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Mis à jour : il y a 1 heure 48 min

Crédit d'impôt phonographique : une prorogation en question

ven, 12/15/2017 - 10:57

La ministre de la Culture a annoncé la prorogation du crédit d'impôt en faveur du secteur phonographique mais, à l'occasion de l'examen du projet de loi de finances rectificative à l'Assemblée nationale, les députés ne l'ont étendu que pour une seule année au lieu des trois attendues. Les producteurs réclament le respect des engagements initiaux.

Ce crédit correspond à une réduction d'impôt en faveur des labels et maisons de disques qui est égale à 30 % du montant total des dépenses de production, de développement et de numérisation d'un enregistrement de "nouveau talent ».
Plus d'infos sur le fonctionnement du crédit d'impôt phonographique

La prorogation du dispositif - qui cours actuellement jusqu'au 31 décembre 2018 - était initialement programmée pour une durée de trois ans, jusqu'au 31 décembre 2021, "afin de donner au secteur concerné une visibilité sur la fiscalité qui lui serait applicable" précise le Projet de loi de finances rectificative pour 2017.
Cependant, le 15 décembre, le texte a été amendé par la député Amélie de Montchalin "pour limiter la prorogation anticipée à une durée d'un an, jusqu'au 31 décembre 2019, au motif qu'une évaluation préalable du dispositif était nécessaire avant une nouvelle prorogation de trois ans".
Plus d'infos sur le Projet de loi de finances rectificative pour 2017

Stupéfaits par cette décision contraire aux engagements pris par le gouvernement, les producteurs du SNEP et de l'UPFI défendent le dispositif "qui constitue la seule aide d'Etat dont bénéficie le secteur phonographique" par une évaluation chiffrée : "d'un coût modique de 10 M€ par an, il rapporte plus au budget de l'Etat qu'il ne pèse sur les finances publiques. Ainsi, sur une période récente (2015 et 2016), 1€ dépensé en crédit d'impôt génère près de 3€ de recettes pour l'Etat". Ils appellent ainsi de leurs vœux les sénateurs "à affirmer un soutien plein et entier à la production musicale française et aux nouveaux talents en votant la prorogation de ce dispositif pour trois années supplémentaires" lors de l'examen de passage au Sénat (lire le communiqué).
Les labels indépendants membres de la FÉLIN se sont également joints à cette démarche et souhaitent "que le critère discriminatoire de langue soit abandonné pour renforcer l'ensemble de la production musicale française".

Fonds d'encouragement aux initiatives artistiques et culturelles des amateurs

jeu, 12/14/2017 - 12:36

Le ministère de la Culture (DGCA) lance la 7e édition du dispositif de soutien aux pratiques artistiques en amateur. Il s'adresse en priorité aux projets ouverts aux autres champs artistiques et à l'expérimentation. Date limite de candidature : 1er mars 2018.

« Des centaines et des centaines de milliers de Français choisissent la musique, le chant, le théâtre, l'écriture, la danse, les arts plastiques, la photographie, la vidéo… pour s'exprimer ensemble librement et souvent publiquement. »

Ce fonds d'aide au développement et à l'accompagnement des pratiques artistiques et culturelles des amateurs s'inscrit dans "le grand projet d'éducation artistique et culturelle" porté par le gouvernement et le ministère de la Culture.

Les objectifs du dispositif
Ce fonds est destiné aux projets musicaux, dramatiques, chorégraphiques, plastiques ou visuels, et vise plus particulièrement à :

  • stimuler l'esprit de curiosité et de découverte qui peut s'attacher aux pratiques des amateurs, dans l'exploration de leur discipline ou dans l'ouverture vers d'autres champs artistiques (par exemple, une troupe de théâtre qui souhaiterait ajouter une dimension chorégraphique à son travail) ;
  • renforcer la capacité d'appropriation des écritures contemporaines (notamment à travers des commandes d'œuvres nouvelles ou en faisant appel à un artiste associé ou en résidence…) ;
  • favoriser l'expérimentation de nouveaux modes et outils de création numérique ;
  • encourager la volonté d'étoffer sa pratique grâce à des rencontres avec les œuvres et les artistes, des temps de formation, etc.

À qui s'adresse le fonds ?
il s'adresse à tous les groupes d'amateurs composés d'au moins trois personnes qui partagent une pratique artistique ou culturelle commune et qui sont désireux d'explorer, d'étoffer ou de diversifier cette pratique. Un volet spécifique "jeunesse" a été créé afin de favoriser la constitution de groupes de jeunes amateurs de 14 à 25 ans, désirant développer une pratique collective autonome.

Les projets, "destinés prioritairement à encourager la rencontre et le travail avec des artistes ou des professionnels de la culture", doivent être transmis aux Directions régionales des affaires culturelles (DRAC) avant le 1 mars 2018. Ils seront ensuite examinés par une commission nationale. Les projets retenus pourront ainsi bénéficier d'une aide comprise entre 1.000 € à 5.000 € selon la dimension du projet.

Attention, ne sont pas admis :
• les groupes composés pour tout ou partie d'artistes professionnels ou en voie de professionnalisation,
• les projets dont l'objectif unique est l'organisation d'un spectacle (festivals, tremplins, scènes ouvertes, etc.) sans un travail spécifique innovant du groupe au regard de sa pratique habituelle.

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CNV : un droit de tirage plus souple

mer, 12/13/2017 - 11:15

À partir du 1er janvier 2018, le fonctionnement du droit de tirage des entrepreneurs de spectacles affiliés au CNV sera assoupli et son caractère automatique renforcé.

Le droit de tirage est un droit réservé aux entreprises affiliées au CNV ayant acquitté la taxe sur les spectacles de variétés. Il permet d'obtenir le reversement de toute ou partie des sommes inscrites sur le compte entrepreneur de la structure. Ce compte est alimenté par 65% de la taxe acquittée (frais de perception déduits). La structure peut ensuite accéder à ces sommes sous réserve d'être affiliée et de prouver la continuité de son activité.

Le CNV a décidé de faciliter la demande de droit de tirage en apportant quatre modifications au dispositif, renforçant ainsi la nature automatique d'un droit acquis pour les entrepreneurs de spectacle :

  • La demande pourra être faite à tout moment dans l'année sans limite de nombre.
  • La demande devra être envoyée à l'adresse mail droitdetirage@cnv.fr
  • Les dossiers seront instruits par l'équipe administrative du CNV sans passage en commission ni au Conseil d'administration.
  • La notification d'octroi est signée par le président du CNV sur délégation du Conseil d'administration.

Des réunions d'information autour des dispositifs du CNV et de la modification du droit de tirage auront lieu prochainement à Montpellier le 13 décembre (Forum Entreprendre dans la culture), et à Nantes les 17 et 18 janvier (Les BIS).

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Décret "Bruit" : Agi-son relève les points de blocages

mar, 12/12/2017 - 15:58

Lors des Transmusicales de Rennes, l'association Agi-Son s'est alarmée de constater que le décret Risques sonores "ne tient aucunement compte de la musique live" et demande la mise en place rapide d'une concertation avec les ministères concernés.

Face à la nouvelle législation, plus stricte en matière de gestion des niveaux sonores pour tous les lieux diffusant de la musique (plus d'infos sur le décret), Agi-Son - Agir pour une bonne gestion sonore - a fait part "de la vive incompréhension des professionnels du spectacle, de la musique et des artistes" sur ce sujet à l'occasion du festival des Transmusicales.

Bien que l'association ait pris part aux concertations préalables à la publication du décret, elle constate que la version publiée ne tient pas compte des spécificités techniques des métiers du spectacle et de la musique, "ce qui rend certains aspects du décret totalement inapplicables".

« La mise en application du décret étant fixée au 1er octobre 2018, une prise en considération de notre alerte et une concertation avec les ministères devient urgente »

Fin novembre, après qu'Agi-Son ait entamé un tour de France pour aller à la rencontre des professionnels du spectacle vivant concernés par sa mise en application, les adhérents de l'association ont relevé les points de blocages dans un courrier adressé aux ministères de la Culture, de l'Environnement et de la Santé. Ils y demandent la tenue rapide d'une concertation sans laquelle "les problématiques techniques auront des conséquences sur l'expression artistique" et s'inquiètent de "l'impact financier démesuré qu'engendreront la mise au norme des équipements et du temps imparti pour mettre en place ces nouvelles normes dans un secteur où l'économie est déjà fragilisée par un contexte contraignant".

Les points de blocages relevés par Agi-Son :

• « Il faut définir une méthodes de mesures des niveaux sonores qui soit simple ; ce qui est demandé par le décret est beaucoup trop complexe au regard des spécificités de la musique live. Cela signifie déployer énormément de matériel de mesure ; seuls les lieux ou événements qui auront les moyens financiers pourront potentiellement se mettre aux normes. »

• « Il faut noter que les matériels de mesures et d'enregistrements qui pourront permettre l'application des normes demandées, n'existent pas à ce jour. Les sociétés qui vendent ce type de matériel n'en sont qu'à la conception ; ces matériels ne seront donc pas disponible pour le 1er octobre 2018. »

• « Lorsque le matériel sera conçu, il s'agira pour ces sociétés de former leur personnel pour son installation. »

• « Les professionnels du spectacle vivant vont devoir également se former à l'utilisation de ces nouveaux matériels. »

• « Les dispositions du nouveau décret sont arrivés trop tardivement ; les budgets 2018, et donc les investissements en matériel, ont déjà été voté sans prise en compte des nouvelles normes. »

• « Les cabinets d'acoustique ne pourront jamais absorber toutes les EINS à mettre à jour ou à faire d'ici au 1er octobre 2018. »

• « Pour les différentes raisons énoncées plus haut, il est indispensable que des délais supplémentaires soient accordés. »

Les propositions formulées :

  • Mesurer la valeur limite en dB(c)
  • Intégrer dans l'arrêté d'application une incertitude de mesure d'au minimum 2 à 3 dB
  • Prévoir des dispositions pour faciliter l'acquisition du matériel imposé et la formation des professionnels
  • Mise à disposition de protections auditives
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Diagnostic musiques actuelles en Pays de la Loire

lun, 12/11/2017 - 16:13

Le Pôle a réalisé un diagnostic de la filière musicale des Pays de la Loire qui servira de base au projet de convention territoriale mené avec le CNV à l'échelle régionale. À l'occasion des 10 ans du Pôle, les enjeux évoqués seront débattus le 14 décembre.

Ce diagnostic pose un ensemble de données régionales :

Le Pôle identifie plus de 1000 structures musiques actuelles en Pays de la Loire qui se répartissent comme suit : 180 festivals, 70 salles de concerts (dont 6 SMAC, 4 scènes nationales et 9 scènes conventionnées), plus de 100 organisateurs sans lieu fixe, 50 structures de production ou de développement d'artistes (labels, tourneurs, managers), 240 discothèques ou bars dansants, 29 radios associatives, 10 disquaires indépendants, 23 luthiers et fabricants d'instruments, plus de 150 prestataires liés au spectacle vivant, une dizaine de structures de formation, près de 110 lieux de répétition et d'enregistrement, et 280 écoles de musique ou conservatoires.

Selon les chiffres de la diffusion publiés par le CNV, la Région des Pays de la Loire enregistre 1.608.588 entrées en 2016 qui, rapporté au nombre d'habitants, représente un ratio de 430 entrées pour 1000 habitants. La recette totale des billetteries s'élevait à 48.177.232 €, soit 12,87 € par habitant.

Au niveau économique, les musiques actuelles pèsent en Pays de la Loire 217 M€ en valeur, répartis sur l'enseignement et la formation (12,3 M€), la scène et la diffusion (103 M€), les droits d'auteurs radio et télévision (25,5 M€), la vente de disques, DVD et numérique (43,3 M€) et la vente d'instruments (33,3 M€).

À partir de ce panorama chiffré, le Pôle dégage un certains nombre d'enjeux pour la filière régionale :

  • Adapter l'enseignement et l'accompagnement des pratiques amateurs
  • Proposer une offre de concerts diversifiée et accessible
  • Renforcer la prescription des scènes régionales
  • Faciliter l'insertion économique et professionnelle des artistes
  • Encourager l'économie de proximité
  • Poursuivre la structuration de l'emploi dans les musiques actuelles
  • Accompagner la diversification des ressources
  • Rendre possible une amélioration continue des pratiques au sein de la filière musicale
  • Prévenir et réduire les risques sanitaires et environnementaux

Ces éléments feront l'objet d'une présentation et d'un débat à l'occasion des 10 ans du Pôle qui auront lieu le 14 décembre à La Roche-sur-Yon.

Ce diagnostic a été validé le 27 novembre dernier par les membres du CA du Pôle dans la perspective d'un "contrat de filière" impliquant le CNV, l'Etat, le Conseil Régional des Pays de la Loire, et le Pôle.

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Semaine du 11 au 17 décembre

lun, 12/11/2017 - 12:17

Chaque semaine, retrouvez les principaux rendez-vous professionnels, aides et appels à candidatures de la musique : rencontres, ateliers, forums, AG, salons, concours, tremplins, etc.



11 DÉCEMBRE

AIDE (date limite de dépôt)
Soutien à la production et à la diffusion internationale
CNV - Commission 45 du 16/01



12 -13 DÉCEMBRE

RENCONTRE
Rencontres de de l'entrepreneuriat culturel et créatif
Besançon



12 DÉCEMBRE

WEBINAR
Audience CSP+ : ces accros de l'audio digital
Levallois-Perret (92)



12 DÉCEMBRE

RENCONTRE
Les Rencontres Indés
Paris



12 DÉCEMBRE

RESTITUTION
Étude Grands Formats sur les formations jazz et musiques improvisées
Paris



12 DÉCEMBRE

RENCONTRE
Rencontre professionnelle avec André Hisse (La Bouche d'air)
Paris




13 -14 DÉCEMBRE

FORUM
Entreprendre dans la culture en Occitanie
Montpellier




13 DÉCEMBRE

RENCONTRE
MAP'tinale
Paris



13 DÉCEMBRE

CONFÉRENCE
De la radio au club : la naissance du DJing
Paris




14 DÉCEMBRE

RENCONTRE
Rencontre Réseau Zone Franche
Paris



14 DÉCEMBRE

RENCONTRE
Auteur, compositeur, interprète : à quoi vous servent la Sacem, l'Adami et la Spedidam ?
Paris



14 DÉCEMBRE

RENCONTRE
10 ans du Pôle : imaginer l'avenir des musiques actuelles
La Roche-sur-Yon



15 DÉCEMBRE

TREMPLIN (date limite de candidature)
Tremplin Chevry-Cossigny




15 DÉCEMBRE

TREMPLIN (date limite de candidature)
Action jazz




15 DÉCEMBRE

APPEL À PROJETS (date limite de candidature)
Résidence jeune public de La Minoterie
Dijon



15 DÉCEMBRE

TREMPLIN (date limite de candidature)
Festival Beauregard




16 DÉCEMBRE

INAUGURATION
Réouverture du Confort Moderne
Poitiers



17 DÉCEMBRE

DISPOSITIF D'ACCOMPAGNEMENT (date limite de candidature)
MAD - Trempolino




RETROUVEZ L'AGENDA COMPLET (tremplin, dispositif d'aide, etc.)
ET ACTUALISÉ EN CONTINU

Veille d'actualités - Semaine 49

ven, 12/08/2017 - 12:29

Cette semaine : streaming et écoutes de niche, Apple va arrêter le téléchargement, 6 mesures du Fonpeps actives, rap des champs, DJ & livestream, etc.

Chaque semaine, l'IRMA vous propose une sélection d'informations sur le secteur musical. Cette sélection est issue de la veille d'actualités relayée sur nos réseaux sociaux :

« Les plateformes de streaming ne sont aujourd'hui pas capables de répondre aux écoutes de niche »

Le journaliste Sophian Fanen, spécialiste de la nouvelle économie de la musique pour Les Jours, nous présente son dernier ouvrage Boulevard du stream. Il y dresse son récit de deux décennies de musique en ligne et regrette que le marché actuel du streaming soit concentré autour "du grand public et des écoutes boulimiques des 15-25 ans".



Apple/iTunes mettra fin aux téléchargements de musique d'ici 2019

Face à la décroissance rapide du marché du download, Apple planifie de manière agressive une disparition progressive des téléchargements de musique sur l'iTunes Store, selon plusieurs sources liées à la plate-forme ou travaillant dans l'entreprise elle-même.



Le ministère de la Culture fait le point sur les aides à l'emploi du Fonpeps : 6 mesures sur 9 sont entrées en vigueur

"Derrière chacune de ces mesures, il y a un contrat de travail. Cela signifie que les aides, primes et subventions portées par ce fonds agissent très directement sur la création d'emplois" dans le spectacle vivant et enregistré.



Le rap des champs

Peu leur importe que le rap soit une musique dite urbaine. Ils vivent à la campagne et rêvent d'être le prochain Booba. Les MC de la diagonale du vide ont des choses à raconter.




DJ & live streaming

Le live streaming, diffusion en direct sur les réseaux sociaux du set d'un disc jockey, dont la prestation était auparavant réservée au public privilégié du club, bouleverse les pratiques d'écoute.



En bref : Voir la rubrique
ACTUALITÉS PROFESSIONNELLES

Du mp3 au streaming : « les 20 années passées peuvent se raconter de façon plus dépassionnée qu'auparavant »

mer, 12/06/2017 - 15:10

Le journaliste Sophian Fanen, spécialiste de la nouvelle économie de la musique pour Les Jours, nous présente son dernier ouvrage Boulevard du stream. Il y dresse son récit de deux décennies de musique en ligne et regrette que le marché actuel du streaming soit concentré autour « du grand public et des écoutes boulimiques des 15-25 ans ».

Qu'est-ce qui vous a donné envie d'écrire ce livre ?

Ce livre constitue un prolongement de mon travail de journaliste pour Les Jours où j'écris sur le streaming et sur la façon dont ce mode d'écoute change le monde de la musique. En discutant avec les acteurs du secteur musical, je me suis rendu compte que certains n'avaient pas forcément connaissance de cette histoire récente de la musique en ligne, et surtout je me suis aperçu que la parole se libérait sur le sujet. On assiste actuellement à un changement de génération et d'époque, la croissance du streaming s'installe et les maisons de disques respirent mieux, du moins les plus importantes, donc les 20 années passées peuvent se raconter de façon plus légère et dépassionnée qu'auparavant.

L'ouvrage s'appuie sur de nombreux entretiens et interviews. Qu'avez-vous constaté à travers la parole des acteurs ?

Je tenais à ce qu'on n'entende pas seulement les personnes les plus visibles, mais également ceux qui sont sur le terrain, qui ont les mains dans le cambouis, qui travaillent dans des labels, auprès des artistes, etc. Cela m'a permis de rendre la complexité de cette histoire, d'avoir une compréhension plus fine et intelligente et de ne pas écrire un livre qui soit tout noir ou tout blanc.

« Aujourd'hui, tout le monde s'enferme avec son abonnement sur sa petite plateforme »

Parmi les deux décennies que vous explorez, quelles sont les grandes périodes et les dates clés ?

La préhistoire commence à la fin des années 80 avec la naissance de la musique numérique compressée, et elle s'étend jusqu'en 1999 avec le surgissement de Napster. Des fichiers mp3 circulaient déjà, mais Napster transforme un procédé jusque-là underground en échanges massifs et grand public dès l'année 2000, et ensuite des logiciels comme Kaza, Emule et Limewire vont accentuer ce basculement vers le téléchargement.
De 1999 à 2002, ce sont des années intéressantes et charnières car le monde de la musique tangue. Il n'y a pas encore de rejet strict des échanges en ligne à ce moment-là. Parmi les maisons de disques et les instances, il y a des voix qui s'expriment pour tenter un rapprochement et des contacts existent entre Universal et Napster, ou avec BMG également. C'est un moment furtif où l'hésitation se fait sentir.

Et puis finalement, la vision la plus protectionniste l'emporte et tout se referme d'un coup, vers 2002. Les majors essayent alors de mettre la main sur la distribution en créant leur plateforme, ce qui ne fonctionnera pas très bien car ce n'est pas leur métier. Puis itunes arrive et impose son modèle économique, sauf que le téléchargement est un modèle bricolé qui n'a jamais vraiment décollé. Pendant ce temps-là, durant toutes les années 2000 et encore après, s'opposent l'incapacité du milieu de la musique à se mettre en ordre de bataille et à avoir vraiment envie d'y aller, et de l'autre une culture du partage qui naît et se développe sur Internet et qu'on est en train d'oublier. Aujourd'hui, tout le monde s'enferme avec son abonnement sur sa petite plateforme.

« Pour Deezer, ce contrat a été étouffant et a probablement empêché la plateforme de devenir ce qu'elle aurait pu être »

Comment s'est déroulée la rencontre entre les maisons de disques et les plateformes de streaming ?

Prenons la naissance de Deezer par exemple : il y avait d'un côté Radio Blog Club et de l'autre Blogmusik qui est devenu Deezer par la suite. Ils faisaient à peu près la même chose sauf que Radio Blog Club était décentralisé et moins structuré, donc les maisons de disques les ont directement attaqués en procès et les ont tués. Blogmusik avait lui les reins un peu plus solides financièrement, donc les majors et la Sacem ont accepté de négocier, mais avec des minimums garantis très lourds et handicapants pour le développement de l'entreprise. Pour Deezer, ce contrat a été étouffant et a probablement empêché la plateforme de devenir ce qu'elle aurait pu être. Entre-temps, elle s'est fait dépasser par Spotify qui a su mieux capitaliser et se développer à l'international.
Au final, le risque a été entièrement porté par les plateformes de streaming qui ont sauvé les maisons de disques du même coup.

Parmi vos recherches, quelle anecdote vous a le plus marqué ?

J'aime bien la réaction de Dominique A au milieu des années 2000. À l'époque, il y avait un fichier copy control qui était inséré dans les CD de manière à ce qu'ils ne puissent pas être copiés sur ordinateur. Sauf que ce fichier prenait de la place sur le disque, et comme Dominique A n'en voulait pas, il a rendu 74 mn de musique pour remplir entièrement le CD et ne pas laisser de place disponible. Du coup, il a été le seul artiste EMI de l'époque à ne pas avoir de copy control sur son disque !

« Les plateformes ne sont aujourd'hui pas capables de répondre aux écoutes de niche »

Selon vous, comment le droit d'auteur s'est-il adapté à la nouvelle donne ?

Il ne s'est pas adapté et c'est bien le problème. Le grand objectif des sociétés d'auteurs - et des maisons de disques si l'on élargit la question aux droits voisins - a été de déplacer les principes du monde physique dans le monde dématérialisé. Les droits d'auteur et droits voisins ne se sont pas transformés alors qu'ils auraient dû le faire pour respecter la place de l'auditeur, permettre aux œuvres de circuler de manière non marchande, laisser un droit de remix, créer un équilibre et une confiance, etc. Dans le monde physique, on pouvait partager les œuvres avec ses proches alors que dans le monde numérique, on ne peut pas le faire. Le cadre a même été durci puisqu'on a criminalisé le partage et enfermé la circulation de la musique derrière un protectionnisme néfaste et purement commercial.

La propriété intellectuelle telle que les ayants droit l'ont petit à petit fait écrire à partir des années 1970/1980 est une rupture à leur seul bénéfice alors que l'histoire du droit d'auteur tient sur un équilibre entre le droit du créateur qui doit être reconnu et protégé, et le droit de l'auditeur ou du téléspectateur qui peut faire circuler une œuvre. Durant une bonne partie du XXe siècle, il y avait un équilibre et un contrat moral. Là, il n'y a plus de contrat moral.

« Peut-être que le user centric se fera en France, dans la grande tradition de l'exception culturelle »

Quel avenir envisager pour le streaming dans les années à venir ?

Nous ne sommes qu'au début de tout cela. En terme d'usage, plusieurs questions se posent, notamment celle de la séparation entre les écoutes grand public et les écoutes de niche auxquelles les plateformes ne sont aujourd'hui pas capables de répondre. Pour la comparaison, les radios libres se sont partagées entre les réseaux commerciaux et les radios plus underground, offrant un paysage radiophonique qui permettait de contenter tout le monde. Aujourd'hui, le streaming ne contente pas tout le monde, les plateformes ne s'occupent que du plus grand public.
Des questions vont également se poser avec l'arrivée des assistants à commande vocale, également avec la fin de la voiture personnelle que l'on conduit… Quand on ne conduira plus sa voiture, on n'écoutera probablement plus de la musique de la même manière, voire on n'écoutera plus de musique du tout peut-être.

Il y a par ailleurs des problématiques liées à la rémunération des créateurs. Quand les majors ont écrit les contrats de Deezer et Spotify, elles ont imposé un système de comptabilité des revenus à l'avantage des artistes les plus écoutés. En faisant cela, elles ont fabriqué un monstre car elles ont tout donné aux plus gros et aux écoutes boulimiques des 15-25 ans. Résultat : aujourd'hui, la quasi-totalité des revenus du streaming va aux musiques urbaines, un peu aux musiques électroniques à la mode et à la pop internationale. À côté de cela, quand bien même des "petits" artistes sont écoutés, ils ne touchent quasiment rien.
Moralement, le sens de l'histoire est d'aller vers un décompte dit user centric (ndlr : la rémunération va réellement aux ayants droit de l'œuvre écoutée), mais je ne crois pas un seul instant que cela puisse se faire au niveau mondial à court terme. Je ne suis pas sûr que les majors et même Spotify soient prêts à adopter ce schéma. Peut-être que cela se fera en France, dans la grande tradition de l'exception culturelle, et je m'attends à ce que le débat naisse dans notre pays en 2018 avec, pourquoi pas, un projet de loi sur le user centric. En tout cas, je ne vois pas sur quel autre territoire que la France cela pourra se faire.

« En 2007, personne ne pouvait imaginer ce que deviendrait le streaming en 2017 »

Vous expliquez dans votre livre que la vision du futur de la musique établit à la fin des années 80 et dans les 90 s'est révélée totalement fausse. Du coup, aujourd'hui, est-ce qu'on ne fait pas fausse route en misant tout sur le streaming ? L'avenir ne va-t-il pas venir contredire ce « boulevard » annoncé pour le streaming ?

Si, il va sûrement nous contredire. Disons que, dans ce livre, je m'appuie sur des technologies qui sont déjà enclenchées. Les assistants personnels, la voiture autonome, sans trop s'avancer, on peut dire qu'on y va.
Mais comment fonctionnera la musique dans 15 ans, je ne peux l'imaginer. En 2007, personne ne pouvait imaginer ce que deviendrait le streaming en 2017. Il ne faut jamais essayer d'anticiper le futur, mais plutôt s'adresser au présent. Il s'agit d'une des leçons du livre justement : globalement, le monde de la musique ne s'est pas assez intéressé à son présent. Les personnes qui ont inventé le mp3 n'étaient pas des hackers dans un garage mais pour partie des chercheurs à France Telecom. Ils sont allés voir les maisons de disques et le Sacem, mais personne ne s'y est intéressé. Les majors sont sur du court terme, pourtant elles pourraient créer des structures de veille et de compréhension des usages.

Comment l'ouvrage est-il accueilli ?

Ce n'est pas un livre écrit pour plaire à tout le monde, je l'assume.
Chez Deezer ou Believe, ils ont trouvé que j'expliquais avec rigueur et précisions leur histoire. Il y a également les jeunes professionnels de la musique de moins de 30 ans qui n'ont pas forcément vécu ce que je raconte. Eux sont contents de découvrir ce qui a construit leur métier. À part ça, je n'ai pas eu d'écho venant des maisons de disques et personne ne m'a encore appelé pour m'insulter.
J'espère surtout que l'ouvrage va s'installer sur la durée et donnera envie à de jeunes journalistes d'écrire sur les industries culturelles. C'est important de savoir qui nous propose ce qu'on écoute, d'avoir du recul en tant qu'auditeur, consommateur et citoyen, de savoir ce qui se joue derrière l'écran.

Propos recueillis par Mathias Milliard Boulevard du stream - Du mp3 à Deezer, la musique libérée, Sophian Fanen
Préface de Pedro Winter
Le Castor astral
ISBN 979-10-278-0133-6

Concours, tremplins, appels à candidatures…

mar, 12/05/2017 - 16:04

Musiciens et artistes, préparez les prochains concours, tremplins et appels à projets pour développer votre carrière.

Tremplin Golden Jazz en Nord
Date limite de dépôt : 10 décembre 2017
Ouvert aux artistes/groupes de jazz émergents de la région Hauts-de-France et de Belgique dans la limite du quintet et/ou sextet.





John's Session - Festival Beauregard
Date limite de dépôt : 15 décembre 2017
Ouvert aux artistes/groupes en voie de professionnalisation de Normandie.





Résidence à La Minoterie - Dijon
Date limite de dépôt : 15 décembre 2017
Ouverte aux compagnies proposant un spectacle jeune public.





Tremplin de musiques actuelles - La Marmite
Date limite de dépôt : 15 décembre 2017
Ouvert aux artistes débutants et/ou émergents de l'Essonne, du Val-de-Marne et de la Seine-et-Marne.





Tremplin Action jazz
Date limite de dépôt : 15 décembre 2017
Ouvert aux groupes de jazz et de musique improvisée de la région Nouvelle-Aquitaine, du solo au septet maximum n'ayant jamais été distribués par un label commercial.





Dispositif Mad
Date limite de dépôt : 17 décembre 2017
Ouvert aux groupes dont la majorité des membres résident en Loire-Atlantique et qui souhaitent être accompagnés par des professionnels dans le but de développer leur projet musical.





Forte, Fonds régional pour les talents émergents
Date limite de dépôt : 22 décembre 2017
Ouvert aux artistes de 18 à 30 ans, résidant en Ile-de-France et en voie de professionnalisation, diplômés d'une école d'art ou de culture, ou ayant suivi une formation qualifiante dans le secteur culturel.





Tremplin Rock'n Solex
Date limite de dépôt : 22 décembre 2017
Ouvert aux artistes, groupes ou DJ amateur ou émergents.





Level Up
Date limite de dépôt : 31 décembre 2017
Ouvert aux artistes débutants et/ou émergents de Seine-et-Marne.





Rock en Stock
Date limite de dépôt : 31 décembre 2017
Ouvert aux artistes et/ou groupes débutants et/ou émergents.





Challenge blues français
Date limite de dépôt : 31 décembre 2017
Ouvert aux artistes français de blues soit en solo/duo soit en groupe.





Concours Crest Jazz Vocal
Date limite de dépôt : 4 janvier 2018
Ouvert aux chanteuses et chanteurs s'exprimant dans le champ du jazz vocal et de ses nouvelles expressions, telles que les musiques improvisées.





Seine montante
Date limite de dépôt : 8 janvier 2018
Ouvert aux groupes et musiciens seuls, amateurs ou semi-professionnels de l'Essonne ou de Seine-et-Marne.





L'Oiseau rare
Date limite de dépôt : 8 janvier 2018
Ouvert aux artistes de la région Grand Est dont les compositions sont en français.





Tremplin Décibulles
Date limite de dépôt : 11 janvier 2018
Ouvert aux artistes émergents d'au moins trois ans d'existence du territoire alsacien.





Musiques de R.U
Date limite de dépôt : 15 janvier 2018
Ouvert aux groupes de tous styles musicaux composés d'une moitié d'étudiants au minimum.





Tremplin 7ème Vague
Date limite de dépôt : 18 janvier 2018
Ouvert aux groupes des Pays de la Loire, Bretagne et Poitou-Charentes.





Pépinière d'artistes Nomad Kultur
Date limite de dépôt : 18 janvier 2018
Ouvert aux groupes/artistes en voie de professionnalisation résidant dans la région Paca.





The French Nordic Tour, Spring 2018
Date limite de dépôt : 24 janvier 2018
Ouvert à un DJ/artiste solo/groupe professionnel en musique électronique projetant une tournée en Scandinavie.





Class'Eurock
Date limite de dépôt : 5 février 2018
Ouvert aux groupes de la Région Paca (musiciens de moins de 23 ans).





Bucharest International Jazz Competition
Date limite de dépôt : 10 février 2018
Ouvert aux groupes de jazz de 6 membres maximum (musiciens, vocalistes de moins de 40 ans au 1er mai 2018).





Tremplin Jazz à Sète
Date limite de dépôt : 20 février 2018
Ouvert aux groupes de jazz émergents non distribués commercialement composés de 5 membres maximum.





Jeunes talents Jazz à Saint-Germain-des-Prés
Date limite de dépôt : 28 février 2018
Ouvert aux musiciens et compositeurs de jazz de moins de trente ans.





Tremplin Face & Si
Date limite de dépôt : 1er mars 2018
Ouvert aux groupes, artistes de jazz, blues, rock, classique, traditionnel, musiques du monde, chanson.





Auditions régionales JMF
Date limite de dépôt : variable selon les régions
Ouvert aux artistes professionnels proposant un spectacle jeune public et résidant dans la région organisatrice.





RETROUVEZ L'AGENDA COMPLET ET ACTUALISÉ EN CONTINU

Calendrier 2018 du crédit d'impôt phonographique

mar, 12/05/2017 - 11:07

Reconduit en 2018, le crédit d'impôt en faveur de la production phonographique fera l'objet de six réunions du comité d'expert de janvier à novembre. Le calendrier prévisionnel des dates limites de dépôt des dossiers a été communiqué par la DGMIC.

Ce crédit correspond à un mécanisme fiscal de réduction d'impôt en faveur des labels et des maisons de disques. Il peut être égal à 30 % du montant total des dépenses de production, de développement et de numérisation d'un enregistrement.
En savoir plus sur le crédit d'impôt phonographique

La DGMIC (Ministère de la Culture) attire l'attention des demandeurs sur les points suivants :

  • le respect de ce calendrier : Le secrétariat du crédit d'impôt pourra être amené à reporter toute demande d'agrément déposée après la date limite indiquée au comité d'experts suivant.
  • demandes d'agréments provisoires : les dépenses antérieures à l'obtention de l'agrément provisoire (après avis des experts), ne sont pas éligibles au crédit d'impôt.
  • demandes d'agréments définitifs : les enregistrements agréés provisoirement n'ayant pas reçu l'agrément définitif dans un délai de 24 mois après la fixation ou production de l'enregistrement, conformément au quatrième alinéa de l'article 220 Q du code général des impôts, font l'objet d'un reversement du crédit d'impôt éventuellement obtenu.
Calendrier prévisionnel des dates limites de dépôt des dossiers de demandes d'agréments provisoires et définitifs dans le cadre des comités d'experts
  • lundi 8 janvier 2018
  • jeudi 8 mars 2018
  • jeudi 17 mai 2018
  • jeudi 28 juin 2018
  • jeudi 6 septembre 2018
  • jeudi 8 novembre 2018

Le comité d'experts est généralement prévu la semaine suivant la date de dépôt, à l'exception du comité de novembre qui a lieu deux semaines plus tard.
Plus d'information sur le site de la DGMIC / Ministère de la Culture

RETROUVER TOUTES LES AIDES À LA FILIÈRE SUR L'AGENDA PRO. EN LIGNE

Semaine du 4 au 10 décembre

lun, 12/04/2017 - 12:19

Chaque semaine, retrouvez les principaux rendez-vous professionnels, aides et appels à candidatures de la musique : rencontres, ateliers, forums, AG, salons, concours, tremplins, etc.



4 DÉCEMBRE

DISPOSITIF D'ACCOMPAGNEMENT (date d'ouverture des candidatures)
Jazz migration




4 DÉCEMBRE

CONFÉRENCE
Histoire des radios pirates
Nantes



4 DÉCEMBRE

TREMPLIN (date limite de candidature)
Lab festival




4 DÉCEMBRE

APPEL À PROJETS (date limite de candidature)
Rencontres DAV 2018




5 DÉCEMBRE

AIDE (date limite de dépôt)
Soutien aux premières parties
CNV - Commission 45 du 12.12



5 DÉCEMBRE

RENCONTRE
Organiser des spectacles avec des amateurs
Limoges




6 DÉCEMBRE

AIDE (date limite de dépôt)
Fonds d'Aide à la Mobilité FRAM





6 - 7 DÉCEMBRE

RENCONTRE
Rencontre nationale du Collectif MERCI
Cenon (33)



6 - 10 DÉCEMBRE

CONFÉRENCE
Les rencontres pro des Transmusicales
Rennes




7 DÉCEMBRE

CONFÉRENCE
Le rap américain : In the Name of the Street
Paris



7 DÉCEMBRE

CONFÉRENCE
Photographie de la diffusion du rap et des musiques hip-hop en France en 2017
Paris



8 DÉCEMBRE

RENCONTRE
Petit déjeuner des éditeurs
Paris



8 DÉCEMBRE

RENCONTRE
Agi-Son en Région Bretagne
Rennes



9 DÉCEMBRE

RENCONTRE
Meet-up Musiknum # 7 : zoom réalité virtuelle & musique
Paris



9 DÉCEMBRE

SALON
Music Up !
Paris



RETROUVEZ L'AGENDA COMPLET (tremplin, dispositif d'aide, etc.)
ET ACTUALISÉ EN CONTINU

Veille d'actualités - Semaine 48

ven, 12/01/2017 - 14:36

Cette semaine : les annonces du ministère de la Culture (clips, export, crédit d'impôt, plan Chorale…), maison commune de la musique, compensation CSG pour les auteurs, le CA des paroles, Because Music, hip hop, VisaForMusic, etc.

Chaque semaine, l'IRMA vous propose une sélection d'informations sur le secteur musical. Cette sélection est issue de la veille d'actualités relayée sur nos réseaux sociaux :

Musique : les annonces du ministère de la Culture

À l'occasion de la présentation du rapport Maistre et en attendant les décisions du ministère de la Culture relatives à la maison commune de la musique, Françoise Nyssen a annoncé une série de mesures : doublement de la subvention au Bureau Export, mise en place d'un plan d'aide aux clips, lancement d'un "plan Chorale", prorogation du crédit d'impôt phonographique…



Maison commune de la musique : un objectif de 60 millions d'euros de budget

La ministre de la Culture Françoise Nyssen s'est déclarée lundi après-midi "totalement en harmonie" avec les préconisations du rapport de Roch-Olivier Maistre en vue de la création d'une "Maison commune de la musique". L'objectif du gouvernement est donc désormais "d'annoncer en janvier" la création d'un nouvel établissement public.



Artistes auteurs : une solution définitivement trouvée pour compenser la hausse de la CSG en 2018

Le Gouvernement a choisi par voie réglementaire un mécanisme de compensation qui sera mis en œuvre par les organismes agréés gérant le régime de sécurité sociale des artistes auteurs (Agessa et Maison des Artistes) et qui sera financé sur le budget du Ministère de la Culture en 2018.



Delphine Paul, Sony/ATV : « le chiffre d'affaire généré par Boem continue d'augmenter »

Delphine Paul de Sony/ATV préside la commission Graphique et Numérique de la CSDEM, en charge notamment des paroles de musiques. Elle nous explique les développements récents en matière de paroles en ligne, ainsi que les avancées des éditeurs grâce à la base de données « BOEM ».



En bref : Voir la rubrique
ACTUALITÉS PROFESSIONNELLES

Musique : les annonces du ministère de la Culture

mer, 11/29/2017 - 17:50

À l'occasion de la présentation du rapport Maistre et en attendant les décisions du ministère de la Culture relatives à la maison commune de la musique, Françoise Nyssen a annoncé une série de mesures : doublement de la subvention au Bureau Export, mise en place d'un plan d'aide aux clips, lancement d'un "plan Chorale", prorogation du crédit d'impôt phonographique…

Françoise Nyssen a reçu le 27 novembre les acteurs de la filière musicale pour une présentation publique du rapport de Roch-Olivier Maistre dont elle a salué "le diagnostic très clair (…) et les constats". Toutefois, aucune orientation n'a été annoncée concernant la maison commune de la musique - ou Centre national de la musique - et c'est en janvier que la ministre s'exprimera sur le sujet.
Plus d'infos sur le rapport Maistre

Françoise Nyssen a néanmoins présenté les priorités de sa politique en faveur de la musique dont les piliers sont le soutien à la création, à l'industrie musicale française et aux établissements qui portent une mission de service public, mais également la diffusion territoriale et le soutien de la pratique musicale amateur.

Elle a ainsi annoncé plusieurs mesures nouvelles pour la filière musicale pour 2018 :

  • Le doublement de la subvention au Bureau Export
Françoise Nyssen : "Nous avons décidé de doubler la subvention du ministère au Bureau export de la musique française, qui est en pleine effervescence et que nous devons accompagner avec ambition. Cet effort doit permettre de faire rayonner à travers le monde vos projets musicaux, dans toutes les esthétiques. La subvention de l'Etat sera de 2,7 millions d'euros en 2018, grâce au soutien des parlementaires. Nous souhaitons aller plus loin dans ce quinquennat. Mais nous ne voulons pas y aller seuls : la filière aura à renforcer son soutien à l'export musical, comme l'Etat vient d'en montrer l'exemple."
  • La prorogation du crédit d'impôt pour la production phonographique
Françoise Nyssen : "Nous avons maintenu les deux crédits d'impôt pour la musique pour 2018, soit 15 millions d'euros (augmentation de plus de 4 M € par rapport à 2017) : le crédit d'impôt sur le spectacle musical d'une part, qui a connu sa première année d'existence et dont nous dresserons un bilan, et le crédit d'impôt pour la production phonographique d'autre part, qui a su démontrer son bénéfice pour la production et l'accompagnement des talents émergents francophones. Il arrivait à expiration cette année. J'ai le plaisir de vous confirmer qu'il sera prorogé dans la loi de finances rectificative."
  • La mise en place d'un plan d'aide aux vidéo-clips musicaux par le Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC)
Françoise Nyssen : "Je vous annonce aujourd'hui qu'un ambitieux plan d'aide aux vidéo-clips va être mis en place par le CNC, à compter du 1er janvier 2018. Le vidéo-clip est devenu l'un des premiers supports de consommation musicale : 82 % des usagers qui vont sur YouTube s'en servent pour écouter de la musique. Les aides du CNC vont être multipliées par dix, passant de 300 000 euros à 3 millions d'euros. Avec ce nouveau soutien, l'offre française de vidéo-clips sur les plateformes va être, pour le moins, considérablement enrichie."
  • La création d'un « plan Chorale »
Françoise Nyssen : "Je prépare avec Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Education nationale, un « plan Chorale », avec un objectif simple : passer d'un établissement sur quatre doté d'une chorale aujourd'hui à un sur deux en 2018. Ce plan mobilisera le secteur association musical mais aussi les conservatoires, dont les soutiens sont augmentés de 3 M € pour atteindre 20 M €."

Parmi les autres annonces, elle a présenté une série de mesures pour un soutien renforcé aux établissements et aux acteurs qui portent une mission de service public et permettent une meilleure visibilité de la musique dans toute sa diversité (opéras, centres de création musicale, festivals, ensembles musicaux, SMAC…).

Elle a également assuré qu'elle continuerait de se battre, dans le cadre de la révision de la directive européenne sur le droit d'auteur, "pour un meilleur partage de la valeur entre les plateformes de partage de vidéos et la filière musicale".

Si aucune indication complémentaire n'a été précisée, la ministre a par ailleurs annoncé que l'aide à la transition numérique était pérennisée.

LE DISCOURS DE FRANÇOISE NYSSEN

Appel à candidature Jazz Migration #4

mar, 11/28/2017 - 11:18

Porté par l'AJC, le dispositif d'accompagnement Jazz Migration ouvre son appel à candidature 2017 du 4 décembre au 12 janvier. Les lauréats sélectionnés bénéficieront d'un parcours professionnalisant sur 2 ans.

Jazz Migration est un programme de soutien à l'émergence de jeunes artistes jazz. Il a pour objectif d'aider au repérage, à la circulation et à la professionnalisation des artistes.

À l'issu des sélections, 4 formations bénéficieront d'un accompagnement comprenant une résidence de création, des formations théoriques et une tournée en France et en Europe. L'appel pour la sélection Jazz Migration #4 concerne à la fois l'accompagnement en 2018 et la tournée en 2019.
Voir les lauréats de Jazz Migration #3

Les critères de candidature :

  • Trouver une structure de diffusion (festivals, clubs, salles de concert, théâtre, centre culturels, scènes nationales et conventionnées, etc.) pour parrainer la candidature.
  • La moyenne d'âge des musiciens doit être de moins de 35 ans.
  • Être constitué en format du duo au quintet (pas de technicien son ou lumière pris en charge dans le dispositif).
  • Avoir enregistré au moins 1 disque (ou EP) au sein de la formation.
  • S'être produit au moins lors de 5 concerts réalisés dans des conditions professionnelles l'année précédente, dont une partie hors de leur région d'origine.
  • Les formations doivent être composées de musiciens résidant en France métropolitaine.
  • Être inscrit à la Sacem pour les compositeurs du groupe.
  • Les musiciens ne doivent pas être en cours d'accompagnement Jazz Migration avec une autre formation.
SITE DE JAZZ MIGRATION

Tables rondes aux Transmusicales

lun, 11/27/2017 - 17:10

Du 6 au 10 décembre auront lieu la 39e édition des Transmusicales de Rennes. En parallèle du festival, des temps d'échanges professionnels sont proposés par les partenaires. Au programme : diversité, développement durable, ville créative, réglementation sonore…

Depuis 10 ans, les Transmusicales de Rennes développent le projet 'Rencontres & débats' de manière à confronter les points de vue et mettre en perspective les évolutions du secteur musical.

Cette année, le fil rouge des débats est lié aux questions de diversité, "une thématique qui s'est imposée car nous connaissons une accélération des mutations du paysage musical dont il est à craindre qu'elle ne bouleverse définitivement les grands équilibres de l'écosystème très fragile et ne nous entraîne vers une uniformisation artistique et culturelle" posent les organisateurs du festival breton.
Les rencontres sont ainsi construites autour de cette problématique et portées par un ensemble de partenaires professionnels (LiveDMA, Agi-Son, Ferarock, Fedelima, SMA, etc.)

PROGRAMME 6 > 8 décembre

SEMINAIRE LIVE STYLE EUROPE – AUDIENCE DIVERSITY
Proposé par la FEDELIMA & LIVE DMA et soutenu par le programme Europe Créative de la Commission Européenne.

7 > 8 décembre

LUTHERIE NUMÉRIQUE. FORMATION POUR MUSICIENS, CRÉATEURS SONORES, PRODUCTEURS AUDIOVISUELS AUTOUR DU LOGICIEL ABLETON LIVE.
Formation professionnelle proposée par ELECTRONI[K]

7 décembre

FAIRE LE DIAGNOSTIC DÉVELOPPEMENT DURABLE DE SON FESTIVAL
Rencontre - 14h30 - 16h30 - Le 4Bis / CRIJ Bretagne
Proposée par le Collectif des Festivals

REUNION PLENIERE DU RESEAU HIP HOP BRETAGNE
Rencontre - - Le 4Bis / CRIJ Bretagne

8 décembre

ALGORITHMES VS PRESCRIPTEURS HUMAINS…QUELLE PLACE POUR LES MÉDIAS TRADITIONNELS FACE AUX MODES ACTUELS DE CONSOMMATION DE LA MUSIQUE ? QUELLES COMPLÉMENTARITÉS ET IMPACTS POUR LA PRÉSERVATION D'UNE RÉELLE DIVERSITÉ ?
Table ronde - 11H - 13H - Maison Des Associations
Proposée par la FERAROCK

QUELLES FORMATIONS POUR QUELS ARTISTES ?
Table ronde - 11h -13h - Maison Des Associations
Proposée par SMART FR

PRÉSENTATION DE LA NOUVELLE RÈGLEMENTATION SONORE
Temps d'info - 11h-18h - Le 4Bis / CRIJ Bretagne
Proposé par AGI-SON

DIVERSITÉ, ÉGALITÉ, PARITÉ
Table ronde - 14h30 -16h30 - Le 4Bis / CRIJ Bretagne
Proposée par la FEDELIMA

DES EMPLOIS AIDÉS À L'AIDE À L'EMPLOI : QUELS LEVIERS METTRE EN ŒUVRE ?
Table ronde - 14h30 -16h30 - Maison Des Associations
Proposée par le SMA (Syndicat des Musiques Actuelles)

FESTIVALS ET DÉVELOPPEMENT DURABLE, ET DEMAIN ?
Table ronde - 14h30-16h30 - Maison Des Associations
Proposée par le Collectif des Festivals

DIVERSITÉ DES ESTHÉTIQUES : VERS UNE COOPÉRATION DES RÉSEAUX ET FÉDÉRATIONS MUSICAUX
Table ronde - 17h30 -19h30 - Le 4Bis / CRIJ Bretagne
Proposée par la FEDELIMA en partenariat avec la FAMDT

LA VILLE EST ELLE TOUJOURS UN TERRAIN DE JEU POUR LES CRÉATEURS ?
Table ronde - 17h30-19h30 - Maison Des Associations
Proposée par 1DLab et CD1D

9 décembre

LA SCÈNE PUNK À RENNES (1976-2016)
Journée d'études - 10h30-13h / 14h30-18h - Maison Internationale de Rennes
Organisé par Solveig Serre et Luc Robène | Projet de recherche PIND (Punk is not dead. Une histoire de la scène punk en France, 1976-2016)

QUEL AVENIR POUR LES OEUVRES RARES ET OUBLIÉES ?
Table ronde - 11h-13h - Le 4Bis / CRIJ Bretagne
Proposée par Les Jours

POUR UN DÉVELOPPEMENT DURABLE DES ARTISTES, QUELLE SYNERGIE AU SEIN DE L'ÉCOSYSTEME MUSICAL ?
Débat - 11h00-13h00 - Le 4Bis / CRIJ Bretagne
Proposée par LE POLE DE COOPÉRATION POUR LES MUSIQUES ACTUELLES EN PAYS DE LA LOIRE

LES FEMMES HAUSSENT LE SON #2 : DU CONSTAT A L'ACTION !
Table ronde - 14h30 -16h30 - Le 4Bis / CRIJ Bretagne
Proposée par HF Bretagne, en collaboration avec la FEDELIMA

CULTURE EXPERIENCE DAYS | CONFERENCE PERFORMANCE DE SARO
Conf-performance - 14h30-16h30 - Maison Des Associations
Proposée par l'ADAMI

LES TRANS ET L'UNIVERSITÉ D'AVIGNON : UNE RELATION AU LONG COURS POUR APPRENDRE DES PUBLICS
Table ronde - 14h30 -16h00 - Le 4Bis / CRIJ Bretagne
Proposée par l'Université d'Avignon

LES TRANS ET MOI #3
Table ronde - 16h30 -19h30 - Le 4Bis / CRIJ Bretagne
Proposé par l'Université d'Avignon

EXPOSITION « A L'OUEST RIEN DE NOUVEAU » DE PATRICE POCH
10h30-18h - Maison Internationale de Rennes

INFORMATION & INSCRIPTION

Semaine du 27 novembre au 3 décembre

lun, 11/27/2017 - 11:43

Chaque semaine, retrouvez les principaux rendez-vous professionnels, aides et appels à candidatures de la musique : rencontres, ateliers, forums, AG, salons, concours, tremplins, etc.



27 NOVEMBRE

SHOWCASE INTERNATIONAL (date limite de candidature)
Francerocks Summerfest




27 - 29 NOVEMBRE

ASSISES
Assises nationales de la qualité de l'environnement sonore
Paris



28 NOVEMBRE

APPEL À PROJETS (date limite de candidature)
Rock'in Kiosque




28 NOVEMBRE

RENCONTRE
Rencontre professionnelle avec Philippe Russo (DA Sony Music)
Paris



29 NOVEMBRE

JOURNÉE D'INFORMATION
Former les associations aux nouvelles réglementations et aux dispositifs d'aide à l'emploi dans le champ du spectacle
Marseille



29 NOVEMBRE

RENCONTRE
AJC : 25 années d'engagement pour le jazz et les musiques improvisées
Paris




30 NOVEMBRE

AIDE (date limite de dépôt)
Aide à la création de musique originale pour le court-métrage





30 NOVEMBRE

CONCOURS (date limite de candidature)
Prix Georges Moustaki




30 NOVEMBRE

TREMPLIN (date limite de candidature)
Décroche le son !





30 NOVEMBRE

CONFÉRENCE DE PRESSE
Hadopi : présentation du rapport d'activité 2016-2017
Paris



30 NOVEMBRE

APPEL À PROJETS (date limite de candidature)
IOMMA, Indian Ocean Music Market




30 NOVEMBRE

DISPOSITIF D'ACCOMPAGNEMENT (date limite de candidature)
Le Chantier des Francos




30 NOVEMBRE

APPEL À PROJETS (date limite de dépôt)
Soutien aux émergences spectacle vivant en Grand Est




30 NOVEMBRE

RENCONTRE
Agi-Son en Région Occitanie
Montpellier



2 DÉCEMBRE

FORUM
Journée des Musicien.ne.s
Viry-Châtillon



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ET ACTUALISÉ EN CONTINU

Veille d'actualités - Semaine 47

ven, 11/24/2017 - 11:19

Cette semaine : maison commune & réactions, droits musicaux dans le monde, instruments connectés, blockchain, Fonpeps cafés cultures, Sonos lance Listen Better, fusion des labels Barclay et Def Jam, etc.

Chaque semaine, l'IRMA vous propose une sélection d'informations sur le secteur musical. Cette sélection est issue de la veille d'actualités relayée sur nos réseaux sociaux :

La "maison commune de la musique" au rapport

Roch-Olivier Maistre a remis à la ministre de la Culture Françoise Nyssen le rapport relatif à la mission de réflexion sur le projet de "maison commune de la musique". Retour sur les préconisations du rapport et les réactions des organisations professionnelles du secteur.



Droit d'auteur : forte croissance mondiale des montants collectés

En 2016, les collectes de droit ont atteint un montant record de 9,2 Md€ (+ 6%) annonce la Confédération Internationale des Sociétés d'Auteurs et Compositeurs (CISAC). Parmi les répertoires représentés, la musique affiche la plus forte croissance.



Le développement des instruments de musiques connectés

La lutherie n'échappe pas à la vague de numérisation qui déferle sur notre environnement quotidien. A tel point qu'on assiste à un véritable foisonnement créatif avec l'apparition de nouveaux instruments, souvent très intrigants.



La​ ​blockchain​ ​peut-elle ​mieux protéger​ ​les​ ​droits​ ​des​ ​artistes ?

Décrite par certains comme la 4ème grande innovation de ce dernier siècle, l'application de la blockchain à l'industrie culturelle vient initialement répondre au problème lié à la propriété intellectuelle et au droit d'auteur. Comment la blockchain peut-elle, à travers les « smart contracts », apporter plus d'harmonie ?



Le Fonpeps abonde au GIP cafés cultures

La 7e mesure du Fonds pour l'emploi pérenne dans le spectacle vivant et enregistré (Fonpeps) dédiée aux cafés cultures est opérationnelle depuis le 17 novembre. 500 000€ viennent abonder ce dispositif d'aide à l'emploi des artistes et techniciens dans les cafés, bars, restaurants.



Sonos lance le programme “Listen Better” pour la promotion et la défense de la musique

LE PDG de Sonos Patrick Spence a présenté dans une lettre ouverte le lancement de l'initiative “Listen Better” destinée à promouvoir et défendre le futur de la musique. Le programme souhaite concentrer ses actions sur le soutien du travail des artistes grâce à l'allocation de subventions à des initiatives locales et organisations non gouvernementales.



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ACTUALITÉS PROFESSIONNELLES

Le Fonpeps abonde au GIP cafés cultures

jeu, 11/23/2017 - 12:06

La 7e mesure du Fonds pour l'emploi pérenne dans le spectacle vivant et enregistré (Fonpeps) dédiée aux cafés cultures est opérationnelle depuis le 17 novembre. 500 000€ viennent abonder ce dispositif d'aide à l'emploi des artistes et techniciens dans les cafés, bars, restaurants.

Attendu depuis un an et demi, la mesure n°7 du Fonpeps n'instaure pas un nouveau dispositif d'aide mais vient compléter les budgets du dispositif déjà existant au sein du GIP cafés cultures.

Cette aide vise à soutenir la création de spectacles vivants dans les cafés et restaurants en prenant en charge, sur justification d'un contrat de travail passé avec l'artiste via le guichet unique du spectacle occasionnel (GUSO), une partie du salaire, incluant les cotisations sociales, des artistes et techniciens du spectacle.

Une somme de 500 000€ (pour l'année 2017) a été versée au GIP Cafés Cultures afin de renforcer ce fonds d'aide à l'emploi artistique sur tout le territoire national.
Jusqu'à présent, ce fonds n'était opérationnel que sur les territoires où une collectivité était adhérente du GIP. Le financement apporté par le Fonpeps viendra ainsi pour 60% compléter le dispositif auprès des collectivités adhérentes, et pour 40% permettra de lancer le fonds d'aide là où il n'y a pas de collectivité locale membre du GIP.

"Ce financement permet une ouverture du GIP cafés cultures à l'échelle nationale et joue le rôle de levier auprès des collectivités territoriales" précise Samia Djitli, directrice du GIP.

LE SITE DU GIP CAFÉS CULTURES

Droit d'auteur : forte croissance mondiale des montants collectés

mer, 11/22/2017 - 11:13

En 2016, les collectes de droit ont atteint un montant record de 9,2 Md€ (+ 6%) annonce la Confédération Internationale des Sociétés d'Auteurs et Compositeurs (CISAC). Parmi les répertoires représentés, la musique affiche la plus forte croissance.

La musique est le répertoire qui a généré le plus de collectes pour les sociétés membres de la CISAC. En 2016, les droits musicaux ont atteint 8 Md€, soit 87,4 % des collectes mondiales. Ils ont augmenté de 6,8 % en 2016, soit une croissance globale de 18,1 % depuis 2012.
Toutes les régions enregistrent une hausse, y compris l'Afrique (+11,1 %), l'Asie-Pacifique (+11,0 %) et la région Canada/États-Unis (+12,5 %). En Europe et dans la région Amérique latine et Caraïbes, cette hausse est, respectivement, de 3,5 et 2,8 %.

À l'échelle mondiale, la catégorie TV & radio est la première source de droits musicaux pour les sociétés en 2016, malgré un recul de 2,0 % par rapport à l'année précédente. La catégorie Direct (Live) & ambiance, stimulée par la bonne santé de la musique vivante, affiche une hausse de 2,6 %. Le secteur numérique connaît une croissance impressionnante depuis plusieurs années et confirme cette tendance en 2016 (+51,9 %).

Les 5 premiers pays contributeurs à la collecte de droits musicaux sont les États-Unis, le Japon, l'Allemagne, la France et le Royaume-Uni. L'Allemagne affiche la plus forte croissance pour ce répertoire avec une hausse de 16,4 % en 2016, largement attribuable à l'issue favorable de son litige avec YouTube.

LIRE LE RAPPORT CISAC

La "maison commune de la musique" au rapport

lun, 11/20/2017 - 11:50

Roch-Olivier Maistre a remis à la ministre de la Culture Françoise Nyssen le rapport relatif à la mission de réflexion sur le projet de "maison commune de la musique". Retour sur les préconisations du rapport et les réactions des organisations professionnelles du secteur.

Dans ce rapport, Roch-Olivier Maistre, conseiller-maître à la cour des comptes, estime que "depuis l'abandon du projet de Centre national de la musique (CNM) en 2012, le secteur musical a eu le sentiment d'accumuler les occasions manquées dans sa relation avec les pouvoirs publics" et ajoute que, malgré certaines avancées, "la politique publique de la musique paraît marquer le pas".

Ainsi, il propose de renforcer le rôle stratégique et prescripteur de l'Etat - seul entité "à même de porter une vision stratégique et d'intérêt général intégrant l'ensemble des composantes de la politique musicale" - par la mise en place d'un "visage unique" pour incarner la politique musicale au sein du ministère.

A côté de ce ministère fort, le rapport confirme la pertinence d'un opérateur public au service de toutes les musiques, ayant vocation à fédérer les acteurs autour de cinq missions d'intérêt général : l'observation, l'information, la formation, le développement international et le soutien économique à la filière.

Cet opérateur public pourrait participer, à l'heure de la révolution numérique, "d'une nouvelle ambition pour la politique musicale, après les deux phases fondatrices qu'ont constitué les années 1960 et les années 1980".
La constitution de ce nouvel établissement public succéderait au Centre national de la chanson, des variétés et du jazz (CNV), sans pour autant devenir "une grande « agence de la musique » ou un hypothétique « CNC de la musique » car cette option irait à l'encontre de l'histoire, de l'organisation et des singularités économiques de la politique publique de la musique".

Les propositions présentées dans ce rapport pourraient conduire à la création du nouvel opérateur dès 2019. "Pour autant, stipule le rapport, les difficultés soulevées par leur mise en oeuvre ne doivent pas être sous-estimées. Les échecs successifs des projets de centre national dédié à la musique ont mis en doute la volonté, sinon la capacité de l'État, à créer un jour un tel établissement. Ajoutées aux préoccupations souvent divergentes de nombre d'acteurs, elles impliquent que la concrétisation d'un tel projet soit l'objet d'un réel engagement de l'État."

LIRE LE RAPPORT

Les communiqués et réactions publiés suite à la parution du rapport :

SACEM : Des recommandations encourageantes pour une meilleure reconnaissance de la musique

La Sacem accueille avec satisfaction et intérêt les recommandations du rapport Rassembler la musique pour un centre national.

La Sacem se réjouit de voir l'éducation artistique et culturelle figurer parmi les quatre grands axes de soutien, cités au sein de ce rapport. Elle tient également à saluer l'engagement pris en faveur de l'aide à l'export de la musique.

La Sacem veillera à ce que ce Centre national ne soit pas seulement guidé par une approche économique, mais qu'il soit aussi conçu comme un instrument stratégique de défense de la diversité culturelle et doté de réels moyens.

La Sacem demeurera particulièrement attentive à la place qui sera accordée à la chanson française et à la promotion de la création francophone. Il est essentiel qu'elle soit au cœur des préoccupations d'une maison commune de la musique.
Lire le communiqué

SACD : Rapport Maistre, des fondations solides pour une Maison commune de la Musique

Les auteurs et compositeurs de la SACD partagent largement les orientations de son rapport et sa volonté de dégager des solutions à la fois innovantes, réalistes et ambitieuses.

L'installation d'un établissement public à même de réunir la diversité du monde musical, d'être un lieu d'observation de l'économie et de la fréquentation musicale, et de soutenir toutes les esthétiques serait une démarche d'intérêt général.

Pour créer et accompagner le développement de cette Maison commune de la Musique, de nouveaux moyens de financement devront également être recherchées.

Les auteurs et compositeurs veillent à ce que les ressources qui pourraient être prélevées sur des taxes culturelles existantes ne viennent pas affaiblir les affectations déjà prévues pour soutenir d'autres pans de la création, notamment audiovisuelles, cinématographiques et numériques.
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LA GAM : Un Centre National de la Musique : les Artistes l'ont toujours voulu, ils sont enfin entendus

Depuis sa naissance en 2013, la GAM a toujours été convaincue qu'il fallait doter le secteur musical d'un centre national et l'avait porté comme l'une de ses principales revendications lors de la récente campagne présidentielle.

Ce Centre devrait bénéficier aux interprètes, auteurs et compositeurs en permettant une meilleure coopération et solidarité entre les métiers de la musique, notamment s'il est doté de financements à la hauteur des préconisations justes et ambitieuses de Monsieur Maistre.
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ADAMI : Centre National de la Musique : enfin une politique globale de la musique ?

Ce rapport pourrait être un pas décisif dans la construction d'un établissement commun à toute la filière musicale et attendu de longue date par tous.

Par conséquent, alors que la question de son financement est particulièrement complexe et porte en elle le germe d'un énième échec, nous formulons le souhait que le ministère mette rapidement en œuvre les conditions de réalisation du CNM.

L'urgence est celle de la première pierre par l'agrégation de missions et fonds existants auxquels devra s'ajouter la tant attendue mise en œuvre d'un observatoire de filière réunissant toutes ses composantes.

Par ailleurs l'Adami se félicite que Roch-Olivier Maistre souligne que la question de la rémunération des artistes sur le streaming n'est toujours pas réglée.
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PRODISS : « Rassembler la musique pour un centre national », le PRODISS prêt à la concertation et à l'action

Le PRODISS salue l'ambition de créer un établissement commun pour la filière musicale, véritable priorité pour l'ensemble des acteurs de la filière.

Fédérer l'ensemble des parties prenantes autour de ce projet commun repose sur la mobilisation de ressources nouvelles, un prérequis dont Roch-Olivier Maistre a tenu compte dans son analyse et ses recommandations.

Nous saluons la grande qualité des recommandations de Roch-Olivier Maistre et nous souhaitons nous inscrire pleinement dans les concertations à venir qui permettront d'établir la préfiguration de cet établissement.
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SNEP : Un Centre National de la Musique pour répondre concrètement aux ambitions de toute une filière

Le projet d'un Centre National de la Musique constitue une base de travail solide, afin de donner un nouvel élan à l'engagement des pouvoirs publics en faveur d'une filière musicale dont les attentes ont trop souvent été ignorées ou mises de côté.

La transition numérique suscite des interrogations légitimes quant à la pérennité du tissu productif et à la diversité de notre production musicale. C'est pourquoi la création d'un établissement public rénové, qui puisse accompagner le dynamisme de notre production locale, tant sur notre territoire que dans une stratégie internationale, peut constituer une réponse adaptée aux enjeux actuels.

Ce Centre National de la Musique ne pourra toutefois se déployer sans une volonté politique forte et un financement stable et pérenne. C'est là la première condition pour la réussite de ce projet politique ambitieux.
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UPFI : Oui à un Centre National de la Musique

C'est avec beaucoup de satisfaction que l'UPFI a pris connaissance des préconisations formulées par Roch-Olivier Maistre, dans le rapport qu'il a remis à la Ministre de la Culture.

La proposition de création d'un nouvel établissement public succédant au CNV, au service de l'ensemble de la filière musicale, constitue un signal fort pour montrer l'importance de ce secteur tant sur le plan créatif qu'économique.

Pour autant, l'échec du projet de création d'un CNM en 2012, qui constituait un projet phare pour l'UPFI, doit nous inciter à la prudence. Sans un financement complémentaire ambitieux, qui suppose un arbitrage favorable du Gouvernement, ce projet n'a pas de sens.
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IRMA : L'Irma salue le rapport Roch-Olivier Maistre

L'Irma rejoint l'ambition portée de « Rassembler la musique pour un Centre national » en pointant l'importance des moyens nécessaires pour y parvenir.

L'Irma se félicite que le diagnostic posé place les missions d'information et de formation dans les fondements d'un tel projet d'établissement, opérateur d'intérêt général. Nous y voyons une reconnaissance de notre engagement indéfectible sur ces enjeux depuis plus d'une trentaine d'années.

L'Irma envisage donc favorablement son implication dans les suites qui pourraient être données à ces préconisations en indiquant sa volonté de soutenir cette prise en considération de la fonction de « Ressource », de la diversité de ses bénéficiaires, de son implication sur les territoires en appui des collectivités territoriales, et de son soutien à l'innovation et à la prospective.
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Rapport Roch-Olivier Maistre sur la Maison commune de la musique : un tabouret dans la cave pour les #auteurs et #compositeurs JAMAIS cités.#UNAC

— UNAC (@unac_info) 18 novembre 2017

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