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Mis à jour : il y a 1 heure 22 min

Quelle est la place des femmes dans les musiques actuelles?

ven, 09/04/2015 - 13:05

Post publié initialement sur le site Osez Le Feminisme 92. Qui nous le prête gentiment. Et écrit par le developpeur/gardien/baby sitter de ce site et de celui de l’Agence DBTH, Antoine Sirven qui a déjà écrit de nombreux posts sur ce sujet sur ce blog, comme La liberté de fermer ta gueule ou du sexisme dans la musique ou Dérapage sexiste chez Emergenza? EXIT!

Et puis la team DBTH (qui est à parité avec 3 filles et 3 garçons je tiens à le préciser), est très impliquée sur le sujet. Sujet qui commence, (enfin!), à avoir un peu de visibilité. Sujet souvent remis en question, critiqué, rabaissé, voir balayé. Je me rappelle ma difficulté à monter mon premier panel sur ce sujet pour une conférence en France. Ou le vieux  experimenté patron de cette conférence ne comprenait pas ne voulait pas comprendre la différence entre égalité et mixité “mais je vois pas le problème, il y en a des femmes”. Alors comment te dire?

Du coup, nous continuons notre travail sur le sujet; Et sommes même à l’origine de la journée “Women In Music” sur le wonderful Future Of Music Forum à Barcelone avec notamment Antoine sur scène avec nous. Et d’autres s’y mettent, avec l’organisation par le Wonderful Reeperbhan, de conférences sur le rôle des femmes dans l’industrie musicale” avec ’Women in the Live Business‘ et  ’Why We Need More Women in Music

 

 

La musique populaire et les musiques actuelles portent généralement des messages émancipateurs, revendicateurs, parfois subversifs. Mais même au sein des scènes musicales les plus engagées, le combat féministe reste bien souvent sur la touche.

Né dans l’esclavage, le blues a été un moyen d’expression et de libération des noir.e.s américain.e.s.
Le rythm n’ blues et le rock, des mouvements d’émancipation d’une jeunesse souhaitaient rompre avec l’ordre établi.
La soul music a largement accompagné les mouvements pour les droits civiques et pour l’égalité raciale aux USA et ses rejetons (funk, hip hop etc) ont souvent continué à porter ce message.
Le rock psyché et les protest singers de la folk ont clamé haut et fort leur antimilitarisme et leur anticapitalisme, avant de se perdre dans les vapeurs de la drogue.
Le Punk rock a porté, parfois maladroitement, ses idéaux libertaires ou anarchistes.

Cependant, derrière ces aspects progressistes, des schémas de culture dominante s’appliquent toujours de manière criante. Notamment en ce qui concerne la place des femmes.

 

Une crédibilité toujours remise en question

Björk a récemment écrit un article sur le fait qu’une femme professionnelle de la musique n’était pas prise au sérieux par ses pairs et qu’on attribuait toujours ses travaux aux hommes qui l’ont accompagnée dans son travail.

Si les professionnels de la musique sont capables de ne pas prendre Björk au sérieux aujourd’hui, imaginez la pression qui repose sur une artiste, ou n’importe quelle professionnelle, qui ne dispose pas d’une carrière et d’une renommée aussi prestigieuse que la sienne?

C’est effrayant.

Une connaissance m’a récemment soutenu que Beyonce n’était connue que grâce à sa relation avec Jay Z, alors que les faits contredisent totalement cette affirmation.

On pourrait écrire des pages entières sur le discrédit jeté sur les « femmes de » quelle qu’ait été leur carrière. On les résume à leur situation maritale. Que ce soit pour les traiter des harpies briseuses de groupes (courtney love, yoko ono,…) on pour les considérer comme un simple produit de leur entourage masculin à qui bien entendu elles doivent carrière et réussite.

La même Beyonce se voit attaquée sur ses positions féministes sous prétexte qu’elle « crâne en string » ou « chante nue sous sa douche ». On baigne en plein slutshaming. Ta jupe est trop courte donc ton argumentaire devient caduque.

Les chanteuses pop sont souvent attaquées pour leur assimilation et utilisation des codes pornographiques dans leurs clips, concerts etc. Mais a-t-on entendu le même genre de débat concernant Elvis? Certes tout le monde s’accorde à dire qu’a l’époque il a choqué les bien pensants mais à aucun moment on a considéré qu’il « utilisait son corps pour vendre des disques » on a plutôt salué son génie. Quand Jim Morisson sort son sexe sur scène il brises les tabous et se rebelle contre la société puritaine, quand janet jackson montre son sein elle se fait traiter de salope. Iggy pop a t il déjà été pris de haut pour son attitude sexuelle sur scène et le fait qu’il soit toujours presque nu? Non.

On accorde plus de crédit à Bruce Springsteen quand il parle des prolos malgré sa fortune ou à Johnny Cash quand il parle de l’univers carcéral (alors qu’il n’a jamais été incarcéré) qu’à des femmes qui parlent de leur condition.

On marche sur la tête.

Bikini Kill – figure de proue du mouvement riot grrrl dans les années 90

 

Un phénomène récurrent

Les figures féminines pionnières du blues ou du jazz sont connues mais peu nombreuses, on citera volontiers Billie Holiday ou Nina Simone, mais à part les amat.rice.eur.s, peu se souviennent de Mamie Smith, pourtant auteure du premier enregistrement de blues à être commercialisé : « Crazy Blues ».

Mamie Smith décrite comme lunatique dans la presse parce qu’elle changeait de musiciens (mâles).

Et toutes ces femmes, dans des troupes itinérantes, comme Bessie Smith ou Ma Rainey – figures de proue du « black feminism » du début du XXème siècle qui ont chanté le blues, la liberté pour les femmes, les noir.e.s et la reconnaissance des homosexuelles.

Dans une scène musicale où les valeurs virilistes et machistes sont ouvertement chantées, elles ont le courage de parler de leur quotidien, de la maltraitance qu’elles subissent, de leur soif d’égalité, et d’émancipation.

Bessie Smith chante dans « Sing Sing prison blues » un texte ou elle raconte le jugement d’une femme ayant tué son mari suite a des maltraitances. Elle y affirme l’impossibilité de la justice masculine à comprendre cet acte. Elle y chante aussi l’absence justifiée de regret de l’héroïne. Chanter ce genre de parole dans l’Amérique des années 20 demande un courage certain.

 

 

Quand Trixie Smith sort le titre « My man rocks me (with one steady roll) » titre ouvertement sexuel, en 1922 chez Black Swan, elle n’imagine pas que le titre de la chanson va inspirer le nom d’un style musical qui survit encore en 2015. Car tout est déjà là, même si l’instrumentation est clairement blues, la démarche du rock n roll et sa provocation lascive sont déjà présentes.
Et pourtant le Rock n Roll est considéré comme une invention masculine.

Elvis, Chuck Berry, Bill Haley et tous les pionniers du rock n roll avouaient volontiers s’inspirer de certaines femmes, comme Sister Rosetta Tharpe ou Big Mama Thornton qui fut l’interprète du premier enregistrement de « Hound Dog », N°1 des ventes pendant 7 semaines, et cela près de 4 ans avant la version d’Elvis.
Alors comment se fait il que notre mémoire se focalise à ce point sur les artistes masculins?

Qui sait aujourd’hui que le célèbre déhanché d’Elvis, celui là même qui a diabolisé le rock n roll,  ce déhanché qui a valu qu’on ne cadre Elvis qu’au dessus de la ceinture à la télévision, ce déhanché qui a fait rêver les adolescent.e.s et choqué les adultes des années 50, lui a été enseigné par une femme : Tura Satana, danseuse et actrice. On pourrait d’ailleurs noter que Tura Satana souffrait largement aussi de slutshaming à l’époque. Ce qui l’a poussée a garder secrète sa relation avec Elvis pour ne pas ternir son image.

L’histoire est  majoritairement racontée par des hommes qui détiennent la production, la presse, la diffusion. Et les femmes sont  vues bien souvent comme faire-valoir, voir comme des accessoires.

Le constat a peu changé au cours des dernières années. Le rock continue d’utiliser une imagerie prônant les valeurs viriles, et les musiques actuelles (hip hop, electro, dance, funk, reggae,… ) ne sont pas en reste.
Bienvenue en 2015  : Femmes nues en pochette d’album, femmes soumises dans les clips, des paroles mettant en scène un homme puissant financièrement, musculairement et sexuellement.
Où est le changement?

 

Femmes de l’ombre

En dehors des rôles de création/interprétation, le constat reste identique, parfois pire.
Quelle productrice peut se vanter d’une notoriété internationale?

Combien de femmes ont la reconnaissance d’un rick rubin, d’un steve albini ? Le site d’actualité musicale Greenroom à consacré un dossier cet été à 7 producteurs de légendes. Je vous laisse imaginer le nombre de productrices en faisant partie?

Aucune.

Pourtant certaines étaient au manettes pour des enregistrement extrêmement importants, on peut citer entre autre Sylvia Massy, productrice de l’énorme album de Tool « undertow », le premier album de System of a Down, et qui a enregistré « unchained » de Johnny Cash pour Rick Rubin.

On peut aussi citer Sylvia Robinson, productrice de « Rapper’s delight » de sugar hill gang, ainsi que « the message » de Grandmaster flash & the furious five, qui sont les morceaux fondateurs du mouvement Hip-Hop.

View image | gettyimages.com

 

Rock n Roll Hall of Males

L’histoire des musiques actuelles est pleine de références féminines mais pourtant, il suffit de se rendre sur le rock n roll hall of fame et de compter les artistes ou groupes présent.e.s. c’est édifiant.
Sur 304 groupes ou personnes récompensé.e.s, seules 24 sont des femmes (ou groupes de femmes) et 18 sont des groupes mixtes soit 8% de présence féminine et 6% de présence mixte. On est loin de la parité.

Quand on rentre dans le détail c’est encore plus frappant :
– Les seules femmes citées en « non performer » c’est à dire des professionnelles récompensées pour leur travail hors de l’interprétation sur scène ou en studio (productrice, auteure ou compositrice, etc) le sont au sein d’un couple mixte. Aucune en solo

– Les récompenses de « sidemen » (accompagnateur.rice) et de « lifetime achievement » (carrière) sont attribuées à 100% à des hommes.

-La récompense de musical excellence n’a été attribué qu’à 2 femmes, mais indirectement, dans un groupe mixte: le E Street Band de Bruce Springsteen (qui comporte 14 hommes et 4 femmes).

C’est maigre.

Mais au final assez révélateur de ce que l’on observe  dans ce milieu.
Les postes de producteurs sont en grande partie monopolisés par la gente masculine, bien souvent les femmes ont des postes liés à la communication ou aux relations publiques.
Les directions des majors sont très largement masculines, et les métiers techniques (ingénieur du son, réalisateurs artistiques) sont là aussi, chasse gardée des hommes.

Et pourtant les femmes ont été et continuent d’être extrêmement influentes, qu’elles soient célèbres ou non…
Que ce soient les créatrices, les artistes, les visionnaires, les manageuses, les tourneuses, les amatrices, les mélomanes. Elles doivent constamment justifier leur place, là où la présence des hommes est considérée comme naturelle.

Parce que la musique est bel et bien une langue internationale et sans genre. Ou en tout cas, elle devrait l’être.

Verbaliser la domination masculine dans les milieux dits « progressistes » peut à terme nous permettre d’identifier le sexisme ordinaire de nos comportements et – espérons le –  l’éradiquer.

You learn that the only way to get rock-star power as a girl is to be a groupie and bare your breasts and get chosen for the night. We learn that the only way to get anywhere is through men. And it’s a lie.

On nous apprend que la seule manière d’avoir le pouvoir des rock stars en tant que femme est d’être une groupie, de montrer ses seins et d’être celle qui sera choisie pour la nuit. On nous apprends que tout ce que nous pourrons obtenir viendra des hommes. C’est un mensonge
Kathleen Hanna

 

NOTE DE LA REDACTION: Si vous voulez allez plus loin, de nombreux articles sur le sujet. ENFIN nous en parlons:

BUSINESS

NAKED WOMEN…

FESTIVALS

 

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Le marché africain du streaming musical en pleine ébullition

jeu, 09/03/2015 - 13:05

Multipliants les partenariats avec les opérateurs mobiles locaux, les plateformes de streaming tentent de s’implanter en Afrique subsaharienne, dans un marché de plus en plus concurrentiel

L’an passé, Deezer, annonçait un partenariat avec l’opérateur mobile Tigo, pour que celui-ci distribue son catalogue de 35 millions de titres au Ghana, au Tchad, en Tanzanie, en République Démocratique du Congo et au Rwanda. Ce partenariat s’avère mutuellement bénéfique, puisque Deezer a ainsi accès à la base d’utilisateurs de l’opérateur s’élevant à 20 millions de personnes, tandis que l’intégration de Deezer permet à Tigo de construire sa base d’utilisateurs 3G et d’accroitre ses revenus en dehors des forfaits téléphoniques.

Déjà en partenariat depuis 2012 avec Orange pour la Mauritanie et la Cote d’Ivoire et avec Vodacom pour l’Afrique du Sud depuis 2014, Deezer cherche à renforcer sa présence dans un territoire où la 3G, très peu présente jusqu’alors, est désormais en plein essor. Le succès de son implantation devrait alors être concomitant avec la croissance de la 3G dans ces pays.

Or, c’est sans compter sur le fait que le marché des fournisseurs de contenus tels que les plateformes de streaming est de plus en plus concurrentiel en Afrique, et de nombreux services ont fait leur apparition sur ce créneau. On compte en effet plus de 100 plateformes mobiles et digitales de musique sur le territoire africain, et de nouvelles émergent chaque semaine. Parmi elles, deux ont été lancées en mai 2015 par des startups dans les deux parties francophones du Congo, en République Démocratique du Congo (Congo-Kinshasa) et à Congo-Brazzaville, pour diffuser les crus musicaux du coin – qui ne manquent pas.

 

 

La première plateforme, baptisée Litoyi, a été lancée par Kenan Jered Mfoundou au Congo-Brazzaville et met à disposition de ses utilisateurs de la musique sans avoir à la télécharger. Les utilisateurs peuvent également partager leurs morceaux préférés avec leurs amis via les réseaux sociaux et les encourager à aller visiter le site. Cette plateforme se veut également équitable : elle permet non seulement d’accroitre la visibilité des artistes, mais aussi de s’assurer que les auteurs et compositeurs soient rémunérés puisqu’elle travaille étroitement avec le Bureau Congolais des Droits d’Auteurs. Le business model est basé principalement sur la viralité, comme nombre de startups des industries de contenus sans financements. La plateforme travaille aussi sur le lancement d’une application, l’augmentation de ses revenus publicitaires, et un partenariat avec un opérateur mobile local.

La seconde startup, Baziks Entertainment est agée de trois ans et est située de l’autre côté de la rivière qui les sépare, à Kinshasa. Elle a lancé deux plateformes distinctes, baziks-pulse.com et Baziks store, dans l’espoir de transformer le potentiel du marché de la musique digital en une réelle économie. La startup a d’ores et déjà signé des accords avec plusieurs opérateurs mobiles locaux. Elle se situe à la croisée du téléchargement et du streaming : d’un côté elle permet aux artistes de sortir leur musique et d’intéragir avec leur fan base, de l’autre, elle permet aux amateurs de musique de découvrir la nouvelle génération d’artistes. Le rôle de Baziks dans l’émergence d’artistes est assurémment important, puisque de nombreux artistes ont acquis une renommée internationale grâce à elle, tels que Melina Katende, Melody of Love, G.NAX, Machine Record ou Kevin Mengi. Son catalogue recence 110 mille morceaux disponibles en ligne, 50 mille en téléchargement gratuit et le site a déjà attiré plus de 100 mille visiteurs.

Ainsi, si Deezer bénéficie de nombreux partenariats sur divers territoires, la prolifération de nouveaux acteurs nationaux le met dans l’obligation de renforcer son catalogue de contenus locaux pour s’imposer durablement. Or, son partenariat avec l’opérateur Tigo est en cela très intéressant, puisque la maison-mère de ce dernier n’est autre que la société Millicom International Cellular, elle-même en partenariat avec le label digital Africori, dans le but d’acquérir et de manager les droits d’artistes, d’auteurs et de micro-labels locaux.

Mais à ses concurrents les plus installés tels que Simfy, Spinlet, Mziiki, Mdundo, s’ajoutent désormais les petites startups du type Litoyi ou Baziks, et chacun compte bien se faire une place au soleil dans ce marché très attractif, poussé par la croissance de la 3G en Afrique.

Et rajoutons à cela l’arrivée d’Universal en Afrique et son  installation à Abidjan, qui partagera les locaux de Canal+ à Cocody.

 

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Un peu de vocabulaire ? L’anatomie de la scène de festival!

mer, 09/02/2015 - 12:46

Notre ami David Van Lochem revient aujourd’hui pour nous donner un petit cours sur l’anatomie des festivals. La saison des festivals est bien entamée, on a pensé que ça pourrait vous interesser! 

Elle hurlait dans son smartphone pendant le set de Quentin Mosimann au Francos : “On est juste à côté du discobar !”. Non, Mademoiselle, malgré le genre musical, tu n’es pas en boîte, et te trouves à côté de la régie son “façade”. Une petite leçon de vocabulaire ?

Mettons un peu d’ordre dans le jargon de la scène.

Régie scène pour un concert – utiliser le bon vocabulaire

Partant du fond de l’esplanade, derrière la régie-son, où je me trouvais pour protéger un tant soit peu mes oreilles, on trouve divers éléments qui sont désignés par un vocabulaire spécifique.

  • La régie son : située en face de la scène, remplie de quelques flight-cases noirs et d’armoires de matos avec des boutons et des petites lumières, des consoles de mixage, des mecs de dos avec un casque sur la tête avec des T-shirts (obligatoirement noirs) à message variant de “you need me” à “fuck-off” selon l’humeur ou l’humour du jour. Alternativement le T-shirt du concert mythique d’un groupe culte du rock laisse planer un doute sur le fait qu’il était aux manettes ce jour-là. Parfois, pour les pros, le T-shirt de la société de sonorisation est obligatoire.
  • On parle parfois de régie son façade, c’est-à-dire qu’elle concerne exclusivement le son destiné au public. Dans ce cas, une petite régie dite régie de retour sur le côté de la scène s’occupe du son destiné aux artistes. Souvent un trouve regroupé avec la régie son, une régie lumière et une régie vidéo qui diffèrent par la partie du spectacle dont ils s’occupent.
  • La fosse : c’est vous, c’est l’endroit entre la régie et la scène où se trouvent la majorité des gens. On parle de jauge pour la capacité des salles et des esplanades. Équilibrer l’envie que le public aura de voir un artiste et la jauge potentielle de chaque scène est un casse-tête pour les organisateurs.
  • La rampe : c’est le bord de la scène qui a prêté son nom à toute une série d’expressions – être sous les feux de la rampe, pour un artiste qui entre dans la lumière, franchir la rampe, pour un artiste qui a réussi à toucher son public.
  • L’avant-scène : la portion de scène exactement située entre la rampe et les rideaux et structures qui délimitent le cadre extérieur de la scène. C’est l’endroit où on trouve les retours, ces haut-parleurs posés au sol et dirigés vers les musiciens. C’est l’endroit où le chanteur vient agiter son corps en sueur et où le guitariste vient faire son solo.
  • Les retours : ce sont des enceintes posées au sol et inclinées, destinées aux artistes et orientées vers eux. Le son qui en sort n’est en général pas le même que celui de la façade, ce qui justifie l’existence d’une régie retours dédiée qui s’occupe également des In-Ear ou oreillettes, quand les artistes ont des écouteurs intra-auriculaires pour mieux entendre un mixage personnalisé de leur propre retour. On parle parfois de “moniteurs“, un terme employé au Quebec, mais chez nous ce mot fait partie du vocabulaire utilisé pour désigner les enceintes de contrôle de studio.
  • Le backstage ou coulisses : l’arrière et les côtés de la scène, parfois dissimulés par des rideaux (au fond) et des pendrillons (sur les côtés) où vont et viennent les techniciens et les roadies, où se préparent les changements d’instruments et de costumes. Par extension ce terme désigne toute la face cachée d’un spectacle. Suivre un artiste en backstage comme je l’ai fait pour Jacques Stotzem est toujours passionnant, et les plus chanceux peuvent rencontrer leur artiste préféré en backstage pour une photo qui fera pâlir de jalousie leurs amis.
  • Le plateau : l’ensemble de la scène, avant-scène et backstage compris. Il est composé de praticables, sortes de tables rectangulaires qui surélèvent la scène et servent à donner du relief à celle-ci, par exemple pour y installer le batteur. Par extension le terme plateau désigne aussi l’ensemble des artistes d’une soirée ou d’un festival. Ex : cette année, les organisateurs ont réuni un plateau exceptionnel à Spa pour l’édition 2015 des Francofolies.
  • Le plateau est parfois encombré de flight-cases ou “Fly”. Ce sont des caisses robustes renforcées avec des cornières et des coins en aluminium. Ils protègent le matériel qui doit être transporté dans des conditions rudes. Ils peuvent être gerbés (empilés), et ont généralement des roues.
  • Le fond de scène ou lointain se passe d’explication, c’est là que s’arrête votre regard si vous n’avez pas de backstage-pass.
  • Les structures, les ponts (horizontaux) et le grill (l’ensemble des ponts) sont les éléments tubulaires où se fixent les lumières. On parle également de la cage de scène, l’ensemble formant une sorte de boîte couvrant le plateau. Au théâtre, on est plus spécifique sur le vocabulaire désignant ces divers éléments. Par exemple, on ne dit pas gauche et droite, mais “Jardin et cour” (*) mais on ne va pas se lancer dans ce vocabulaire un peu pédant.
  • La façade est l’ensemble de sonorisation destiné au public. Composé de nombreux éléments servant à reproduire  les aigus (tweeters), les mediums (originalement appelés médiums) les basses (woofer) et les ultrabasses (subwoofers ou sub). Les éléments sont parfois dispersés ou accrochés aux ponts pour une meilleure diffusion dans l’espace et le temps. Les éléments empilés et incurvés, parfois surnommés bananes visent à diffuser le son de manière à ce qu’il atteigne l’ensemble du public de manière synchronisée dans le temps sur de grandes distances. Cela évite une dégradation du son due à des réflexions ou une diffusion incohérente dans le temps et l’espace.

Voila, un petit tour du vocabulaire pour décrire l’anatomie de ce qui se trouve devant vous lors d’un festival. J’en oublie sûrement … n’hésitez pas à compléter.

Dans le prochain billet, on parlera des noms des métiers des coulisses du spectacle.

(*) L’intérêt de parler de cour et de jardin est de pouvoir communiquer en évitant l’ambiguïté de “ta” droite face à la scène et “ma” droite vue depuis la scène. Jardin est à gauche, face à la scène, cour est à droite … comme dans le nom de Jésus-Christ. L’expression nous vient du vocabulaire propre au théâtre du Palais des Tuileries dont la salle donnait réellement sur la cour du Louvre d’une part, et sur le Jardin des Tuileries d’autre part.

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Slack : l’appli qui révolutionne le travail en équipe !

mar, 09/01/2015 - 11:51

Depuis quelques temps, Slack envahit nos fils d’actualités.  Intrigués par ce mystérieux outil, nous en sommes devenus utilisateurs pour mieux vous parler de ce service de messagerie instantanée idéal pour communiquer avec vos équipes !

Très concrètement, chez DBTH, nous avons un vrai problème d’emails. Emails externes, plus d’une centaine par jour, et emails internes…plus d’une centaine par jour! Comme pour nous tous, on passait plus de temps sur le traitement des emails que le travail concret, et nous nous posions constamment la question de comment améliorer tout cela! Nous avons donc mêlé notre Trello et Drive à Slack, pour gérer toute notre communication interne sur la gestion de tous nos projets, et viser le zéro email au bureau. Vous gérez un projet à plusieurs, Slack est pour vous!

Commençons par un peu d’histoire : Slack a été fondé par l’entrepreneur canadien Stewart Butterfield (qui est aussi le co-fondateur de Flickr) en février 2014. Seulement quelques mois après son lancement, Slack est valorisé à plus d’un milliard de dollars. Un projet prometteur en somme. Surtout lorsque l’on sait que de nombreux service en ligne (Github, Dropxbox, Google Drive) permettent son intégration directement depuis leurs plateformes.

  • Slack : pour qui  et pourquoi faire ?

Slack est un outil gratuit et donc utilisable par tout à chacun. De plus, si vous êtes un fervent utilisateur de Facebook et Twitter il y a fort à parier que vous adoptiez Slack à la lecture de cet article. Plus précisément, Slack est destiné à toutes les équipes qui souhaitent mettre de côté les mails bien souvent chronophages au profit de la conversation instantanée pour simplifier le mode de communication entre leurs membres.

  • Ce qu’il faut savoir sur Slack :

► Votre inscription : Elle est gratuite ! En tant que nouvel utilisateur, Slack va vous demander de créer un groupe de travail qui sera lié par une URL de votre choix. À titre d’exemple, il s’agit pour l’agence DBTH de “dbth.slack.com“. Une fois ce groupe créé, vous allez devoir intégrer les adresses mails de votre équipe pour que ses membres puissent y être intégrés. Dernière étape : le choix de votre pseudo et de votre mot de passe pour assurer la connexion et le tour est joué !

► Les “Channels” : elles sont représentées par des hashtags. Ce sont l’ensemble des sujets et groupes de discussion auquel vous appartenez. Bien entendu ici , c’est exactement le même principe qu’un groupe de discussion Facebook : on peut aussi bien vous intégrer dans une discussion mais vous pouvez également en créer de nouvelles.

► Les  documents partagés : ici deux options s’offrent à vous. La première : vous pouvez uploader des fichiers (images, vidéos, pdf, zip, doc…) depuis votre ordinateur. Mais attention, vous ne pourrez pas faire de votre document un document collaboratif où apporter des modifications ou commentaires.  Seconde option :  créer un billet directement à l’intérieur de votre groupe de travail. Dans ce cas, seul le détenteur du billet pourra le modifier. Vous l’aurez compris : quand on partage des documents sur Slack, il vaut mieux s’assurer qu’ils sont à titre informatif plus que collaboratif ! C’est d’ailleurs sans doute, la plus grosse faiblesse de cet outil pourtant très performant!

► La synchronisation avec d’autres applications : on vous en parlait un petit peu plus haut : un des points forts de Slack réside dans le fait que l’outil puisse se connecter automatiquement avec Google Drive, Google+, Hangouts, Twitter, Dropbox, MailChimp, mais aussi Zendesk, GitHub ou encore Asana ! Ainsi, grâce à la synchronisation de multiples applications vous pourrez recevoir des notifications pushs en temps en réel à l’intérieur de vos channels !

► Gratuit (dans une certaine mesure) : En effet, l’outil est au demeurant gratuit puisque basé sur le modèle “-freemium.  Ensuite, des versions premium sont proposées pour augmenter vos espaces de stockage. Dans ce cas, l’abonnement peut monter jusqu’à 49$ par mois et par utilisateur en fonction de l’espace dont vous avez besoin !

  • Le succès de Slack en quelques chiffres :

► Une levée de fond de 120 millions de dollars en octobre 2014.

30 millions de messages sont échangés chaque semaine.

► L’outil compte 1 million d’utilisateurs actifs dont 300 000 ont souscrit à un abonnement payant!

► 60 ingénieurs recrutés en un an pour faire face à l’augmentation croissante d’utilisateurs. 

► Slack est passé de 10 à 200 employés et compte parmi ses utilisateurs des sociétés de renom : Airbnb, Adobe, The Times, Slate, Paypal, BuzzFeed, Samsung, SalesForce…

 

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Comment Tinder a construit sa croissance explosive?

lun, 08/31/2015 - 11:11

Tinder est une application mobile de “dating” basée sur la géolocalisation des utilisateurs. Créée le 1er septembre 2012, elle est officiellement lancée le mois suivant par Hatch Labs, l’incubateur d’InterActiveCorp (IAC), groupe qui est encore aujourd’hui l’actionnaire majoritaire de Tinder. Gigantesque phénomène de société, l’application n’en est pas moins controversée. Accusé de décomplexer la culture du coup d’un soir par cet article du Vanity Fair, Tinder s’en est défendu à travers une gestion relations presse pour le moins étonnante: un véritable tweetstorm réfutant les éléments de la journaliste du Vanity Fair, en inventant d’autres (Tinder serait utilisé en Corée du Nord..) et provoquant un tollé sur le web. A noter aussi le renvoi en Aout dernier de son dernier Directeur Général, Chris Payne, remplacé par Sean Rad le co-fondateur de Tinder. Or, cette crise est loin d’être la première qui ébranle la communication de l’application qui a popularisé le “swipe”.

Tinder, des controverses au scandale

L’application a connu dès sa sortie un succès fulgurant : passée de 10 à 40 millions d’utilisateurs entre janvier et décembre 2014, elle comptabilise plus d’un milliard de “swipes” quotidien et connait une croissance annuelle de 100% en termes d’utilisateurs actifs mensuels (UAM), selon les chiffres dévoilés le 3 février dernier à l’occasion d’une conférence sur les résultats annuels d’IAC. Mais entre communication et informations opaques, crises de gouvernance, scandales de harcèlement sexuel et relations publiques sensibles, les éclats n’en finissent plus de ternir l’image du service de dating.

En premier lieu, c’est sur la dénomination “start-up” que l’application s’est donnée, que le scepticisme s’est d’abord cristallisé. En effet, Tinder n’est pas une start-up traditionnelle puisque qu’elle a été incubée puis soutenue au sein de l’IAC, groupe qui possède également le géant du dating en ligne, Match.com. Ainsi, si la majorité des gens voient Tinder comme une jeune pousse sortie de nulle part, la confusion pourrait ne pas être complètement fortuite selon Sam Yagan, le CEO de Match.com et OkCupid : “Nous n’en parlons pas trop parce que c’est plus sexy d’être vu comme une nouvelle start-up toute fraîche qui n’a rien à voir avec le leader du marché. Mais nous essayons constamment de construire de nouveaux projets type startup chez Match.com, et c’est un service sur lequel nous avons commencé à travailler à la fin de l’année dernière avec notre équipe de Los Angeles et qui a explosé.” Le statut de Tinder en tant qu’entreprise n’est pas le seul mystère entourant l’application, puisque même le processus ayant mené à sa création reste encore aujourd’hui sujet à question, entre mythes et réalité.

 En outre, Tinder n’a réalisé aucune levée de fonds en dehors d’IAC, et en juin 2014, Sam Yagan confiait d’ailleurs dans Techcrunch que “l’IAC a été, est, et restera toujours le propriétaire majoritaire de Tinder.” Au printemps 2014, plusieurs sources ont révélé qu’IAC avait dépensé 500 millions de dollars dans le but d’acquérir 10% de parts supplémentaires de Tinder à Chamath Palihapitiya, la valorisant ainsi à 5 milliards de dollars. Le démenti formel du CEO de Tinder, Sean Rad, ne s’est pas fait attendre après la publication de ces informations, alors que Re/Code évaluait pour sa part la valeur de la société à 550 millions de dollars à l’époque des faits. Enfin, le scandale lié au procès d’harcèlement sexuel qui a forcé le CMO et cofondateur Justin Mateen à démissionner et conduit au départ de Whitney Wolfe, une des premières employées, n’a fait qu’augmenter le scepticisme autour du site de dating.

Malgré ces déboires, il reste cependant indéniable que Tinder dispose de nombreux atouts qui ont contribué à son sucès fulgurant, ainsi qu’une stratégie commerciale bien mieux rôdée que ses relations publiques….

Une interface innovante et un concept addictif

 D’abord, le service en lui même est novateur : les utilisateurs de l’appli sont mis en relation avec des rancards potentiels via des suggestions basées sur leurs amis et intérêts communs determinés grâce au réseau Facebook. Elle s’appuie également sur la proximité géographique, puisque l’appli utilise les dernières données de localisation enregistrées dans le smartphone de l’utilisateur. Ainsi, plus le service est utilisé, plus l’experience est améliorée. Le défilement des profils offre ensuite deux posibilités, celle de “swiper” en glissant son doigt vers la gauche si le profil présenté n’est pas conforme aux attentes, ou celle de “swiper” en glissant son doigt vers la droite si le beau / la belle en question vous a tapé dans l’oeil. Dans le cas où deux utilisateurs “swipent” positivement, it’s a match ! La conversation peut alors commencer, et plus si affinités…

Outre le concept, l’interface de l’application participe d’autant à son succès, avec un design qui incite à l’interaction de par l’ergonomie très appréciée du “swipe”, offrant ainsi une expérience utilisateur ludique pour une nouvelle forme de drague décontractée, dont beaucoup deviennent “accros”. Cette notion d’addiction est d’ailleurs primordiale pour comprendre le phénomène Tinder. L’application joue en effet sur une technique psychologique développée initialement autour des jeux d’argent, les “variable rewards”, qui consiste à faire miroiter une récompense plus importante à ceux qui y passent le plus de temps. Transposé à Tinder, cela signifie que les utilisateurs vont avoir tendance à swiper continuellement pour maximiser leurs chances de tomber sur le “jackpot”. L’action de “Tindering” devient alors aussi importante que le date potentiel en lui-même, selon Tomas Chamorror-Premuzic dans son article pour le Guardian. La peur de passer à côté de ce “prix” si convoité, ajoutée au côté ludique de l’application, incitent alors les utilisateurs à revenir sur l’app régulièrement, garantissant ainsi un succès sur du long terme.

 

Comment l’application Tinder a t’elle explosé?

 

La force de Tinder réside également dans le fait que l’app est parvenue à faire du dating online une pratique socialement acceptable et acceptée, contrairement à des plateformes plus traditionnelles : “Alors qu’il est toujours un peu honteux et gênant d’avouer que l’on utilise Match.com ou eHarmony, les “Tinderers” sont fiers de faire une démonstration de l’appli à leurs amis pendant un diner” affirme encore Tomas Chamorror-Premuzic. Issie Lapowsky de Wired ajoute pour sa part : “C’est cool de faire défiler les différents profils sur Tinder avec ses amis, et même les amis non-célibataires crèvent d’envie d’y “jouer”. Elle pourrait être la première technologie de dating dont les personnes en couples aimeraient avoir besoin.” D’autant que Tinder se différencie des services concurrents par des avantages non négligeables, tels que l’absence de création de profil utilisateur, la grande quantité de profils proposés en un temps réduit, ou encore la réduction du risque de messages grossiers ou de rejet frontal, puisque deux personnes ne peuvent entrer en contact que dans le cas d’une approbation mutuelle. La présence équilibrée d’hommes et de femmes sur le service – qui s’explique entre autres par la stratégie particulière mise en place à son lancement – est aussi garante de son succès, tout comme la possibilité de couper court à une conversation en “dé-matchant” une personne.

Une stratégie de lancement bien rôdée

Comme pour tous les réseaux sociaux, la condition sine qua non du succès repose sur la communauté : sans elle, le service ne vit pas, puisqu’un réseau social vide d’utilisateurs ne présente aucun intérêt. Il faut alors parvenir à créer une première base solide, puis laisser jouer “l’effet réseau”, un cercle vertueux où l’augmentation du nombre d’inscrits engrange… une augmentation encore plus importante du nombre d’inscrits. Cette métrique est d’autant plus primordiale pour Tinder que le service se base sur la géolocalisation et nécessite donc une communauté large et dispersée géographiquement pour permettre un service de qualité.

Pour constituer cette première base d’utilisateurs, Tinder a mis en place une stratégie payante en s’appuyant sur les larges societies étudiantes américaines et notamment celles composées de femmes, les sororities. « Nous l’avons envoyé [Whitney Wolfe] partout aux États-Unis…son argumentaire de vente était vraiment génial. Elle est allée dans les associations d’étudiants, elle a fait sa présentation aux femmes et les a convaincu d’installer l’appli. Ensuite elle est allée voir les hommes pour qu’ils ouvrent l’appli et voient toutes les jolies filles qu’ils avaient déjà croisé.” explique Badeen Muñoz, l’un des fondateurs, à Business Week au sujet de Whitney Wolfe, ancienne responsable marketing. La stratégie ne tardera pas à porter ses fruits, puisque lorsque Wolfe revient de son voyage, Tinder était passé de moins de 5 000 utilisateurs à presque 15 000.

En construisant son marché – et donc son offre – de femmes célibataires au sein des universités américaines, le service a su susciter le désir d’autres utilisateurs et notamment des hommes, générant ainsi une taille critique suffisante pour un “network effect” efficace et immédiat. Le choix des universités est idéal : elles offrent un pouvoir de bouche-à-oreille très puissant concourant à la promotion de l’application, notamment au sein d’une population appartenant à la génération Y où le rapport au numérique et aux smartphones est immédiat, et permet de réunir une base utilisateur dans une zone géographique concentrée, indispensable pour une appli fonctionnant sur la géolocalisation.

 

 

Une ascension entretenue

Ce bouche-à-oreille, autant des utilisateurs que de la presse et des médias, a contribué et contribue encore grandement aujourd’hui à l’expansion de l’application, qui voit son nombre d’utilisateurs augmenter de jour en jour. En outre, le service a su développer de nouvelles fonctionnalités pour améliorer l’expérience du service. En juin 2013 Tinder a ainsi introduit “Matchmaker”, une extension qui permet à un utilisateur de faire se rencontrer deux de ses amis pour qu’ils entament une conversation dans l’appli. A travers cette fonctionnalité, Tinder s’ouvre un peu plus aux non-célibataires et étend ainsi son marché à des utilisateurs qui ne pouvaient pas justifier leur utilisation de l’app telle qu’elle existait jusque-là. En novembre de la même année, c’est la fonction “Lists” qui apparait, avec la possibilité pour les utilisateurs de trier leurs matchs dans des listes personnalisées. Juin 2014 signe ensuite l’arrivée de “Moments”, sorte de mariage entre Instagram et Snapchat qui permet aux utilisateurs d’éditer et de partager des photos éphémères. En élargissant la possibilité d’interaction avec les autres utilisateurs, Tinder parvient à fidéliser ses utilisateurs actuels et à ré-engager les anciens, puisque sollicités d’une nouvelle manière.

Les caractéristiques intrinsèques de Tinder étudiées plus haut, notamment l’ergonomie et le design de l’interface, son aspect ludique ou encore l’addiction générée par sa pratique, sont également facteurs de ré-engagement et concourent à la réutilisation de l’app dans le temps. En outre, parallèlement au développement de ces nouvelles fonctionnalités, Tinder a réalisé une mise à jour pour élargir son service à 24 nouvelles langues, attestant ainsi de sa volonté de conquérir le reste du monde.

 

 

Stratégie de développement international

C’est le lancement de Tinder sur le système Android en juillet 2013 qui marque véritablement la poussée de l’app vers le développement international. C’est ainsi que Justin Mateen l’expliquait à l’époque : “Nous avons connu une trajectoire de croissance incroyable aux Etats-Unis et nous avons réussi à atteindre une importante part d’utilisateurs d’Iphone au sein de notre marché cible. Comme nous nous concentrons désormais sur la croissance internationale, cela fait sens de lancer Tinder pour Android, puisque le système d’exploitation détient presque 70% du marché du smartphone à l’étranger.” Quatre mois plus tard, en novembre 2013, le Brésil et le Royaume-Uni représentaient les deux plus gros marchés de Tinder à l’international, chacun enregistrant une croissance d’environ 2% par jour, ajoutant ainsi plus d’un million d’utilisateurs à l’application chacun .

Selon le CEO Sean Rad, lorsque l’entreprise connait une adoption organique et durable dans un nouveau marché, la stratégie choisie consiste à augmenter cette croissance à l’aide de célébrités possédant de large réseaux d’influence. L’idée de Tinder est alors d’aller vers elles pour les mettre en avant sur les réseaux sociaux et le site internet et les faire promouvoir leur présence sur l’app. De Miss America aux athlètes Olympiques, de nombreuses personnalités ont été citées comme aficionados de l’app dans la presse, conduisant au buzz et à l’augmentation du nombre de nouveaux utilisateurs. Cette stratégie était déjà déployée à l’origine aux Etats-Unis, et Tinder a réussi à la transposer avec succès à ses marchés internationaux.

En Turquie, Tinder a brièvement expérimenté les publicités Facebook, mais s’est vite rendu compte que la croissance stagnait autour de 25 mille utilisateurs. Selon Mateen : “La qualité des utilisateurs étaient complètement différente. La croissance là-bas était épouvantable par rapport aux autres marchés.” Cependant, peu après l’implémentation de leur stratégie d’appui sur les célébrités, la croissance a également pris en Turquie, attestant de l’efficacité de cette méthode.

 

Selon App Annie, en février 2015, Tinder était classé dans le Top 100 des applications Android dans 23 pays et dans le Top 100 des applications iOS dans 44 pays. En outre, parmi les applications lifestyle d’Android, Tinder était classé dans le Top 100 pour 62 pays, dans le Top 10 pour 41 pays et dans le Top 5 pour 35 pays. Parmi les applications lifestyle d’iOS, Tinder était présent dans le Top 100 pour 139 pays, dans le Top 10 pour 82 pays, et dans le Top 5 pour 56 pays. En outre, l’app était numéro une dans les applications lifestyle d’Android en Belgique, au Royaume-Uni, en Suisse, en France, aux Etats-Unis, en Hongrie, au Chili et au Philippines, tandis qu’elle était numéro une du même classement pour iOS en Lettonie, à Malte, en Belgique, au Brésil, en Lituanie, en Islande, en Estonie, en Suède et en Finlande.

Vers la monétisation de l’app

En 2013, Sean Rad assurait à Techcrunch : “Nous ne rendrons jamais notre service payant, nous voulons qu’il reste gratuit”. L’entreprise a néanmoins considéré plusieurs moyens potentiels de monétisation, notamment des achats in-app, comme la possibilité de payer pour annuler un swipe en cas d’erreur ou des cadeaux virtuels sur l’exemple de Facebook.

Cependant, contrairement a ce que clamait Sean Rad en 2013, l’entreprise a annoncé le 2 mars 2015 le lancement de TinderPlus, un accès premium avec des  tarifs différents selon l’âge, le sexe ou encore la localisation. Encore une fois, l’opacité est de mise dans la fixation des prix. L’entreprise confiait à Quartz : “De nombreux produits offrent des prix différenciés selon l’âge comme ce que fait Spotify avec les étudiants par exemple. Tinder c’est pareil : pendant notre phase d’étude nous avons appris, sans surprise, que les utilisateurs plus jeunes sont autant excités par TinderPlus, mais sont plus contraints financièrement et nécessitent un prix plus bas.”

La version payante de Tinder permet ainsi le “rewind”, c’est-à-dire la possibilité de revenir sur les profils initialement déclinés (l’une des fonctionnalité les plus demandées de la part des utilisateurs), un “passeport” permettant de changer de localisation et ainsi entrer en contact avec des utilisateurs du monde entier et non plus uniquement ceux proches géographiquement, et également l’absence de publicité, laissant entendre que le service gratuit en sera pour sa part de plus en plus envahi, notamment sous la forme de native advertising.

Le passage en payant pourrait alors mettre à mal l’ascension fulgurante de Tinder, puisque le gratuit reste le meilleur facteur de croissance sur le mobile. L’app aura cependant déjà marqué son époque comme en témoigne la “Tinderisation” de nombreuses applications, qui copient son interface pour améliorer leur expérience utilisateur, mais aussi en révolutionnant le dating online pour le rendre branché, instantané, et accessible, voire peut être même un peu trop, si l’on en croit toujours cet article du Vanity Fair…

Tiré de Growthhacker 

 

Bonus : Le Clip vidéo Weezer se moque de Tinder

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La monétisation sur SoundCloud, comment ça marche?

mer, 08/19/2015 - 13:32

Si vous êtes un artiste ou un label, vous avez sûrement entendu parler de monétisation sur SoundCloud. Et sur ce site Don’t believe the Hype, on vous en parle aussi beaucoup! Mais qu’est-ce que c’est exactement et comment ça marche? On vous dit tout.

Alors que SoundCloud est de nouveau sous le feu des projecteurs suite à de nombreuses takedowns et à l’offensive des Majors (menaçant même en off de fermer le service), revenons sur les efforts de monétisation et de “légalisation” entrepris par la plateforme.

Depuis un peu plus d’un an, SoundCloud a lancé un programme pour rémunérer les ayants droit grâce à de la publicité audio placée sur certains titres présents sur la plateforme (ce que l’on appelle communément la “monétisation”).

L’objectif était avant tout de calmer les Majors et éviter si possible de connaître le (funeste) destin de Grooveshark…en effet, et depuis le lancement de la plateforme, de nombreux contenus issus du catalogue des Majors (mais aussi labels et artistes indépendants) sont mis en ligne par les utilisateurs, remixés, mashupés, repris…etc., le tout sans aucune rémunération de ces mêmes ayants droit. Ajoutons à celà la volonté des labels de générer du revenu sur leur catalogue “officiel” mis en ligne par leurs propres soins, et des investisseurs de SoundCloud de plus en plus pressants pour récupérer  (voir multiplier) leur mise, et la possibilité de monétiser les contenus est apparue comme une évidence (et une nécessité).

Au centre de cette stratégie, on trouve le programme appelé On SoundCloud, dont la version “Premier” permet aux ayants droit de générer des revenus publicitaires sur leur catalogue.

Jusqu’ici réservé aux Majors, “gros” labels indés ou artistes indépendants à succès, ce système de monétisation s’est récemment étendu à de nombreux “petits” labels et artistes, grâce au deal conclu entre Merlin et SoundCloud en Juin 2015.

Ce qui veut dire que 20000 labels supplémentaires (ah oui quand même) ont désormais accès à la monétisation sur SoundCloud.

N’importe quel label (ou distributeur) membre de Merlin (une organisation qui représente et défend les droits des labels indépendants dans le monde entier) peut donc aujourd’hui monétiser ses titres via un process assez fastidieux dont nous vous présentons ci-dessous les grandes lignes.

Et donc, concrètement, comment on fait pour gagner des sous sur SoundCloud?

La première chose à faire est de vous rapprocher de votre label ou distributeur, ces derniers ont probablement déjà lancé le process de monétisation.

Sinon, et/ou si vous êtes un label membre de Merlin mais êtes passés à côté de l’info, voici les étapes:

  • Tous les profils SoundCloud des artistes dont le catalogue est à monétiser doivent être “whitelistés” depuis un outil fourni par SoundCloud et appelé “Deck” (pas très original comme nom, certes)
  • Sur chaque titre, un certain nombre d’informations devront être saisies, soit manuellement sur chaque compte SoundCloud concerné, soit via un flux de metadata livré par le label vers SoundCloud: nom de l’artiste / titre / ISRC / date de sortie / nom du label / nom de l’éditeur…etc.
  • Une fois ces métadonnées obligatoires mises à jour, il faudra activer la monétisation sur chaque titre (idem soit en manuel soit via un flux de données), ce qui n’aura pas un effet immédiat mais déclenchera une procédure de “clearance” titre par titre
  • C’est Music Reports Inc. (MRI) qui est en charge de “clearer” le publishing et ainsi permettre aux titres d’être monétisés avec de la publicité. MRI va faire 2 choses: identifier l’éditeur et lui envoyer une Notice Of Intent afin de l’informer de la monétisation.
  • Une fois toutes ces étapes finalisées, des publicités audio seront placées entre les titres monétisés (un peu à la façon de ce que l’on entend sur Spotify ou Deezer en version “freemium”) et génèreront donc un revenu publicitaire partagé entre SoundCloud et les ayants droit (propriétaires du master, éditeur, distributeur…etc.)

Mais pourquoi est-ce que je n’entends pas de pub sur SoundCloud en France?

Pour le moment, ce système de monétisation n’est déployé qu’aux U.S, avec normalement un planning de mise en place dans d’autres pays (les grands pays européens) avant la fin de l’année 2015.

Quelles sont les limites de ce système et pourquoi les Majors menacent de fermer SoundCloud alors!?

La monétisation est pour l’instant limitée à un seul territoire donc (même si les USA sont certes le plus gros marché mondial pour la musique) et, à moins d’être très très connu et/ou avec une grosse fanbase, ce n’est pas avec SoundCloud que vous ferez fortune, il ne faut pas se faire d’illusions. Cela reste un revenu de complément, un peu comme la monétisation YouTube ou le streaming audio.

Et les Majors dans tout ça? Eh bien les Majors, comme d’habitude, ne sont pas contentes, car les choses ne vont pas assez vite à leur goût (ce qui est plutôt vrai) et que surtout les taux de reversement leurs semblent insuffisants.

On a ainsi vu Sony retirer le catalogue de certains artistes récemment, ou encore des articles alarmistes dans la presse en ligne spécialisée, criant au loup et annonçant déjà une prochaine fermeture de SoundCloud…

Même si cela reste assez peu probable dans l’immédiat, il y a un vrai risque que l’avidité habituelle des Majors mette à mal le service, malgré les efforts entrepris allant dans le sens d’un respect du copyright et de génération de revenus pour les ayants droit.

A suivre…

 

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Le Festival Reeperbahn 2015 ! Startups, Dave Stewart et 600 evenements

dim, 07/26/2015 - 18:51

On vous  dévoilait il y a quelques temps les premiers noms annoncés pour la dixième édition du Reeperbahn. Du 23 au 26 septembre le festival investira la ville d’Hambourg pour souffler sa dixième bougie avec un programme riche en conférences sur les music-tech et l’innovation mais aussi avec une sélection d’artistes dont le potentiel risque fortement d’envahir la sphère médiatique d’ici quelques mois.

Alors quelles sont les nouvelles du Reeperbahn ?

Pour commencer, le festival fait peau neuve et change de lieu. En effet, suite à de nombreuses modifications dans le quartier de St. Pauli (suppression de lieux dédiés au logement, fermeture de clubs), le Reeperbahn migrera au Klubhaus (toujours dans le quartier de St. Pauli). Mais on vous rassure le Klubhaus est une structure qui en impose : un complexe de six étages, situé entre les quais et le théâtre Schmidt, composé d’un nouvel espace dédié au spectacle vivant, de théâtres et même d’un toit-terrasse qui offre une vue magnifique de St. Pauli !

Depuis la création du festival, Flatstock Poster Convention est considérée comme un pilier du Reeperbahn. Comme son nom l’indique la Flatstock Poster Convention fait la part belle aux affiches de concerts et aux posters de groupes qui avec le temps sont devenus de véritables objets de collection. Il y a 25 ans l’International Poster Art Movement voyait le jour à San Francisco… À cette occasion, l’Hamburg’s Museum für Kunst und Gewerbe proposera une exposition intitulée “Poster Rock avec plus de 100 oeuvres sélectionnées en collaboration avec l’équipe du Reeperbahn. La bonne nouvelle ? L’exposition sera gratuite pendant toute la période du festival !

Niveau musique, du beau monde se rajoute au line-up ! Durant le Reeperbahn vous pourrez écouter : l’excellent Mac Demarco, la chanteuse norvégienne AuroraLeslie Clio (déjà présente en 2012) qui revient avec deux albums supplémentaires à son actif, le groupe danois Lukas Graham, le duo soul made in Brooklyn Saun & Starr mais aussi le trio de rock noise canadien Metz. On s’arrête là pour les annonces mais vous pourrez retrouver la programmation complète ici.

Au delà de sa programmation musicale, le Reeperbahn développera avec Liveurope (plateforme en faveur de la diversité sur les scènes européennes) une série d’activités autour de la musique live. La première session issue de la collaboration s’intitule Bridge to Brussels. À l’occasion de sa première bougie Liveurope réalisera une conférence visant à dresser un état des lieux de cette année de lancement.

Du côté des keynotes, il y a aussi du nouveau ! Après une première venue en 2013, son éminence Dave Stewart est de retour au Reeperbahn. Cette année, l’ex-Eurythmics interviendra avec l’illustre publicitaire Michael Trautmann sur un sujet englobant la relation triangulaire entre les artistes (musiciens), les  agences (producteurs) et les marques (films et jeux). Petite précision pour vous y retrouver :  la keynote de Dave Stewart sera le coup d’envoi d’une série d’autres conférences classées sous la thématique  «music.brands. (E) motion».

Les candidatures pour les start-ups désireuses de venir pitcher au Reeperbahn sont également ouvertes (si le projet vous emballe : cliquez sur ce lien, vous y trouverez toutes les infos nécessaires à votre inscription). Le jury sera composé cette année de membres prestigieux comme la PDG  du journal allemand Spiegel Online mais également du co-fondateur de Shazam. À gagner : une enveloppe de 100.000 €.

Enfin, du côté médias les demandes d’accréditation sont elles aussi ouvertes et ça se passe par .

On espère vous y voir nombreux ! Le Reeperbahn est un festival à part (on l’aime à le surnommer le SXSW européen). De notre côté, l’agence y sera pour représenter le festival durant ses conférences ! On vous concocte un report post-festival c’est promis !

En quelques chiffres : le Reeperbahn c’est 30 000 festivaliers, 600 évènements (des concerts mais pas que !) et 70 lieux à découvrir sur le festival et ses alentours.

 

 

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Soutenez la web série: “Becoming a Female Tour Manager”

dim, 07/26/2015 - 18:50

Chez DBTH on assume très bien notre côté “Girl Power“. C’est pour cette raison que l’on souhaite attirer votre attention sur l’histoire de Julia Hernández, une jeune femme vénézuélienne récemment diplômée en Music Business à l’SAE Institue de Barcelone.

Julia aussi connue sous le pseudo de Jules s’est lancée dans une aventure qui mérite toute la visibilité possible. Elle souhaite créer une web série intitulée “Becoming a Female Tour Manager”, parce que son objectif est bien entendu de travailler dans la musique, et plus précisément dans le secteur du live. Pour cela, la jeune professionnelle a décidé d’intégrer une nouvelle formation à Londres (à la CATO Academy) pour devenir Tour Manager, expérience qu’elle souhaite filmer tout au long de son évolution. Pour faire vivre son projet la réalisatrice a mis en place une campagne de crowdfunding sur IndieGoGo pour que les internautes puissent soutenir son initiative.


Au travers sa web série, Julia souhaite nous dévoiler son parcours quotidien dans le secteur (pas si facile) de la musique surtout quand on est une femme mais également de faire la rencontre (filmée) de femmes qui comme elle ont fait le choix de se spécialiser dans le secteur musical. On ne vous surprendra d’ailleurs pas si on vous dit que les femmes représentent seulement 5% des professionnels de ce secteur musical. C’est notamment par ce constat que  “Becoming a Female Tour Manager” trouve sa raison d’être. Pour Julia ce n’est pas un secret “La représentation des femmes dans l’industrie musicale est significativement plus faible comparée à celle des hommes et cette situation peut changer et doit changer. Je pense aussi qu’une des raisons à cette situation est le manque de ressources et d’informations“.

De cette façon, Julia souhaite amener des femmes à partager leurs histoires pour créer à terme un centre d’information à destination de la communauté féminine du secteur musical. On compte sur vous pour soutenir le projet de Julia ! Il s’agit d’une initiative nécessaire et tournée vers l’avenir qui dresse actuellement un constat que faisons aussi: l’équité et la répartition homme/femme dans le secteur musical est encore perfectible et doit évoluer !

Pour résumer : nous clamons un FULL SUPPORT pour la web série : “Becoming a Female Tour Manager” et nous comptons sur vous pour soutenir ce beau projet parce qu’on veut pouvoir découvrir ces fameux épisodes !

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Prix Découvertes RFI: Inscrivez vous avant le 31 Juillet!

mar, 07/21/2015 - 15:56

C’est reparti pour le prix Découvertes RFI! Pour rappel, le Prix Découvertes est l’occasion chaque année de mettre en avant les nouveaux talents musicaux du continent africain.

Au cours des années, ce Prix a récompensé des artistes aussi divers et talentueux que  tels Tiken Jah Fakoly (République de Côte d’ivoire I),Rokia Traoré (Mali) il n’a Didier Awadi (Sénégal), Amadou et Mariam (Mali) ou Maurice Kirya (Ouganda).

Le lauréat bénéficie de 10 000 euros, d’une tournée en Afrique et d’un concert à Paris. Alors si vous remplissez les conditions d’inscription, n’hésitez pas!

 

 

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Internet bat la radio pour la découverte musicale

ven, 07/03/2015 - 16:46

Lors de son lancement la semaine dernière, Apple Music a vraiment cherché à se démarquer en mettant l’accent sur la curation et la découverte (ce qu’on disait aussi ici). C’est d’ailleurs ce qu’avait fait dès ses débuts Beats Music, le prédecesseur d’Apple Music, en mettant en avant la curation manuelle, service géré par le leader de Nine Inch Nail, Trent Reznor.

D’ailleurs, aux Etats-Unis, et dans le monde, il est souvent considéré que la meilleure curation vient de Pandora, qui utilise un grand nombre de mains pour son outil de recherche.

Suivant les analyses d’Edison Research , aux Etats-Unis Internet a désormais dépassé la radio en ce qui concerne la découverte musicale. A se propager en Europe?  Pendant des décennies et des décennies, seul le programmateur radio pouvait nous faire découvrir de nouveaux titres (aparté personnel, hier en discutant avec des amis des changements de la radio Mouv’, je leur disais que c’était grâce à cette radio, dans un temps fort fort éloigné, que j’ai découvert Damian Rice et notamment des plages cachées de son album..beaucoup de mon éducation musicale venait de la radio (et après j’ai bossé chez NRJ)(et les audiences du Mouv’ sont désormais tellement faibles qu’elles ne sont comptabilisées que comme marge d’erreur de Mediamétrie…).

Mais désormais, il suffit d’aller sur Internet, de cliquer sur le 1er lien/video qu’on voit pour se retrouver 1h après à l’autre bout de l’internet à écouter quelque chose de totalement différent: ce qu’on appelle la serendipity, totalement popularisé par MySpace. On démarre sur un profil et on découvre des milliers d’autres titres. D’ailleurs Apple Music tente de se différencier en proposant une approche manuelle et non algorithmique.

 

 

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En studio avec PJ Harvey, qui vend ses sessions d’enregistrement

jeu, 07/02/2015 - 15:36

On parle souvent sur ce site de la transformation des relations artistes/public – artistes/technologie – public/artistes. On parle aussi de revenus, moyens de monétisation, developpement….Du crowdfunding en passant par le merchandising.

On le dit aussi, l’album en lui même a perdu de l’intérêt, de l’attente (pourquoi: car on l’écoute en amont sur soundcloud, en pré-écoute sur les plates-formes, en écoute partout….) en faveur de ce qu’on appelle “l’experience”. Même si je deteste ce mot (my god, tout est devenu experience, même un concert on nous le vend comme une “expérience”), néanmoins avoir un accès privilégié à un artiste, à un travail, reste une expérience…Récemment j’ai offert à mon père une “experience” avec Paul Mac Cartney, avec soundcheck, concert privé et places devant la scène. Je me suis ruinée pour les 7 generations à venir, mais le bonheur de mon père à voir Mac Cartney de si près, et pouvoir assister à des moments privilégies comme les soundchecks font que même ruinée, je me rappellerai à vie de cette expérience….

Il y a quelques mois PJ Harvey a offert à ses fans la possibilité d’assister aux répétitions de son  nouvel album, dans le cadre particulier de son projet “Recording in Progress”. PJ Harvey avait choisi d’enregistrer son neuvième album à l’intérieur d’une installation architecturale conçue par Something & Son dans une aile de Somerset House à Londres. La structure, un studio d’enregistrement, en forme de boîte fermée,  affichant PJ Harvey, son groupe, les producteurs et les ingénieurs comme une multi-dimensionnelle sculpture sonore. Séparés du studio par des vitres sans tain, les spectateurs peuvent voir et entendre ce qui s’y déroule sans que les musiciens remarquent leur présence.

PJ Harvey avait mis en vente  3000 billets à 15£  chaque. La demande a été si massive que le serveur du site est tombé pendant plusieurs heures. Afin de répondre à toutes les demandes, elle a limité les billets à 4 par famille, et à seulement 2 créneaux par jour. Les sessions duraient 45 minutes, cinq jours sur sept.

Ses visiteurs ont ainsi pu experimenter en direct une session d’enregistrement à un moment donné dans le studio, du processus créatif à l’enregistrement.  Évidemment, il ne s’agit pas d’un évènement que peut mettre en place un nouvel artiste, mais pour un artiste établi, cela est aussi un moyen de faire participer ses fans, de l’impliquer même de loin à un processus créatif, de créer un projet spécial, remarquable et peut-être même un moyen de récupérer au moins les coûts d’enregistrement.

 

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Quelle sono pour écumer les bars (et la fête de la musique)?

mar, 06/16/2015 - 13:15

Première article de notre collaboration avec David Van Lochem, guitariste acoustique belge développant un projet de récital solo autour de ses compositions, spécialiste du fingerpicking. David, c’est aussi l’homme derrière le site “Ma guitare et vous”, journal de bord de son projet mais aussi blog sur lequel il partage ses coups de coeur, découvertes et test de matériel.  David interviendra régulièrement sur le site et partagera ses tests techniques ou ses coups de coeur. Cette semaine, il vous parle d’une question essentielle, et que vous pouvez vous poser avant la fête de la musique: Quelle sono quand vous voulez jouer dans les bars? 

Après une rapide étude de marché, j’ai investi dans le Yamaha Stagepass 400i. Je ne comptais pas consacrer un budget trop important à cet équipement, car ma zone cible d’application est étroite. En tant que musicien qui collabore régulièrement avec d’autres artistes, il m’arrive de jouer dans des endroits sous-équipés, dans des salles de répétition, dans des chapiteaux, des salles qui font peu ou pas de concerts, voire en extérieur. Le besoin de combler le “gap” entre les petits clubs où un ampli suffit et les plus grandes salles équipées correctement se fait parfois sentir.

J’ai évité les occasions, en effet acheter une paire de woofer fatigués intransportables et des tweeter qui ont plus de souffle que de son, recouverts de moquette sale – je suis allergique – ou de onze couches de peinture noire ne me tentait pas trop. Mais ceci est un choix très personnel!

Je vous fais grâce d’une vidéo de « unboxing », on est en 2015, voir quelqu’un se débattre avec des cartons, même avec une pomme dessus, n’intéresse plus personne. La seule chose à retenir c’est qu’en 2015 les fabricants n’ont pas encore le réflexe environnemental et certains continuent à utiliser des inserts en polystyrène au lieu d’opter pour du carton recyclé-recyclable préformé.

J’ai commandé un kit composé du Yamaha Stagepass 400i, d’une paire de pieds pour diffuseurs et d’un trolley Yamaha pour ranger et protéger le tout.

La fiche technique du Yamaha Stagepass 400i

Sur papier, le Yamaha Stagepass 400i affiche des caractéristiques intéressantes :

  • Puissance dynamique 400W (200W + 200W)
  • Enceintes de 8 pouces
  • Table de mixage amovible 8 canaux (4 mono mic/ligne + 4 mono/2 stéréo ligne)
  • Connectique iPod/iPhone (lecture et recharge)
  • Master EQ™ avec Bass-Boost
  • 4 types de réverbérations numériques SPX
  • Filtre anti-Larsen intégré
  • Égalisation 2 bandes par canal
  • Entrées commutables stéréo ou double mono
  • Entrée haute impédance (Hi-Z)
  • Alimentation fantôme
  • Protection par DSP
  • système de fixation 35mm pour trépied avec StageLok™
  • Sorties pour retours et caisson de graves

Soyons clairs, avec 200 watts et des diffuseurs de 8 pouces, je ne vais pas « rock-the-casbah » la place, ou défriser la rangée du fond. Mais je compte améliorer la diffusion d’un son propre pour mes duos acoustiques. Je pense qu’un combo punk-rock ou un DJ ne trouvera pas forcément son bonheur avec ce type de matériel. Mais ils pourront se pencher sur le grand frère, le Stagepass 600i et lui adjoindre un subwoofer pour se donner un peu de “oumph” dans les mollets.

Premières impressions

Une fois déballé et rapidement monté, j’avoue que j’apprécie l’apparence sobre et sérieuse de l’ensemble.

Déballage et montage (Yamaha Stagepass 400i)

La petite table de mixage à 8 canaux se fixe à l’arrière d’un des moniteurs, avec un bouton à glissière solide doté d’un crochet en métal. La ventilation se faisant par la face avant, elle peut s’utiliser dans cette position. L’autre moniteur a une trappe pour ranger les câbles, qui présente des conseils de branchement des divers instruments, mais ici les attaches m’ont semblé plus légères. De manière générale, à l’exception de l’attache mentionnée, le poids de ce qu’on prend en main est rassurant et les plastiques ont l’air qualitatifs et solides. Les diffuseurs sont construits pour pouvoir être posés sur le sol, et peuvent être inclines pour servir de retour.

l’arrière des diffuseurs (Yamaha Stagepass 400i)

Les câbles sont fournis et ne suscitent guère de commentaires, si ce n’est qu’il ne faut pas confondre des câbles de haut-parleur avec des câbles d’instrument, malgré le connecteur Jack 6.35 mm identique en apparence. Un câble de haut-parleur transporte des signaux puissants et n’est pas blindé, l’utiliser pour relier votre instrument à votre ampli va dégrader fortement votre son. Un câble d’instrument est fait pour conduire un signal très faible, l’utiliser pour relier un ampli à un diffuseur peut conduire à une surchauffe et même un court-circuit dans le pire des cas.

Les entrées et sorties

Pour un petit groupe acoustique, la table de mixage est bien dotée en entrées et possibilités de réglage …

la table de mixage (Yamaha Stagepass 400i)

  • 2 entrées micro/ligne, 2 entrées combo jack/micro, dont une entrée Hi-Z, une entrée splittée en Jack mono ou en RCA stéréo et une entrée splittée en jack mono stéréo ou mini-jack. On trouve également une entrée USB pour diffuser de la musique en provenance d’un iPhone, iPad, iPod (ce port permet l’alimentation et la recharge). Les deux premières entrées peuvent fournir une alimentation fantôme pour les micros et équipement qui en ont besoin.
  • 2 sorties pour des retours avec un volume indépendant,
  • une sortie pour un subwoofer
  • … et les sorties pour connecter les diffuseurs du Stagepass

Chaque canal a un EQ à deux bandes, un volume et les 4 premiers canaux ont un dosage de la reverb. A côté du volume de sortie, il y a un master EQ, avec un bouton unique qui définit une courbe d’égalisation optimisée pour la voix, la musique ou un bass boost. La réverbération fonctionne également avec un bouton unique, on sélectionne l’effet en se plaçant dans un des quadrants, et l’intensité de l’effet augmente avant de passer à l’effet suivant. Une pédale (optionnelle) permet de couper la réverb. Un système automatique permet de contrer le larsen. J’aurais aimé avoir un EQ à 3 bandes, et de préférence avec un médium paramétrique, mais pour cela, il faut investir plus. Je compte de toute façon passer mes instruments par une DI avec EQ paramétrique, avant d’entrer dans la table. Je n’ai pas filmé ou enregistré le son, parce que tester une sono de 200 Watts dans ma cuisine et vouloir faire un enregistrement représentatif des qualités sonores du système n’a pas de sens. Le test ultime se fera lors de la prochaine sortie sur le terrain.

La première écoute

Mon tout premier test a consisté à brancher mon iPhone et écouter une série de morceaux que je connais. La restitution sonore est très agréable et détaillée. Le système ne produit pas de souffle notable à part un léger bruit de ventilateur à la console. Évidemment, si les fichiers numériques ne sont pas à la hauteur, cela s’entend, il n’y a pas de miracle. Mais avec une source de qualité, le rendu est très bon. Note aux écoles, clubs de sports ou de danse et associations : l’amplification amplifie les défauts sonores, téléchargez des fichiers de qualité pour vos spectacles et soirées, vous éviterez la bouillie sonore que vous nous imposez à chaque fois.

La voix parlée testée avec un micro Sennheiser et Shure SM 58 est une application sans souci. Les réglages à disposition sont amplement suffisants, voire supérieurs à ce qu’il m’a été donné d’entendre pour des présentations.

Mon premier test avec la guitare acoustique a été très décevant. J’ai un peu tourné tous les boutons en vain, sans trouver satisfaction. Je me suis ensuite décidé à opérer un vrai soundcheck en travaillant surtout sur l’ajustement de mes niveaux d’entrée, l’égalisation pré-console, puis le niveau de sortie, et enfin, j’ai trouvé le son que j’attendais. Il faut un signal bien dosé et bien taillé en amont. Une fois démonté, l’encombrement est réduit. Le trolley Yamaha est bien fini, solide et rembourré, et semble très pratique. Des poches permettent de transporter du matériel supplémentaire. Quand on est à deux voire tout seul pour transporter instruments et système de sonorisation, ce n’est pas un détail. Note : J’ai vu passer sur Amazon une nouvelle version du trolley, plus allongée, où les diffuseurs sont stockés l’un au dessus de l’autre.

le trolley et les pieds de micros, prêts pour le transport (Yamaha Stagepass 400i)

C’est un détail qui n’a rien à voir avec le système en soi, mais le sac qui m’a été fourni dans le kit avec les pieds ne me satisfait pas, il est trop grand, trop mou et trop fin, la tirette coulisse mal, il n’est pas pratique. Je lui donne une durée de vie de quelques sorties au maximum. C’est le défaut des kits, il y a souvent un des éléments sur lequel le vendeur a économisé au maximum. En général c’est l’accessoire qui trinque, la câblerie et les sacs de transport.

Conclusion

Je voulais : un système bien conçu, compact, facile à monter et à transporter et d’une puissance suffisante pour amplifier plusieurs instruments acoustiques, dont la voix, avec une qualité satisfaisante dans des lieux de taille moyenne, pour un budget raisonnable (environ 600 €). J’ai trouvé : le Yamaha Stagepass 400i

Yamaha Stagepass 400i

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5 Choses Essentielles pour PRÉ-Préparer Votre Campagne de Crowdfunding

lun, 06/08/2015 - 12:17

Non, je vous rassure, pas de fautes, il s’agit bien de Pré-préparer votre préparation ! Durant les derniers mois, je me suis beaucoup penchée sur différentes campagnes pour nos clients: startups, hackatons, appli…

En faisant mes recherches, je suis tombée, article après article, sur les mêmes séries de recommandations (dont nous avions déjà connaissance…) pour la préparation d’un crowdfunding, à savoir. Nous en avions déjà d’ailleurs parlé dans cet article sur les éléments à définir. 

  • Vous devez avoir une base de fans existante – le crowdfunding N’EST PAS un outil de découverte.
  • Vous devez comprendre votre public cible et lui proposer non seulement des récompenses convaincantes (les rewards) mais présenter également une histoire / aventure dans laquelle il peut s’impliquer.

Mais là où il m’ a semblé qu’il y avait un manque d’information se trouve à un niveau bien plus en amont. La PRÉ-préparation du crowdfunding …Il y a eu tellement de chose sur lesquelles vous devez faire des choix et que vous n’avez peut-être jamais envisagées que j’ai pensé que ça serait bien de tout remettre à plat.

1. Choisir la bonne plateforme

Plusieurs plateformes existent pour le crowdfunding. Bien que de nombreuses d’entre elles semblent offrir une expérience semblable aux personnes qui financent la campagne (vous financez une campagne en échange de quoi vous prenez part à une expérience – et êtes, bien sûr, superbement récompensé), il est tout de même difficile pour le créateur de la campagne (vous !) de choisir la bonne. Il est donc essentiel de bien saisir l’orientation exacte de la plateforme, de sorte que son aide soit aussi efficace que possible en termes de planification, de création, de lancement et au-delà.

Kickstarter vient d’arriver en France, est-ce la plus adaptée entre Ulule et Kisskissbankbank? Pour la musique, vous pouvez aussi jeter un oeil sur PledgeMusic.

 

2. Décider du timing de votre campagne

C’est un réflexe naturel de vouloir dévoiler tous ses atouts dès le début de l’aventure mais on voit qu’il est bien plus judicieux de distiller continuellement des updates sur la campagne – avec toujours plus de contenu au fil du temps – afin de lui préserver un intérêt élevé et de faire franchir le pas à ceux qui hésitent encore entre plusieurs packages, voire de persuader ceux qui hésitent tout simplement à financer la campagne.

Comme pour tout lancement, il y a un effet de « longue traîne » où le lancement frappe fort au départ mais s’estompe et s’essouffle avec la durée. Il est donc important de planifier la campagne de façon à contrebalancer cet effet pour garder un intérêt accru du début à la fin.

3. S’associer à d’autres dans un intérêt mutuel

Les campagnes de crowdfunding peuvent rapidement devenir très (trop) égocentrées, notamment quand on peut voir certaines récompenses (danse avec moi, rencontre moi, mon CD à moi dédicacé). Et à juste titre dans de nombreux cas… après tout, toute cette expérience est censée emmener vos fans, followers et consommateurs dans VOTRE aventure.

Mais pourquoi ne pas impliquer d’autres personnes dans l’aventure ?  Aucune raison ne l’empêche !

 

 

4. Créer TOUT le contenu nécessaire à la campagne

Il y a clairement deux types de contenus qui vous seront nécessaires pour une campagne de crowdfunding:

  • Une Vidéo de Présentation de la Campagne
  • 8 ou 9 Niveaux de Récompenses

Mais ce qui est souvent totalement négligé est l’impressionnante quantité de contenus AUTRES qu’il allait vous falloir afin de lancer la campagne, notamment :

  • L’aspect graphique des récompenses (tshirt par ex?)
  • Un site/blog dedié
  • Des articles sur des blogs
  • Des Newsletters
  • Des vidéos
  • Des témoignages
  • Des backgrounds/header) pour les réseaux sociaux
5. Surmonter sa peur …

Une des plaintes récurrentes au sujet du crowdfunding concerne la crainte de l’échec. Il est très difficile de trouver la BONNE FAÇON de décrire à quel point ceci compte pour vous sans que ça ait l’air cliché ou ringard. Mais il va bien falloir passer par dessus. C’est cela aussi votre PRE-préparation!

 

Dans un prochain article, on parlera de comment obtenir de la visibilité autour de votre campagne. Et vous pouvez aussi relire mon livre blanc sur le crowdfunding en attendant.

 

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Vos goûts musicaux sont figés à partir de 33 ans!

ven, 06/05/2015 - 11:21

L’Age du Christ quoi! Comme quoi, les coïncidences…

On le voit au quotidien, le fameux “choc des générations”: Ce qu’on écoute, n’est pas forcément que veulent seulement entendre nos parents  (“La fameuse musique de Jeunes” pour le rock) ou ce qu’écouteront nos enfants. On a même l’impression qu’à partir d’un certain âge, on reste bloqué sur des titres que nous écoutions il y a 10 ans, 20 ans…La fameuse nostalgie du “Tour des années 80″, avec tout le public qui va nous chanter “Voyage Voyage” en nous expliquant que depuis il n’y a rien eu de mieux.

Je vous rappelle ces échanges épiques sur Twitter sur la collaboration McCartney (le Dieu de mon Père) et Kanye West (Le Dieu de Kim.K).

 

 

Une étude nous prouve tout cela, noir sur blanc. A partir de 33 ans, nos goûts musicaux deviennent quasi gravés dans le marbre….L’étude s’est basée sur des données provenant des utilisateurs de Spotify aux États-Unis (le Taste Profile), complétée par les algorithmes d‘Echo Nest sur la popularité des artistes.

Ce que montre l’étude: La grande phase de découverte de la musique intervient jusqu’à 25 ans. C’est à ce moment que les goûts musicaux se créent. Avec une maturité à 33 ans. Et à partir de là, on passerait notre vie à écouter ce que l’on écoutait à ce moment là.

 

L’étude a également révélé un certain nombre d’autres points intéressants:

- Les personnes avec enfants n’ont plus cette phase de découverte (ou en tout cas moins. Je suis sûre, parents avec enfants, que vous connaissez par coeur la BO de la Reine des Neiges!). Donc vos goûts vont se geler bien plus rapidement.

- Les hommes et les femmes écoutent les mêmes musiques à l’adolescence, mais après? Et bien les hommes continuent à écouter de la musique dite non “mainstream” alors que les femmes, et bien beaucoup moins!

 

- Certes, cette étude n’est applicable à tout le monde, beaucoup de gens continuent à découvrir. Mais cela concerne quand même une grande majorité qui se retourne sur ce qu’elle écoutait avant (dont moi!).

 

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Avec Vinyl it : Choisissez et créez votre propre vinyle !

mer, 06/03/2015 - 18:59

On l’entendu tous les jours, et comme pourrait le dire un grand philosophe du 20e siècle, Patrick Bouchitey, dans “La vie est un grand fleuve tranquille”, le Vinyle revient, le Vinyle revient parmi les siens. (Bon après on peut aussi revoir tout ça quand vous comparez basiquement achat vs public, ça revient pas tant que ça, mais soit, on a tous besoin de miracles..).

Mais comme nous vous savons férus, on a pensé intéressant de vous présenter cette nouvelle offre:

Pour répondre donc à cette demande, croissante, Pierre Creff et Clément Guillot ont créé fin 2014, Vinyl it, la première plateforme de vinyles personnalisés (sélection des titres, création du macaron, choix de la pochette) à partir d’un catalogue de titres jamais pressés auparavant. Vous pouvez choisir vos morceaux préférés et les faire graver sur un même disque, unique au monde.

Des structures symboliques comme Jarring Effects, Hadra Records, Cosmonostro ou DixieFrog Records ont déjà rejoint la plateforme.

Le but de Vynil it: Rendre toute la musique indépendant disponible sur vinyle. 

Et comme Vinyl it réalise presque 10% de ses ventes à l’étranger, la plateforme va commencer à intégrer des labels étrangers, le tissu musical indépendant français est riche mais il est encore sous développé comparé à des pays comme l’Allemagne ou le Royaume Uni, deux pays où l’attachement au format vinyle est encore plus fort que dans l’hexagone. Cela élargira le catalogue et les choix!

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Quel est le nombre d’utilisateurs sur les réseaux sociaux en France?

ven, 05/29/2015 - 11:52

Petit pense-bête du jour, le nombre d’utilisateurs sur les différents réseaux sociaux en France.  Comme vous le verrez, Facebook fait largement la course en tête, suivi de Youtube. Derrière, on trouve dans un mouchoir de poche Twitter, Snapchat, InstagramWhatsapp est aussi très présent. D’ailleurs, c’est un outil qui sous sa fonction “groupe” est de plus en plus utilisé par des gens/équipe/groupes/Media qui l’utilisent comme un media de discussion privée. Par exemple, Whatsapp est en train de bousculer tous les codes de la communication politique en Afrique. Des personnalités politiques n’hésitent plus à débattre en groupes sur l’appli sur des thématiques précises.

Snapchat est en train aussi de s’imposer comme un des futurs leaders. 3e start-up la plus puissante au monde, elle prépare son entrée en bourse. Et de plus en plus d’artistes utilisent Snapchat pour poster en exclusivité leurs videos (et ainsi aller toucher une cible différente et plus jeune). Par exemple, Goldroom, vient de lancer son nouvel EP accompagné de 4 vidéos uniquement sur Snapchat Discover.

Les media eux mêmes utilisent Snapchat pour diffuser emissions et videos dédiées, comme Vice, Elle, Forbes ou des chaines de télé. D’ailleurs  Snapchat lance sa première sérié de tele réalité avec Sofia Vergara !

Quant à Instagram?  Il lance un profil musique dédié (il a décidé de lancer comme sa 1ere verticale thématique la verticale musique).  Selon Instagram, la musique est super importante sur le réseau car elle compterait pour 25% de toute l’activité de la plate-forme.

Ce qui est super intéressant, c’est qu’ils ont aussi lancé des profils et # dédiés: Par exemple, #LocallySourced est conçu pour faire émerger artistes et groupes (assuré par une équipe de curateurs), # 15SecondLessons sera pour des leçons de musiques/ performances live etc,  #DoubleTrack mettra en avant les musiciens mais en dehors de leurs activités musique. Et ce qui est encore plus intéressant, c’est que tout cela est intégré au sein même de la plate-forme, il ne s’agit donc pas d’une appli externe comme twittermusic, mais un outil totalement intégré aux usages.

Sinon, attention, le chiffre Google+ est gonflé en comptant les comptes GMail et pas les utilisateurs actifs de Google+ ! Bref, d’après le Journal du Geek, il n’y a que 0,2% d’utilisateurs actifs…

 

 

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Quelles sont les drogues les plus utilisées en Festival? Instagram vous dit tout!

jeu, 05/28/2015 - 15:11

Et oui, chez Don’t believe the Hype aussi, on bitche, on fait dans la facilité…Bon, après tout, on est dans la musique hein, on distrait, on ne fait pas des trucs super importants.

Le site DrugAbuse.com a fait une petite étude sur la consommation de drogues dans les festivals américain. Comment? En analysant près de 3 millions de photos instagram postées dans les 15 plus gros festivals de musique. Les résultats sont ensuite découpés par type de substance.

Plus de 90% de toutes les mentions Instagram mentionnant le festival Kiss Country Chili Cook-off parlent d’alcool. 82% des posts  du Marley Fest mentionnaient la marijuana.  Plus de 13% des posts sur Coachella étaient sur la cocaïne, 4% des posts sur Bonnaroo étaient sur le crack, et 6% des posts Instagram sur Lollapalooza mentionnent les opioïdes.

Chez Burning Man, c’est sympa aussi.  Le festival regroupe les champignons, le crack, la mescaline (drogue hallucinogène) et le LSD. Alors à quand la même infographie en France?

Au moins, parler de sa consommation de drogues sur Instagram, c’est sympa pour la police, ils n’ont qu’à remonter les photos.

 

 

 

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Le tableau ultime des Réseaux Sociaux: Pourquoi, Où, Quand et Quoi poster?

mar, 05/19/2015 - 11:10

Très souvent sur le site, nous vous parlons réseaux sociaux, nouveaux réseaux, anciens réseaux, toujours en cours réseaux! On passe tous un temps fou à se plonger et replonger dedans, chacun évoluant terriblement vite, et souvent ce que nous avons pu vous conseiller il y a 6 mois a encore évolué. Donc les bonnes pratiques d’avant d’avant ne sont pas les bonnes pratiques de maintenant. Par exemple, quid des vidéos natives sur Facebook? Et quoi faire avec Youtube alors? Et doit-on mettre toutes les videos en natives et aussi poster les videos sur Youtube (réponse: NON)(Mais on va vous faire un article plus précis sur la vidéo native Facebook).

Et que faire entre Instagram, Twitter, Snapchat (Snapchat est en train de devenir énorme, je vous conseille fortement de vous y intéresser, ce réseau va devenir prépondérant en 2016. Non, Snapchat ce n’est pas pour les gamins…).

Alors on vous a fait un petit tableau qui regroupe, à aujourd’hui les différents réseaux sociaux et leurs modes d’utilisation.

Oui ce tableau est petit et illisible (format oblige), mais si vous cliquez dessus, vous aurez une plus grosse image, que vous pourrez même télécharger! 

 

 

 

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THE BEST SONG : L’app la plus fun pour découvrir des bons sons!

lun, 05/18/2015 - 13:26

On aurait tout aussi bien pu titrer cette newsletter Hallelujah, puisque ÇA Y’EST, l’application The Best Song, malgré moultes et multiples rebondissements, EST SORTIE !  (Pour notre plus grand plaisir, TheBest Song est un client de l’Agence DBTH).

D’accord, mais qu’est ce qu’on fait avec The Best Song ? Avec The Best Song on peut  faire plein de choses comme :

• Créer rapidement de bonnes playlists avec un geste original : le swipe (le même geste que sur Tinder)

• Filtrer ses découvertes avec des filtres funs (les meilleures chansons pour chanter sous la douche…)

• Écouter les chansons préférées de ses amis comme une radio

• Défendre ses chansons préférées pour les valoriser auprès des autres.

En plus leur catalogue dispose déjà de 35 millions de titres. Alors avec ça vous aurez de quoi faire !

Et si vous préférez écouter les pépites musicales des autres, The Best Song a recruté pour le plaisir de vos oreilles une sélection pointue d’influenceurs, tous passionnés de musique mais dont les horizons diffèrent : médias, blogs, labels, festivals (Radio Nova, Vice, festival Astropolis…) .

 

1. Un très bon démarrage

On ne s’attendait pas à ça, mais la machine a démarré avant même que l’application soit officiellement lancée, si bien qu’un jour avant la sortie, nous avions déjà 10 000 utilisateurs. A cela 2 choses. Tout d’abord, une mise en avant exclu sur Pure Break  puis l’application a été choisir pour figurer sur le site Product Hunt. Le jour du pré-lancement chez eux, l’appli a fait un gros score (devant Pinterest qui lançait pourtant une nouvelle feature).
Pour rappel Product Hunt est un site mettant chaque jour en lumière les startups et idées les plus cools du moment, pour lesquelles la communauté PH est invitée à voter afin de faire remonter les meilleurs dans le classement!

Depuis le pré-lancement, l’appli est en moyenne à 20 000 swipes par jour dans l’application.

À ce propos, voici les principales nouvelles features à venir dans l’app prochainement :

  • la possibilité de switcher entre le mode extraits et le mode radio (full songs)
  • l’intégration de Deezer, Soundcloud, iTunes et YouTube
  • la possibilité de voter pour défendre ses best songs directement depuis l’application

En attendant, pour les plus activistes d’entre vous, vous pouvez dores et déjà aller voter sur le site http://vote.thebestsong.co pour faire ressortir toutes les chansons qui sont pour vous sont les meilleures et méritent d’être écoutées. Les chansons les plus votées pour un artiste sont celles qui ressortiront dans l’app.

 

 

2. De très gros concours

Le mois dernier, TheBest Song a été sélectionné comme finalistes au MIDEM de Cannes, dans la catégorie music discovery. Ils sont 10 en finales, avec dans le jury le CEO de Deezer et d’autres pontes de la musique.

D’autre part, TheBest Song a ausssi été sélectionné pour faire les demi finales du Tour de France des Startups, organisé par La French Tech.  Et ils sont aussi finalistes de l’événement 50 startups Council / Hacking de l’Hotel de Ville organisé par la Mairie de Paris (beaucoup de fonds d’investissements dans le jury) et en finale du Primavera Music Festival de Barcelone ! Tout ça en mai et juin.

3. The Best Song sur Thunderclap

Petit interlude. Vous connaissez Thunderclap ? 
C’est comme Kickstarter (ou Ulule, KissKissBankBank, etc) sauf qu’au lieu de demander un soutien financier, on demande un soutien social. Autrement dit, on ne vous demande pas de l’argent mais un futur statut Facebook ou Twitter, pour que le même jour à la même heure tout se déclenche automatiquement et que tout le monde entende parler de The Best Song.

Ils ont un objectif de 500 soutiens à remplir avant le 25 mai. Merci d’avance à tout ceux qui prendront 30 secondes pour les soutenir : http://bit.ly/thebestsong-thunderclap

 

4. Les premiers articles

Les RP démarrent à peine, mais déjà pas mal d’articles sur The Best Song fleurissent dans différents pays. Morceaux choisis.

En France bien sûr :
http://android.smartphonefrance.info/actu.asp?ID=3917
http://www.raje.fr/the-best-song-la-nouvelle-application-musicale-1953
En Angleterre : http://www.brit.co/the-best-song-music-discovery-app
En Russie : http://lifehacker.ru/2015/05/06/best-song
Aux Pays Bas : http://www.iculture.nl/the-best-song-tinder-voor-het-ontdekken-van-nieuwe-muziek/
En Allemagne : http://strong-magazine.com/fitness-apps-2015-workout-apps/
Au Venezuela : http://blog.a1arte.com/tecnologia/27189

Pour rappel,
On télécharge l’application iPhone ici : bit.ly/thebestsong-ios
On télécharge l’application Android ici : bit.ly/thebestsong-android
On vote pour ses chansons préférées ici : vote.thebestsong.co
On soutient gratuitement le projet The Best Song ici : bit.ly/thebestsong-thunderclap

Alors aucune excuse pour ne pas télécharger l’application ! Que vous soyez mélomane timide ou assuré vous vous laisserez forcément happer le côté intuitif et ludique de The Best Song !

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