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Succès en Streaming? Les chiffres du premier mois de Get Lucky de Daft Punk sur Spotify

mar, 06/18/2013 - 11:01

Dans le cadre de notre partenariat avec Music Ally, une analyse du premier mois des Daft Punk. N’hésitez pas à vous abonner à Music Ally et à leur offre gratuite ici: http://musically.com/subscribe/

Get Lucky a été écouté près de 38 millions de fois sur Spotify depuis sa sortie, avec un nombre d’écoutes par semaine ne cessant d’augmenter durant les 5 premières, au fur et à mesure que le titre prenait de l’ampleur.

Comment le sait-on ? Le mois dernier, Spotify a publié son nouveau « Weekly Charts », un Top 50 Spotify ainsi qu’un Top 50 Social, le premier classant les 50 titres les plus écoutées dans chacun des 28 pays dans lequel Spotify est disponible, le dernier classant les 50 titres les plus partagés. Le classement montre le nombre d’écoutes par semaine pour chaque titre, et l’on peut remonter jusqu’à la semaine du 28 avril pour chaque pays. En d’autres termes, passez un peu de temps sur le widget Spotify 50, et vous aurez le nombre d’écoutes aux niveaux national et mondial des titres les plus populaires.

Get Lucky est un très bon cas à étudier, car le titre est sorti durant la première semaine disponible du classement, ce qui veut dire que le widget nous montre tous les chiffres de Get Lucky depuis ses débuts sur Spotify. Un autre avantage est que Get Lucky a eu un tel succès qu’il apparait dans le Top 50 de tous les pays pour les 4 premières semaines, on a donc toutes les données en main.

Ayant tapé tous les chiffres dans un tableur (voir la version publique), voici mes résultats :

  • Get Lucky a été écouté 25 467 772 fois lors des quatre premières semaines après sa sortie sur Spotify. De plus, son succès a augmenté lors de ces quatre semaines : 6 millions la première semaine, 6,3 la deuxième, 6,5 la troisième, puis 6,7 millions de fois la quatrième.
  • Les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la Suède étaient les 3 plus importants marchés pour Get Lucky : Les Etats-Unis représentent 6,4 millions des écoutes Spotify sur les quatre premières semaines, soit 25,3% du total. Ils sont donc devant le Royaume-Uni (3,8 millions, 15%) et la Suède (3 millions, 11,9%)
  • D’autres marchés intéressants sont le Danemark, la France, l’Allemagne, la Hollande, la Norvège et l’Espagne. Ce n’est pas une surprise, ce sont les pays européens dans lesquels Spotify est disponible depuis un bon moment. La Norvège compte 1,7 millions d’écoutes dans les quatre semaines, juste au-dessus de la Hollande (1,7 également), l’Allemagne (1,6), le Danemark (1,4), la France (1,2) et enfin l’Espagne (1 million).

Spotify est encore très jeune dans les pays baltiques. La quatrième semaine, Get Lucky n’a fait que 5 657 écoutes en Lituanie, tout en étant dans le Top 50 du pays. Les écoutes en Estonie et Lettonie se comptent également en milliers.

En se basant sur des calculs approximatifs on pourrait conclure que ces écoutes en streaming ont généré 127 000$ de revenus. Bien entendu il faut se méfier des calculs où le total donne X alors que les artistes calculent leur revenu propre soit Y : car il faut être clair, nous n’avons pas la moindre idée du contrat et des taux de répartition sur les revenus du streaming entre les Daft Punk et leur label Columbia. Cependant, si l’on se base sur 0,0005$ soit le revenu moyen d’un stream sur Spotify (c’est ce montant qui est le plus souvent cité) alors les 25,5 millions d’écoutes ont rapporté au groupe et à leur label 127 000$.

On peut déjà imaginer les gros titres : Un hit mondial fait plus de 25 millions d’écoutes et ne rapporte que 127 000$ ? Le streaming ne sert à rien ! Pas si sûr…

Premièrement : en tant que Single ‘Get Lucky’ s’est vendu comme des petits pains. Sur les quatre premières semaines rien qu’en Angleterre il s’est vendu plus de 600 000 fois selon les charts officiels tout en étant écouté 3,8 millions de fois.

Deuxièmement : les précommandes de l’album ‘Random Access Memories’ ont très très bien marché. Rien qu’aux US l’album se vendra à plus de 250 000 exemplaires la semaine de la sortie alors qu’il était disponible en streaming sur Spotify et d’autres services similaires [ndlr l’album s’est vendu à 340 000 exemplaires].

Troisièmement : parce que les chiffres donnés plus haut ne représentent que les revenus de Spotify. On ne parle pas de ceux générés par Rhapsody, Deezer, Rdio et autres services comme YouTube (qui comptabilisait 34 millions de vues sur la vidéo officielle au bout de 4 semaines).

Quatrièmement : parce que le public va continuer à écouter ‘Get Lucky’ pendant le reste de l’année et bien après. Il est clairement étiqueté comme un hit de l’été et lorsque l’été arrivera (enfin), Spotify et ses équivalents génèreront des revenus non négligeables.

Nous ne prêchons pas la supériorité absolue des plateformes de streaming – il manque encore beaucoup de clarté dans la façon dont les artistes sont rémunérés et sur la viabilité de leur modèle économique sur le long terme.

Quoi de plus ? Toutes les données de cet article concernent le plus gros carton de l’année 2013, ça ne dit donc pas grand-chose sur ce que représentent Spotify et le streaming en général pour les artistes en développement, ce qui est un autre débat de l’industrie.

Mais le plus important dans ce débat sur les revenus issus du streaming pour les artistes et ayant-droits, c’est d’analyser des données précises et de baser ses conclusions sur ces chiffres, plutôt que de se proclamer pour ou contre le modèle du streaming.
En bref, voici quelques chiffres. Maintenant dites-nous ce que vous en pensez.

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Quelle est la rémunération d’une video virale sur Youtube?

jeu, 06/13/2013 - 11:07

Comme on a pu le voir souvent sur ce site, notamment dans les articles de Julien Philippe, une video sur Youtube peut être monétisée, et donc vous apporter une certaine rémunération, de “un peu” à “un peu plus”. Mais même si Youtube peut payer des royautés énormes, cela n’a rien à voir, aujourd’hui, avec la totalité de la rémunération que peut percevoir un artiste.

Si on prend pour exemple notre desormais fameux et historiqueGangnam Style” de Psy: Avec plus de 1,6 milliards de vues,  sa monétisation sur Youtube se monte à environ 8,6 millions de dollars, ce qui est énorme. Mais assez faible au regard de tout ce qu’a engrangé Gangnam Style à côté.  Mais attention, n’oublions que nous ne sommes qu’au tout début de la monétisation. Cela démarre juste. On n’aura certainement pas la même discussion dans six mois ou un an…

Voici donc une excellente infographie qui montre comment et quel a été l’argent gagné par les 30 vidéos de musique les plus vues. L’infographie reprend aussi quelques bonnes pratiques pour developper la viralité de sa vidéo. Et puis elle détaille un peu plus la fameuse vidéo des OK Go “This Too Shall Pass”, et les énormes efforts de production qui ont dû être fait.

Plus d’infos sur ce site:

Et vous pouvez telecharger le Guide du createur ici.

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Le Top 30 des DJ les plus riches?

mar, 06/11/2013 - 11:08
Il y a quelques temps, le site celebritynetworth.com a mis en ligne le top 30 des DJs les plus riches. Alors qui a dit que vous ne pouviez pas faire de l’argent en tant que DJ? C’est sûr qu’ils ne gagnent pas ce que peut gagner une Lady Gaga, et beaucoup sont sans l’infrastructure d’une major pour les aider à se developper (beaucoup de labels indés)(oui je sais les Daft Punk sont signés chez Columbia mais là on parle des DJ).
Le revenu moyen des 7 gros plus gros clubs d’EDM (Electro Dance Music) est d’environ  625 millions de dollars par an (selon “Nightclub & Bar magazine”); De nombreux DJ ont aussi maintenant des contrats de sponsoring avec des grandes marques comme Ralph Lauen et Sonos.. Voici donc le top:
  • #1: Tiesto – 75 millions $
  • #2: Guy-Manuel de Homem-Christo (Daft Punk) – 60 millions $
  • #3: Thomas Bangalter (Daft Punk) - 60 millions $
  • #4: Paul Oakenfold – 58 millions $
  • #5: Paul van Dyk – 52 millions $
  • #6: John Digweed – 45 millions $
  • #7: Armin Van Buuren – 40 millions $
  • #8: Judge Jules – 42 millions $
  • #9: Sasha – 40 millions $
  • #10: Pete Tong – 32 millions $
  • #11: Moby – 30 millions $
  • #12: David Guetta – 30 millions $
  • #13: Steve Aoki – 28 millions $
  • #14: Fatboy Slim – 23 millions $
  • #15: The Chemical Brothers – 20 millions $
  • #16: Ferry Corsten – 19 millions $
  • #17: Deadmau5 – 18 millions $
  • #18: Carl Cox – 16 millions $
  • #19: Skrillex – 16 millions $
  • #20: Benny Benassi – 15 millions $
  • #21: DJ Pauly D – 15 millions $
  • #22: Sven Vath – 14 millions $
  • #23: Jeffrey Sutorius (Dash Berlin) – 13.5 millions $
  • #24: Calvin Harris – 13 millions $
  • #25: Avicii – 12 millions $
  • #26: Afrojack – 11 millions $
  • #27: Kaskade – 10 millions $
  • #28: Sebastian Ingrosso (Swedish House Mafia) – 10 millions $
  • #29: Steve Angello (Swedish House Mafia) – 10 millions $
  • #30: Axwell (Swedish House Mafia) – 10 millions $
Si vous souhaitez plus d’info sur le marché de l’EDM, j’avais publié un article sur ses réalités  en m’appuyant sur les chiffres annoncés par EMI à l’occasion de l’Ibiza Music Summit. EMI s’était en effet penché sur le sujet et avait proposé une étude qui a porté sur plus de 750 000 consommateurs . Vous pouvez retrouver cet article ICI
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« LA MUSIQUE À CELUI QUI LA FAIT !» Par Nilda Fernandez, Artiste-musicien

dim, 06/02/2013 - 22:01
Ou “Prélude au Retour de l’Artiste-Producteur”…

Rencontrer, et travailler avec et pour Nilda Fernandez est un plaisir artistique comme intellectuel. De ces textes et mélodies à ses reflexions sur le statut de l’artiste, l’homme pousse à la remise en question constamment. Il ne s’arrête pas non plus à ce que veut le marché. Il a décidé de travailler et travailler sa nouvelle production comme il le souhaite et non comme on lui demande.

Quand j’ai rencontré Nilda pour la première fois dans une brasserie, il m’a raconté son parcours, son combat quotidien pour travailler comme il l’entendait et les innombrables galères pour s’imposer comme artiste et producteur capable de comprendre ce qu’on lui dit et d’avoir un avis. L’artiste a fait 1000 choses. Vivre et chanter en Russie, monter un spectacle avec des artistes de cirque à Cuba, mettre en scène Carmen avec des artistes de flamenco, bâtir un spectacle avec des amateurs sur la mémoire de la ville d’Ivry, chanter avec Adamo, Dorval, Mouss et Hakim, Georges Moustaki, Lara Fabian ou la soprano Sylvie Brunet…

Et c’est de toutes ces experiences qu’est né  un manifeste de 7 pages, « LA MUSIQUE À CELUI QUI LA FAIT!» Prélude au Retour de l’Artiste-Producteur” dans lequel il brosse, à travers différents chapitres, le lien artiste/culture, la naissance et le déclin de l’industrie, et le developpement de l’artiste producteur…Ne voyez pas ce texte comme encore une apologie du “c’était mieux avant”. Bien en au contraire, Nilda est passionné de technos et trouve cela essentiel à l’évolution de la “condition” des artistes. La première citation est très parlante: “J’espère lutter pour continuer l’indépendance qui me sauve” de Frederico Garcia Lorca.

Ce qu’il écrit, Nilda se l’applique aussi à lui même. Il a produit lui même et va distribuer son nouvel album sur son site, en proposant un abonnement à un tout petit prix. Tous les mois, une nouvelle chanson sera ainsi proposée. Les “déjà” abonnés y auront accès sans repayer et les “nouveaux” auront accès à celle-ci plus aux anciennes. Assez nouveau pour lui donc comme moyen de diffuser sa musique, mais en tout cas, le seul qui lui convienne . Et dans quelques jours, son nouveau titre “Le gang” sera lancé. Un vrai pari.

Je reproduis ici un des chapitres du manifeste “la fin d’une industrie”. Et un nouveau dans la semaine.


LA FIN D’UNE INDUSTRIE

“Il n’a pas raison, celui qui dit « maintenant, maintenant », les yeux braqués sur le guichet, mais celui qui dit « demain, demain », et sent venir la vie nouvelle qui point au-dessus du monde”.  FEDERICO GARCÍA LORCA

Cet âge d’or de l’industrie musicale a légué des oeuvres extraordinaires. Cependant, grâce à des profits colossaux, les artisans d’autrefois, esthètes et découvreurs d’artistes, se sont mondialisés en s’associant à des capitaux de provenances aussi diverses que les boissons gazeuses, l’armement, les chaînes de télévision… etc, dont ils devenaient à la fois la vitrine, la danseuse, la poule aux œufs d’or et l’alibi.

Sans toutefois réclamer l’élimination des artistes «locaux» (c’est comme ça qu’on les nommait) tant que leurs ventes de disques couvraient au moins les frais fixes, les actionnaires invisibles ont perçu leurs dividendes en grande partie grâce aux figures anglo-américaines, seules à bénéficier (sauf exceptions) d’un véritable retentissement planétaire. Ainsi, progressivement, chaque PDG « local » d’une filiale « nationale » de ces « multinationales » autoproclamées «majors», est devenu un «vassal», payé pour appliquer des directives « verticales » auxquelles il ne peut se soustraire.

Quant à l’artiste-musicien, « international » ou « local », tel un paysan-métayer endetté par les emprunts, vivant à crédit par le jeu des avances dont le calcul tenait davantage de la divination que de l’arithmétique comptable, il a progressivement marché dans toutes les combines, aliénant son autonomie en hypothéquant son futur.

Aujourd’hui, tout cela est obsolète. S’il est vrai que, par le passé, l’industrie du disque a eu les moyens de jouer un véritable – et, souvent, respectable – rôle d’investisseur ou de découvreur grâce au talent de certains visionnaires, il y a belle-lurette que ce n’est plus le cas. Infestée d’incompétence, préoccupée par sa propre survie, sommée de maintenir les dividendes de ses actionnaires et les salaires exorbitants de ses dirigeants, l’industrie fonctionne à flux tendus, avec une longueur de vues qui ne dépasse pas le semestre.

Dans ce sauve-qui-peut, certains artistes, convaincus d’être conjointement lésés par cette dégradation, sont vaillamment montés au créneau contre le piratage qui leur portait soi-disant préjudice. Erreur de discernement: l’artiste génère le contenu, l’industrie le conditionne et le vend. Ce n’est pas la même chose. De plus, comme on l’a vu, la reproduction des œuvres étant un phénomène récent, les revenus faciles qui en procèdent revêtent, aux yeux de quiconque, un caractère difficilement défendable.

Qui plus est, l’évolution de la société – et de son économie – ne va pas dans ce sens. Tout comme les paysans récupèrent peu à peu le sens de leur travail et leur place au centre de leur production,

Il est temps que l’artiste-musicien vive avec son temps et se réapproprie le terrain perdu en commençant par une radicale remise en question du terme de « producteur », confisqué par ceux qui financent ou/et commercialisent sa musique.

Vous pouvez telecharger le manifeste de Nilda FernandezLA MUSIQUE A CELUI LA FAIT. Et un autre chapitre dans la semaine…

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La qualité sonore (III): “L’Expertise” de nos futurs ingé son?

jeu, 05/30/2013 - 22:16

Dans un dossier consacré à la mutation vertigineuse des « métiers du son » face à la nouvelle donne du marché de la musique, Pierre Jacquot, après ses deux premiers articles  ICI et ICI revient pour un troisième article toujours consacré aux évolutions du son.

Tout d’abord, pardon pour cette interruption momentanée de l’image et du son… Je me suis fait quelque peu attendre ! Aujourd’hui, il me parait primordial de retracer sommairement l’itinéraire de ce que fût tout d’abord l’enregistrement sonore afin de mieux en situer l’enjeu actuel.

En quoi la disparition des grands studios affecte-t-elle la formation de nos futurs (grands) ingénieurs du son ? La notion même d’expertise reviendra-t-elle au premier rang des demandes des producteurs de musique ?

Au fil du temps

Parcourons rapidement l’historique de cette activité avant de rejoindre nos années CD. Evoquons très brièvement la période qui précède l’enregistrement multipiste. Bien que passionnante, elle relève de l’histoire pure et fût consacrée à inventer et affiner une technologie permettant la restitution domestique du son dans de bonnes conditions. Des balbutiements des pionniers du XIXe, elle court jusqu’à l’avènement du vinyle au début des années 50. Cette dernière étape s’avèrera majeure. Le microsillon permettra d’industrialiser la reproduction des enregistrements destinés aux ventes de masse qui en sont friandes. Il ne faut pas oublier que les années d’après-guerre furent, par définition créatives, récréatives, insouciantes et productives. Le disque et la musique représentaient le vecteur rêvé d’une jeunesse éprise d’évasion… Période bénie pour l’industrie de la musique et les studios d’enregistrement.

Quelques points de repère

Le public applaudira tout d’abord l’apparition de la stéréo et les professionnels, surtout celle du magnétophone multipiste dans la deuxième partie des années 60. Ce dernier changera définitivement la pratique du studio et ses méthodes, transformant la prestation simultanée de l’ensemble des exécutants en une multitude de phases dédiées à chacun d’entre eux. Une véritable révolution : le guitariste pourra désormais proposer plusieurs versions de son solo, le chanteur pourra « refaire » sa voix sans obliger l’orchestre entier à réinterpréter le titre ! Très vite les possibilités de montage et de compilation de plusieurs pistes viendront compléter cette panoplie aux possibilités devenues infinies ! Les Beatles englobent à eux seuls cette évolution puisqu’ils débutent leur discographie en deux pistes au début des années 60, passent par les 4, 8 et 16 pistes et poursuivront leurs carrières solo respectives en 24 pistes.

La chance de côtoyer les premiers ingénieurs du son modernes

Claude WAGNER fût assistant des fameuses « blouses blanches », les « preneurs de son » de l’époque ! Ils n’avaient pas encore inventé le « métier » à part entière et Claude fût l’un des tout premiers à intégrer une forte composante artistique à sa fonction! Ses pairs n’étaient que des techniciens purs et durs. Roger ROCHE ou Dominique Poncet furent de grands ingénieurs et Rolland Guillotel débuta sa carrière en tant qu’apprenti de ces grands professionnels! J’ai moi-même eu Stéphane REICHART comme assistant aux studios Davout, il est aujourd’hui devenu un ingénieur majeur dans l’art de la prise de son d’orchestre !

Le métier se structure…

A cet instant, il faut bien reconnaitre que l’avance accumulée par les anglo-saxons dans notre corporation est avérée. Nos voisins d’outre manche ont inventé les métiers du son qui accompagnaient les genres musicaux qu’ils introduisaient ! Nous allons courir longtemps après ces rêves anglais et américains… détail amusant, le terme même d’ingénieur du son est impropre car il ne provient que d’une traduction phonétique de Sound Engineer, « technicien du son ».

Eddie Barclay aura l’idée lumineuse de recruter Gerhard Lehner, ingénieur du son allemand qui apportera de la rigueur et de la méthode au son français dans son studio ultra-moderne de l’avenue Hoche. Brel, Nougaro et Eddy Mitchell enregistreront sous sa houlette. Le célébrissime Quincy Jones élira même domicile durant de nombreux mois en tant qu’arrangeur maison dans ce temple de la création.

… Et disparaît

En évoquant l’histoire des lieux magiques qui ont vu l’art de l’enregistrement s’affiner et aboutir, nous devons également évoquer leur disparition. De fait, il en découle d’ailleurs directement une autre problématique : Les grands studios étaient avant tout des lieux de transmission du savoir… Les ingénieurs confirmés avaient presque tous été les assistants de leurs prédécesseurs et formaient systématiquement leurs successeurs, comme le dit très justement mon ami Patrice Lazareff dans un article visionnaire que je vous recommande chaudement « Formation ou Initiation? » écrit… en décembre 1998 !

Et l’avenir alors ?

Plusieurs hypothèses émergent à ce jour. Bien entendu, les grandes écoles se sont établies, structurées et proposent aujourd’hui un enseignement de qualité. Les possibilités de formations volontaires et payantes sont légions. En revanche, peu sont à même de proposer un temps de travaux pratiques suffisant à leurs élèves et il faut pourtant bien reconnaitre que si la théorie est bien enseignée, (sans doute mieux qu’elle ne le fût autrefois, d’ailleurs), il en va totalement autrement de la pratique elle-même ! Nombre de mes stagiaires ou assistants d’aujourd’hui se plaignent, au sortir de leurs grandes écoles reconnues, d’avoir peu pratiqué, de ne pas avoir passé suffisamment de temps derrière des consoles de mixage.

Lorsqu’ils l’ont fait, les expériences ont été ponctuelles et collectives, les privant des notions de relations de cause à effet ou de responsabilité individuelle des projets menés. Aujourd’hui, après deux ou trois années d’école, nos aspirants « ingé-son » se trouvent dans la quasi obligation de se faire embaucher dans des structures de production… C’est le serpent qui se mord la queue !  Autre cas de figure, il arrive également que le « passage de flambeau » soit filial, le parallèle avec l’aspect artisanal de notre métier prend alors tout son sens ! Ces savoir-faire sont complexes et doivent être enrichis d’expérience, on ne peut parier exclusivement que sur la simplification à outrance des outils. Le fait de savoir agencer le son peut-il remplacer un professionnel aguerri ? Le réalisateur-musicien peut il se substituer à l’ingénieur du son ? Certains genres musicaux s’accommoderont sans doute de ce déplacement du domaine d’expertise mais ce raisonnement ne peut en aucun cas être général. Comme beaucoup de mes confrères, j’ai été consulté à de nombreuses reprises, durant ces dernières années, afin de « sauver » des projets qui avaient « mal démarré » ou qui avaient été programmés dans des structures domestiques et qui ne « sonnaient pas » comme ils l’auraient dû.

Qu’on se le dise une fois pour toutes, rien ne remplace une bonne prise de son, aux micros et à l’acoustique choisis, avec une véritable direction artistique. Un système à deux vitesses découle donc du contexte et de la genèse des projets musicaux. L’exigence de production reste d’actualité.

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10 conseils pour améliorer le referencement de vos videos sur Youtube

jeu, 05/30/2013 - 11:10

J’ai souvent posté sur ce site des articles et conseils sur comment optimiser vos videos sur Youtube (vous les trouverez résumé en bas de cet article). Et voici 10 conseils supplémentaires qui vous aideront à optimiser votre référencement vidéo, à savoir comment faire en sorte que votre video remonte dans le moteur de recherche Youtube. La plupart de ces actions sont négligées, alors qu’elles sont assez faciles à accomplir.

  1. Vous n’avez pas de clip video? N’hésitez pas à mettre en ligne une image fixe avec les paroles de la video. Pourquoi? Car Youtube est la première plate-forme d’écoute de musique dans le monde. On recherche de la musique, on va sur Youtube. Alors même sans video, il faut y être.
  2. On peut aussi faire une recherche sur les paroles de votre titre. Alors n’hésitez pas à poster les paroles de celui ci dans la boite de dialogue sous votre video. Vous pouvez rentrer jusqu’à 5000 caractères, donc ne vous genez pas!
  3. N’hésitez pas à créer vous même votre thumbnail pour chaque video. Vous savez, le thumbnail, c’est cette vignette personnalisée qui représente votre video. Ne comptez pas trop sur les choix que vous donne YouTube. N’hésite pas créer votre vignette personnalisée dans un programme de retouche d’image comme Photoshop. Il est vraiment important que celle ci puisse décrire votre vidéo en un regard.
  4. Si vous le pouvez, téléchargez en haute déf  (1920 x 1080). En effet, la haute def est maintenant la norme pour un grand norme d’internaute (enfin ceux qui ne sont pas sur free…).
  5. Surtout intégrez bien un “appel à l’action” (un call to action quoi). Proposez aux gens une actions, comme cliquez sur un lien vers votre site ou une annotation.
  6. C’est bien aussi que votre video soit publique. Cela sonne comme une évidence, mais pas pour tous…et une video non publique ne sera pas vraiment consultée…
  7. Choisissez bien la bonne catégorie pour votre vidéo. C’est une question qui peut être difficile parfois car une vidéo peut representer un certain nombre de catégories en même temps. Votre meilleure stratégie est de rester quand même dans la catégorie la plus appropriée (musique), puisque c’est là que vous êtes le plus susceptible d’obtenir le plus de vues.
  8. Créez une playlist. C’est un outil relativement nouveau sur YouTube, mais il permet aux utilisateurs de naviguer dans des videos similaires, reliés par un même sujet ou thème…
  9. Intégrez la vidéo sur votre site ou votre blog. La meilleure façon d’obtenir des vues sur votre video est de la faire apparaître partout où vous le pouvez…
  10. Integrez des annotations. Ce sont des textes intégrés dans des liens pop-up que vous pouvez inclure sur votre vidéo. Alors cela prend un peu de temps à programmer, mais cela en vaut la peine et il a été constaté que l’engagement augmente sur les videos qui les intégrent…

Pour aller plus loin: n’hésitez pas à consulter les articles déjà publié:

Et vous pouvez telecharger le Guide du createur ici.

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Deviens mon patron: un nouveau modèle économique pour les e-artistes indés

mar, 05/28/2013 - 20:54

Cet article a été posté initialement sur le blog de JC Frog. Et je l’ai trouvé tellement interessant que j’ai voulu vous le présenter, avec l’accord de son auteur bien sûr! Et d’ailleurs, qui est l’auteur: JC Frog, Musicien amateur, à ses heures perdues un modeste petit chansonnier geek hacktiviste dont quelques parodies ont un peu tourné, et que vous pouvez retrouver sur YouTube, ou en téléchargement gratuit ICI.

Le malicieux Jack Conte, le très créatif poilu du magnifique duo Pomplamoose, propose un nouveau site de financement participatif pour le quotidien des créateurs de contenu numérique: video, musique, sketchs…, et ça s’appelle Patreon

« piracy is not going away and I think that’s good » … « if you can’t afford music I still want you to hear my music » (source)

« Le piratage ne va pas disparaitre et c’est très bien ainsi … si vous ne pouvez pas vous offrir de la musique, j’ai quand même envie que vous écoutiez la mienne » Julia Nunes

A la différence d’un kickstarter qui fait des appel à financement pour un gros projet ponctuel, Patreon propose aux internautes qui veulent soutenir les créateurs une sorte de flattr automatisé. Pour motiver l’artiste à créer du contenu, tu fixes la sommes modique que tu lui donneras à chaque fois qu’il sort une video ou une chanson. Tu deviens alors son « Patron », ce qui en anglais s’entend plus comme mécène que comme exploiteur à gros cigare

Pour éviter tout débordement tu peux fixer une somme mensuelle que tu ne veux pas dépasser.

Comme dans les sites de crowdfunding, tu as des bonus si tu donnes plus.

Le site est très bien fait, propre et efficace, très classique dans ce qui se fait en ce moment en terme de simplicité et d’ergonomie.

C’est donc un modèle de plus proposé avec beaucoup de tripes pour les « artistes entrepreneurs indépendants », sujet sur lequel nos amis ont des avis très intéressants, totalement 21eme siècle, un souffle bénéfique dans cette ère pestilentielle du business du copyright.

C’est frais, c’est intelligent, on veut y croire. Mais pour ça il faut se bouger et sortir la carte bleue!

Bravo et bonne chance Mister Jack!


PS: on m’a suggéré de faire ma page Patreon mais je maintiens le cap: tant que je peux m’en passer, je refuse toute monétisation de ce que peux envoyer dans la toile.

PPS: j’ajoute l’interview de Pomplamoose sur le sujet de la création en ligne indépendante par un pédant de chez techcrunch

Me voilà un fier et modeste patron

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Passer des data aux dollars: le défi de l’industrie musicale pour la standardisation des métadonnées

ven, 05/24/2013 - 10:43

Aujourd’hui, en partenariat avec notre ami Robby Towns, de Nesta Music, auteur de ce livre blanc sur les metadonnées, et soutenu par DigitalMusic.org,  je vous propose une visite pointue dans l’univers de la metadata. Non, ce n’est pas un gros mot, et c’est même essentiel de comprendre comment cela fonctionne. Comme le dit très bien Jean-Robert Bisaillon sur son site Tag Ta Musique, sur l’usage des metadonnées   “les métadonnées sont mal foutues, l’enjeu est titanesque et la collaboration sera inévitable…”.

ça fait des années que j’entends parler des metadonnées, que je vois des commissions, des groupes de travail sur les metadonnées, pour assez peu de resultats. Le livre blanc de Robby Towns repose les bonnes questions. Nous allons procéder en differentes étapes en découpant ce livre blanc en différents articles. Vous pourrez également telecharger ce livre blanc sur le site de l’Agence DBTH. Et on démarre par l’introduction.

Les discussions autour de l’ère digitale que vit la musique ont jusqu’à ce jour essentiellement porté sur la production et la distribution de contenu.

Cependant, comme l’industrie se prépare à toujours aller de l’avant, il nous faut donc rajouter un troisième élément à cette discussion : la curation. En d’autres termes, il s’agirait de la gestion de tous les actifs numériques liés à un artiste ou à un morceau qui pourrait améliorer la découverte, le marketing et évidemment la monétisation de la musique. Les informations de base sont simples : le label, le style, le producteur. Bien sûr toutes les données comme la pochette, la biographie, les photos ou quelques lignes explicatives doivent elles aussi être comprises.

La prochaine génération des produits et services de musique digitale va transcender l’appareil, le format et le mode de distribution actuels de façons jamais imaginées au cours des sept dernières décennies de musique enregistrée. Déjà, la musique digitale va bien au-delà de l’ordinateur. La diversité des appareils (téléphone, tablette, TV…) fait profiter de bien plus qu’uniquement la musique en mettant en avant des éléments de contextualisation recherchés par les affamés de datas ! Aller au-delà de l’ordinateur permet donc aux différents services de proposer plus que de la musique avec des pochettes, des biographies, des vidéos, des photos, voire même des informations telles que des bios approfondies, le nom des producteurs et des éventuels contributeurs à l’album. Et nous en avons fait une étude de cas.

Selon l’étude réalisée en novembre 2011 par digitalmusic.org et le NPD à propos de la découverte musicale, les fans “super-acheteurs” qui représentent + de 46% des habitants de vente physique/digitale/abonnement/cartes-cadeaux sont aussi ceux qui recherchent le plus de contextualisation et de curation.

Pour créer les expériences musicales attractives d’aujourd’hui et de demain, l’industrie musicale doit développer un système plus efficace de collecte, stockage, distribution et d’affichage de toutes les informations liées à la musique pour des usages internes comme externes.

La contextualisation et l’archivage des métadonnées liées aux artistes, œuvres musicales et produits dérivés requièrent de nouveaux développements.

Pour les besoins de ce document, les métadonnées contextuelles sont définies essentiellement comme des informations textuelles, par exemple les biographies d’artistes, les crédits des musiciens et producteurs, les dates de concerts, les mentions des synchros TV et jeux-vidéo, ainsi que tous les renseignements de contexte social comme les playlists ou les “lequel de mes amis sur quel réseau aime aussi ça”.

Les métadonnées d’archivage sont des informations sur les médias indirectement liées au master comme les photos et les vidéos.

Il est intéressant de se pencher sur les possibilités infinies des métadonnées mais comment cela se traduit-il en termes de création de valeur pour les entreprises ? Il n’existe pour le moment aucune solution complète permettant le management des métadonnées contextuelles au long du cycle: de la création originale à l’achat dans un point de vente en passant par la gestion du copyright. Il existe cependant des sociétés qui ont fait des progrès significatifs sur l’exploitation et les possibilités de monétisation des métadonnées.

Les informations contextuelles qui accompagnent la musique vont des playlists associées à un programme TV à la couleur des cheveux de l’artiste. Se pencher sur l’exploitation de ces données n’est que le début. Pouvez-vous imaginer les possibilités offertes par une plateforme, une application ou un service en ligne innovant qui utiliserait ces données en les croisant ? Les fans pourraient voir leur artiste jouer en concert, à la TV ou dans un festival avec une expérience utilisateur transformée par des applications contextuelles et de la publicité ciblée : en un clic il sera possible d’acheter le jean porté par l’artiste dans son clip.

Ce livre blanc examine donc l’état actuel de la collecte de métadonnées, de leur conservation, de leur standardisation et la façon dont les distributeurs et tiers les partagent. Il présente également une proposition commerciale pour établir une nouvelle norme de métadonnées, ainsi qu’un cadre pour leur future infrastructure.

Dans une première partie, nous verrons les metadonnées en pratique, puis nous verrons les cas pratiques et les mises en perspectives.

Si vous souhaitez télécharger ce livre blanc, vous pouvez le retrouver sur le site de notre Agence DBTH ICI

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Vous voulez qu’on écoute votre musique? Alors ne parlez pas de Rock!

ven, 05/17/2013 - 11:04

Aujourd’hui notre ami Marc-André Laporte sur site quebecois Donne ta Musique se penche sur un sujet crucial. Comment parlez-vous de votre musique? En général, pas bien. Je fais souvent l’exercice lorsque je suis en intervention de demander à chacun de se présenter en 30 secondes. Et j’ai souvent droit à un magnifique “je fais du rock” ou “je fais de la pop”. Super. Alors ça, ça me donne envie de vous écouter tiens. Et c’est justement le sujet de l’article de Marc-André.

Lors d’une nouvelle rencontre, on a cette fâcheuse habitude de rapidement poser la question suivante:

« Que fais-tu dans la vie? »

On veut savoir quel est le boulot de la personne comme si ça pouvait nous permettre rapidement de la juger. Si vous jouez de la musique, je parie ma chemise que la question cette question est remplacée par:

»Quel genre de musique vous jouez? »

Je la pose constamment cette question et on me répond constamment

« du indie rock »

ou

« du jazz »

ou

« du rap »

Ou tous les styles recensés sur cette carte.

Je suis déçu à chaque fois car ça n’attire pas mon attention et je finis par oublier de prêter oreilles à vos projets. J’ai tellement entendu de indie rock qu’il est malheureusement impossible pour moi d’en faire une référence intrigante.

Je crois qu’il est temps de laisser la catégorisation aux magasins de musique. Ce qui est ironique c’est que les surfaces diminuent depuis quelques années et par le fait même, le nombre de catégories de musique aussi.

HMV a maintenant une catégorie « Musique légère ». Vous ne voulez pas vous y retrouver, j’en suis persuadé.

Présentez maintenant votre musique comme si votre son était une rencontre entre deux entités. Faites l’exercice, vous verrez que ce n’est pas facile. Mais pour un mélomane, ça attire beaucoup plus l’attention.

Voici quelques exemples:

RhyePortishead rencontre The XX

Mirel WagnerLeonard Cohen rencontre Cat Power


Ce référencement est très précis et vous arriverez à toucher les fans d’un artiste ou de l’autre. Chose que vous ne ferez jamais à tous les fans de Heavy Metal.

Style musical = marketing de masse
X rencontre Y = marketing de niche

Le marketing de masse n’est pas une bonne avenue pour votre projet.
Soyez précis!

Maintenant, faites l’exercice. Dites-moi quelle est la rencontre de votre son.

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Tout sur la synchronisation musicale (titres dans des films, séries et trailers)

mar, 05/14/2013 - 21:31

En avril dernier s’est tenu la conférence “How To Place Music In Hollywood Films, Television and Trailers” organisée par la NARIP (National Association of Record Industry Professionnals). Le panel composé de Music Supervisors en provenance directe de L.A venait nous livrer leurs secrets sur le placement, ou synchronisation, de titres dans des films, séries et trailers.

La synchronisation c’est le mot qui fait rêver tout producteur ou éditeur de musique : face à la crise du disque les revenus complémentaires qu’elle génère sont de véritables bouées de sauvetages.

Le sujet étant particulièrement intéressant DBTH s’est rendu à cette conférence et vous livre ici son compte rendu.

9h : arrivée à l’espace Oscar Nemeyer, accessoirement siège du Parti Communiste Français, après avoir récupéré son badge, pris un café et salué les quelques têtes connues parmi les professionnels présents on se dirige vers la grande salle de conférence du PCF.

Présentation du panel

Tess Taylor, présidente de la NARIP, modèrera la conférence avec Romain Vivien, DG de Believe Digital.
Les guests speakers arrivés tout droit d’Hollywood comme nous le rappelle le powerpoint projeté en arrière-plan sont :

-       Andrea Von Foester, directrice musicale au cinéma et en télévision (Chronicle, Grey’s Anatomy, The O.C., 500 Days of Summer, Stargate Universe)

-       Marcy Bulkeley directrice musicale chez Big Pictures Entertainment, société productrice de bandes-annonces (Inception, Sponge Bob, Sherlock Holmes, Harry Potter 6 & 7, Looper)

Bref nous avons devant nous de vrais music supervisors qui sont en charge de la sélection musicale qui accompagne films & séries à gros budgets.

Pendant les 4h de conférence de nombreux points seront abordés : comment “pitcher” (présenter) un titre à un music supervisor, les règles de base et autres prérequis concernant l’envoi de ses titres, les questions contractuelles, les ayants droits, les revenus etc….

Après s’être présentés nos guests américains nous expliquent brièvement qu’ils adorent la musique française, tout au long de la conférence on mentionnera Air, Phoenix, M83, C2C (si vous voulez placer vos titres dans une superproduction, mieux vaut faire de l’électro !).

Quelques chiffres :

- Un long métrage peut utiliser jusqu’à 30 titres différents, dans une série on est généralement entre 3 et 12 passages musicaux sauf pour les comédies qui peuvent totalement s’en passer en se contentant de « rires en boîte ».

- Pour les bandes annonces (trailers) c’est très variable, on utilise souvent un mix de « score » (musique d’accompagnement qui détermine l’ambiance : dramatique, stressante, joyeuse…) et de titres commerciaux pour attirer l’attention du public. Par exemple pour Very Bad Trip 2, la bande annonce de 2’30 utilise des titres des Beasties Boys, de Jay-Z et de Kanye West ce qui représente 1 million de dollars en synchronisation !

C’est d’ailleurs en plaçant ses titres sur des bandes annonces que l’on peut toucher le jackpot : la musique utilisée pour un film représente environ 3% du budget total alors que le marketing peut représenter jusqu’à 30%. Le music supervisor a donc un budget extrêmement serré pour la musique contenue dans le film, mais pour la bande annonce c’est dans la part marketing du budget qu’il peut aller piocher.

Voici un petit tour d’horizon des conseils donnés…
  • Contact

A moins que votre titre soit hyper médiatisé et que l’on vienne vous chercher il faudra démarcher ou « pitcher », pour cela il faut trouver le contact d’un music supervisor. Il faudra donc faire vos recherches et trouver les agences spécialisées et obtenir le précieux email d’un responsable. Oubliez les comptes Facebook, les numéros de portables, ou les envois de CD par la poste : les musics supervisors sont ultra-sollicités et il faudra privilégier le contact par email.

  • Pitch par email

votre email doit être bref et contenir toutes les informations dont pourra avoir besoin le responsable ainsi que des liens d’écoute. Ne vous attendes pas à recevoir une réponse : « Pitching is like a letter to Santa Claus ». Souvent le responsable écoutera vos titres, les chargera sur son iPod et ne pensera à une utilisation possible pour votre titre que longtemps après (d’où l’importance d’avoir toutes les métadonnées et informations de contact dans votre emails). Pas la peine de relancer, cela ne fera qu’énerver votre interlocuteur qui reçoit des centaines de mails par jour. Voici donc ce que doit contenir votre email :

  • Description des titres

Le genre musical doit être précisé dès l’objet du mail, il faudra bien entendu développer dans le corps du mail en donnant un précisant le thème du titre, les groupes similaires (les « Black Keys sound-alike » ont la cote en ce moment), décrire le développement du titre (intro pendant les 30 premières secondes puis arrivée des cordes à 45’, refrain à 1’05″), mettre en avant les éléments intéressants de la chanson  « A partir de 1’43″ le refrain avec les chœurs d’enfant est magnifique ». Vous pouvez également parler de l’artiste, tout élément sortant de l’ordinaire « Il a grandi avec Léonard Cohen  et lui a appris à jouer à la guitare » ou toute anecdote qui pourrait attirer l’attention du responsable car comme ils l’admettent « Funny does not hurt ».

  • La musique

Certains musics supervisors veulent uniquement des liens permettant de télécharger vos titres, d’autres apprécient d’avoir un lien pour une écoute immédiate en streaming. Il vaut donc mieux prévoir les deux : des liens Soundcloud ainsi qu’un lien de téléchargement qui n’expire pas (oubliez Wetransfer). Si vous avez aussi les parties instrumentales de vos titres n’hésitez pas à le signaler et à les inclure.

  • Les métadonnées

C’est l’un des éléments les plus importants, le music supervisor n’a pas de temps à perdre et il doit trouver rapidement les informations dont il a besoin ainsi votre fichier audio doit être accompagné de ses métadonnées, si possible renseignées dans la description du fichier lui-même. En plus du nom de l’artiste et du morceau il faudra préciser si possible l’ISRC, le nom du producteur, de l’éditeur ainsi que les informations de contact ! N’hésitez pas à ajouter des mots clés ou des thèmes à votre enregistrement : Love song, Roadtrip, Frightened, Male vocals…

  • Les droits

Pensez à préciser si vous êtes le producteur, l’éditeur ou les deux. Si vous êtes dans ce dernier cas c’est parfait car vous pourrez indiquer « one stop rights owner » : en effet pour le responsable de la synchronisation il est vraiment plus simple de n’avoir à négocier qu’avec un seul ayant droit. Si vous ne détenez pas tous les droits sur le titre indiquez les autres personnes à contacter pour obtenir leur autorisation. Pensez également à indiquer si vous avez les droits monde ou sur une zone géographique limitée. Tout ce que vous pouvez faire pour simplifier le travail du responsable de la synchronisation est un avantage sur vos concurrents.

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Comment découvre t-on et consomme t-on la musique?

lun, 05/13/2013 - 12:43

Aux Etats-Unis, je tiens à le préciser. Neanmoins excellente infographie vue sur The Music Void, mais qui vient de chez The Music Bed. Et elle a été réalisée en analysant plus de 3000 enquêtes en utilisant les outils de Nielsen.

Il est essentiel pour vous de bien comprendre comment fonctionne et qu’utilise le public que vous voulez toucher. Pourquoi? Car si vous ne savez ce qu’ils font ou où ils sont, comment voulez vous leur faire découvrir ce que vous faites?

Que peut-on apprendre?

- Que le nombre d’abonnés aux services de Streaming a progressé de 44%

- Les “gens” découvrent la musique à la radio, les teens découvrent la musique sur Youtube

- La recommendation reste essentielle

- 36% des teens achètent un CD par an, 51% ont déjà acheté de la musique en telechargement

- 21% des plus de 18 ans on déjà acheté un titre en digital dans la semaine de la sortie

- Et sur les consommateurs moins teens et plus âgés, 41% des plus de 55 ans ont réduit leurs dépenses culturelles alors que seulement 28% des 25-34 ans  disent le faire.

Sinon, rien à voir avec cette infographie, mais l’on apprend ici qu’un utilisateur d’iTunes consomme un panier moyen de 40 $. Et ça, c’est un bon signe.

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Faire une video musicale avec seulement un iPhone

mar, 05/07/2013 - 10:47

Il y a maintenant tellement de technologies à notre disposition que l’on se demande comment être toujours plus créatif, quoi faire, quoi rajouter, quoi utiliser..Regardez les videos musicales par exemple. Il n’y a pas si longtemps, si vous ne disposiez pas d’une caméra HD de la meilleure qualité, vous aviez assez peu de chances d’être diffusé en télé.

Aujourd’hui, on ne peut plus vraiment dire que l’attente d’un artiste est de voir son clip passer à la télé, mais plutôt d’arriver à le mettre en avant sur Dailymotion ou obtenir des vues sur Youtube. Autour de moi, quand j’entends parler clip, on me dit ‘Ouaih la télé c’est pas mal ça me fera des droits”. Mais sur le reste…..Mais c’est pas parce que ça passe sur Youtube que la vidéo ne doit pas être jolie. Et heureusement, les techno disponibles aujourd’hui pour quelques centaines d’euros dépassent  les caméras de plusieurs milliers d’euros  d’il ya dix ans. En fait, même la qualité de la vidéo que vous obtenez à partir d’un iPhone 5 est incroyable (alors à ceux qui me ferait un procès pro Apple je précise que je me refuse à acheter un iPhone. Et que je traîne un Blackberry. Et oui) .

Voici une vidéo pour la Allied Irish Banks qui a été entièrement réalisée sur ​​un iPhone. Certes, il n’y a pas d’effets spéciaux, mais la video est assez chouette pour passer en télé et répondre à leurs normes.

Alors en sachant que de nombreuses videos avec seulement des paroles ou l’artwork de l’album peuvent obtenir des milliers/millions de vues sur Youtube, une video sur iPhone peut aussi bien marcher! Bien sûr, ce n’est pas la panacée, il faut aussi avoir l’idée, et faire une video avec un meilleur matériel, c’est bien aussi. Mais quand on a pas toujours les moyens ou le temps, c’est toujours bon à prendre!

Et n’hésitez pas à aller relire les petites leçons de clip de Xavier Paufichet!

Illustration photo: “We want more”

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Des chiffres sur Twitter en France

mar, 04/30/2013 - 11:58

Je pense être bien plus sur Twitter que sur Facebook. Je peux l’avouer, Facebook m’insupporte totalement. Mais bon, d’un point de vue professionnel, je n’ai pas le choix. Alors que Twitter….je veille, je lis, je discute, je râle…. Et je choisis avec qui je discute.

Sur ce site, on a souvent parlé de Twitter:

Et maintenant Twitter a annoncé se lancer sur la musique.

Le site d’Influencia a détaillé un peu plus qui utilisait Twitter en France. On a même une infographie Argus de la presse et Ipsos/ CGI).

On apprend donc que 5% des Français détiennent un compte Twitter et l’utilisent actuellement et que la très grande majorité des Français n’a donc jamais eu de compte Twitter (89%). Que Twitter est bien plus un moyen d’information que de communication. Que le potentiel de développement reste quand même très limité, la plupart des personnes n’utilisant plus leur compte Twitter actuellement ou n’ayant pas de compte Twitter n’ont pas l’intention d’en créer un ou de l’utiliser à nouveau (93%). Enfin, près des 2/3 des utilisateurs actifs de Twitter ont moins de 35 ans (61%). C’est également une population plus masculine que la moyenne (55% d’hommes) et qui réside davantage en milieu urbain (plus de 100 000 habitants, 67%) et en Ile de France (33%).

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Comment adapter votre communication suivant le réseau social (Facebook, Twitter, Youtube, Instagram…)

jeu, 04/25/2013 - 09:46

Aujourd’hui rien de très scientifique, on fait plutôt de l’ironique. Mais de l’ironique qui tient la route. Je suis tombée sur cette image hier qui met en relation comportement de l’utilisateur et le réseau social.

Alors on ne communique pas pareil, du tout, entre Facebook, Twitter, Instagram ou Youtube. On ne s’adresse pas aux mêmes personnes, on ne publie pas le même contenu, on ne lie pas ses comptes (NON ON NE LIE PAS FACEBOOK ET TWITTER). Oui, c’est du temps de communiquer différemment sur chaque réseau, c’est la raison pour laquelle il est bien plus pertinent de ne communiquer bien que sur quelques réseaux (Facebook, Twitter,Youtube = les fondamentaux), le reste est accessoire et depend de votre temps, outils, compréhension, stratégie…(pour plus d’informations, je détaille tout cela dans mon livre “Musique et stratégie numérique”  (Irma) que vous trouvez ICI.

Et puis il y a un truc à ne pas oublier au final. Si vous avez fait le choix  d’être sur les réseaux sociaux, c’est pour vous connecter à des gens qui sont interessés par ce que vous faites. Vous devez donc communiquer AVEC eux, pas POUR eux ou SUR vous. Nuance légère mais qui fait toute la différence.

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Comment développer votre visibilité et monétiser sur Youtube (Le guide du créateur)

mer, 04/24/2013 - 10:47

La semaine dernière, Youtube a mis en ligne son creator guide” updaté pour les musiciens. Ce guide, directement proposé  par  Youtube, veut vous aider à developper les meilleures stratégies (et outils) pour developper votre fan base, et la visibilité de vos vidéos.

Les deux plus grandes difficultés sur YouTube sont d’amener les gens à regarder vos vidéos puis arriver à générer des revenus pour ces vues.  C’est sur ces deux sujets que le guide se concentre.

Que faites vous que pour les gens sur Youtube vous trouvent? Avez vous bien référencé vos contenus? Vous êtes vous assurés que les métadonnées sont aussi  descriptives que  possible? Vous devez penser à faire en sorte que la recherche pour les autres soit la plus facile possible.  N’oubliez pas non plus les promotions croisées avec d’autres créateurs de YouTube ainsi que  bien pousser vos contenus sur les réseaux sociaux pour promouvoir vos dernières vidéos.

Il est aussi maintenant plus facile pour les musiciens de revendiquer leurs contenus sur Youtube, lorsqu’ils sont utilisés par d’autres. Ils peuvent aussi monétiser ce contenu tout comme monétiser les contenus de leur chaine grâce au programme partenaire.

Dans ce guide, Youtube se penche donc sur l’optimisation, les stratégies de sortie et l’engagement avec les fans. Quand j’aurai un peu plus de temps, je vous ferai un post bien plus détaillé sur le sujet. J’ai néanmoins repris les points fondamentaux:

1. Metadata Metadata Metadata

2. Tag Tag Tag

3. Attention au choix du thumbnail: Vous voulez inviter à la curiosité non?

4. Une description véritablement descriptive (lien, date, bio, etc..)

5. Utilisez les annotations!

6. N’hésitez pas à personnaliser le layout (avec toutes les infos necessaires)

7. Lors d’une sortie, ne mettez pas en ligne UNE mais DEUX videos. Le clip officiel et le titre uniquement avec les paroles. Oui les videos avec juste une image fixe et des paroles qui défilent ça marche. C’est facile à trouver, à utiliser et de nombreux fans les utilisent.

8. Utilisez la communauté, incitez les à partager, communiquer (via les annotations par exemple).

9. Utilisez les data véritablement (qui vient vous voir, de quel pays, combien de temps).

10. Proposez des avantages exclusifs: une excellente façon de garder vos fans engagés comme des clips vidéo behind-the-scenes par exemple…

11. Un petit chat en direct avec vos fans: YouTube recommande de consacrer un moment par mois à une session live de questions réponses sur Youtube. AvecGoogle Hangout, ça devient facile…
Sur Don’t believe the Hype, nous avons publié de nombreux articles sur comment utiliser Youtube. N’hésitez pas non à les consulter:

Et vous pouvez telecharger le Guide ici.

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Les cassettes sont elles le nouveau Vinyle?

lun, 04/22/2013 - 10:48

Article spécial post Disquaire Day.

Alors on nous parle de rupture technologique, de nouveautés, de mp3, de flac, de .wav, de fichiers compressés. Mais, le vinyle est toujours là. Il est même en sacré progression. Et puis on a aussi la cassette. Qui revient. Alors on sait pas comment la lire, mais de plus de plus d’artistes se remettent à faire des cassettes.  Mathieu Gandin avait d’ailleurs publié ici un article sur les packaging fous des labels, en parlant notamment du label une K7 de deux titres de Sitar Outreach Ministry (du folk narcoleptique), le dit objet est emballé dans une jaquette en carton faite main, avec plusieurs feuilles, une vieille ficelle et un sac en plastique donnant à l’ensemble un goût de substance hallucinogène. Alors bien sûr, il faut plus voir cela comme un objet, un collector, quelque chose que vous poserez chez vous et qui vous rappellera un souvenir. Et oui, cette technologie du siècle dernier a encore un peu de vie.

​​Hypebot a récemment publié un article sur le nombre d’articles sur les cassettes dans les recherches Google, et tout cela nous montre que ça repart fort!  C’est par contre assez difficile à quantifier car la plupart des cassettes sont des éditions limités, distribuées par des labels indé ou des micro labels.

Et voici une video du Wall Street Journal sur le retour de la cassette, avec interview des acheteurs et des vendeurs. Et c’est plutôt parlant!

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Pourquoi la page contact sur votre site web est essentielle?

mer, 04/17/2013 - 10:50

Le saviez vous? Un grand nombre d’artistes créent de chouettes sites, avec presque tout ce qu’il faut dedans. Je dis PRESQUE. Parce que souvent, la partie qui peut être la partie la plus importante de toutes est oubliée: LA PAGE CONTACT.

Parce qu’après tout, votre site est là pour montrer qui vous êtes. Faire écouter ce que vous faites. Il s’agit donc ensuite de saisir toutes les opportunités. Mais si l’on ne peut pas vous contacter, comment fait-on? Si un tourneur, un manageur, une maison de disques veut vous contacter? Un fan veut avoir des infos? Ben non, ils peuvent pas, car vous n’avez rien prévu pour que l’on puisse vous parler.

Donc, quand on finalise son site, on y pense, et on rajoute certaines choses:

  1. Assurez-vous que la section de contact est facile à trouver. Et qu’elle n’est pas cachée quelque part, au fin fond de votre menu. Et même, le top, c’est d’avoir un lien avec le contact sur toutes les pages.
  2. Pensez à proposer plusieurs moyens de vous contacter . Une adresse email (celle ci peut être anonyme comme contact@.. ou le nom du groupe), ou un formulaire. Certains incluent même un numéro de teléphone; Mais bon, là, c’est vous qui voyez. Sinon, contact par skype, google Hangout….
  3. Si vous donnez une adresse email, attention aux robots de spam qui tournent sur le web pour récupérer votre adresse email. Je vous conseille donc de mentionner votre adresse email ainsi nomdugroupe (at) url . com Ainsi, les robots reconnaitront bien moins l’adresse.
  4. Si vous utilisez une adresse email, assurez-vous que vos coordonnées sont vraiment visibles sur la (les) pages. Pas avec plein d’autres adresses, de flux de réseaux sociaux, etc…
  5. Prenez l’exemple du groupe Butcher Mobile Band. Site clair, hyper léger et avec tous les contacts bien visibles http://butchermobileband.com
  6. Pensez aussi à mettre un maximum d’infos sur vos concerts et où acheter les places. Liens, adresses, achat sur place, etc…

Plus vous serez facile à trouver, plus vous aurez d’opportunités. Malheureusement, vos visiteurs ne vont pas sillonner le web pour trouver des infos, s’ils ne les ont pas maintenant, c’est perdu pour vous. Alors on y pense, et on met ses contacts bien visibles!

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Le manager d’artistes: métier, remunération et obligations juridiques

ven, 04/12/2013 - 10:19

Emmanuelle Bruch est avocate à la cour. Elle a été également éditrice et productrice pendant plus de dix ans dans le secteur musical. Elle a déjà publié plusieurs fois sur le site,  de la check list juridique pour bien démarrer de l’artiste avisé à Sample, remix, cover, de quoi a t’on le droit?
La loi du 23 juillet 2010 a apporté des changements au statut de manager. Me Bruch vous explique donc, concrètement, quels sont les droits et obligations du manager au regard de la loi.

La loi du 23 juillet 2010 a (enfin ?) apporté des changements au statut du manager. En dehors du fait que le manager a désormais le même statut que l’agent artistique, les deux professions ont désormais un régime simplifié. Ce post a pour but d’indiquer quels sont les droits et obligations du manager au regard de la loi du 23 juillet 2010, et de ses deux décrets d’application du 11 mai 2011, et du 27 aout 2011.

I. Comment devient on manager, et en quoi consiste cette profession ? Le Manager

L’article L 7121-9 du code du travail assimile les professions d’impresario et de manager (ou toute autre dénomination) à la profession d’agent artistique, laquelle consiste à recevoir mandat à titre onéreux d’un ou plusieurs artistes du spectacle aux fins de placement et de représentation de leurs intérêts professionnels.

L’activité de l’agent est considérée comme une activité commerciale (article L 7121-11 du code du travail), et tout litige relatif à cette activité doit donc en principe être porté devant le tribunal de commerce.

Les missions du manager sont définies par l’article R7121-1 du code du travail, et sont les suivantes :

-       Défense des activités et des intérêts professionnels de l’artiste du spectacle
-       Assistance, gestion, suivi et administration de la carrière de l’artiste du spectacle ;
-       Recherche et conclusion des contrats de travail pour l’artiste du spectacle ;
-       Promotion de la carrière de l’artiste du spectacle auprès de l’ensemble des professionnels du monde artistique ;
-        Examen de toutes propositions qui sont faites à l’artiste du spectacle ;
-       Gestion de l’agenda et des relations de presse de l’artiste du spectacle ;
-       Négociation et examen du contenu des contrats de l’artiste du spectacle, vérification de leur légalité et de leur bonne exécution auprès des employeurs.

Ces missions doivent être expressément mentionnées dans le contrat liant l’artiste au manager.

Incompatibilités

Avant la loi du 23 juillet 2010, ce type d’activités nécéssitait l’obtention d’une licence d’entrepreneur de spectacle, et leur pratique était limitée par une liste exhaustive d’incompatibilités. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, la seule incompatibilité demeurant étant, selon l’article L7121-9 du code du travail, l’activité de producteur d’œuvres cinématographiques et audiovisuelles.

L’œuvre audiovisuelle est, selon l’article L112-2 du code de la propriété intellectuelle, l’œuvre consistant dans des séquences animées d’images, sonorisées ou non. Le producteur d’une œuvre audiovisuelle est, selon l’article L132-23 du code de la propriété intellectuelle, la personne physique ou morale qui prend l’initiative et la responsabilité de la réalisation de l’œuvre.

A noter que le manager ne peut donc en aucun cas être producteur de vidéoclips, ou d’EPK, ou de toute autre séquence animées d’images. Il ne lui est toutefois pas interdit d’être réalisateur d’une œuvre audiovisuelle, auteur d’un scénario, etc..

Par ailleurs, selon l’article L 7121-12 du code du travail, sous réserve du respect de l’incompatibilité prévue à l’article L.7121-9 (susmentionnée), un agent artistique peut produire un spectacle vivant, LORSQU’IL EST TITULAIRE D’UNE LICENCE D’ENTREPRENEUR DE SPECTACLES VIVANTS.

Dans ce cas, il ne pourra percevoir aucune commission sur l’ensemble des artiste composant la distribution du spectacle. A noter que le non respect de cette disposition est sanctionné par une peine d’emprisonnement de 6 mois, et une amende de 3750 € en cas de récidive (cf : articles L7121-15 à L7121-17 du code du travail).

Les formalités à accomplir pour exercer la profession de manager, d’impresario, ou d’agent artistique

L’article L7121-10 du code du travail crée un registre national sur lequel les agents artistiques doivent s’inscrire. L’inscription sur ce registre est de droit.

Selon l’article R.7121-3 du code du travail, l’inscription au registre national des agents artistiques comporte les éléments suivants, transmis par l’agent artistique :

-       Le nom et le prénom de la personne physique ou du dirigeant de la personne morale ;
-        L’adresse professionnelle, le numéro de téléphone et l’adresse électronique ;
-       S’il y a lieu, le nom de l’enseigne commerciale ;
-       La forme juridique sous laquelle est exercée l’activité ;
-       La ou les spécialités de l’agence artistique ;
-       Une déclaration de la personne physique ou morale indiquant si elle exerce, directement ou indirectement, l’activité de producteur d’œuvres cinématographiques ou audiovisuelles.

Par ailleurs, l’agent artistique doit avertir dans le délai d’un mois, par tous moyens y compris par voie électronique, le ministre chargé de la culture de tout changement intervenu depuis la date de son inscription dans les éléments mentionnés au présent article. Lorsqu’une modification de ces éléments est constatée par le ministre, celui-ci ne peut modifier le registre qu’à l’expiration d’un délai de quinze jours suivant l’information préalable de l’intéressé, adressée par tous moyens y compris par voie électronique.

Le ministre chargé de la culture délivre un document attestant de l’inscription sur le registre, le cas échéant par voie électronique. Le ministre chargé de la culture tient à jour une liste accessible au public des agents inscrits sur le registre national des agents artistiques, le cas échéant sous forme électronique. La liste comporte les mentions énumérées à l’article R. 7121-3.

A toutes fins utiles, il est précisé qu’il est possible de remplir le formulaire CERFA en ligne (https://www.formulaires.modernisation.gouv.fr/gf/cerfa_14425.do), et de l’adresser par mail à l’adresse suivante : registredesagentsartistiques@culture.gouv.fr

II. Quel type de contrat faut il signer avec l’artiste, et quelles clauses ce contrat doit il contenir ?

Selon l’article R. 7121-6, le type de contrat entre l’artiste et le manager est un mandat. Le mandat entre un agent artistique et un artiste est régi dans les conditions prévues au titre XIII du livre III du code civil, soit les articles 1984 et suivants dudit code.

Le mandat doit préciser, au minimum :

-       La ou les missions confiées et les modalités pour rendre compte de leur exécution périodique
-       Leurs conditions de rémunération
-       Le terme du mandat ou les autres modalités par lesquelles il prend fin.

III. La rémunération du manager

Selon l’article L. 7121-13 du code du travail, les sommes que les agents artistiques peuvent percevoir en rémunération de leurs services et notamment du placement se calculent en pourcentage sur l’ensemble des rémunérations de l’artiste. Selon l’article D. 7121-7, l’agent artistique perçoit en contrepartie de ses services, dans les conditions fixées par le mandat mentionné à l’article R. 7121-6, une rémunération calculée en pourcentage des rémunérations, fixes ou proportionnelles à l’exploitation, perçues par l’artiste.

- Les sommes perçues par l’agent artistique en contrepartie des missions définies à l’article R. 7121-1, autres que celles mentionnées au second alinéa de l’article D. 7121-8, ne peuvent excéder un plafond de 10 % du montant brut des rémunérations définies au premier alinéa.

- Toutefois, lorsque, conformément aux usages professionnels en vigueur notamment dans le domaine des musiques actuelles, des missions particulières justifiant une rémunération complémentaire sont confiées par l’artiste à l’agent en matière d’organisation et de développement de sa carrière, le plafond mentionné à l’alinéa précédent est porté à 15 %.

Le contrat de travail signé entre l’artiste et l’employeur prévoit la partie qui prend en charge les sommes dues à l’agent artistique et, le cas échéant, selon quel partage. Ne peuvent être prises en charge par l’employeur que les sommes calculées en pourcentage des rémunérations qu’il verse directement à l’artiste et dont l’agent artistique bénéficiaire est explicitement désigné dans le contrat de travail.

La rémunération complémentaire mentionnée au troisième alinéa est prise en charge par l’artiste. Elle peut toutefois être versée par l’employeur pour le compte de l’artiste.

- Ne peuvent être pris en considération pour le calcul de la rémunération de l’agent artistique en application du premier alinéa de l’article D. 7121-7 les remboursements, indemnités et avantages en nature perçus par l’artiste à titre de frais professionnels. Dans les conditions fixées par le mandat mentionné à l’article R. 7121-6 et sur présentation de pièces justificatives, les frais engagés par l’agent artistique en accord avec l’artiste peuvent faire l’objet d’un remboursement.

Pour résumer, la rémunération de base du manager est de 10% sur l’ensemble des recettes brutes de l’Artiste, ces 10% pouvant être directement versés par l’employeur de l’Artiste, ou par l’Artiste lui-même.

Le mandat peut toutefois prévoir une rémunération supplémentaire de 5% au cas où le manager participe au développement de la carrière de l’Artiste, ce qui doit être expressément stipulé dans ledit mandat. Toutefois, cette rémunération supplémentaire ne peut être mise qu’à la charge de l’Artiste. Ces 5% peuvent toutefois être réglés par l’Employeur de l’Artiste au manager « pour ordre et pour compte de l’artiste ».

Le remboursement des frais exposés par le manager dans le cadre de sa mission peut être prévu dans le mandat, sur présentation de justificatifs.

Illustration photo: We want more

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Domino, Domino Drip, tout l’accès au catalogue Domino et la réinvention du fan club.

jeu, 04/11/2013 - 10:27

Dans le cadre de notre partenariat avec  Music Ally, nous nous penchons sur le site de notre Agence DBTH sur Domino, leur Domino Drip et “l’abonnement à leur catalogue’. Si vous souhaitez vous repencher sur les derniers cas pratiques, vous pouvez vous retrouver le recap ici. Et n’hésitez pas à vous abonner à Music Ally et à leur offre gratuite ici: http://musically.com/subscribe/

Le label Domino Records a lancé son application Domino Drip qu’il qualifie de « ré-invention du fanclub ». L’application permet de recevoir les nouveaux albums des artistes du label ainsi que des titres exclusifs , des inédits et des places de concerts réservées aux membres pour des concerts de Hot Chip, Dan Deacon ou John Cale.

Le principe est simple : chaque mois Domino sélectionne deux albums et des bonus que les membres inscrits pourront télécharger. Au moins un des deux albums étant une nouveauté avec parfois un grand classique sorti des archives en accompagnement.

Résultats

Les inscriptions ont dépassé nos attentes et montré que les fans des nos artistes reconnaissent notre direction artistique et sont intéressés par nos recommandations. Les fans nous font vivre et nous sommes heureux de pouvoir les choyer en direct. En plus des nouveautés Domino et des contenus exclusifs reçus directement dans leur boîte mail les membres ont accès à un forum privé où ils peuvent échanger avec le label et les artistes : pour un label indépendant comme le notre c’est une chance incroyable d’avoir ces échanges et cette proximité avec notre public.

Si vous souhaitez avoir accès à la totalité de cet article, vous pouvez le consulter gratuitement sur le site de notre Agence DBTH

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Musique et courbe de Seinfeld

mar, 04/09/2013 - 10:31

Aujourd’hui, article de chez notre ami Marc-André Laporte de Donne ta Musique. Sur la courbe de Seinfeld. Oui, le comique. Si vous voulez plus d’infos sur la courbe de Seinfeld, vous pouvez retrouvez le talk de Seth Godin ici http://sethgodin.typepad.com/seths_blog/2008/03/the-live-music.html

Ça fait dix ans grosso modo que l’industrie de la musique est en crise. En 2008, elle invite Seth Godin à partager son point de vue sur la réalité du consommateur, la musique et le futur.

Une théorie lors de ce keynote est passée sous le nez de tout le monde: La courbe de Seinfeld.

Si vous aimez Jerry Seinfeld, vous pouvez regarder son émission à la télévision 2 ou 3 fois par jour, tout à fait gratuitement. Ou si vous aimez Jerry Seinfeld, vous pouvez aller le voir à Las Vegas et débourser 200$ pour une soirée. Il n’y a aucune option à 4$ pour Seinfeld car il n’y a aucun moyen de faire de l’argent à cet endroit. C’est 0$ ou c’est 200$.

Quand on remarque qu’aux yeux des jeunes consommateurs, la musique s’approche dangereusement d’une valeur de 0$, cette courbe s’applique aujourd’hui à la musique. Tout n’est pas noir ou blanc, je suis d’accord, mais ne soyez pas surpris qu’un billet pour Jay-Z au centre Bell dépasse maintenant les 250$ au parterre et que les éditions limitées à prix ridicule s’envolent en un temps record.

Alors, comment travailler si vous êtes dans la courbe de Seinfeld?

  • Votre musique n’est pas éphémère.
  • L’expérience est éphémère.
  • L’éphémère vaut de l’or.
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