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Les amateurs de vinyles privilégient l’occasion, les plus jeunes achètent du neuf

mer, 07/20/2016 - 16:08

58 % des acheteurs de vinyles jettent leur dévolu sur le marché de l’occasion, qui passe sous les radars de l’industrie musicale. C’est ce que révèle une enquête américaine, qui enseigne que les plus jeunes représentent le plus gros contingent d’acheteurs de vinyles neufs.

L’amateur de vinyle passe souvent pour un audiophile accro à la couleur et à la chaleur du son analogique. C’est aussi, et surtout, un collectionneur dans l’âme, plus souvent à la recherche de pépites d’occasion dans les bacs que de nouveautés. Ainsi, 58 % des acheteurs de vinyles, selon le cabinet d’études MusicWatch, qui a mené son enquête auprès de 4800 américains âgés de 13 ans et plus, n’achètent que des vinyles d’occasion. Ils sont 32 % à n’acheter que des vinyles neufs, et 11 % dont les choix portent à la fois sur du neuf et de l’occasion.

Les consommateurs américains sont 3,1 millions à acheter des vinyles neufs chaque mois, estime MusicWatch, contre 5 millions à acheter des vinyles d’occasion. La propension à acheter du neuf est plus forte chez les jeunes générations (34 % des acheteurs de neuf ont moins de 24 ans) que chez les baby boomers (5 % ont plus de 55 ans). Aux deux extrémités de la pyramide des âges, les plus jeunes et les plus âgés sont les plus gros contingents d’amateurs de son analogique, et pèsent ensemble 50 % des auditeurs de vinyles.

Un quart de ceux qui écoutent des vinyles aux États-Unis a moins de 24 ans, selon MusicWatch ; un quart a plus de 55 ans. Ces derniers, qui ne pèsent que 5 % des acheteurs de neuf et 13 % des acheteurs d’occasion, semblent privilégier l’écoute des vieux LP qu’ils possèdent déjà. Les 25 – 34 ans sont les plus nombreux à acheter de l’occasion (32 % des acheteurs de vieux vinyles). Les moins de 35 ans représentent 44% des auditeurs et 60 % des acheteurs, de neuf comme d’occasion.

Le marché du vinyle reste l’un des moins bien documentés. Les ventes de vinyles d’occasion, qui représentent à n’en pas douter les plus gros volumes, passent en effet sous les radars de la RIAA aux États-Unis, de la BPI au Royaume Uni, ou du SNEP en France. En 2015, il s’est vendu près de 17 millions de vinyles neufs aux États-Unis, soit une hausse de 28 % en volume sur un an et de 32 % en valeur. Impossible de savoir, cependant, combien il s’est vendu de vinyles d’occasion, et si ce second marché est en croissance. Il faut dire que l’information n’intéresse pas beaucoup l’industrie musicale, qui n’en tire aucun revenu.

Indéniablement, et c’est plutôt bon signe pour l’avenir du vinyle, la croissance du marché du neuf est portée par les plus jeunes, et ce bien que les 13 – 24 ans, qui représentent un bon tiers des acheteurs déclarés, ne pèsent qu’un quart de la population, et à peine 21 % des consommateurs de musique enregistrée aux Etats-Unis, tout modes et formats confondus (CD, téléchargement, streaming, mais aussi P2P et streamripping). C’est ce qu’enseigne une autre enquête de MusicWatch réalisée pour la RIAA il y a quelques mois, qui faisait étonnamment l’impasse sur le vinyle. L’oubli a semble t-il été réparé.

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Dubset, premier agrégateur de remixes, déboule dans le jeu de quilles de la musique en ligne

jeu, 07/14/2016 - 16:29

Forte d’une technologie qui lui permet d’identifier les extraits de musique utilisées dans les remixes postés par des DJ sur sa plateforme, la compagnie américaine Dubset Media les soumet à un clearing automatisé des droits, avant de les distribuer, en tant qu’agrégateur, auprès des services de musique en ligne. Apple Music et Spotify ont déjà signé.

Les géants du streaming semblent s’empresser autour d’un nouvel acteur émergent dans le jeu de quilles de la musique en ligne : Dubset Media, opérateur de la plateforme Mixbank, qui permet aux DJ de soumettre leurs mixes et remixes à son système de clearing des droits, et de les distribuer ensuite légalement sur les plateformes de musique en ligne, comme le ferait n’importe quel agrégateur indépendant. Apple Music et Spotify viennent de signer un accord avec la compagnie, qui va leur permettre d’alimenter leur catalogue en œuvres composites dont les droits ont été “libérés”.

En amont, Dubset Media passe des accords avec les ayant droit, comme la National Music Publishers Association (NMPA) aux Etats-Unis, qui représente les éditeurs de musique indépendants, ou les majors du disque, avec lesquelles la compagnie négocie actuellement. Son principal actif est une technologie qu’elle a mis plusieurs années à développer, baptisée opportunément MixScan : elle permet d’identifier les musiques du commerce exploitées dans les mixes et remixes postés par les DJs sur sa plateforme. Aux ayant droit, Dubset Media permet de détecter et de tracer l’utilisation des musiques de leur catalogue dans les œuvres composites, et de fixer leurs règles d’utilisation par les DJs. Aux DJs, elle permet de mettre leurs remixes en conformité avec les copyrights qu’ils exploitent – une trentaine par remix en moyenne – et de les mettre légalement à disposition du public sur les plateformes de musique en ligne.

En bout de chaîne, les DJs, comme les ayant droit des œuvres utilisées, qui peuvent être plusieurs dizaines par remix, perçoivent une rémunération proportionnelle. Les plateformes de streaming y gagnent un nouvel interlocuteur, qui leur fournit un catalogue de remixes dûment licenciés et exploitables, et leur permet de venir marcher à peu de frais sur les plates-bandes de Soundcloud. “Dubset est une plateforme de gestion des droits et de distribution qui permet la clarification des droits et la distribution légale de mixes et de remixes, résume son PDG Stephan White. Notre objectif est de jouer un rôle d’interface avec les ayant droit et de créer une place de marché qui les met en relation avec les distributeurs et les créateurs. Nous faisons disparaître les frictions et les barrières qui existent aujourd’hui en matière de licence et de distribution. Nous facilitons vraiment, pour les artistes qui veulent distribuer des mixes, spécifiquement pour les DJ, de le faire sur des bases claires et solides”.

Surfer sur la vague des EDM

Les géants du streaming semblent soudain réaliser l’énorme potentiel de la musique électronique (EDM, pour Electronic & Dance Music), principale composante des catalogues d’UGC, dans la nouvelle économie de la musique en ligne. Alors que sa part du marché des singles (4,2 %) a légèrement baissé l’an dernier aux Etats-Unis, et que ses ventes globales d’albums sont passées sous la barre de 2 % des volumes depuis deux ans, selon Nielsen, l’EDM a pesé 15 milliards de streams en 2015, soit une hausse de 33 % sur un an, supérieure à celle enregistrée par les autres genres de musique.

Au royaume Uni, la British Phonographic Industry (BPI) et Offical Charts Company font le même constat. L’EDM est le genre musical qui a connu le plus fort taux de croissance du nombre de streams en 2015 (107 %). Les artistes d’EDM squattent d’ailleurs le top des écoutes sur les grandes plateformes de streaming, avec des “licornes” comme David Guetta ou Kygo qui ont franchi allègrement la barre du milliard de streams sur Spotify.

La part de marché de l’EDM dans le streaming n’est que de 5 % des écoutes aux Etats-Unis, loin derrière le R&B et le hip-hop (21 %), le rock (18 %) ou la pop (15 %). Mais ces statistiques ne portent que sur les catalogues officiels des labels et maisons de disques. Des millions d’UGC postés par des DJs amateurs et professionnels sur les plateformes d’hébergement passent sous le radar de cette comptabilité. Selon Dubset Media, le système de distribution de musique traditionnel réalise 20 000 nouveaux titres par jour, contre 300 000 mixes et remixes qui empruntent des canaux alternatifs au quotidien.

1,2 milliard de dollars

50 000 mixes et remixes ayant fait l’objet d’un clearing des droits sont déjà indexés dans la base de données de Dubset Media et mis à disposition sur son propre site de streaming, TheFuture.fm. 250 000 autres attendent d’être passés au Mixscan. Toutes ces musiques composites peuvent potentiellement générer 1,2 milliard de dollars de revenus supplémentaires par an pour l’industrie musicale sur Internet, affirme son directeur opérationnel, Bob Barbiere, au Wall Street Journal. Le développement du streaming, principal levier de croissance de l’industrie musicale aujourd’hui, favorise globalement les EDM sur le plan démographique. Aux Etats-Unis, il a pesé 54 % de leurs revenus l’an dernier, selon Nielsen.

Des clubs et des festivals de musique électronique se lancent un peu partout dans le monde, sur des marchés émergents à forte croissance, en Amérique latine, en Chine, au Vietnam, aux Philippines, à Cuba. Le marché américain est parvenu à maturité après des années de très forte croissance, et s’inscrit désormais dans une économie durable à une très grande échelle. Les plateformes de streaming musical comme Apple Music ou Spotify espèrent bien, avec l’aide de Dubset Media, surfer sur cette vague planétaire, et conquérir grâce à elle de nouveaux abonnés – tout en se gardant, sur ce terrain, de laisser le champ libre à Soundcloud, qui vient de lancer sa propre formule d’abonnement Soundcloud Go“Ces dernières années, les DJ et producteurs de musique électronique sont devenus les icônes les plus influentes de la culture pop. Ce qu’ils produisent est plus populaire que jamais, avec plus de 650 millions de consommateurs d’UGC dans le monde”, rappelle Dubset Media sur son site.

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Nouveau format d’écoute et de prescription, la playlist redonne vie aux catalogues

mer, 07/06/2016 - 09:01

La playlist s’impose peu à peu comme nouveau format d’écoute et de prescription, et contribue à donner une seconde vie à des fonds de catalogue de musique pléthoriques, qui se sont avérés bien plus résistants à la crise du disque que les nouveautés. Les maisons de disques l’ont bien compris, qui disposent parfois de leur propre agrégateur de playlists. Leur objectif : optimiser la monétisation de tous les albums parus depuis des décennies sur les plateformes de streaming.

Des millions de titres qui ne sont écoutés que quelques fois se transforment, pour les détenteurs de fonds de catalogues de musique enregistrée, en millions d’écoutes rétribuées par les plateformes de streaming. De quoi booster le résultat opérationnel des grandes maisons de disques et redonner une nouvelle vitalité à leur back catalogue, qui englobe tous les albums sortis il y a plus de 18 mois, et regorge de pépites réalisées il y a dix, vingt, trente ans ou plus. A l’heure du numérique, ce patrimoine, qui a vu sa protection rallongée de cinquante ans à soixante-dix ans en Europe, vaut de l’or. Et pas seulement grâce aux effets de longue traîne.

Les vieux disques font de la résistance

Entre 2005 et 2015, la baisse des ventes d’albums de back catalogue en volume a été moindre aux Etats-Unis (- 46.6 %) que pour les nouveautés (- 69,5 %), selon Nielsen. A tel point que pour la première fois en 2015, les ventes de oldies ont surpassé celles de nouveautés. Il ne s’est vendu que 50 000 exemplaires du vieux Dark Side of the Moon des Pink Floyd l’an dernier aux Etats-Unis, mais il s’en est écoulé presque autant des albums Abbey Road des Beatles ou Kind of Blue de Miles Davis. Agrégés, et tout formats confondus, ce sont près de 130 millions d’albums de back catalogue qui se sont vendus en 2015 sur le premier marché mondial de la musique, contre un peu moins de 120 millions pour les nouveautés.

Dès 2003, avec le lancement d’iTunes par Apple, le numérique a offert une nouvelle fenêtre d’exposition à des fonds de catalogue de musique enregistrée pléthoriques, qui pouvaient de nouveau être mis à disposition du public et exploités sans investissement supplémentaire ou presque. L’appétence des jeunes générations en quête de “nouveaux sons” pour toutes les musiques, y compris celle des générations antérieures, a favorisé cette montée en puissance du back catalogue, dont certains nouveaux acteurs du marché, à l’instar du suédois X5 Music, ont eu très tôt la pré-science.

Label 100 % numérique créé en 2003, qui édite des compilations thématiques et manie la SEO (Search engine optimization) comme son premier hochet, la compagnie s’est hissée dès 2011 sur le podium des labels ayant vendu le plus de musique classique en téléchargement dans le monde, aux côtés d’Universal Music. X5 Music rachète ou licencie des catalogues de masters pour éditer des compilations qui caracolent en tête du classement des ventes sur Amazon ou iTunes. Avec des titres comme “The 99 Most Essential Classical Music In Movies” ou “Classical Music For Meditation And Yoga”, et grâce à l’achat de mots-clés pour les promouvoir sur les moteurs de recherche, le label est parvenu à toucher un large public, pas forcément très versé dans la musique classique au départ.

Playlisting et SEO

Après un premier deal signé avec le légendaire label américain Sun Records, X5 Music a vendu son modèle de SEO musical aux labels et multiplié les partenariats, avec Alligator Records, Cooking Vinyl, mais aussi des majors du disque, comme EMI ou Universal Music. Son catalogue, de 400 000 masters et 11 000 compilations aujourd’hui, s’est élargi au jazz, au rock, au folk, au blues, à la country, à la pop. Des « Early Years » de Roy Orbisson aux « #1 Hits » d’Elvis Presley, en passant par « The Very Best » de Stan Getz, « 75 Year Anniversary » de Gene Vincent ou « The Complete B » de Billie Hollidays, X5 Music fait son marché dans les “vieilleries” de fond de catalogue. Le modèle de la compilation n’est pas nouveau, “mais la manière dont la compagnie l’a adapté au marché numérique la distingue”, écrit le magazine américain Variety.

Vendues à prix cassés, ce qu’autorise un modèle n’induisant aucun coût de fabrication ou de distribution, les compilations de X5 Music voient souvent leur prix grimper de quelques dollars une fois qu’elles ont atteint la tête des charts. Et ça marche ! Alors qu’elle lui a coûté 150 dollars à produire, la compilation ““The 50 Most Essential Pieces of Classical Music” lui a rapporté 3,4 millions de dollars. Le label suédois a créé une joint-venture avec Universal Music, U5, qui reproduit la même stratégie de vente et de promotion. “En parcourant les charts il y a quelques années, nous nous sommes demandé : mais qui sont ces gens ? Leur modèle est disruptif, aussi nous avons décidé de nous associer avec eux et d’innover plutôt que de les combattre”, confiait au New York Times un cadre de la maison de disques à l’époque.

Warner Music Group est allé encore plus loin qu’Universal Music en début d’année en se portant acquéreur de X5 Music. La plus petite des trois majors avait déjà fait l’acquisition de l’agrégateur de playlists Playlits.net fin 2014 (175 000 playlists thématiques ou par genre à écouter sur les plateformes de streaming). “[L'équipe de X5 Music] a une capacité impressionnante à faire de la prescription sur des genres de musique spécifiques et à créer [...] des playlists attrayantes et accessibles”, a déclaré Tim Fraser-Harding, en charge du catalogue chez Warner Music.

Nouveau métier

Universal Music avait déjà lancé son propre agrégateur de playlists Spotify, Digster, à l’été 2011. Début 2016, Sony Music recrutait un directeur de la Stratégie globale de playlisting, un nouveau métier à part entière dans l’industrie musicale. L’objectif, pour les majors de la musique, est d’optimiser la monétisation de leurs fonds de catalogue sur les plateformes de streaming. Une stratégie qui paye. Nouveau format d’écoute, mais également nouveau format de prescription et d’édition phonographique à destination du marché numérique, la playlist redonne vie à tout le patrimoine musical enregistré.

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Industrie musicale et Brexit : quelles conséquences ?

mer, 06/22/2016 - 13:12

Cet article a été repris et adapté à partir de l’article publié sur Pitchfork “The UK leaving the EU would change the european music industry”

 Le Royaume-Uni décidera de son sort ce jeudi 23 juin : rester ou non au sein de l’Union Européenne. Ce référendum est l’une des promesses phares du premier ministre David Cameron suite aux élections générales de 2015, proposée pour empêcher l’extrême droite de son parti conservateur de glisser vers le parti eurosceptique UKIP.  David Cameron appelle la population à voter contre le Brexit, mais les sondages quotidiens montrent que l’opinion est très mitigée. Le Royaume-Uni s’aventure peut-être vers une sortie de l’U.E. – plus connue sous le nom de “Brexit” – bien que personne ne soit en mesure d’expliquer ce qui se cache derrière cette importante décision…

Jusqu’ici, la musique n’a joué qu’un rôle mineur dans la campagne du référendum. Toutefois, les résultats de l’industrie musicale du Royaume-Uni ont dépassé les autres secteurs de l’économie britannique de 5% l’année dernière, il serait donc légitime que les acteurs de ce secteur aient leur mot à dire dans ce débat. Le porte-parole de la British Phonographic Industry (BPI) a d’ailleurs insisté sur l’importance de l’Union Européenne et de l’Europe pour la musique enregistrée au Royaume-Uni, ainsi que pour le secteur musical en général, vu l’importance de la musique live et des tournées.

L’année dernière, les artistes britanniques représentaient 17% des ventes d’albums dans les 6 principaux marchés Européens après le Royaume-Uni – l’Allemagne, la France, la Suède, l’Italie, l’Espagne et les Pays-Bas –  où ils ont perçu presque un tiers des revenus. La BPI a précisé que ces résultats issu du marché européen ressemblent à ceux du marché américain, à l’exception près que les ventes physiques – qui génèrent de plus grandes royalties pour les artistes et les labels – tendent à être plus importantes en Europe.

Pitchfork a fait appel à plusieurs experts de l’industrie musicale pour améliorer la compréhension et l’impact d’un potentiel Brexit sur le commerce, la libre circulation des biens et des personnes ainsi que les réseaux de soutien internationaux – en bref, chaque aspect de l’industrie.

 

 

La musique Live

Si la Grande-Bretagne quitte l’Union Européenne, celle-ci pourrait priver ses citoyens de circuler librement dans l’espace européen. Cela pourrait impliquer deux conséquences,  chères et complexes, pour les groupes en tournée. D’une part, le besoin de visas individuels pour entrer dans chaque pays du territoire européen, d’autre part l’introduction du carnet, un document qui détaille jusqu’au plus petit élément l’équipement présent à bord, pour empêcher l’import et l’export de produits sans payer de TVA. Cela coûte entre 1300 et 2600 euros et ne dure que 12 mois.

Et encore, il faut obtenir le visa du premier coup. Isla Angus, booking agent, précise qu’une telle situation serait “hautement néfaste pour le développement d’artistes” et réduirait ainsi la marge de risque pris par les promoteurs pour les nouveaux artistes. Colin Roberts, manager de Bloc Party (Big Life Management) estime qu’obtenir un visa est “un véritable champ de mine, et que cela coûte beaucoup d’argent. C’est la raison pour laquelle peu d’artistes tournent aux États-Unis. Même au Japon, où il est facile d’obtenir un visa, le coût et le temps que cela prend rendent le tout difficile. Une grande partie des fond de la PRS (Performing Rights Society) est dédiée au soutien financier d’artistes souhaitant tourner en Amérique. Arriverons-nous au point où il faudra créer un fond d’aide aux artistes qui veulent aller en Europe ? La Grande-Bretagne est un marché important pour la musique. Sortir de l’U.E.compliquerait la vie aux artistes britanniques mais pas seulement : les petits artistes indépendants seraient encore plus en difficulté et on passerait à côté d’artistes passionnants qui ne pourraient pas se rendre au Royaume-Uni.”

 

 

Maisons de disques et problèmes de Copyright

Selon un récent sondage de la BPI, 68% des maisons de disques britanniques qui ont participé au sondage souhaitent que le Royaume-uni reste dans l’Union Européenne. “La musique britannique représente un quart du marché de la musique  enregistrée en Europe” déclare Geoff Taylor (Directeur de la BPI). “Ce succès contribue à la création d’emploi au Royaume-Uni et nourrit de hauts niveaux d’investissements pour la musique de la part des labels britanniques.” Les membres de la BPI appartenant à des labels sont également soucieux de conserver leur influence sur la musique qu’ils créent : 90% estiment qu’il est important de rester impliqué dans les discussions relatives à la proposition de nouvelles règles paneuropéennes sur le  copyright.

  • 47% des sondés ont indiqué qu’au moins un quart ou plus des revenus qu’ils perçoivent en dehors du Royaume-Uni proviennent de l’Union Européenne. Pour 18% d’entre eux, les revenus perçus en direction de l’U.E. représentent 75% de leurs revenus.

  • 59% pensent que quitter l’Union Européenne pourrait compliquer la promotion d’artistes en Europe.

  • 56% des interrogés jugent qu’une sortie de l’U.E. aura des conséquences négatives sur les fans.

La production et la vente de musique physique

Le comptable Chris Panayi admet être assez vieux pour se rappeler de l’époque précédant l’Union Européenne, avant que la Grande Bretagne ne rejoigne le marché unique – devenu par la suite l’Union Européenne. A cette époque, il y avait des tarifs. Si vous achetiez un album en Allemagne pour le ramener chez vous, vous deviez le déclarer et payer une taxe. Il confie : “Nous faisons des hypothèses sur ce qui pourrait arriver si nous quittions l’U.E., mais je suis persuadé qu’une forme de droit de douane serait appliquée à l’import et l’export de marchandise. Étant donné que la majorité des vinyles que l’on achète sont fabriqués dans des usines du territoire européen, les coûts pourraient augmenter à la fois en terme de production et de vente.

Le soutien financier de l’Europe pour l’art

La couverture médiatique du soutien financier européen véhicule lui donne une mauvaise image, notamment sur les procédés administratifs à subir pour y accéder. Pourtant il existe d’innombrables programmes européens bénéfiques à l’industrie musicale, que la Grande Bretagne s’évertue à conserver.  En 2012, les candidatures issues du Royaume-Uni ont reçu 46% de réponses positives – le double du taux de réussite moyen, qui avoisine les 24%. Si le Royaume-Uni quitte l’U.E., il est tout à fait probable que ce soutien financier ne soit plus disponible. Les bénéfices de ce soutien sont vastes, avec une large portée, souvent peu flagrante aux yeux du public.

De nombreux médias se sont interrogés sur la question du Brexit et proposent plusieurs pistes de réflexion pour mieux comprendre les enjeux de ce référendum.  DBTH vous propose d’approfondir le sujet avec ces articles issus de médias anglophones. Bonne lecture !

Retrouvez l’article original sur Pitchfork ici.

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Inscrivez-vous au Prix RFI Découvertes !

lun, 06/13/2016 - 13:48

Vous avez jusqu’au 1er Juillet 2016 pour vous inscrire au Prix RFI Découvertes !

Le Prix RFI Découvertes se consacre à la révélation de nouveaux talents musicaux du continent africain. A la clé : 10 000 euros de gain ainsi qu’une tournée en Afrique et un concert à Paris ! Les partenaires sont nombreux et prestigieux : Sacem, L’Institut Français, l’Organisation Internationale de la Francophonie et l’UNESCO.

De grands noms de la musique ont été récompensés dans les éditions précédentes : Tiken Jah Fakoly, Rokia Traoré, Didier Awadi, Amadou et Mariam… Par ailleurs, le jury est composé chaque année de professionnels et présidé d’une personnalité : Jacob Desvarieux, Youssou N’Dour, Angélique Kidjo, Passi, Richard Bona, Asalfo pour ne citer qu’eux.

Les conditions :

Vous êtes un artiste issu du continent africain et vous disposez d’une page personnelle en ligne de type site, YouTube, Reverbnation, Dailymotion, Vimeo ou Soundcloud qui contient au minimum quatre morceaux en écoute ainsi que quelques photos et vidéos. Alors, convaincu ?

Rendez-vous sur le site officiel du Prix Découvertes 2016 pour vous inscrire

 

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Les “free riders” du streaming collectionnent les vinyles

mar, 05/31/2016 - 11:46

Les amateurs de streaming musical, a fortiori ceux qui utilisent les plateformes financées par la publicité, ont à cœur de soutenir financièrement les artistes qu’ils aiment en achetant leurs vinyles, constate un sondage réalisé au Royaume Uni pour le compte de la BBC.

Au Royaume Uni, la moitié des acheteurs de vinyles déclare les avoir préalablement écoutés sur Internet, selon une étude réalisée pour la BBC par ICM Unlimited. Ce réflexe est encore plus répandu chez les utilisateurs de plateformes de streaming musical gratuites et financées par la publicité, comme Soundcloud ou Youtube. Le streaming gratuit fait vendre. Paradoxalement, 48 % des personnes qui ont acheté un vinyle le mois précédent ne l’ont pas encore écouté. Et 7 % n’ont même pas de platine. Ecouter un artiste en streaming est une chose, avoir ses albums en vinyle en est une autre.

“J’ai des vinyles dans ma chambre, mais c’est juste pour le décor. Je ne les écoute pas”, confie un étudiant à BBC News. “Ça donne une ambiance vintage. C’est là que réside tout l’intérêt du vinyle.” D’autres achètent des vinyles pour supporter leurs artistes préférés. Ils sont 50 % à se considérer comme des collectionneurs. “C’est si facile d’écouter de la musique sur Youtube ou Spotify aujourd’hui. Je pense que nous avons la nostalgie de l’époque de nos parents, quand il fallait se bouger pour aller acheter un disque”,  déclare un autre étudiant.

Pour Helena, 18 ans, “C’est vraiment agréable d’avoir un objet qu’on peut tenir et jouer physiquement. Je pense aussi que c’est important de soutenir financièrement les artistes si vous le pouvez”. “Vous trouverez des gens qui sont abonnés à un service de streaming payant et qui achètent aussi des vinyles, je crois que ce n’est plus très rare. Je pense que le streaming est une commodité, et que pour certains fans, le vinyle est une expérience”, observe Edgar Berger, président de Sony Music International.

Selon les résultats du sondage de ICM Unlimited, 73 % des ventes de musique réalisées au Royaume Uni se font en ligne, et c’est Amazon qui émerge comme le leader, tous formats confondus, avec 29 % de parts de marché. iTunes se classe en deuxième position avec 18 % des ventes, suivi des supermarchés (10 %) et des disquaires indépendants (7 %). “8 % des hommes avaient acheté un vinyle au cours du mois précédent l’enquête, ce qui est à peu près constant depuis trois ou quatre ans”, explique Andrew Wiseman, patron d’ICM Unlimited. Les femmes, en revanche, en achètent plus qu’avant. Le fossé avec les hommes se comble. Elles étaient 5 % à avoir acheté un vinyle le mois précédent cette année, contre 3 % en 2013.

“Les plus jeunes découvrent de plus en plus avec le numérique mais collectionnent des vinyles, commente Geoff Taylor, PDG de la British Phonographic Industry (BPI). Ils apprécient l’immédiateté et la commodité de services comme Spotify, Apple Music et Google Play pour découvrir et profiter d’un large choix de musique, mais veulent toujours posséder et collectionner les albums des artistes qu’ils aiment vraiment.” Au Royaume Uni, les ventes de vinyles ont bondi de 64 % en volume l’an dernier. Elles ont atteint 2,1 millions d’unités. Aux Etats-Unis, elles ont progressé de 30 % sur la période, pour atteindre près de 12 millions d’unités. En France, où le vinyle pèse 2.3 % du marché physique selon le SNEP, il s’en est vendu 750 000 en 2015. Tous ces chiffres n’englobent pas le marché de l’occasion, qui est certainement encore plus dynamique.

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Les résultats des Berlin Music Video Awards 2016 !

mar, 05/31/2016 - 11:38

Après 4 jours de marathon de clips vidéos, les prix ont enfin trouvé des maisons aux quatre coins du monde ! Cette année, la sélection des gagnants est particulièrement excellente – De grands noms de la musique comme Kendrick Lamar, Stromae ou Hurts font partie des gagnants. La meilleure vidéo toute catégorie confondue est attribuée à l’américain Anthem Film, qui remporte ainsi le prix du „Best Music Video” avec la vidéo Not Butter de Francis Dillon. Pour son incroyable travail, il remporte ainsi la somme de 3000€ !

Plus de 2500 visiteurs venus du monde entier ont envahi Gretchen Club et Columbia Theater afin de participer à cet évènement d’exception. Les 121 vidéos nominées, des lives shows, un cosy market, des workshops ainsi que des after parties ont eu lieu, pour le plus grand plaisir des invités et nominés.

Le légendaire Tapis Doré (version BMVA du Tapis Rouge cannois) et la Grande Finale n’ont pu avoir lieu qu’en présence de Uwe Flade, Rob Myers et Little Big –  légendes incontournables du monde des clips vidéos.

Voici les gagnants des différentes catégories :

  • Best Perfomer : Pulse Films pour „Genhis Kahn” par Miike Snow
  • Best Experimentam : BIFF pour „Green” par Azel Phara
  • Most Bizarre : pour „Meowpurrdy” par Run The Jewels
  • Best Concept : Studio Smack pour „Witch Doctor” par De Staat
  • Best Director : London Alley pour „Alright” par Kendrick Lamar
  • Best Editor : pour „ODE (An die Freude)” par Delta Q
  • Best Visual Effects : Benuts/Mosaert pour „Quand c’est” par Stromae
  • Most Trashy : Little Big Production pour „Big *ick” par Little Big
  • Best Art Director :FeedMee pour „Here is the rain” par Father and Sun
  • Best Cinematography : Sonny London for „Lights” by Hurts
  • Best Narrative : Blackboard Studios pour „Story about a broken heart” par Benjamin’s Brother
  • Best Song : Harding & Brookes pour „Less than three” par Bro

Retour en détail sur les meilleures vidéos des BMVA 2016 ici

Retrouvez tous les temps forts du festival sur la chaîne Dailymotion des BMVA

A l’année prochaine !

 

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Le streaming sauve l’ambiance chez Apple

jeu, 05/19/2016 - 11:46

Baisse de régime à Cupertino. Les résultats financiers d’Apple au premier trimestre 2016 interrogent, avec un chiffre d’affaires en recul de 13 %, et des ventes globales de hardware qui ont décliné de près de 18 % en valeur sur la période. Les services (+ 20 %) se retrouvent à l’honneur. Ils sont devenus la deuxième source de revenus de la firme en début d’année, et son seul levier de croissance. Parmi eux, Apple Music sauve l’ambiance en venant compenser les contre-performances d’iTunes dans le téléchargement. Un “point d’inflexion”, selon l’expression du directeur financier d’Apple, qui devrait ravir l’industrie musicale. 

Qui l’eut dit ? Les performances d’Apple Music, service de streaming sur abonnement lancé en juin 2015 par Apple, sont à peu près les seules à sauver les meubles dans ses derniers résultats trimestriels. Les ventes de iPhones ont baissé de 18 % en valeur sur un an, les ventes de iPad de 19 %, les ventes d’ordinateurs Mac de 9 %, et le chiffre d’affaires global de la firme de 13 %. Le Japon, où la sortie du iPhone SE a provoqué des files d’attente fin mars, est le seul marché développé où il ne recule pas. En Chine, marché plus qu’émergent qui pèse désormais 25 % des ventes d’Apple, il est en baisse de 26 %. Par rapport au premier semestre 2015, il a régressé de 5 % en Europe, et de 10 % aux Amériques. Apple réalise néanmoins un bénéfice net de 10,5 milliards de dollars sur la période, mais il est en recul de plus de 20 % sur un an.

La musique ne pèse pas lourd

La musique ne pèse pas lourd dans les 50 milliards de dollars de revenus d’Apple au premier trimestre 2016 : environ 800 millions de dollars selon les estimations de Billboard, Apple Music et iTunes confondus. Selon Lucas Maestri, directeur financier d’Apple, qui s’exprimait lors de la présentation de ce bilan trimestriel, les résultats d’Apple dans la musique ont atteint “un point d’inflexion” après plusieurs trimestres de baisse. Une performance qu’on peut mettre sur le compte de la montée en puissance du service sur abonnement Apple Music. Le téléchargement de musique, dont Apple détient en gros 70 % des parts de marché, était en recul de 10.5 % au niveau mondial sur l’ensemble de l’année 2015, et il y a peu de chances que cette tendance, qui impacte directement les revenus d’iTunes, se soit inversée au premier trimestre 2016. Le streaming est venu stabiliser les revenus d’Apple dans la musique sur la période, en compensant la baisse du téléchargement.

Apple Music devrait permettre aux revenus qu’Apple tire de la musique de renouer avec la croissance dans les trimestres qui viennent, ce qui est une bonne nouvelle pour l’industrie musicale. Neuf mois après son lancement, le service de streaming revendique 13 millions d’abonnés (chaque utilisateur d’un abonnement familial est compté comme abonné), et réduit à la vitesse grand V la distance qui le sépare du leader du secteur Spotify, avec ses 30 millions d’abonnés au niveau mondial. Entre octobre 2015 et janvier 2016, le nombre d’abonnés à Apple Music au Royaume Uni a progressé de 80 %, quand Spotify n’aurait recruté que 3 % d’abonnés en plus sur la période, selon Musicweek. A ce rythme, Apple Music pourrait parvenir à contester le leadership de Spotify en Angleterre avant la fin de l’année, avance le magazine.

Les services à l’honneur

Plus globalement, les services, dont la musique ne pèse que 13 % des revenus – aux côtés de App Store, de Apple Pay ou iCloud -, sont le seul segment d’activité d’Apple à voir son chiffre d’affaires progresser sensiblement au premier trimestre, de 20 % sur un an ; avec les ventes d’autres produits comme Apple TV, Apple Watch, les casques Beats et autres accessoires, qui ont augmenté de 30% en valeur, mais pèsent trois fois moins en terme de chiffre d’affaires. Pour la première fois, les services sont devenus la deuxième source de revenus d’Apple, à hauteur de 6 milliards de dollars, contre 4,4 milliards pour les ventes de iPad, et 5,1 milliards pour les ventes d’ordinateurs Mac. Même si les ventes de iPhones pèsent encore cinq à six fois plus, cette évolution marque un autre “point d’inflexion” dans le devenir d’Apple.

La firme de Cupertino, dont les ventes de hardware ont globalement décliné de 17,5 % en valeur au premier trimestre, ne peut désormais compter que sur les marchés émergents pour les faire croître de nouveau de manière significative - les marchés développés, en voie de saturation, étant devenus essentiellement des marchés de renouvellement. Or sur le premier de ces marchés, la Chine, les ventes d’Apple sont nettement en déclin aujourd’hui, même si elles ont progressé de 56 % en Inde au premier trimestre. Le hardware d’Apple lui a permis de recruter une base installée de un milliard de clients dans le monde, qui est encore appelée à croître malgré des ventes de hardware déclinantes. Mais les services deviendront peut-être un jour prochain sa principale source de revenus. A moins d’une nouvelle innovation majeure en matière de design et de hardware, tant attendue depuis la disparition de Steve Jobs.

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Les Berlin Music Video Awards reviennent bientôt !

mar, 05/17/2016 - 12:24

Comme nous vous l’avions expliqué plus tôt, la quatrième édition des Berlin Music Video Awards revient du 18 au 21 mai 2016. Ce festival, incomparable en Europe, réunit des professionnels de la musique et récompense les clips les plus créatifs du moment grâce à un jury prestigieux.

Cet évènement n’est pas seulement réservé aux artistes ou aux professionels ! Les BMVA mettent à votre disposition des ateliers de réalisation mais aussi des performances d’artistes. Voici le programme du festival :

  • Du 18 au 20 Mai : Ouverture des portes à 16h30. Projection des clips nominés et annonce des gagnants de chaque catégorie au Club Gretchen en compagnie d’artistes comme Housemeister, aMinus, ainsi que des concerts et DJ sets  avec LunaKid, Weaponized, Rola, Bruderherz et bien d’autres encore.
  • 21 Mai : Remise du prix de la meilleure vidéo toute catégorie confondue au Columbia Theater, avec DJ sets de Sarah Adorable, Sotiris PS et performances artistiques de GODS, Lizzy et Lulu Schimdt.

En plus des projections et des cérémonies de remise de prix, le public aura donc accès à l’art sous toutes ses formes. Les visiteurs pourront assister à plus de 30 concerts, prendre part à des ateliers de djing et des sessions de rencontres professionnelles. Ils auront également la chance de rencontrer les artistes auteurs des clips, provenant des quatre coins du monde.

Rendez-vous sur le site officiel des BMVA pour en savoir plus et commander vos tickets !

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Qu’est-ce que t’attends pour vendre des vinyles sur les mobiles ?

ven, 05/13/2016 - 12:44

50 000 vinyles écoulés en l’espace de huit mois, 300 ventes par jour : c’est la performance que réalise The Edit, une boutique en ligne de vente de vinyles par correspondance fondé par un ancien d’Amazon, essentiellement sur les mobiles.

Lorsque Facebook fut introduit en bourse en 2012, la compagnie réalisait un chiffre d’affaires de l’ordre de un milliard de dollars par trimestre. Au premier semestre 2016, il a été de 5,38 milliards de dollars, en hausse de 52 % sur un an, et cinq fois supérieur à ce qu’il était il y a quatre ans. Cette croissance des revenus de Facebook est liée à un facteur unique, relève Business Insider : la hausse de son chiffre d’affaires publicitaire sur les mobiles.

Plus de 1,5 milliard de personnes consultent leur compte Facebook chaque jour, dont près de 900 millions uniquement sur leur mobile. Les mobilenautes américains passent en moyenne une demi heure par jour sur la plateforme. C’est trois fois plus que sur Snapchat, la deuxième application la plus utilisée, selon Comscore. Et comme les utilisateurs de Facebook naviguent sans but ou destination particulière à l’esprit, ils sont très réceptif à la publicité, autant que les téléspectateurs passif de la télévision.

C’est de plus en plus sur les mobiles que les choses se passent, et que l’on communique au quotidien via une multitude de canaux. Ce sont les mobiles qui nous tiennent informés et nous sollicitent en permanence. C’est avec les mobiles que l’on écoute nos playlists de musique préférées, que l’on reste en contact avec nos amis, nos connaissances, nos fans, nos clients. Et de plus en plus, c’est sur les mobiles que l’on consomme, dans les app stores, pour louer tel ou tel service, pour commander une pizza ou un bouquet de fleur, acheter un billet d’avion ou de concert…

Ticketmaster, géant américain de la billetterie en ligne (filiale du promoteur de concerts Live Nation) ne s’y est pas trompé, qui a décidé de multiplier les intégrations de son système de billetterie dans toute sorte d’applications mobiles. Premier rapprochement de ce type, la compagnie a ouvert ses interfaces de programmation (API) à l’application de découverte et de recommandation Bandsintown, qui avertit les fans des concerts qui peuvent les intéresser en ville. Le géant de la billetterie espère ainsi tenir plus de fans informés du passage d’un artiste qu’ils aiment ou peuvent aimer sur une scène locale, via leur mobile. Ils pourront désormais acheter un billet de concert sans quitter l’application Bandsintown. Selon les estimations de Ticketmaster, les taux de transformation devraient être cinq fois supérieurs.

Text-to-buy

Ancien directeur général chez Amazon, qui est la première boutique de CD au monde, David Cotter a lui aussi saisi cette perche du mobile au vol en créant la compagnie ReplyYes, qui a développé un agent conversationnel (ou chatbot) capable de dialoguer automatiquement via les systèmes de messagerie instantanée comme Facebook Messenger. Il s’appuie sur un système text-to-buy qui renvoie vers les boutiques électroniques de détaillants. Le mobilenaute reçoit une offre ciblée par message. Il n’a qu’à répondre “oui” (“reply yes”) pour acheter.

David Cotter a également créé un site de vente de vinyls en ligne, The Edit, qui a réalisé un chiffre d’affaires de un million de dollars depuis son lancement il y a huit mois. Pour une grand part, ce succès de The Edit repose sur le recours à la technologie de chatbot de ReplyYes. Les utilisateurs s’abonnent pour recevoir une recommandation d’album par message textuel chaque jour. Il peuvent répondre “oui” pour acheter, ou simplement dire s’ils aiment ou n’aiment pas, afin de renseigner l’application sur leurs préférences, ce qui permettra de mieux cibler les prochaines recommandations. S’ils répondent oui, un lien leur est communiqué pour procéder à l’achat en deux clics.

A ce jour, The Edit a vendu 50 000 vinyls par ce biais, à quelques dizaines de milliers d’abonnés à son service de recommandation textuelle automatisée sur mobile. “68 % de nos abonnés ont déjà acheté. 28 % ont acheté six albums ou plus au cours des six premiers mois”, confie David Cotter à AdWeek. The Edit, dont le chabot passe le relais à des humains lorsque l’abonné pose des questions ouvertes, comme il le ferait en s’adressant à un disquaire, vends quelques 300 vinyls par jour, essentiellement sur les mobiles. David Cotter croit dur comme fer à la pertinence d’une hybridation entre intelligence artificielle des chatbots et intervention humaine. Les investisseurs également. Sa compagnie ReplyYes a réalisé une levée de fond de 2,5 millions d’euros le mois dernier.

 

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SOUNDCLOUD GO arrive en France !

mar, 05/10/2016 - 09:07

Des semaines que nous gardons le secret. Pas très compliqué, l’Agence DBTH est en charge du lancement de Soundcloud Go en France. Organisation d’interviews journalistes, événements, cela ne nous empêche pas de devoir également nous conformer à l’embargo! Et c’est donc avec un immense plaisir que nous vous annonçons le lancement de Soundcloud Go aujourd’hui !

A la suite des lancements au Royaume­-Uni et en Irlande la semaine dernière, ainsi qu’aux Etats-­Unis en mars, la France devient ainsi le 4ème pays à bénéficier de son nouveau service de streaming par abonnement, permettant l’accès à de nouveaux contenus et des fonctionnalités enrichies. 

En effet, ​SoundCloud, plus grande plateforme musicale du monde avec 175 millions d’utilisateurs actifs par mois, lance aujourd’hui son offre payante en France. La plateforme d’abonnement payant ­ SoundCloud Go ­ propose une offre musicale enrichie et des fonctionnalités supplémentaires, afin de compléter et d’améliorer l’expérience SoundCloud. Et à partir d’aujourd’hui, les utilisateurs français de SoundCloud pourront jouir d’une expérience plus fluide et intuitive, puisque l’ensemble de la plateforme ­ des applications au site internet en passant par le service client ­ a été traduit en français.

Ce lancement de SoundCloud Go apporte en France un catalogue élargi de plus de 125 millions de morceaux, des plus grands artistes de la planète aux prochaines sensations, ainsi que de nouvelles fonctions comme l’écoute en mode hors connexion. SoundCloud continuera d’être l’endroit pour écouter, découvrir et partager de nouveaux morceaux gratuitement, que ce soit d’artistes émergents ou internationaux.

 

        

L’expérience SoundCloud Go inclut :

  • L’écoute hors connexion et sans pub
  • Un catalogue enrichi de plus de 125 millions de morceaux. Vous accéderez aux meilleurs artistes signés sur les plus grands labels de la planète (tels que Sony Music Entertainment, Universal Music Group, Merlin ou Warner Music Group – pour n’en citer que quelques uns), aux côtés des meilleurs artistes autoproduits en devenir.
  • Disponible en France dès maintenant sur le web, l’Apple Store et Google Play, l’abonnement est accessible à partir de 9,99€ par mois, avec un essai gratuit de 30 jours

 

 

Le service gratuit actuel tant apprécié de ses utilisateurs existera toujours, soutenu par différentes solutions publicitaires qui permettront à SoundCloud de tenir son engagement envers les artistes et créateurs : être rémunéré pour les oeuvres qu’ils partagent.

Ainsi la partie gratuite de SoundCloud sera soutenue par de la publicité audio, des formats publicitaires natifs intégrés, des profils sponsorisés ou encore des partenariats avec des créateurs. Tous ces contenus ont été pensés pour s’intégrer parfaitement à l’interface de SoundCloud, et permet aux marques d’atteindre par différents moyens une nouvelle audience, hautement engagée. L’introduction de la publicité permettra aux auditeurs une utilisation toujours gratuite de SoundCloud, tandis que les créateurs auront la possibilité d’être payés pour les oeuvres qu’ils partagent. Les abonnés SoundCloud Go auront la possibilité d’éviter ces publicités ­ écouter de la musique sans interruption faisant partie intégrante du service.

En outre, parallèlement au lancement, SoundCloud et la SACEM (Société des Auteurs, Compositeurs et Éditeurs de Musique) ont conclu un accord qui permettra d’offrir de nouvelles opportunités créatives, commerciales et promotionnelles pour les plus de 157 000 membres (artistes, auteurs et éditeurs) de la SACEM dans le monde. Cela implique que les membres de la SACEM auront l’opportunité de générer des revenus à chaque fois que leurs oeuvres seront jouées sur la plateforme.

Inscrivez-vous à l’essai gratuit de 30 jours ici, ou via la dernière version de l’application mobile Soundcloud ! (essai gratuit de 30 jours, à la suite duquel des frais de 9,99€ par mois s’appliqueront).  

  • Vous voulez en savoir plus ? Rendez-vous sur la page SoundCloud Go ici.
  • Vous avez des questions ? Consultez le Centre d’aide SoundCloud Go ou posez votre question directement dans le forum.
  • Restez connecté ici et sur les réseaux sociaux Facebook, Twitter et Instagram pour être informé des dernières actus et nouveautés de SoundCloud.

 

 

 

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