culture puisse exister dans les réseaux numériques, il a fallu la dématérialiser. Mais dès que l'on sépare un contenu de son support, les informations qui le décrivent disparaissent. La matérialité d'une œuvre est-elle fondamentale pour assurer son existence ?


Concerts : le syndicat du spectacle vivant privé inquiet de la concurrence des acteurs publics
Les Échos • Accès limité

Le Prodiss a créé un groupe de travail pour examiner les pratiques des acteurs publics susceptibles de mettre à mal l'économie des entreprises privées du secteur.


Paris : appel à projets "Les nouvelles nuits parisiennes"
Dure Vie • Accès libre

En 2019, la Mairie de Paris lance un vaste appel à projets pour encourager l'initiative des collectifs et organisateurs parisiens. Le projet, intitulé Les nouvelles nuits parisiennes, lève un fond de 50 000 euros.


Disquaires de Paris (1890-1960)
Disquaires de Paris • Accès libre

Un projet fou : une carte interactive qui rend hommage aux disquaires et vendeurs de cylindres phonographiques qui, dès la fin du 19ème siècle, ont permis aux Parisiens de découvrir l'enregistrement sonore.


Le blues des arrangeurs
Next Libération • Accès limité

Ils sont "les béquilles des compositeurs infirmes", ceux qui habillent les compositions de cordes, de chœurs, de percussions. Mais aujourd'hui, les musiciens ont tendance à travailler seuls, et le métier d'arrangeur se meurt.


EN BREF

ARTISTE

POLITIQUE

BUSINESS

INNOVATION

MEDIA

MÉTIER

TERRITOIRE

(RE)PLAY La revue de web de la semaine passée Voir la rubrique
ACTUALITÉS PROFESSIONNELLES

Phono : la croissance du marché ralentit

jeu, 03/14/2019 - 16:21

Le SNEP a dévoilé les chiffres du marché français de la musique enregistrée. Si la croissance se poursuit une troisième année consécutive, elle se tasse à 1,8% alors que le marché mondial affiche une hausse approchant les 8%.

Suite à ces résultats, le Syndicat national des éditeurs phonographiques (SNEP) affiche à la fois son optimisme et sa prudence. Après 2 années de croissance à 5.4 % en 2016 et 3,9% en 2017, cette nouvelle progression de 1,8%, qui porte le marché total à 735 M€, est à la fois jugée modeste et encourageante. "La dynamique de la production est là, estime le syndicat, mais les nouveaux modèles économiques s'installent au rythme de l'évolution des usages qui sont la clé de cette pérennité".

Le streaming représente 51% des ventes globales (vs 41% en 2017)

Le fait marquant de l'année 2018 est que, pour la première fois en France, le chiffre d'affaires généré par le numérique a dépassé celui des ventes physiques et réalise désormais 57% des ventes globales.

Le streaming constitue le moteur de cette croissance (et 90% des résultats du numérique), notamment grâce aux revenus issus des abonnements qui progressent de 23% et qui deviennent la première source de chiffre d'affaires de la musique enregistrée. L'abonnement payant au streaming audio a généré à lui seul 41% des ventes de musique, contre 8% il y a 5 ans. L'écoute gratuite sur les services audio et les plateformes de vidéo représentent pour leur part moins de 10% des ventes.

La pratique du streaming ne cesse de se développer : aujourd'hui, près d'un consommateur de musique sur deux (46%) utilise un service de streaming audio, et parmi eux, 5,5 millions sont titulaires d'un abonnement audio payant.
Contrairement aux idées reçues, le streaming n'est pas un usage réservé aux ados : ils sont certes les utilisateurs les plus intensifs, mais 30% des streamers ont aujourd'hui plus de 50 ans !
L'essor constant de ce mode de consommation se traduit d'ailleurs dans les chiffres : on été recensé 57,5 milliards de streams audio en 2018, soit + 35% par rapport à l'an dernier, avec des écoutes hebdomadaires qui ont culminé à 1,3 milliard fin décembre.

Répartition par tranches d'âges


Le physique, spécificité française

Si la part du CD continue de perdre du terrain, il résiste mieux en France (comme en Allemagne) que dans la plupart des autres pays, grâce à un réseau de distribution unique de plus de 4.000 points de ventes à travers le territoire. Il représente ainsi plus d'un tiers des revenus physiques et numériques.

Le support physique a aussi trouvé un nouveau relais de croissance avec l'engouement continue pour le vinyle : avec près de 4 millions d'exemplaires écoulés, les ventes ont quintuplé en cinq ans et le vinyle représente désormais près d'un cinquième des revenus du marché physique.

La production française en mode conquête

À l'occasion de la publication de ces chiffres, Alexandre Lasch, DG du Snep, s'est déclaré "fier des succès spectaculaires des artistes made in France puisqu'ils ont réalisé 19 des 20 meilleures ventes d'albums de l'année 2018, et occupent 80% du Top 200".
Un autre indicateur témoigne de l'engagement des producteurs phonographiques dans l'accompagnement d'artistes : sur les 200 meilleures ventes d'albums l'an dernier, 48 étaient des premiers albums, dont 40 produits en France.
Le succès des artistes produits en France dépasse d'ailleurs l'hexagone puisque 37 d'entre eux ont atteint en 2018 les disques d'or, de platine, de diamant pour leurs ventes à l'export.

La SPPF s'adresse aux artistes-producteurs et à leurs managers

mar, 03/12/2019 - 12:02

Vendredi 8 mars, la SPPF a proposé une matinée d'information pédagogique à l'intention des managers d'artistes-producteurs. L'occasion de faire un point sur les droits voisins des producteurs et des services offerts par la société.

"L'évolution du statut de l'artiste, de plus en plus fréquemment (auto)producteur de ses enregistrements, ne passe pas inaperçue à la SPPF". C'est à partir de constat que la société civile de producteurs phonographiques a pris l'initiative d'une rencontre ouverte avec la complicité du syndicat des managers, MMF France, vendredi dernier aux 3 Baudets à Paris.

Cette matinée d'information et d'échanges a fourni l'occasion :

  • d'apporter de nombreuses précisions sur le fonctionnement administratif de la société sur les parcours d'adhésion, de répartition, d'aides, et, plus globalement sur le fonctionnement et l'évolution des droits voisins,
  • de produire pour cette occasion une synthèse de ces questions (et des réponses apportées par la SPPF) dans une plaquette disponible ci-dessous,
  • de faire témoigner et débattre quatre manager·euse·s confirmé·e·s : Béatrice Bonnefoy (Kery James, Sofiane…), Gérald Ovilon (Petit Biscuit, Odezenne), Pascal Nègre (Mylène Farmer, Zazie…) et Géraldine Caryou (Camille).

"Aujourd'hui, les droits voisins représentent 20% des revenus des producteurs" rappelait Jérôme Roger, le DG de la SPPF, en ouverture. Il ajoutait que si la norme a longtemps été le contrat d'exclusivité, "il existe de plus en plus de contrats hybrides" témoignant d'un repositionnement entre les producteurs et les artistes. D'où sa motivation à s'adresser aux intermédiaires en organisant cette rencontre.

"À partir du moment où l'artiste est producteur, il doit adhérer à un OGC [organisme de gestion collective]" précisait Gérald Ovilon, tandis qu'il était précisé que, pour la SPPF, cette adhésion nécessite :

  • de disposer de ses droits (contrat),
  • pour 5 titres distincts,
  • mis en distribution (physique ou numérique),
  • pour un montant unique de 153€.
    Précision : l'adhésion peut aussi bien émaner d'une personne physique que morale (associations comprises).

Pour autant, Béatrice Bonnefoy prévenait que cet engagement dans la gestion de ces droits nécessite d'être méthodique "car on a déjà beaucoup de choses à faire pour la production elle-même", tandis que Pascal Nègre ajoutait "tout artiste n'a pas vocation à signer en contrat de licence ; cela s'applique plus facilement à certaines esthétiques, les musiques urbaines notamment". Mais, comme en témoignait Géraldine Cayrou, "les clauses de titularité des droits voisins [du producteur] sont aujourd'hui devenues un point de négociation".

Guide pratique SPPF

Ce document élaboré par la SPPF aborde aussi bien le principe d'organisation des droits voisins, que la déclaration des phonogrammes, des ventes, les vidéomusiques, les répartitions, les calendriers, les contrats de licence,… ainsi que le fonctionnement des différentes aides.

Guide pratique SPPF

Fair 2020 session #1

mar, 03/12/2019 - 10:26

Après l'annonce de la nouvelle formule du Fair, le dispositif d'accompagnement d'artistes ouvre jusqu'au 29 mars un appel à candidatures pour intégrer la première session 2020.

À l'occasion de ses 30 ans, le Fair a annoncé en début d'année d'importants changements, notamment la mise en place de deux sélections de 7 lauréats chaque année.
Lire l'interview de Julien Soulié, directeur du Fair, sur les modifications opérées au sein du dispositif

Désormais, l'appel à candidature est donc ouvert toute l'année, et les artistes peuvent postuler à deux sessions de sélection, à savoir avant le 29 mars ou avant le 22 octobre.

Pour chacune de ces sessions, 7 artistes intégreront la promotion 2020 du programme. Les artistes retenus bénéficieront d'un accompagnement par Le Fair et ses partenaires, dont l'IRMA qui les accueillera pour des séances de formation "sur mesure".

Les critères de sélection du Fair ont également évolué. Dorénavant, il est nécessaire de :

Résider en France (pour au moins la moitié du groupe, dont les auteurs- compositeurs)

Être inscrit à la SACEM (ou en cours d'inscription) et avoir un répertoire comportant au minimum 80% de compositions originales

Avoir au moins un élément d'encadrement extérieur à l'artiste ou au groupe (manager, label, éditeur, tourneur, SMAC). Attention, l'association du groupe ne peut donc pas faire office d'encadrement.

Avoir effectué au moins 5 dates de concerts depuis la création du groupe.

Ne pas avoir exploité son 1er titre il y a plus de 4 ans.

INFOS & INSCRIPTION

Rendez-vous Hip-Hop 2019

lun, 03/11/2019 - 16:58

Rendez-vous Hip-Hop est un évènement d'envergure nationale qui a pour but de mettre en lumière toute la diversité et la richesse de la culture hip-hop. Pour sa 4e édition, un appel à participation est lancé aux porteurs d'initiatives issues des cultures urbaines.

Après les trois premières éditions ayant mis à l'honneur l'ensemble des disciplines artistiques liées au mouvement hip-hop - danse, graffiti, rap, deejaying et human beatbox -, Rendez-vous Hip-Hop revient du 25 mai au 1er juin 2019.

Un appel à participation national est lancé, permettant à tous les porteurs d'initiatives hip-hop et issues des cultures urbaines d'inscrire leurs projets dans l'agenda du site afin d'intégrer sa programmation.

Cet appel - ouvert aux projets ayant lieu du du 25 mai au 1er juin 2019 - s'adresse à l'ensemble des acteurs et des réseaux hip-hop et cultures urbaines ainsi qu'aux collectivités territoriales, centres sociaux et culturels et maisons des jeunes et de la culture.
Les porteurs de projet peuvent être des professionnels, des amateurs, des associations et des bénévoles.

De nombreux types d'action peuvent être proposés :

  • Concerts et spectacles vivants
  • Soirées clubbing
  • Ateliers éducatifs
  • Conférences
  • Battles et rencontres chorégraphiques
  • Expositions
  • Performances street art
  • Projections cinéma
  • Village hip-hop
  • Animation
Soumettez votre initiative pour validation
sur l'agenda participatif de Rendez-vous Hip-Hop

En clôture des Rendez-vous Hip-Hop, un grand événement sera proposé le 1er juin, en entrée libre, simultanément à Lille, Marseille, Nantes, Nîmes et Paris. Ces cinq initiatives réuniront des artistes français et internationaux de tous les arts du hip-hop (graffiti, danse, musique) avec une programmation associant talents émergents et grandes figures du mouvement.

Le site des Rendez-vous Hip Hop

Semaine du 11 au 17 mars

lun, 03/11/2019 - 13:48

Chaque semaine, retrouvez les principaux rendez-vous professionnels (salon, rencontre, AG...), les dates limites des aides à la filière (subvention, crédit, bourse) et des appels à candidatures pour les artistes (tremplin, concours).

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ET ACTUALISÉ EN CONTINU



Jusqu'au 17 MARS

CONVENTION
SXSW
Austin (USA)


11 MARS

CONCERTATION
Développer durablement les musiques actuelles en Nouvelle-Aquitaine
Mérignac (33)


11 MARS

AIDE (date limite de dépôt)
Soutien à la création de musique originale pour l'audiovisuel
Sacem


11 MARS

ATELIER
Organiser un concert ou un festival
Strasbourg


11 MARS

SÉMINAIRE DE RECHERCHE
Musiciens, opérateurs culturels et anthropologues - Artistes et chercheurs
Paris / EHESS


12 MARS

PROJECTION
Elixir, l'histoire du premier grand festival français
ACP / Paris


12 MARS

RENCONTRE
Le métier de musicien intervenant et ses évolutions
Lyon


12 MARS

AIDE (date limite de dépôt)
Soutien à la musique en image
FCM


12 - 23 MARS

DÉBAT
Rencontres pro. de Babel Minots
Marseille


12 MARS

RENCONTRE
Rencontre SMA en Provence Alpes Côté d'Azur
Cri du Port / Marseille


13 MARS

WORKSHOP
Bandcamp pour les artistes et les labels
La GAM / Paris)


13 - 15 MARS

COLLOQUE
Être compositrice
Unesco / Paris


14 MARS

AIDE (date limite de dépôt)
Soutien à l'aménagement et équipement des salles de spectacles
CNV


14 MARS

SÉMINAIRE
Comparer les sonorités : musiques Rap et DIY
BnF / Paris


14 MARS

DÉBAT
Démocratie, citoyenneté & droits culturels
Paris


14 - 16 MARS

CONFÉRENCE
Rencontres pro. du M4Music
Zurich (Suisse)


15 MARS

AIDE (date limite de dépôt)
Soutien aux labels indépendants de Nouvelle-Aquitaine
Région NA


15 MARS

RENCONTRE (date limite d'inscription)
Rencontre avec Fred Musa (Skyrock)
SDV / Paris


15 MARS

RENCONTRE
Musiques de l'immigration en Europe
FAMDT - Eurofonik / Bouguenais (44)


15 MARS

AIDE (date limite de dépôt)
Fonds d'encouragement aux initiatives artistiques et culturelles des amateurs
Ministère de la Culture


15 MARS

AIDE (date limite de dépôt)
Soutien à l'innovation et à la transition numérique de la musique enregistrée
Ministère de la Culture


17 MARS

APPEL À PROJETS (date limite de candidature)
Concours Trax / KissKissBankBank



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ET ACTUALISÉ EN CONTINU

Veille d'actualités - Semaine 10

jeu, 03/07/2019 - 17:17

Cette semaine : réforme des conservatoires, de la reconversion des musiciens, les discriminations à l'égard des musiciennes, développer une filière locale de la musique, autoproduire son projet musical, etc.


Chaque semaine, l'IRMA vous propose une sélection d'informations sur le secteur musical.
Cette sélection est issue de la veille d'actualités relayée sur nos réseaux sociaux :

Réforme des conservatoires : interview de Sylviane Tarsot-Gillery (DGCA)
La Lettre du musicien • Accès restreint

Classement des établissements, emploi des enseignants, diplômes… la nouvelle directrice générale de la Création artistique du ministère de la Culture nous dévoile les principaux axes de la réforme des conservatoires, qui va être expérimentée en Normandie et à Dole.


De la reconversion des musiciens
Next Libération • Accès limité

Après des années sur la route et en studio, comment les musiciens gèrent-ils le moment où ils décident que la musique ne sera plus leur métier ? D'anciens rockeurs ou rappeur racontent leur vie d'après, une reconversion qui se fait parfois dans la douleur.


Discrimination : le SNAM interroge 328 musiciennes
Irma • Accès libre

Le Syndicat national des artistes musiciens (SNAM-CGT) publie une enquête menée auprès de 328 musiciennes qui met en lumière les pratiques discriminatoires qui nuisent à leur insertion professionnelle.


Autoproduire son projet musical
Irma • Accès libre

Avant, on parlait d'autoproduire son disque, maintenant d'autoproduire son projet musical. À l'heure où l'artiste-entrepreneur est une réalité au cœur des attentions, qu'est-ce que cela signifie ? Éléments de réponse avec Myriam Eddaïra et Nicolas Dufournet.


Comment développer une filière locale de la musique ?
Billboard • Accès libre (anglais)

Comment développer une économie musicale locale sans être un centre industriel ? Sound Diplomacy, cabinet de conseil en stratégies et en politiques musicales, s'étend aux États-Unis pour chercher des réponses.


EN BREF

ARTISTE

POLITIQUE

BUSINESS

MEDIA

INNOVATION

MÉTIER

TERRITOIRE

(RE)PLAY La revue de web de la semaine passée Voir la rubrique
ACTUALITÉS PROFESSIONNELLES

Veille d'actualités - Semaine 10

jeu, 03/07/2019 - 17:17

Cette semaine : réforme des conservatoires, de la reconversion des musiciens, les discriminations à l'égard des musiciennes, développer une filière locale de la musique, autoproduire son projet musical, etc.

Chaque semaine, l'IRMA vous propose une sélection d'informations sur le secteur musical.
Cette sélection est issue de la veille d'actualités relayée sur nos réseaux sociaux :

Réforme des conservatoires : interview de Sylviane Tarsot-Gillery (DGCA)
La Lettre du musicien • Accès restreint

Classement des établissements, emploi des enseignants, diplômes… la nouvelle directrice générale de la Création artistique du ministère de la Culture nous dévoile les principaux axes de la réforme des conservatoires, qui va être expérimentée en Normandie et à Dole.


De la reconversion des musiciens
Next Libération • Accès limité

Après des années sur la route et en studio, comment les musiciens gèrent-ils le moment où ils décident que la musique ne sera plus leur métier ? D'anciens rockeurs ou rappeur racontent leur vie d'après, une reconversion qui se fait parfois dans la douleur.


Discrimination : le SNAM interroge 328 musiciennes
Irma • Accès libre

Le Syndicat national des artistes musiciens (SNAM-CGT) publie une enquête menée auprès de 328 musiciennes qui met en lumière les pratiques discriminatoires qui nuisent à leur insertion professionnelle.


Autoproduire son projet musical
Irma • Accès libre

Avant, on parlait d'autoproduire son disque, maintenant d'autoproduire son projet musical. À l'heure où l'artiste-entrepreneur est une réalité au cœur des attentions, qu'est-ce que cela signifie ? Éléments de réponse avec Myriam Eddaïra et Nicolas Dufournet.


Comment développer une filière locale de la musique ?
Billboard • Accès libre (anglais)

Comment développer une économie musicale locale sans être un centre industriel ? Sound Diplomacy, cabinet de conseil en stratégies et en politiques musicales, s'étend aux États-Unis pour chercher des réponses.


EN BREF

ARTISTE

POLITIQUE

BUSINESS

MEDIA

INNOVATION

MÉTIER

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(RE)PLAY La revue de web de la semaine passée Voir la rubrique
ACTUALITÉS PROFESSIONNELLES

Discrimination : le SNAM interroge 328 musiciennes

jeu, 03/07/2019 - 16:29

Le Syndicat national des artistes musiciens (SNAM-CGT) publie une enquête menée auprès de 328 musiciennes qui met en lumière les pratiques discriminatoires qui nuisent à leur insertion professionnelle.

Publiée à l'occasion de la journée internationale des droits des femmes, cette enquête réalisée sur 10 mois (en libre participation) témoigne à la fois des conditions de pratiques professionnelles des musiciennes interrogées, et des discriminations et inégalités qu'elles subissent.

Tous les styles musicaux sont représentés dans le panel, de la musique classique au hip hop en passant par le jazz ou les musiques du monde.
Par ailleurs, les musiciennes interrogées, multi-instrumentistes pour plus d'une sur deux, exercent différents métiers, souvent dans une logique de multi-activité. Les principaux métiers représentés sont enseignantes (53%), chanteuses (42%), compositrices (29%)… loin devant la direction d'orchestre (5%).

Le SNAM pointe trois constats principaux :
  • "Aucun secteur des métiers de la musique n'est épargné par les violences sexuelles ou sexistes qui éloignent les femmes du métier ou dégradent parfois profondément les conditions d'exercice : 30% des musiciennes ayant répondu au questionnaire disent avoir subi du harcèlement moral, et 25% du harcèlement sexuel.
  • La discrimination à l'embauche sur le physique ou sur l'âge est citée dans un nombre très important de contributions : 22% des musiciennes répondent avoir vécu des situations de discrimination à l'embauche.
  • La forte dominante masculine des postes à responsabilité dans ce secteur nuit à une réelle prise en compte de ce que sont les réalités professionnelles des femmes. Ce déni nuit à leur insertion dans le métier et à leur présence sur scène."

Par ailleurs, d'autres données fournissent des indications sur les sources de revenus de ces musiciennes :

  • 28% d'entre elles tirent entre 80 et 100% de leurs revenus du spectacle vivant ou enregistrée,
  • 32% d'entre elles tirent entre 80 et 100% de leurs revenus de l'enseignement,
  • 50% d'entre elles tirent moins de 10% de leurs revenus du droit d'auteur ou des droits voisins,
  • 63% d'entre elles sont porteuses d'un projet qui ne génère quasiment pas de revenus dans 34% des cas.

Pour compléter les chiffres, le SNAM publie également quelques citations extraites du questionnaire.
En voici quelques unes :

  • « Je n'ai jamais eu de loges séparées garçon-fille lors de mes concerts »
  • « La question que j'entends le plus souvent est "qui compose tes musiques et arrange tes chansons ?" (réponse "moi") »
  • « Régler ou dérégler ton matériel à ta place parce que tu es une fille ! »
  • « Bien essayé, mais raté ! ... Tiens, c'est bizarre, je n'ai plus retravaillé dans cet ensemble depuis »
ACCÉDER À L'ENQUÊTE SNAM

Discrimination : le SNAM interroge 328 musiciennes

jeu, 03/07/2019 - 16:29

Le Syndicat national des artistes musiciens (SNAM-CGT) publie une enquête menée auprès de 328 musiciennes qui met en lumière les pratiques discriminatoires qui nuisent à leur insertion professionnelle.

Publiée à l'occasion de la journée internationale des droits des femmes, cette enquête réalisée sur 10 mois (en libre participation) témoigne à la fois des conditions de pratiques professionnelles des musiciennes interrogées, et des discriminations et inégalités qu'elles subissent.

Tous les styles musicaux sont représentés dans le panel, de la musique classique au hip hop en passant par le jazz ou les musiques du monde.
Par ailleurs, les musiciennes interrogées, multi-instrumentistes pour plus d'une sur deux, exercent différents métiers, souvent dans une logique de multi-activité. Les principaux métiers représentés sont enseignantes (53%), chanteuses (42%), compositrices (29%)… loin devant la direction d'orchestre (5%).

Le SNAM pointe trois constats principaux :
  • "Aucun secteur des métiers de la musique n'est épargné par les violences sexuelles ou sexistes qui éloignent les femmes du métier ou dégradent parfois profondément les conditions d'exercice : 30% des musiciennes ayant répondu au questionnaire disent avoir subi du harcèlement moral, et 25% du harcèlement sexuel.
  • La discrimination à l'embauche sur le physique ou sur l'âge est citée dans un nombre très important de contributions : 22% des musiciennes répondent avoir vécu des situations de discrimination à l'embauche.
  • La forte dominante masculine des postes à responsabilité dans ce secteur nuit à une réelle prise en compte de ce que sont les réalités professionnelles des femmes. Ce déni nuit à leur insertion dans le métier et à leur présence sur scène."

Par ailleurs, d'autres données fournissent des indications sur les sources de revenus de ces musiciennes :

  • 28% d'entre elles tirent entre 80 et 100% de leurs revenus du spectacle vivant ou enregistrée,
  • 32% d'entre elles tirent entre 80 et 100% de leurs revenus de l'enseignement,
  • 50% d'entre elles tirent moins de 10% de leurs revenus du droit d'auteur ou des droits voisins,
  • 63% d'entre elles sont porteuses d'un projet qui ne génère quasiment pas de revenus dans 34% des cas.

Pour compléter les chiffres, le SNAM publie également quelques citations extraites du questionnaire.
En voici quelques unes :

  • « Je n'ai jamais eu de loges séparées garçon-fille lors de mes concerts »
  • « La question que j'entends le plus souvent est "qui compose tes musiques et arrange tes chansons ?" (réponse "moi") »
  • « Régler ou dérégler ton matériel à ta place parce que tu es une fille ! »
  • « Bien essayé, mais raté ! … Tiens, c'est bizarre, je n'ai plus retravaillé dans cet ensemble depuis »
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Autoproduire son projet musical

mer, 03/06/2019 - 10:46

Avant, on parlait d'autoproduire son disque, maintenant d'autoproduire son projet musical. À l'heure où l'artiste-entrepreneur est une réalité au cœur des attentions, qu'est-ce que cela signifie ? Éléments de réponse avec Myriam Eddaïra et Nicolas Dufournet, deux ingés son et réalisateurs artistiques qui montent une formation avec l'IRMA à l'attention des artistes-producteurs.

L'analyse date d'il y a 10 ans et de la première étude qui pointait le phénomène en France : "L'importance croissante de l'autoproduction entraîne de nouvelles formes de collaborations, et un certain nombre d'artistes-producteurs signent ainsi des contrats hybrides entre la distribution et la licence".
Aujourd'hui, la tendance s'est poursuivie et le modèle de l'artiste qui gère sa petite entreprise est devenu une norme pour certains milieux, notamment dans le hip hop et les musiques urbaines.

Ce constat n'échappe à personne et une étude internationale de Midia Research témoigne même que le segment des artistes non signés en maison de disques est celui qui a connu la croissance la plus forte en 2017 (+ 27,2%).
L'artiste-entrepreneur est ainsi au cœur des attentions. Preuves par l'exemple : le ministère de la Culture finalise actuellement une étude sur le nouveau visage de l'autoproduction, ou la SPPF organise cette semaine un meet-up à destination des managers d'artiste-producteur… A priori, avec la multiplication annoncée des services en direct aux artistes, notamment ceux d'autodistribution proposés par Spotify, SoundCloud ou encore TuneCore, le phénomène ne devrait pas fléchir.

Au plus près de cette réalité, les ingénieurs du son et réalisateurs artistiques Nicolas Dufournet (Studio Melodium) et Myriam Eddaïra (Studio d'Ikken), par ailleurs manageuse d'artistes (MMF France), ont décidé de monter une formation coproduite avec l'IRMA pour mieux accompagner les artistes-entrepreneurs dans leurs productions/réalisations et dans leur démarche de structuration professionnelle.
Entre deux sessions studio, on leur a posé quelques questions sur le sujet.

« Les artistes-producteurs sont devenus la norme »
Myriam Eddaïra (©Aaricia Varanda)
Nicolas Dufournet
Avant, on parlait d'autoproduire son disque, maintenant d'autoproduire son projet musical. Quelle est la différence ?

Myriam : Pour un artiste, aujourd'hui, le projet n'est plus forcément de produire un album coûte que coûte. Selon les cas, cela passe par un EP ou une œuvre multimédia avec du clip, de l'image, un livre, un livret… Avant, les artistes autoproduisaient leurs démos, parfois allaient jusqu'au mix et au mastering, mais ils s'attendaient toujours à signer avec un label pour avoir une prise en charge de la promotion et de la distribution. Or, ce n'est plus le cas maintenant. De la conception jusqu'à la distribution, certains sont totalement autoproduits.
Au MMF (syndicat de managers), on constate d'ailleurs qu'il y a de plus en plus de managers qui s‘occupent d'artistes-entrepreneurs. Le modèle de l'artiste qui attend de son manager qu'il lui trouve des contrats en labels existe toujours, mais le manager est maintenant là pour l'aider à se structurer, à monter sa boîte, à défendre ses intérêts, etc.

Nicolas : En tant que produit à vendre, le disque n'est plus l'enjeu. En revanche, son contenu reste central dans la réussite d'un projet musical qui peut être moins formaté car Internet offre une alternative aux radios. Les enregistrements sont plus courts aussi car l'offre de nouveautés s'est accrue, et effectivement le projet englobe l'image sans laquelle la musique ne peut pas/plus voyager !

Pourquoi cette évolution ?

Myriam : Les modes de distribution et de diffusion ont énormément évolué, et c'est compliqué de trouver une maison de disques ou un distributeur qui soit compétent dans tous les domaines, dans une dynamique où tout n'est pas déjà formaté. Plutôt que d'enregistrer un album tous les ans, certains artistes vont préférer sortir 4 titres tous les 6 mois par exemple. De plus en plus souvent, l'autoproduction est un choix qui offre une plus grande liberté. Et puis, il y a de moins en moins d'argent aussi, donc le faire seul est une façon de se garantir un maximum de retours sur investissement.

Comment répondre aujourd'hui aux besoins en formation des artistes-producteurs ? Quels sont leurs manques ?

Nicolas : Les artistes-producteurs sont devenus la norme. Mais, bien qu'il n'ait jamais été aussi facile de produire de la musique, il n'a jamais été aussi difficile de se professionnaliser. Le degré d'aboutissement des projets proposés aux majors et aux labels indépendants n'a jamais été aussi élevé, et on remarque parfois une certain manque de connaissances, notamment en ce qui concerne les outils de production, le savoir-faire technique et artistique des équipes (musiciens, arrangeurs, beatmakers, ingénieurs prise de son, ingénieurs mixeurs, réalisateurs…) ou le fonctionnement du marché de la musique.

Myriam : Il faut préciser que les besoins sont très variables selon les profils et les parcours. Certains sont DIY par nécessité, d'autres sont allés à la pêche aux infos ou ont suivi des formations en son. Il y a des artistes qui sont arrivés dans le métier sans du tout savoir quel était le fonctionnement socio-économique du secteur, rêvant de signer avec une maison de disques, et qui s'aperçoivent qu'ils ont besoin d'adopter un modèle économique différent, de connaître les contrats, les outils à disposition, de maîtriser un home studio, etc. Et puis, pour ceux qui savent très bien mener leur barque, je pense notamment aux artistes de musiques urbaines qui sont forts en business et savent très bien gérer les partenariats avec des marques, il faut juste préciser et contextualiser le cadre législatif et juridique pour qu'ils sachent ce qu'ils peuvent faire, et éventuellement leur apporter du conseil en stratégie si besoin.

Sur quels aspects porte la formation que vous proposez ?

Nicolas : Le stage dure 5 jours et aborde les besoins en terme de savoir-faire administratifs (code ISRC, déclarations SACEM et SDRM), techniques, artistiques, et en matière de gestion humaine. La réalisation est essentiellement abordée sur le plan technique, car il n'y a pas de recettes en artistique, juste un minimum requis, notamment sur la capacité à formuler et à transmettre des objectifs. Enfin, la formation se termine par des exercices collaboratifs, où l'idée est d'écouter les participants présenter leur projet et de répondre à leur questions de manière précise.

Formation Autoproduire son projet musical

Objectifs : Comprendre l'environnement économique de la musique enregistrée de nos jours. Mettre en place un rétroplanning et un budget prévisionnel. Être capable d'analyser un projet musical dans sa globalité afin de mener à bien les différentes étapes artistiques et techniques de la réalisation musicale du projet. Être capable de préparer une session de studio, recording, editing, mixing, mastering.
Prochaine session : du 24 au 28 juin
Information et inscription

Voir également : Formation aux contrats d'artistes-producteurs

Autoproduire son projet musical

mer, 03/06/2019 - 10:46

Avant, on parlait d'autoproduire son disque, maintenant d'autoproduire son projet musical. À l'heure où l'artiste-entrepreneur est une réalité au cœur des attentions, qu'est-ce que cela signifie ? Éléments de réponse avec Myriam Eddaïra et Nicolas Dufournet, deux ingés son et réalisateurs artistiques qui montent une formation avec l'IRMA à l'attention des artistes-producteurs.

L'analyse date d'il y a 10 ans et de la première étude qui pointait le phénomène en France : "L'importance croissante de l'autoproduction entraîne de nouvelles formes de collaborations, et un certain nombre d'artistes-producteurs signent ainsi des contrats hybrides entre la distribution et la licence".
Aujourd'hui, la tendance s'est poursuivie et le modèle de l'artiste qui gère sa petite entreprise est devenu une norme pour certains milieux, notamment dans le hip hop et les musiques urbaines.

Ce constat n'échappe à personne et une étude internationale de Midia Research témoigne même que le segment des artistes non signés en maison de disques est celui qui a connu la croissance la plus forte en 2017 (+ 27,2%).
L'artiste-entrepreneur est ainsi au cœur des attentions. Preuves par l'exemple : le ministère de la Culture finalise actuellement une étude sur le nouveau visage de l'autoproduction, ou la SPPF organise cette semaine un meet-up à destination des managers d'artiste-producteur… A priori, avec la multiplication annoncée des services en direct aux artistes, notamment ceux d'autodistribution proposés par Spotify, SoundCloud ou encore TuneCore, le phénomène ne devrait pas fléchir.

Au plus près de cette réalité, les ingénieurs du son et réalisateurs artistiques Nicolas Dufournet (Studio Melodium) et Myriam Eddaïra (Studio d'Ikken), par ailleurs manageuse d'artistes (MMF France), ont décidé de monter une formation coproduite avec l'IRMA pour mieux accompagner les artistes-entrepreneurs dans leurs productions/réalisations et dans leur démarche de structuration professionnelle.
Entre deux sessions studio, on leur a posé quelques questions sur le sujet.

« Les artistes-producteurs sont devenus la norme »
Myriam Eddaïra (©Aaricia Varanda)
Nicolas Dufournet
Avant, on parlait d'autoproduire son disque, maintenant d'autoproduire son projet musical. Quelle est la différence ?

Myriam : Pour un artiste, aujourd'hui, le projet n'est plus forcément de produire un album coûte que coûte. Selon les cas, cela passe par un EP ou une œuvre multimédia avec du clip, de l'image, un livre, un livret… Avant, les artistes autoproduisaient leurs démos, parfois allaient jusqu'au mix et au mastering, mais ils s'attendaient toujours à signer avec un label pour avoir une prise en charge de la promotion et de la distribution. Or, ce n'est plus le cas maintenant. De la conception jusqu'à la distribution, certains sont totalement autoproduits.
Au MMF (syndicat de managers), on constate d'ailleurs qu'il y a de plus en plus de managers qui s‘occupent d'artistes-entrepreneurs. Le modèle de l'artiste qui attend de son manager qu'il lui trouve des contrats en labels existe toujours, mais le manager est maintenant là pour l'aider à se structurer, à monter sa boîte, à défendre ses intérêts, etc.

Nicolas : En tant que produit à vendre, le disque n'est plus l'enjeu. En revanche, son contenu reste central dans la réussite d'un projet musical qui peut être moins formaté car Internet offre une alternative aux radios. Les enregistrements sont plus courts aussi car l'offre de nouveautés s'est accrue, et effectivement le projet englobe l'image sans laquelle la musique ne peut pas/plus voyager !

Pourquoi cette évolution ?

Myriam : Les modes de distribution et de diffusion ont énormément évolué, et c'est compliqué de trouver une maison de disques ou un distributeur qui soit compétent dans tous les domaines, dans une dynamique où tout n'est pas déjà formaté. Plutôt que d'enregistrer un album tous les ans, certains artistes vont préférer sortir 4 titres tous les 6 mois par exemple. De plus en plus souvent, l'autoproduction est un choix qui offre une plus grande liberté. Et puis, il y a de moins en moins d'argent aussi, donc le faire seul est une façon de se garantir un maximum de retours sur investissement.

Comment répondre aujourd'hui aux besoins en formation des artistes-producteurs ? Quels sont leurs manques ?

Nicolas : Les artistes-producteurs sont devenus la norme. Mais, bien qu'il n'ait jamais été aussi facile de produire de la musique, il n'a jamais été aussi difficile de se professionnaliser. Le degré d'aboutissement des projets proposés aux majors et aux labels indépendants n'a jamais été aussi élevé, et on remarque parfois une certain manque de connaissances, notamment en ce qui concerne les outils de production, le savoir-faire technique et artistique des équipes (musiciens, arrangeurs, beatmakers, ingénieurs prise de son, ingénieurs mixeurs, réalisateurs…) ou le fonctionnement du marché de la musique.

Myriam : Il faut préciser que les besoins sont très variables selon les profils et les parcours. Certains sont DIY par nécessité, d'autres sont allés à la pêche aux infos ou ont suivi des formations en son. Il y a des artistes qui sont arrivés dans le métier sans du tout savoir quel était le fonctionnement socio-économique du secteur, rêvant de signer avec une maison de disques, et qui s'aperçoivent qu'ils ont besoin d'adopter un modèle économique différent, de connaître les contrats, les outils à disposition, de maîtriser un home studio, etc. Et puis, pour ceux qui savent très bien mener leur barque, je pense notamment aux artistes de musiques urbaines qui sont forts en business et savent très bien gérer les partenariats avec des marques, il faut juste préciser et contextualiser le cadre législatif et juridique pour qu'ils sachent ce qu'ils peuvent faire, et éventuellement leur apporter du conseil en stratégie si besoin.

Sur quels aspects porte la formation que vous proposez ?

Nicolas : Le stage dure 5 jours et aborde les besoins en terme de savoir-faire administratifs (code ISRC, déclarations SACEM et SDRM), techniques, artistiques, et en matière de gestion humaine. La réalisation est essentiellement abordée sur le plan technique, car il n'y a pas de recettes en artistique, juste un minimum requis, notamment sur la capacité à formuler et à transmettre des objectifs. Enfin, la formation se termine par des exercices collaboratifs, où l'idée est d'écouter les participants présenter leur projet et de répondre à leur questions de manière précise.

Formation Autoproduire son projet musical

Objectifs : Comprendre l'environnement économique de la musique enregistrée de nos jours. Mettre en place un rétroplanning et un budget prévisionnel. Être capable d'analyser un projet musical dans sa globalité afin de mener à bien les différentes étapes artistiques et techniques de la réalisation musicale du projet. Être capable de préparer une session de studio, recording, editing, mixing, mastering.
Prochaine session : du 24 au 28 juin
Information et inscription

Voir également : Formation aux contrats d'artistes-producteurs

8 mars : les femmes de la musique à l'honneur

mer, 03/06/2019 - 06:17

À l'occasion du 8 mars, journée internationale des femmes, plusieurs rencontres mettent en avant les femmes de la musique dans différentes esthétiques musicales.

Autour du 8 mars, les compositrices seront à l'affiche de deux tables rondes qui se dérouleront à la BnF et à l'Unesco à Paris.
La place des femmes dans les musiques électroniques fera également l'objet d'un débat porté par une dizaine d'organisations du secteur, et puisque c'est l'occasion, rien n'empêche d'écouter pour finir le podcast Rap et Hip-Hop, à l'intersection des luttes avec l'intervention de Madame Rap.

7 MARS

RENCONTRE
Observatoire de l'égalité entre femmes et hommes dans la culture et la communication
Paris


8 MARS

TABLE RONDE
Les compositrices à l'honneur
BnF / Paris


8 MARS

RENCONTRE
Appel du 8 mars : la place des femmes dans les musiques électroniques
Paris


13 - 15 MARS

COLLOQUE
Être compositrice
Unesco / Paris


PODCAST

Rap et Hip-Hop, à l'intersection des luttes

Mars 2018

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