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stratégie marketing, social media, réseaux sociaux et technologie pour artistes, industries créatives et services innovants
Mis à jour : il y a 29 min 49 sec

Quel est le nombre d’utilisateurs sur les réseaux sociaux en France?

il y a 8 heures 12 min

Petit pense-bête du jour, le nombre d’utilisateurs sur les différents réseaux sociaux en France.  Comme vous le verrez, Facebook fait largement la course en tête, suivi de Youtube. Derrière, on trouve dans un mouchoir de poche Twitter, Snapchat, InstagramWhatsapp est aussi très présent. D’ailleurs, c’est un outil qui sous sa fonction “groupe” est de plus en plus utilisé par des gens/équipe/groupes/Media qui l’utilisent comme un media de discussion privée. Par exemple, Whatsapp est en train de bousculer tous les codes de la communication politique en Afrique. Des personnalités politiques n’hésitent plus à débattre en groupes sur l’appli sur des thématiques précises.

Snapchat est en train aussi de s’imposer comme un des futurs leaders. 3e start-up la plus puissante au monde, elle prépare son entrée en bourse. Et de plus en plus d’artistes utilisent Snapchat pour poster en exclusivité leurs videos (et ainsi aller toucher une cible différente et plus jeune). Par exemple, Goldroom, vient de lancer son nouvel EP accompagné de 4 vidéos uniquement sur Snapchat Discover.

Les media eux mêmes utilisent Snapchat pour diffuser emissions et videos dédiées, comme Vice, Elle, Forbes ou des chaines de télé. D’ailleurs  Snapchat lance sa première sérié de tele réalité avec Sofia Vergara !

Quant à Instagram?  Il lance un profil musique dédié (il a décidé de lancer comme sa 1ere verticale thématique la verticale musique).  Selon Instagram, la musique est super importante sur le réseau car elle compterait pour 25% de toute l’activité de la plate-forme.

Ce qui est super intéressant, c’est qu’ils ont aussi lancé des profils et # dédiés: Par exemple, #LocallySourced est conçu pour faire émerger artistes et groupes (assuré par une équipe de curateurs), # 15SecondLessons sera pour des leçons de musiques/ performances live etc,  #DoubleTrack mettra en avant les musiciens mais en dehors de leurs activités musique. Et ce qui est encore plus intéressant, c’est que tout cela est intégré au sein même de la plate-forme, il ne s’agit donc pas d’une appli externe comme twittermusic, mais un outil totalement intégré aux usages.

Sinon, attention, le chiffre Google+ est gonflé en comptant les comptes GMail et pas les utilisateurs actifs de Google+ ! Bref, d’après le Journal du Geek, il n’y a que 0,2% d’utilisateurs actifs…

 

 

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Quelles sont les drogues les plus utilisées en Festival? Instagram vous dit tout!

jeu, 05/28/2015 - 15:11

Et oui, chez Don’t believe the Hype aussi, on bitche, on fait dans la facilité…Bon, après tout, on est dans la musique hein, on distrait, on ne fait pas des trucs super importants.

Le site DrugAbuse.com a fait une petite étude sur la consommation de drogues dans les festivals américain. Comment? En analysant près de 3 millions de photos instagram postées dans les 15 plus gros festivals de musique. Les résultats sont ensuite découpés par type de substance.

Plus de 90% de toutes les mentions Instagram mentionnant le festival Kiss Country Chili Cook-off parlent d’alcool. 82% des posts  du Marley Fest mentionnaient la marijuana.  Plus de 13% des posts sur Coachella étaient sur la cocaïne, 4% des posts sur Bonnaroo étaient sur le crack, et 6% des posts Instagram sur Lollapalooza mentionnent les opioïdes.

Chez Burning Man, c’est sympa aussi.  Le festival regroupe les champignons, le crack, la mescaline (drogue hallucinogène) et le LSD. Alors à quand la même infographie en France?

Au moins, parler de sa consommation de drogues sur Instagram, c’est sympa pour la police, ils n’ont qu’à remonter les photos.

 

 

 

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Le tableau ultime des Réseaux Sociaux: Pourquoi, Où, Quand et Quoi poster?

mar, 05/19/2015 - 11:10

Très souvent sur le site, nous vous parlons réseaux sociaux, nouveaux réseaux, anciens réseaux, toujours en cours réseaux! On passe tous un temps fou à se plonger et replonger dedans, chacun évoluant terriblement vite, et souvent ce que nous avons pu vous conseiller il y a 6 mois a encore évolué. Donc les bonnes pratiques d’avant d’avant ne sont pas les bonnes pratiques de maintenant. Par exemple, quid des vidéos natives sur Facebook? Et quoi faire avec Youtube alors? Et doit-on mettre toutes les videos en natives et aussi poster les videos sur Youtube (réponse: NON)(Mais on va vous faire un article plus précis sur la vidéo native Facebook).

Et que faire entre Instagram, Twitter, Snapchat (Snapchat est en train de devenir énorme, je vous conseille fortement de vous y intéresser, ce réseau va devenir prépondérant en 2016. Non, Snapchat ce n’est pas pour les gamins…).

Alors on vous a fait un petit tableau qui regroupe, à aujourd’hui les différents réseaux sociaux et leurs modes d’utilisation.

Oui ce tableau est petit et illisible (format oblige), mais si vous cliquez dessus, vous aurez une plus grosse image, que vous pourrez même télécharger! 

 

 

 

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THE BEST SONG : L’app la plus fun pour découvrir des bons sons!

lun, 05/18/2015 - 13:26

On aurait tout aussi bien pu titrer cette newsletter Hallelujah, puisque ÇA Y’EST, l’application The Best Song, malgré moultes et multiples rebondissements, EST SORTIE !  (Pour notre plus grand plaisir, TheBest Song est un client de l’Agence DBTH).

D’accord, mais qu’est ce qu’on fait avec The Best Song ? Avec The Best Song on peut  faire plein de choses comme :

• Créer rapidement de bonnes playlists avec un geste original : le swipe (le même geste que sur Tinder)

• Filtrer ses découvertes avec des filtres funs (les meilleures chansons pour chanter sous la douche…)

• Écouter les chansons préférées de ses amis comme une radio

• Défendre ses chansons préférées pour les valoriser auprès des autres.

En plus leur catalogue dispose déjà de 35 millions de titres. Alors avec ça vous aurez de quoi faire !

Et si vous préférez écouter les pépites musicales des autres, The Best Song a recruté pour le plaisir de vos oreilles une sélection pointue d’influenceurs, tous passionnés de musique mais dont les horizons diffèrent : médias, blogs, labels, festivals (Radio Nova, Vice, festival Astropolis…) .

 

1. Un très bon démarrage

On ne s’attendait pas à ça, mais la machine a démarré avant même que l’application soit officiellement lancée, si bien qu’un jour avant la sortie, nous avions déjà 10 000 utilisateurs. A cela 2 choses. Tout d’abord, une mise en avant exclu sur Pure Break  puis l’application a été choisir pour figurer sur le site Product Hunt. Le jour du pré-lancement chez eux, l’appli a fait un gros score (devant Pinterest qui lançait pourtant une nouvelle feature).
Pour rappel Product Hunt est un site mettant chaque jour en lumière les startups et idées les plus cools du moment, pour lesquelles la communauté PH est invitée à voter afin de faire remonter les meilleurs dans le classement!

Depuis le pré-lancement, l’appli est en moyenne à 20 000 swipes par jour dans l’application.

À ce propos, voici les principales nouvelles features à venir dans l’app prochainement :

  • la possibilité de switcher entre le mode extraits et le mode radio (full songs)
  • l’intégration de Deezer, Soundcloud, iTunes et YouTube
  • la possibilité de voter pour défendre ses best songs directement depuis l’application

En attendant, pour les plus activistes d’entre vous, vous pouvez dores et déjà aller voter sur le site http://vote.thebestsong.co pour faire ressortir toutes les chansons qui sont pour vous sont les meilleures et méritent d’être écoutées. Les chansons les plus votées pour un artiste sont celles qui ressortiront dans l’app.

 

 

2. De très gros concours

Le mois dernier, TheBest Song a été sélectionné comme finalistes au MIDEM de Cannes, dans la catégorie music discovery. Ils sont 10 en finales, avec dans le jury le CEO de Deezer et d’autres pontes de la musique.

D’autre part, TheBest Song a ausssi été sélectionné pour faire les demi finales du Tour de France des Startups, organisé par La French Tech.  Et ils sont aussi finalistes de l’événement 50 startups Council / Hacking de l’Hotel de Ville organisé par la Mairie de Paris (beaucoup de fonds d’investissements dans le jury) et en finale du Primavera Music Festival de Barcelone ! Tout ça en mai et juin.

3. The Best Song sur Thunderclap

Petit interlude. Vous connaissez Thunderclap ? 
C’est comme Kickstarter (ou Ulule, KissKissBankBank, etc) sauf qu’au lieu de demander un soutien financier, on demande un soutien social. Autrement dit, on ne vous demande pas de l’argent mais un futur statut Facebook ou Twitter, pour que le même jour à la même heure tout se déclenche automatiquement et que tout le monde entende parler de The Best Song.

Ils ont un objectif de 500 soutiens à remplir avant le 25 mai. Merci d’avance à tout ceux qui prendront 30 secondes pour les soutenir : http://bit.ly/thebestsong-thunderclap

 

4. Les premiers articles

Les RP démarrent à peine, mais déjà pas mal d’articles sur The Best Song fleurissent dans différents pays. Morceaux choisis.

En France bien sûr :
http://android.smartphonefrance.info/actu.asp?ID=3917
http://www.raje.fr/the-best-song-la-nouvelle-application-musicale-1953
En Angleterre : http://www.brit.co/the-best-song-music-discovery-app
En Russie : http://lifehacker.ru/2015/05/06/best-song
Aux Pays Bas : http://www.iculture.nl/the-best-song-tinder-voor-het-ontdekken-van-nieuwe-muziek/
En Allemagne : http://strong-magazine.com/fitness-apps-2015-workout-apps/
Au Venezuela : http://blog.a1arte.com/tecnologia/27189

Pour rappel,
On télécharge l’application iPhone ici : bit.ly/thebestsong-ios
On télécharge l’application Android ici : bit.ly/thebestsong-android
On vote pour ses chansons préférées ici : vote.thebestsong.co
On soutient gratuitement le projet The Best Song ici : bit.ly/thebestsong-thunderclap

Alors aucune excuse pour ne pas télécharger l’application ! Que vous soyez mélomane timide ou assuré vous vous laisserez forcément happer le côté intuitif et ludique de The Best Song !

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Crowdfunding : Donnez la visibilité qu’ils méritent aux artistes tunisiens !

lun, 04/20/2015 - 12:45

Vous le savez : donner de la visibilité à des artistes émergents n’est pas une mince affaire… Alors les artistes émergents de territoires émergents! Pour y remédier, la société PULP a développé Live Session. Le concept ? Promouvoir des talents tunisiens par le biais de la vidéo et soutenir ainsi leur présence sur le web. Le hic ? PULP manque actuellement de moyen pour honorer le projet en bonne et due forme. Dans cette idée, ses membres actifs ont lancé une campagne de crowdfunding sur KissKissBankBank afin de supporter l’achat de matériel nécessaire pour créer du contenu de qualité.

Au delà d’une simple société d’événementiel, PULP produit avec Live Session un projet musical mais dont la portée est avant tout sociale ! En effet, les vidéos sont produites dans le but de les faire connaître sur la toile mais également auprès de programmateurs et de tourneurs pour que ces artistes puissent aussi se développer sur scène.

Live Session existe aujourd’hui grâce à une équipe passionnés qui a su allier ses forces et ses compétences. Concrètement, les membres actifs sont parvenus à générer de l’adhésion et de l’aide de sociétés de productions locales qui leur ont prêté main forte dans la mise à disposition d’un studio, de moyens techniques (caméras et objectifs) mais aussi dans la réalisation et le montage des vidéos.

À terme, PULP souhaite étendre son joli projet à l’année et réaliser des captations pour une vingtaine d’artistes au minimum. Le montant de la cagnotte KissKissBankBank quant à lui est fixé à 8500 euros qui serviront à la production de quarante vidéos. On est aussi prêt à parier que l’équipe se fera un plaisir de vous accueillir si vous souhaitez ajouter votre pierre à l’édifice et contribuer projet (à condition d’être sur place bien entendu) !

Vous pouvez voir ci-dessous un aperçu du tournage du Live Session !

Pour le premier PULP a choisi de dévoiler la sublime et talentueuse chanteuse Najet Ounis accompagnée de Hamza Zeramdini. Ils interprètent ensemble “Hate On Me” de Jill Scott.

Sa deuxième session PULP events présente Nour Harkati avec un extrait de son album “Deep Water” en version acoustique. Deep Water a été écrite et composée par Nour Harkati à Paris quand il ne croyait plus à son art. Mais il s’est rendu compte très vite que la musique était sa vraie passion et que l’échec n’était qu’un état d’esprit qu’il fallait écarter.

On compte sur vous pour donner de la voix aux talents tunisiens !

 

 

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Le Reeperbahn Festival fête ses 10 ans : les premiers noms dévoilés !

mer, 04/15/2015 - 12:16

Du 23 au 26 septembre 2015, c’est le dixième anniversaire du Reeperbahn Festival à Hambourg !

Pour la petite piqûre de rappel : au Reeperbahn on trouve le plus souvent des conférences sur l’innovation et les music-tech mais aussi une programmation de pointe (on y voit les artistes qui feront les gros titres d’ici quelques mois). Inutile de vous dire pourquoi les programmateurs se ruent dessus donc. Le Reeperbahn en Europe est l’équivalent du SxSW à Austin.

En quelques chiffres : le Reeperbahn c’est 30 000 festivaliers, 600 évènements (des concerts mais pas que !) et 70 lieux à découvrir sur le festival et ses alentours.

Vous attendiez avec impatience les premiers noms des artistes présents au Reeperbahn ? Allez, on vous les donne !

 

Parmi les premiers confirmés à cette 10ème édition du Reeperbahn, du 23 au 26 septembre, nous retrouvons le groupe viennois Wanda mais aussi Sóley, Trümmer, Rag’n'Bone Man et Ambassadeurs… La liste complète ici !

Depuis 2010, la NEXT conference se déroulait à Berlin, brassant plus de 10000 visiteurs venus de 40 pays différents ! Cette année, la NEXT prendra place au sein du Reeperbahn Festival, les 24 et 25 septembre dans le théâtre Schmidts Tivoli sur Spielbudenplatz ! Pour plus d’infos, cliquez ici, pour s’inscrire et obtenir vos billets, c’est par !

Au passage, on en profite aussi pour vous dire que l’agence sera présente in situ pour représenter le festival durant ses conférences (promis on vous racontera) ! En effet, non seulement cette année on renouvelle le partenariat entre le blog Don’t believe the Hype/Reeperbahn mais on va aussi représenter le Reeperbahn sur le sol français, avec quelques opérations dont vous nous direz des nouvelles!

Et si vous voulez vous éclater pendant 1, 2, 3 ou 4 jours entre concerts et conférences, à moins de 2h d’avion de Paris, il reste encore des places pour le Reeperbahn Festival à Hambourg !

Dans nos prochains articles, nous continuerons à détailler programmation, événements et conférences!

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Dossier special STREAMING: Comment Comprendre Tidal et Spotify?

sam, 04/11/2015 - 12:32

Le débat retentissant déclenché par le retrait de Taylor Swift de Spotify a finalement ravivé les discussions habituelles sur le montant des droits d’auteur et plus précisément combien un artiste peut être rémunéré par tel ou tel service digital. Mais cela a aussi mis en lumière un élément bien plus intéressant dans la discussion sur la musique digitale. A quoi le freemium (business modèle du streaming, une partie gratuite, et une partie payante vs des avantages) est-il censé ressembler? Une question centrale qui va jouer un rôle clé dans la façon dont le marché numérique va se développer durant les cinq prochaines années.

L’histoire du business model du streaming jusqu’à aujourd’hui? 

En considérant que 1998 fut l’année où le potentiel de la musique digitale est devenu manifeste — Internet et le MP3 ayant émergé plus tôt dans les années 90 et les quelques premières startups de musique digitale comme MP3.com et eMusic venant d’être lancées —, pendant presque toute la décennie qui suivit la réponse par défaut des majors à la plupart des modèles économiques numériques proposés sembla être “non”.

En effet, pendant les cinq années suivantes, les dirigeants de majors semblèrent être tantôt dans le déni (le numérique ne deviendrait jamais grand public comme le CD), tantôt dans le protectionnisme (les ventes de CD devaient être protégées contre le piratage grandissant sur internet) ou dans l’hyper-contrôle (si les canaux de musique digitale ont un potentiel il nous faut alors les contrôler). Inutile de préciser qu’aucune de ces stratégies n’a fonctionné.

Ces cinq premières années virent l’arrivée sur le marché de diverses startups de musique numérique — essentiellement (mais pas uniquement) basées sur le téléchargement —  bien que peu d’entres elles ne proposent alors de  contenu issu des majors (et d’autres ne présentant que des artistes non signés). Mais l’un des acteurs (Apple) réussit à persuader (voire forcer) les majors à rejoindre la partie et c’est ainsi qu’en 2003 l’iTunes Store fut lancé aux USA. Les majors insistèrent pour qu’un système de gestion de droits numériques (DRM) soit intégré au format de fichiers détenu par Apple, mais consentirent dès le départ à la proposition du géant de l’informatique d’un prix unique de vente fixé à 99 cents pour chaque morceau téléchargé. Ça paraissait séduisant sur le papier.

 

 

Et, il faut le dire, l’iTunes Store fut un succès. Un immense succès même. Surtout aux USA et au Royaume-Uni. Alors, pendant pratiquement les cinq années qui suivirent, dès qu’il était question des nouveaux modèles économiques numériques, les majors dirent “oui” à tout ce qui pouvait être une réplique d’iTunes mais restèrent fermées à tout le reste. C’était, en théorie, une bonne nouvelle pour les ambitieux du téléchargement bien que la continuelle insistance des majors au sujet des DRM empêchât les startups de pouvoir vendre des MP3 ce qui signifiait que leur musique ne pourrait pas être lue sur l’iPod (leader du marché) et que la réussite était quasi impossible.

Il y eut quelques exceptions à cette politique du “oui si vous êtes fondamentalement comme iTunes et non si vous êtes quoi que ce soit d’autre“. Les majors signèrent tout de même des licences avec des plateformes de téléchargement basées sur les abonnements, comme l’authentique produit original Napster dont le fonctionnement était assez proche de celui des services de streaming sur les téléphones aujourd’hui, cependant ces tentatives ne connurent jamais vraiment de véritable succès.

Et aux États-Unis, les majors furent obligées par la législation sur le droit d’auteur d’accorder une licence à des services radio interactifs comme Pandora, ainsi que via le système Sound Exchange dont les taux étaient fixés par un tribunal dédié au droit d’auteur, ce qui a permis à ces dernières de prendre de l’essor.

De plus, certaines startups novatrices choisirent l’angle du “lançons-nous maintenant et obtenons une licence plus tard” ce qui leur permit ensuite de sceller des accords avec les grands labels, toutefois, à défaut d’obtenir les faveurs des maisons de disque, lesdites startups risquaient toujours des poursuites en justice et donc leur existence même.

Mais ce fut vers 2008 que l’on perçut un changement d’attitude notable chez les majors de la musique. Peut-être était-ce dû à l’arrivée de dirigeants plus experts du monde numérique. Ou parce que, les canaux numériques étant devenus une partie essentielle de l’action marketing des labels, le numérique  dans son ensemble était peu à peu adopté par toute la profession.

Ou peut-être était-ce simplement dû au fait que, suite à 10 années de chute des ventes de CD, les responsables en place avaient enfin pris conscience que les décisions tentant uniquement de soutenir cette source-ci de revenu étaient inutiles.

Quoi qu’il en soit, il semble qu’à partir de ce moment-là, une fois confrontées à de nouveaux modèles commerciaux qui différaient fortement voire qui rivalisaient avec iTunes, les majors évoluèrent vers un “peut-être”.
Mais ce “peut-être” était sujet à une grosse condition. C’était “peut-être” à condition que vous soyez une startup au financement conséquent, un géant de la technologie ou une entreprise de médias capable de payer des avances importantes et, dans le cas d’entreprises nouvelles, ouvertes à la participation et donc gage de rentabilité si l’entreprise montrait une réussite.

 

En tout cas, l’évolution vers un “peut-être” d’emblée fut importante et libératrice. Ainsi, vers 2008 il semble que le discours des majors se rapprocha sensiblement de : “Le futur de cette industrie est numérique, et sans doute pas uniquement numérique à la façon d’iTunes, mais nous ignorons à quoi ce futur numérique va ressembler alors faisons autant d’affaires que possible, mettons en œuvre le plus d’expérimentations possible, engrangeons le plus d’argent possible et prenons des parts aussi importantes que nous pouvons de nos licenciés dans l’espoir que dans dix ans quelque chose de concret et viable émerge de tout ceci.”

Bien sûr, les grosses avances et la participation au capital ne sont pas allées sans créer de polémique. D’abord parce que les majors y avaient accès mais pas les indépendants, même si la création de Merlin a pu assurer une sorte de parité pour les indépendants.

Ensuite parce que les artistes ont peu de chances de percevoir une part du retour sur investissement lié à la participation au capital et, avec les nombreuses voix parmi la communauté artistique qui critiquent déjà la répartition des droits d’auteur issus des revenus du streaming et le secret entourant les accords de l’industrie concernant le numérique, c’est une situation compliquée qui s’annonce lorsque Spotify lancera son introduction en bourse.
Certaines sources déclarent aussi qu’en insistant sur les grosses avances et la prise d’actions, les labels ont limité le nombre de services numériques pouvant accéder au marché ce qui veut dire que certains modèles commerciaux de startups intéressants n’ont même jamais été testés.

Mais cela dit, il y a eu une logique dans la stratégie que les grandes maisons de disque ont commencé à employer vers la fin de la dernière décennie.

Laisser la communauté des technologies et startup expérimenter, faire le plus d’argent possible durant la phase expérimentale, et encaisser le bénéfice des actions dans les quelques services qui fonctionnent et laisser les autres prendre des risques pour savoir quelle plateforme digitale est solide. Tout ça pendant que les labels se recentrent sur leur propre gestion des risques, l’activité risquée d’investissement sur de nouveaux artistes et la création de nouveau contenu.
Si l’on convient que les gros titulaires de droits ont changé leur politique sur les innovations numériques en 2008, et ainsi débuté une décennie d’expérimentation en 2009, nous nous trouvons alors à mi-chemin de cette décennie d’expérimentation. Est-il alors possible de présager de la tournure des choses ? Et comment exactement le freemium va-t-il trouver sa place dans tout ceci ?

L’eventail des business models pour la musique numérique

Il existe aujourd’hui 3 modèles économiques pour la musique digitale : la boutique de téléchargement façon iTunes (le modèle ‘possession’), le service radio interactif façon Pandora (ce que l’analyste de la musique digital Mark Mulligan appelle le modèle ‘écoute’) et le service à la demande façon Spotify (le modèle ‘accès’).

La question de savoir, parmi ces trois types de service, lequel est en position dominante varie énormément d’un marché à l’autre.

  • Les services ‘écoute’ sont beaucoup plus prolifiques aux USA, surtout parce que, comme expliqué plus tôt, une licence rendue obligatoire par une cour américaine dédiée au droit d’auteur doit lier les maisons de disque en amont à des entités telles que Pandora avec des taux de répartition également fixés par cette même cour. En Europe par contre, les services d’accès tout à la demande ont eu plus de succès.
  •  En revanche — alors que les ventes d’iTunes, après avoir atteint leur point le plus haut sont maintenant en chute — il convient de noter que, le modèle ‘propriété’ est toujours l’unique plus gros générateur de revenus aux USA et au Royaume-Uni. Tandis qu’en Norvège et en Suède, où le téléchargement façon iTunes n’a jamais vraiment décollé, le streaming à la demande est déjà le plus important type de service.

Concernant les modèles de paiement,

  • Le marché du téléchargement est majoritairement basé sur pay as you go, à savoir que l’utilisateur paye à l’unité pour chaque titre téléchargé sans engagement, même si quelques services de téléchargement de niche basés sur l’abonnement existent encore.
  • Dans le cadre du streaming on trouve des options gratuites financées par la publicité et des options payantes, avec un prix standard fixé à 10 livres/dollars/euros par mois (nous donnerons désormais tous les prix en dollar pour avoir une coordination mondiale).
  • En outre, certains services ont aussi des offres aux fonctionnalités limitées à moitié prix et d’autres proposent un niveau super premium pour 20 dollars avec généralement une haute qualité audio.

Alors que la question de savoir quels types de service et quels modèles de paiement seront dominant sur le long terme a déjà animé de nombreux débats. Il apparaît certain que les prochaines années verront l’évolution  d’une gamme de services incluant des éléments à la fois des modèles possession, écoute et accès. De manière essentielle, il y aura au sein de cette gamme différents niveaux de prix, variant davantage entre le gratuit et le standard moyen actuel à 10 dollars.

 

 

Car l’un des problèmes avec le modèle de streaming actuel est que les deux principaux niveaux de prix sont soit gratuit soit à 10 dollars mensuels — donc gratuit ou à 120 dollars annuels — ce qui représente un écart de prix certain. Et, tandis que pour les passionnés de musique  le prix annuel de 120 dollars pour l’accès tout à la demande sans publicité et sur plusieurs appareils à un catalogue de plus de 20 millions de titres semble être une très bonne affaire (ce qui est vrai), dépenser 120 dollars par an pour du contenu musical est plutôt un gros engagement pour le consommateur moyen qui aurait avec l’ancien modèle acheté deux ou trois CD en l’espace d’une année.

Donc tandis que le nombre d’inscriptions à des abonnements pour des services gratuits est plutôt impressionnant et que le taux d’inscriptions à 10 dollars par mois (on parle en dollars pour garder une homogénéité avec tous les tarifs des services dans le monde)  pour des services premium – surtout Spotify – est encourageant, il est probable que seulement une minorité de consommateurs ne s’aventure à dépenser 120 dollars par an pour de la musique enregistrée. Cependant, il y a un manque d’options pour ceux ayant un budget annuel de 20 à 60 dollars et ces consommateurs sont donc susceptibles de d’orienter vers le freemium. Et cela constitue un ensemble bien plus grand que le nombre actuel de gens qui payent pour Spotify.

 Tout le monde en conviendra : pour que le streaming soit un vrai succès il est nécessaire d’y ajouter des niveaux de prix entre la gratuité et 10 dollars. Spotify s’est essayé à un abonnement moitié prix dans certains territoires en excluant à la base les fonctionnalités sur mobiles mais l ‘écoute sur téléphone mobile est tellement devenue la norme qu’un service payant réduit à la seule utilisation sur ordinateur devient difficile à vendre.

 L’option premium de Pandora (qui est plus un service d’écoute que d’accès) est aussi fixée à 5 dollars par mois mais les glissements de ventes pour Pandora du freemium au premium sont loin d’égaler celles de Spotify. Il semblerait que 5% de ses utilisateurs payent par rapport à 25% pour Spotify, ce qui suppose que la majorité considère que 5 dollars par mois pour une simple radio personnalisée est un prix trop élevé.

Alors à quoi va donc ressembler l’éventail des offres de musique digitale ? Quelles variables les services numériques peuvent-ils utiliser pour distinguer les différents niveaux de prix ? Nous verrons cela dans le prochain article de la série.

Retrouvez la suite du dossier:  2. Les fonctionnalités  3. Les variables prix et contenus exclusifs 4. Des propositions de tarifs?  5. Problèmes et propositions de solutions 

 

 

 

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Le piège Tidal et l’erreur commune et notoire sur l’argent de Spotify

mer, 04/01/2015 - 21:06

Quand on a vu le lancement de Tidal par Jay-Z avec toute la team des “Avengers de la musique”, on doit bien avouer que d’abord on a bien rigolé. Après on s’est dit quand même que bon, non, on allait attendre, ça pouvait être interessant. Et puis on est tombés sur cet article de Cuepoint, que nous avons traduit et qui résumait tout à fait ce que nous pensions. Que Jay-Z se lance dans le streaming, well, d’accord. ça doit être une bataille east coast, west coast, avec Dr Dre qui est devenu milliardaire, ça doit le chatouiller Jay-Z. Et puis quand tous les artistes sur scène auront retiré tous leur catalogue des autres plates-formes, on verra. Mais il n’y a pas que ça. Il y a aussi toute cette incompréhension, commune, autour de l’argent du streaming. Alors on va voir ce que Jay-Z veut faire. Et ça serait cool que vraiment il fasse des choses. Mais le streaming, ce n’est pas que l’argent que cache Spotify ! 

C’était un joli coup de publicité ! Réalisé par Jay-Z, en plus.  Mais la relance du service de streaming TIDAL n’était rien de plus qu’un défilé de célébrités de 15 minutes camouflé en une manifestation revendiquant plus de justice dans la guerre des royautés, rémunération du streaming, artistes vs Spotify…

Jack White, Jason Aldean, Madonna, Rihanna, Daft Punk, Deadmau5, et un tas d’autres personnalités, toutes présentes sur la scène pour prêter serment d’allégeance à un service de musique naissant,  sans valeur ajouté, sans trésorerie, et (à mon avis) avec un logiciel bas de gamme, le tout dans le but de se faire rémunérer.

Et devinez quoi ? Ils ne sont toujours pas prêt d’être payés !

 

Le fiasco de Taylor Swift sur Spotify a largement attiré l’attention sur le sujet. C’est effrayant pour les artistes de savoir combien de gens ont écouté leur musique, et de comparer avec les infimes déclarations de redevance qu’ils ont envoyé. À dire vrai, ce n’est pas la faute de Spotify. C’est celle des labels.

Regardez, tous ces artistes sur scène sont signés sur des labels. Pour certains, ils ne sont pas propriétaires de leur musique car c’est leur maison de disque qui est producteur. Les artistes ne négocient donc rien du tout. Les contrats de licence d’exploitation du catalogue sont passés entre les plateformes (Spotify, iTunes, Tidal…Etc) et les majors/labels/distributeurs. Ensuite chaque artiste signé en label a des termes qui peuvent être spécifiques dans son contrat d’artiste qui le lie à la maison de disque.
Le modèle économique de répartition des royalties de Tidal est exactement le même que celui de Spotify par exemple; la différence principale est qu’il n’y a pas de formule gratuite, et qu’on attaque tout de suite un plan payant à 9,99 et un à 19,99, donc forcément mécaniquement cela “rapporte” plus en termes de reversements aux ayant-droits. Donc on ne peut pas dire que cela “transforme radicalement” l’industrie…

Les artistes  ne sont pas payés par les services de streaming parce qu’ils ne possèdent pas la musique qu’ils enregistrent.Spotify n’est pas en possession de cet argent. Ils n’ont pas de bunkers remplis de lingots cachés dans leurs sous-sols à Manhattan. Ils sont légalement tenus à payer les ayants droits et ils le font ! Et le comble, c’est que ces labels sont les copropriétaires des services de streaming. Quand Spotify a été acquis, les labels ont obtenu un paquet d’argent (ils ont tous des actions dans la société), et pas un sou de reversé aux artistes (alors qu’ils auraient dû).
Mais quand TIDAL a été racheté, vous savez qui a été payé ? Jay-Z. Pas un groupe de rock indé de Cleveland.

Je sais que c’est dur  à avaler. C’est difficile à comprendre. Comment le travail d’un individu créatif peut il être soudainement la propriété d’une société ? Mais c’est le jeu. Les labels possèdent le contenu, car ils investissent dans le développement de ce contenu, qu’ils vendent en gros à TIDAL et à d’autres services. Et c’est ça qui est payé. Si un artiste obtient quelque chose (parfois oui, parfois non), c’est parce que l’accord qu’ils ont avec leurs labels permet pour une petite portion des ventes d’être payé en dehors des royalties (après avoir récupéré leurs avances bien sûr).

Tidal/Wimp existe quand même depuis 2010 (Wimp s’appelle Tidal aux US, UK…etc.) et ce service n’a jamais pu concurrencer sérieusement Spotify. Ici c’est simplement une “relance” de ce service, sans changer l’offre (le plan “normal” et “high fidelity” existaient donc déjà) mais avec une belle brochette de stars pour assurer le marketing.
En plus, la plupart de ces artistes sont en labels, ne sont pas propriétaires de leurs masters, donc les gagnants vont être en premier lieu les majors. Que ces artistes possèdent chacun 3% du capital ne change pas grand chose, étant donné qu’aucun service de streaming n’est rentable aujourd’hui…

Si nous voulons la guerre, faisons la guerre. Mais faisons la contre les contrats injustes passés avec les labels, et non contre les services de streaming qui ne reversent pas assez d’argent gnagnagna.

Vous  voyez les labels se plaindre des services de streaming, si ? Vraiment ?

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La liberté de fermer ta gueule ou du sexisme dans la musique

lun, 03/30/2015 - 12:23

Un petit coup de gueule, comme ça, en passant, d’Antoine Sirven qui entre plein d’activités , prof, bookeur, est aussi batteur pour quelques groupes de la scène punk. Et aussi très remonté.  

Bon, ça fait un moment que je veux faire une petite rubrique sur le sexisme dans la musique, et je pense qu’aujourd’hui est le jour parfait pour le faire.

Pour ceux qui n’ont pas suivi, Viol est un groupe de Nantes que devait jouer à Paris la semaine dernière à la Mécanique Ondulatoire dans le cadre d’un concert organisé par France80 et Noisey, webzine rock du groupe de presse cynico-hipsto-liberal Vice dont l’actionnariat comporte des noms aussi prestigieux que Rupert Murdoch… un modèle de progressisme.

Bref le concert aurait pu passer inaperçu si une asso féministe : les effronté-e-s n’avaient pas mis en lumière les paroles d’une des chansons du groupe. Alertée, la mécanique ondulatoire, à pris une position ferme en affirmant sa position anti raciste, anti sexiste, anti homophobe et a annulé ce concert. Bravo à eux!

Et là patatras ont explosé les points Godwin.

Bah oui c’est une atteinte à la liberté d’expression, un autodafé (oui oui je l’ai lu) c’est le retour de l’obscurantisme, des fascistes de gauche,  où va le monde ah lala ma pauvre dame si on ne peut plus chanter :

Comme c’est bon de te violer,
Toi qui ne m’étais pas destinée.
Tu chiales, affalée dans mon sperme !
C’est ta faute, alors tu la fermes !

Sans que ça énerve ces frustrées misandres de féministes qui veulent rien qu’à nous empêcher de rigoler.

Un artiste incompris

Le groupe (enfin, son leader charismatique) a donc fait un communiqué par le biais d’une interview – sûrement la première et j’espère la seule qu’il donnera de sa carrière – où il explique que les gens n’ont pas compris qu’il voulait juste faire une chanson trash pour choquer les gens et que non vraiment il ne comprenait pas pourquoi les gens étaient si choqué-e-s (ouais il a séché les cours de logique) et que si on lui parle 3min on comprend rapidement son propos.

Ah parce qu’il y a un discours derrière ce morceau? j’aimerais vraiment le connaitre! 

Bah oui  c’est à nous de faire l’effort de le comprendre le pauvre, c’est lui la victime dans l’histoire, pas les femmes encore une fois cible de paroles sexistes, pas les centaines de milliers de femmes violées ou agressées sexuellement.

Non la victime ici c’est le groupe qui est incompris parce que trop subversif tavu! Et tous les autres c’est que des méchant-e-s coincé-e-s du cul qui votent pour Christine Boutin et qui vénère Rupert Murdoch (ah oui bon, ça se mord la queue)

Ah et au fait, je vous ai dit que l’interview était menée par un magazine impartial qui s’appelle Noisey , ah oui tiens c’est l’organisateur du concert. Cela expliquerait-il la grande complaisance avec laquelle il traite le sujet??? mais noooon je suis un affreux complotiste.

Liberté d’expression

Parce que c’est donc ça ce qu’on appelle la liberté d’expression pour beaucoup c’est surtout la liberté de fermer sa gueule. Le groupe a bien le droit de chanter ce qu’il veut mais personne n’a le droit de parler pour dénoncer le sexisme évident de la démarche marketing de ce groupe foireux

Laissons-donc ces  mecs blancs expliquer aux assos féministes ce qui est sexiste et ce qui ne l’est pas. Parce que eux ceux sont des artistes tu comprends, ils créent, ils sont au delà de tout ça. Et puis ils peuvent pas être sexistes parce que le sexisme c’est mal et que leurs parents ils disent que ce sont des gentils garçons. Non les méchant-e-s c’est toujours ces saletés de féministes là, toujours à râler quand on propage le discours dominant.

Avec ce genre d’argumentaire, ce qui est chouette c’est que si Bunker84 se reforme et vient jouer en bas de chez toi pour chanter ses belles chansons sur les ratonnades, sur la France aux français, et sur les arabes et les noirs dehors, on les laissera faire tranquillement en disant “ils sont charlie” !

On est bien là entre intellectuels tolérants non?

Le sens des choses

Et ouais, c’est con hein mais les mots ont un sens. pas de bol pour Viol. Parce que son argumentaire de dire “c’est un vieux morceau qu’on ne joue plus” et “ on ne pensait pas à mal” on s’en fout, mais alors complètement. Le morceau vous l’avez fait, et vous ne vous remettez pas une seule seconde en question. Le groupe porte même le nom du morceau, sans déconner, et vous allez nous faire croire que vous n’assumez plus le morceau? Le groupe arbore même le tshirt de GBH sur sa photo bandcamp.

Bref à ce niveau là ce n’est plus de la provoc idiote d’ado attardé, non, c’est tout simplement une stratégie marketing pour faire du buzz et t’es tombé pile comme il faut avec Vice qui est exactement dans la même ligne éditoriale racoleuse et puante!

Et ça commence à sévèrement me les briser qu’on en appelle systématiquement au second degré, à la tolérance, et au non-politiquement correct. C’est comme d’invoquer Desproges et Coluche pour soutenir un comique antisémite ou citer Brassens et Gainsbourg pour viol (oui oui tout cela a été utilisé par les défenseurs du groupe haha).

Comme si il suffisait de faire rire pour qu’une idée nauséabonde passe crème.

Alors je t’emmerde, toi et ton groupe pourrave, j’emmerde  vos leçons de morales sur le fait de pouvoir s’exprimer, ou sur la subversivité de la scène punk.

Justement je m’exprime et je te dis clairement de la fermer, la scène punk n’a pas besoin de baltringues dans ton genre pour propager des discours puants, on a déjà assez à faire avec zephyr21!

Va donc lire un peu des choses sur la culture du viol, va t’instruire et surtout… SURTOUT, ne viens plus jouer ta merde chez nous.

Bien cordialement,

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Il se passe quoi chez DBTH ? Un peu de news…

ven, 03/27/2015 - 12:49

Si on passe devant chez DBTH, et que l’on jette un oeil à l’intérieur par la fenêtre, qu’y voit-on ? Cette question mérite une petite visite !

Allons, entrez, ne soyez pas timides ! Là, je vous présente la “pièce des artistes” !

A l’automne, Jane Badler, alias Diana de la série V, est passée par ici pour présenter son album “Opus”. A cette occasion, elle a même fait escale sur le Batofar, ça vaut le coup d’oeil/d’oreille ! Nous y avons aussi accueilli Quint, un artiste indé dont les clips Grass et Rainwalker nous donnent toujours autant de frissons, bien qu’on les ait visionné 2 milliards de fois (au moins) !
Avançons un peu si vous voulez bien me suivre ! Là dans le fauteuil ? C’est Mondogift ! Un quatuor de hip-hop franco-sénégalais, qui a fait la première partie d’IAM, s’il vous plait ! Ils ont sorti leur 1er opus “Ville Bak Karamba” en janvier et partiront à la fin du mois en tournée au Sénégal.

Juste à côté, je vous présente les Dandy Freaks, un groupe pas comme les autres… Ces Dandy font de la musique “rock-électro-pical”. Vous voyez ? Non ? Bon, vous comprendrez sûrement mieux lorsque vous aurez vu leurs clips “Bruce Lee” (en featuring avec Didier Wampas) et “Lève encore les bras” (“hommage” à David Guetta… ) !
Un peu plus loin : Vicky Edimo. L’artiste, classé 2ème parmi les bassistes les plus influents du monde (Forbes novembre 2013) vient tout juste de sortir son quatrième album solo “Siseya”. Je vous invite à aller voir sa bio, très très impressionnante !
Et tout au fond, avec sa guitare, c’est Hectory ! L’artiste indé joue une “folk rampante”, une musique minimaliste, psyché, rythmée, que l’on peut retrouver dans son E.P. “Tête Haute”.

 

 

 

On continue la visite ?

Juste à côté des artistes, voici le Ricard S.A. Live Music ! Cette année, le tremplin musical a offert au lauréat “Fuzeta” plus de 60 000€ de lots, pas mal non ? DBTH a été ravi d’accompagner cette opération.
Mais aussi, en collaboration avec le Ricard S.A. Live Music et le Fair, DBTH a organisé un tuto avec Twitter à destination des artistes ! Au programme : comment animer/étendre sa communauté de fans sur Twitter, maîtriser les outils et les bonnes pratiques éditoriales, ainsi que les bonnes méthodes pour animer ses stratégies de sortie.

Dans une pièce un peu plus loin, découvrez les actions mises en place par DBTH dans le cadre du SF Music Tech ! L’objectif de DBTH était de faire découvrir aux startups musictech françaises le coeur de la matrice ! Car ce n’est pas très compliqué d’aller à un évènement. Ce qui compte véritablement, c’est l’écosystème que l’on peut construire autour pour que les participants puissent en retirer un vrai profit, au delà “ouaih c’est génial je suis à San-Francisco”. Nous sommes donc partis avec Niland, Meludia, Howl, Bandzoogle et Musicovery.

Passons cette porte là pour découvrir d’autres clients et projets de l’agence... Oh “La Loi” ! En novembre était diffusé sur France 2 ce téléfilm retraçant le parcours de Simone Veil, en charge de la loi sur le droit à l’avortement. Dans le cadre de cette diffusion, DBTH a été sollicité par K’ien Productions, producteur du téléfilm, pour définir et déployer sa stratégie digitale globale. La petite victoire de DBTH est d’avoir réussi à placer le téléfilm 1er des Trending Topics sur Twitter ! (voir l’article “Comment mettre un téléfilm n°1 des TT sur Twitter ? Le cas pratique de ‘”La Loi”)
Mais DBTH ne s’est pas arrêté là côté petit écran. Nous sommes actuellement en pleine promo du téléfilm “Mes Grands-mères et moi” qui diffusé le 24.03 sur France 3 (notez dans vos agendas) et qui a fini 2e des audiences derrière TF1. Et puis d’ici quelques semaines, vous pourrez ressortir vos agendas pour le téléfilm “Un enfant en danger” !

Sur papier, l’agence s’est occupé de promouvoir le dernier roman d’Ivan Calbérac “Venise n’est pas en Italie”. On en a perdu notre géographie !

Et là, juste après, qui c’est ? Bandzoogle ! La plateforme permet aux artistes de créer leur site web. Tout est fait pour les musiciens : le site peut intégrer un onglet e-commerce, le site est totalement personnalisable, un sav est dispo 24/24, et tous les conseillers sont également musiciens. Bref LE site sur lequel les musiciens devraient le leur. Un petit exemple avec celui que l’on a créé pour Vicky Edimo ! La plateforme arrive en France, tenez vous prêt !

Vous n’avez pas trop mal aux pieds ? Personne ne s’est perdu ? On continue. Je vais vous faire visiter notre startups-cuisine !

 

Mais qu’est c’que c’est qu’ce boucan ? Ah ! Les artistes testent Landr de Mixgenius… Landr, c’est un outil permettant aux labels, artistes, ingénieurs du son, d’obtenir un mastering professionnel pour 9$ ! Toujours dans le coin startup, voici The Best Song, une appli mobile qui vous fait découvrir des morceaux que vous seriez susceptible d’aimer, en fonction de filtres originaux!

Dans notre startups-cuisine, nous avons mis le Jeudigital : 7 startups sélectionnées présentent leurs produits et services innovants dans un ministère devant des investisseurs, grands comptes et acheteurs publics, chaque mois dans un ministère différent. On vous expliquait ici plus en détail de quoi il s’agissait ! Et nous sommes très contents de coacher et accompagner ces start-ups.

Un peu moins musique, un peu plus Afrique, et carrément startups, DBTH travaille à développer un concours d’applications mobiles en Afrique avec France Médias Monde. Et puis, en parlant de l’Afrique, nous comptons parmi nos clients la Fonderie, pour qui DBTH a fournit une étude sur les startups et l’ecosyteme incubateur en Afrique.  Et suite à la remise de cette étude, on va proposer maintenant un Tech Tour. 

Maintenant, allons nous promener dans la salle des événements et formations !

Je vous parlais de l’Afrique. Justement, DBTH sera présent au Zimbabwé pour l”‘Impact Music Conference“ et au Ghana pour les Instituts Français.
A Barcelone, DBTH organise des conférences au Future of Music Forum, le représente en France et cette année, organise une pleine journée  ”Women in Music & tech”. Vous voulez encore voyager ? En novembre dernier, c’était au SonicVisions au Luxembourg que se trouvait DBTH, pour la conférence “Digital tools for artistes and music managers in 2014 : from promotion to revenue”.

Et c’est pas fini ! DBTH s’occupe également de la représentation française du Reeperbahn Festival à Hambourg ! Et on va certainement organiser sur place un concours de start-ups sur place et emmener une délégation française. Mais chuut. Vous aimez bien l’Allemagne ? L’agence est également partenaire du Berlin Video Music Awards !
Un petit tour aux Etats-Unis vous intéresse ? DBTH s’occupe de l’accompagnement de start-ups françaises pour le SXSW avec Ubifrance ! Et d’ailleurs, à Austin sur le SxSW 2015 DBTH a accompagné Meludia dans son business development.

 

 

Outre les conférences, nous trouvons dans cette pièce les différentes formations auxquels DBTH participe comme Le Fair, Le Conseil de la Musique…

Nous allons monter sur le toit, j’aimerais vous montrer la vue. Oh ! Un joli petit oiseau bleu… Mais c’est Twitter ! En collaboration avec le petit oiseau, DBTH a fourni son expertise sur la musique en France et organisé divers Q&A, dont celui de Shaka Ponk en février.

On va redescendre par l’escalier si vous le voulez bien, il y a encore quelques clients dans les marches, à commencer par le New Artist Model, prodiguant de bons conseils aux artistes, venant tout juste d’être traduit en français.

Voilà, juste un petit point sur nos projets en cours, et nos projets à venir sont tout aussi jolis, avec une forte poussée sur les startups et les technologies. On ne délaisse pas Don’t believe the Hype pour autant, de nombreux articles sont prêts!

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Wego Concerts, le Tinder des concerts !

dim, 03/15/2015 - 21:18

Il y a des applications pour vous aider à trouver des concerts, des applications enrichies pendant les concerts, des appli pour donner un avis après le concert. Et puis il y a les applications de dating, de rencontres. Alors que faire si vous voulez aller à un concert en espérant que vous allez rencontrer quelqu’un qui sera en plus cool car il sera en plus au même concert que vous? Tadaaaa, vous pouvez utiliser Wego Concerts (bon par contre, ne m’en veuillez pas, je sais pas bien si c’est bien utilisé en France).

Alors je sais bien, maintenant tout est le tinder de quelque chose. Mais bon, là pour une bonne fois, ça semble être un pas trop loin Tinder des concerts.

Alors vous vous connectez à l’appli via votre page Facebook, et l’application sonde alors votre bibliothèque iTunes pour créer votre profil musical et vous faire des recommandations pour les concerts que vous auriez probablement aimer voir. Vous avez bien sûr la possibilité de modifier vos listes de lecture avant que le reste du monde ne les voit (vous pourrez ainsi cacher vos guilty pleasures !). Ensuite, vous définissez vos préférences rencontres – homme / femme, l’âge, etc.

À ce stade, vous pourrez naviguer à travers un éventail de personnes dans votre région ayant les mêmes goûts musicaux. Les utilisateurs qui recherchent  une rencontre en concert ont un cœur entouré par une paire d’écouteurs afin qu’ils puissent être facilement identifiés, mais vous pouvez rechercher d’autres personnes pour aller juste en concert.

Je ne sais pas comment ils monétisent cette application, mais bon, tout ce qui aide les gens à se rencontrer, et en plus à aller à des spectacles ne peut être qu’une bonne chose.

 

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Infographie : Le marché de la musique en France

lun, 03/09/2015 - 08:42

Il y a quelques semaines, à l’occasion des Victoires de la Musique 2015, le site Gouvernement.fr nous a livré les chiffres du marché de la musique en France. Comme tout le monde (du moins beaucoup de gens), je suis toujours à la recherche de chiffres clairs et précis sur le marché de la musique. Mais on se perd dans des rapport indigestes ou des articles de 16 pages. Là, bam, en une infographie, les bases. Merci beaucoup au SIG (Service d’Information du Gouvernement) et à Romain Pigenel, Directeur Adjoint en charge du numérique, pour m’avoir autorisée à republier cette infographie.

Alors, en résumé:

1. La musique représente 240 874 emplois en France

  • En 2013 : le marché de la musique repart à la hausse : + 2,3 % : après 10 années de chute (-62 % entre 2003 et 2012) et s’établit à 603 millions d’euros (2013)
  • 70% des consommateurs de musique en ligne ont écouté un titre en streaming au cours du derniers mois. Au sein du marché numérique (+ 1.1%), les revenus du streaming dépassent désormais ceux du téléchargement à l’acte.

2. Les Français et la musique

  • 99% des Français écoutent de la musique, 2h25 en moyenne par jour
  • 3 Français sur 4 ne pourraient pas s’en passer
  • 6 Français sur 10 vont au concert et sur un festival, au moins une fois par an

3. Les festivals en 2013

  • 1 425 festivals de musiques actuelles ont eu lieu en 2013 :

-          726 en été
-          357 au printemps
-          254 à l’automne

  • 50% des festivals sont concentrés sur 5 régions, Ile-de-France, Rhône-Alpes, Provence-Alpes Côte d’Azur, Bretagne et Midi-Pyrénées.
  • Mais l’offre de festivals, quel que soit le genre, est répartie sur tout le territoire : dans les grandes agglomérations comme les zones moins denses.
  • Les Filets bleus, festival de musique traditionnelle qui se déroule en Bretagne, est le doyen des festivals A 110 ans cette année

4. Les champions à l’export

  • David Guetta :   2.3 millions d’exemplaires vendus à l’international.
  • Indila : 160 800 ventes à l’international de l’album ‘Mini World’ de la jeune artiste
  • Woodkid : l’album ‘The Golden Age’ s’est exporté à 148 600 ventes

 

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Dossier: L’avenir économique du streaming musical? problèmes et solutions (part 5/5)

dim, 03/08/2015 - 12:52
Retrouvez en 1. Les expérimentations des majors , en 2. Les fonctionnalités , en 3. Les variables prix et contenus exclusifs et en 4. Des propositions de tarifs?    Alors quel est le problème du freemium aujourd’hui? 

Ainsi nous voyons se dessiner de nouvelles offres  pour la musique numérique du futur qui semble plus ou moins réalisables, et qui sont relativement distinctes pour satisfaire les attentes des différentes parties du marché. Mais — pour revenir au cas Taylor Swift avec lequel nous avons commencé — une question subsiste: où est-ce que l’offre actuelle freemium de Spotify, sans parler de YouTube, peut s’intégrer dans tout ça ?

Le souci avec l’option freemium actuelle de Spotify est qu’elle est sans doute trop bonne ; les deux seules fonctionnalités non accessibles aux utilisateurs gratuits et réservées pour inciter les souscriptions d’abonnements premium à 10 dollars par mois étant l’absence de publicité et la totale compatibilité pour mobiles. Et nous pouvons sans doute supposer que davantage d’utilisateurs grand public sont à l’aise avec les publicités, les auditeurs de radios commerciales y sont en tout cas certainement habitués.

Avec les utilisateurs de Spotify ayant accès à un service tout à la demande sur leur ordinateur, un très bon service d’écoute sur mobile et un accès au catalogue complet de Spotify de plus de vingt millions de titres sur tous leurs appareils, il est très difficile pour les autres concurrents de tenter des choses en termes d’abonnements de milieu de gamme. Que peuvent proposer les services pour justifier de dépenser entre deux et six dollars par mois ?

Mais la configuration actuelle freemium/premium de Spotify fonctionne. Pour Spotify en tout cas.
Et Spotify pourrait soutenir que cela fonctionne aussi pour toute l’industrie. Oui, Spotify freemium est une très bonne offre, d’où l’accroissement rapide du nombre d’abonnements dans la plupart des pays. Et oui, personne ne fait vraiment de profit avec le freemium (les titulaires de droits reçoivent des royalties, mais seulement un dixième de ce qu’ils touchent avec le premium), mais Spotify parvient tout de même à convaincre un quart de ses utilisateurs  non payants à souscrire un abonnement à dix euros mensuels, un taux de vente incitative bien plus élevé que celui de tous ses concurrents.

Donc, le stratégie de Spotify semble fonctionner pour ce qui est d’établir le marché du dix-dollars-par-mois. Mais — et c’est là que le bât blesse — ce faisant, il fait sans doute obstacle aux marchés du six-euros-par-mois et deux-euros-par-mois, qui ont des chances de devenir bien plus importants sur le long terme. Une bonne épine dans le pied de ceux qui essayent d’évoluer dans ce marché intermédiaire.

Bien sur, sachant que les utilisateurs à dix-euros-par-mois sont susceptibles d’être rapidement convaincus, il est assez logique de les faire tous s’inscrire en priorité. Mais à quel moment faudra-t-il alors se recentrer sur le marché intermédiaire ? Car à ce moment-là, il faudra certainement désactiver Spotify premium, sous sa forme actuelle en tout cas.

Depuis le cas Swift, des rumeurs on couru indiquant que les labels essaieront de forcer une réduction de Spotify premium lorsque leur contrats de licences avec le service arriveront à renouvellement. Spotify soutiendra alors qu’ils ont tenté d’établir des limites au freemium avant (par exemple un total d’écoute limité à dix heures, un nombre d’écoutes par titre limité), et que cela a impacté les taux d’inscriptions au freemium et son utilisation dans les pays où les limites ont été posées, ce qui par conséquent a altéré les inscriptions premium.

Ainsi, se mêler de la stratégie actuelle de Spotify ne peut qu’impacter son taux de réussite pour obtenir des abonnés à dix-euros-par-mois. Attendons donc qu’ils aient tous souscrit et tentons ensuite quelque chose de plus spectaculaire sur le freemium pour alimenter les inscriptions sur le marché intermédiaire.

Mais les labels ne voudront peut-être pas attendre, comme les actionnaires de Spotify — et donc ayant tout intérêt à ce que la compagnie ait la plus haute valeur possible — ils ne vont surement pas vouloir s’orienter vers une refonte du freemium.

Mais même si les labels et les FSN suivaient finalement le modèle qu’utilise déjà Rdio — l’écoute en freemium et le tout à la demande pour dix dollars — qu’en serait-il des autres sources en ligne de contenu gratuit ? Et même si, via le blocage internet, les labels pouvaient limiter le piratage prolifique à une minorité relativement symbolique, et ensuite, à travers l’envoi proactif de notifications de retrait, tenir les flux gratuits non-officiels éloignés de sites comme SoundCloud, qu’advient-il alors de YouTube ?

Le problème de YouTube est que c’est un service à option de retrait et un canal marketing très important pour les labels. Aucun label ne souhaite se désengager de YouTube (car ils perdraient alors leurs avantages en termes de marketing et la part de revenus publicitaires qu’ils perçoivent) mais devraient tout de même investir du temps et de l’argent pour maintenir le site en ordre pendant que les utilisateurs uploadent leurs contenus. Google exploite ces éléments pour garantir des taux de royalties sans risques et incroyablement avantageux.

Spotify et ses semblables soutiennent qu’en raison de l’existence de YouTube ils peinent à faire souscrire de nouveaux utilisateurs au freemium, sans parler des consommateurs premium, et cette situation ne va faire que s’amplifier tandis les secteurs de la musique et du numérique se recentreront sur les abonnés potentiels du marché intermédiaire.

Idéalement, pour qu’une offre multiple  puisse émerger, YouTube devra aussi retirer des fonctionnalités à des utilisateurs freemium : tout d’abord prendre des mesures contre le blocage de publicités puis sans doute limiter certaines des fonctions de ses playlists. La façon dont cela sera mis en place n’est pas encore claire ; mais il est possible que les labels espèrent que, tandis que YouTube déploie sa propre configuration premium, la filiale de Google sera plus à même de prendre en compte de telles limitations.

Ainsi, il semble certain que maints changements, débat, erreurs et tentatives restent à venir alors que nous entrons dans la seconde moitié de cette grande décennie d’expérimentation numérique pour l’industrie de la musique. Il n’est pas insensé de supposer que ce marché pourra porter ses fruits — avec une projection de viabilité vers 2020 — bien que des compromis soient sans doute nécessaires tout au long du chemin.

 

Retrouvez la totalité du dossier: 

1. Les expérimentations des majors  2. Les fonctionnalités  3. Les variables prix et contenus exclusifs 4. Des propositions de tarifs?  5. Problèmes et propositions de solutions 

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Dossier: L’avenir économique du streaming musical? Des propositions tarifaires (part 4/5)

dim, 03/08/2015 - 12:03
Retrouvez en 1. Les expérimentations des majors, en 2. Les fonctionnalités  et en 3. Les variables prix et contenus exclusifs

Il y a donc plusieurs moyens pour les fournisseurs de musique numérique, et surtout les sociétés de streaming, de jongler avec leurs produits afin de créer différente gammes de services et produits : des offres à différents niveaux de prix pour différents consommateurs. Mais à quoi ressemblera ces offres dans cinq ans, quand cette décennie d’expérimentation touchera à sa fin ? Il est bien sur trop tôt pour le dire mais ça pourrait être quelque chose comme ça…

Le Pay As You Go+

Certains pensent que les services d’accès et d’écoute freemium et premium vont à terme remplacer les plateformes façon iTunes basées sur la possession des chansons ; que l’iTunes store ne fait pas qu’atteindre un plafond après une décennie de croissance rapide mais qu’il ne fera pas non plus comme les ventes de CD pour tomber dans une longue période de déclin et finalement disparaître. Certains prétendent que les boutiques de téléchargement ont été un phénomène temporaire marquant le glissement de la consommation du CD vers celle du streaming.

Mais d’autres pensent qu’un type de plateformes de téléchargement va subsister sur le moyen et long terme. De sorte que la plupart des consommateurs classiques de musique n’adopteront jamais entièrement le modèle ‘accès’ pour en fait préférer un service freemium de radio où piocher quand ils le souhaitent (quelque chose entre la radio conventionnelle et Pandora), mais avec la possibilité de pouvoir télécharger et garder (sur un principe de paiement titre par titre ou pay as you go) les quelques morceaux qu’ils aiment vraiment chaque année. La partie radio serait financée par la publicité ou présentée comme produit d’appel, voire un mélange des deux.

L’existence de ce type de consommateur classique de musique en dessous de l’âge de 25 ans est discutable, mais, si le modèle économique façon iTunes est sur le déclin, cette combinaison radio-écoute-téléchargement pourrait très bien fonctionner dans le futur proche même pour une population plus âgée. En effet, cette combinaison de services, est peut-être ce que réserve la prochaine génération de l’iTunes store avec le lancement de la iTunes radio d’Apple ainsi que des éléments de son nouveau jouet Beats Music mieux intégrés à l’expérience du téléchargement.

Certes, les combinaisons streaming-téléchargement ont déjà été tentées avec peu de succès. L’industrie de la radio a essayé d’inclure le téléchargement de titres individuels à l’expérience de la radio numérique, Spotify a ajouté des boutons ‘télécharger’ pendant un temps et certaines parmi les premières plateformes de streaming avaient inclus dans leur abonnement mensuel la possibilité pour les clients de garder les MP3. Mais il est plausible que les tous premiers abonnés ne correspondaient pas à la cible pour ce type de service combiné, et il pourrait donc y avoir plus de potentiel pour cela au fur et à mesure que le streaming devient vraiment grand public.

L’Écoute Freemium

Si les services d’écoute n’ont jamais été aussi importants en Europe qu’aux USA, il apparaît probable que des services de type Pandora ont un avenir et pourraient même devenir le principal type d’offre de musique en streaming sur une base freemium à long terme.

Reste à voir si, en dehors de l’Amérique du Nord, ce type de service de musique en streaming gagne en dynamique soit grâce à de nouveaux services indépendants (avec Pandora pour l’Europe, dont Blinkbox Music est l’actuel équivalent au Royaume-Uni), via des stations de radio traditionnelles intégrant le domaine avec Spotify et autres qui s’apprêtent à prendre une grosse part du marché de l’écoute en voiture (comme iHeart Radio le fait aux USA) ou encore par les conditions d’abonnements faisant de leurs options freemium des services d’écoute (comme Rdio l’a déjà fait et comme Spotify le fait actuellement pour les mobiles).

Pour les titulaires de droits musicaux, les services d’écoute rapporteront toujours moins que les plateformes d’accès et, alors que ce type de service  commence à concurrencer la radio traditionnelle pour les auditeurs et les publicitaires, les revenus liés aux services d’écoute pourraient commencer à impacter les royalties que les labels et les éditeurs recevaient habituellement du secteur de la radio. Pourtant, grâce à la portée et aux données, les services d’écoute ont vraiment le potentiel pour obtenir dans l’ensemble une plus grosse part du gâteau publicitaire que la radio ne le pourrait, et l’industrie de la musique va bien évidemment y prendre part.

 

L’Écoute Premium (de 1 à 3 livres/dollars/euros)

Les services d’écoute premium – proposant une écoute sans publicités et des fonctionnalités supplémentaires comme le passage manuel au titre suivant et occasionnellement l’écoute d’albums entiers – pourraient séduire davantage de consommateurs grand public si l’industrie trouvait le juste niveau de prix.

Le taux de réussite limité de Pandora pour faire évoluer ses utilisateurs du freemium au premium (surtout en comparaison aux taux de Spotify) implique que cinq dollars par mois pour une simple radio personnalisée est une somme trop élevée. Les FSN et les titulaires de droits seraient-ils capables de faire fonctionner ce genre de service pour deux dollars par mois si le marché atteignait la taille appropriée ?

Il se peut aussi que les services d’écoute premium soient ceux qui aient le plus de potentiel pour être absorbés par des revendeurs tiers – comme les compagnies de téléphonie, les FAI, les sociétés de câble ou autre fournisseurs de services de contenu.

Le regroupement du streaming musical avec d’autres services a clairement un rôle clé dans la croissance future du marché (et a d’ailleurs déjà joué un rôle essentiel dans les succès récents de Spotify).
Pourtant, même avec une remise sur le prix de gros, un niveau de prix mensuel proche des dix dollars limite de tels regroupements plutôt aux offres premium des compagnies de téléphonie/FAI/sociétés de câble. Un service à deux dollars par mois est plus facile à absorber et a donc beaucoup plus de potentiel grand public.

 

Le ‘À la Demande’ Premier Prix (de 4 à 7 livres/dollars/euros)

S’il est clair que l’écoute tout à la demande requiert une offre premium bien plus que la radio personnalisée — chose que la communauté musicale ne veut surtout pas entendre —, pour les consommateurs grand public le pas jusqu’à 10 dollars est un pas de trop. Par conséquent, il faut trouver pour les consommateurs une solution intermédiaire concernant les services à la demande.

Faire des coupes dans les fonctionnalités des mobiles — moyen précédemment utilisé par Spotify pour proposer un abonnement à moitié prix — semble être de moins en moins viable tandis que l’écoute sur mobile devient la norme. Ainsi, il apparaît que c’est la limitation de l’accès au contenu qui va permettre d’avancer. Que ce soit par un accès limité à quelques centaines de titres sélectionnés spécialement (modèle semblable à O2 et MTV Trax), un million de titres principalement plus anciens (l’approche d’Amazon Prime), ou par l’exclusion de contenu exclusif.

Cela dit, si le windowing des nouvelles grosses sorties est censé devenir la norme en excluant les gros albums du freemium, il est probable que ces enregistrements-là devront être aussi rendus accessibles aux abonnés à petits moyens afin de justifier le passage du freemium à tout autre niveau payant.

Par conséquent, il se peut qu’au lieu de retirer du contenu aux abonnés à petits moyens, du contenu exclusif supplémentaire devra être créé pour le niveau supérieur.

 

Le ‘À la Demande’ Premium (de 8 à 10 livres/dollars/euros)

Ce qui nous amène à un niveau comparable au niveau de prix standard du marché actuel (et, bien que l’industrie nourrisse sans doute le souhait de voir ce prix augmenter subtilement dans les années à venir, c’est l’opposé qui pourrait bien arriver car de plus en plus d’acteurs vont se battre pour obtenir leur part du marché).
Ce niveau va vraisemblablement fonctionner à peu près comme pour Spotify, Deezer et autres, mais avec du contenu additionnel pour justifier le prix plus élevé.

Si cela ne concerne pas uniquement les nouvelles sorties sujettes au windowing alors les FSN devront commencer à créer et commander leurs propres séries de contenus pour justifier les inscriptions full premium, et ce pourrait être le moment où nous assisterons aux développements les plus intéressants du monde digital des prochaines années.

 

 

Le ‘À la Demande’ Deluxe (de 15 à 20 livres/dollars/euros)

Nous n’avons que le témoignage de WiMP pour attester du fait que son offre premium super haute qualité séduit les consommateurs, et donc, le fait que la société ait pénétré les marchés des USA et du Royaume-Uni en ne suivant que ce seul modèle suggère que WiMP est confiant dans l’idée qu’un marché existe pour l’audio de haute qualité en échange d’abonnements plus élevés.

Et pour les raisons soulignées précédemment, ce marché de l’audio en haute qualité — même si il est potentiellement une niche — pourrait s’avérer une niche bien plus vaste que des produits similaires tant dans les domaines du physique que du téléchargement.

Et en supposant que ces utilisateurs soient prêts à dépenser plus et, très vraisemblablement, à tendance geek et susceptibles d’être rapidement convaincus, il se pourrait que ces consommateurs premium soient les premiers à bénéficier des derniers développements techniques par rapport à où et comment le contenu en streaming sera proposé.

Retrouvez la suite du dossier  5. Problèmes et propositions de solutions 

 

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Dossier: L’avenir économique du streaming musical? Les contenus exclusifs (part 3/5)

dim, 03/08/2015 - 11:50
Retrouvez en 1. Les expérimentations des majors et en 2. Les fonctionnalités  Au-delà des nouveaux contenus, certains se demandent si des niveaux de prix plus bas pourraient être appliqués à des catalogues plus restreints de musique, sachant que beaucoup de consommateurs du grand public, pour lesquels 10 dollars par mois font déjà beaucoup, n’ont peut-être pas besoin d’accéder à 20 million de titres, loin de là (en effet, comme mentionné plus haut, la taille d’un tel catalogue pourrait sans doute être rebutante).

Amazon s’est aventuré sur ce terrain en intégrant l’élément musical à son abonnement Prime aux USA, donnant accès à plus d’un million de titres, tandis que les services O2 Tracks et MTV Trax (fonctionnant sous MusicQubed) poussent la restriction de catalogue à l’extrême en ne proposant au maximum qu’une sélection de 100 chansons (changeant chaque semaine).

Le catalogue limité d’Amazon peut paraître énorme à première vue pourtant une option ‘payer moins pour moins de titres’ devrait sans doute pouvoir proposer un choix plus large que les offres actuelles sous MusicQubed.

Les Contenus  Exclusifs

Dans sa conclusion sur l’étude au sujet des artistes dans le monde digital menée précédemment cette année, Dan Le Sac prédisait que les contenus exclusifs seraient partie intégrante du futur marché musical, chaque service de streaming proposant des contenus exclusifs de grands noms de la musique ce qui permettrait une différentiation sur le marché à la façon de Netflix.

Cela signifie-t-il que les FSN vont devenir des labels qui pourront commander (et donc payer pour cela) un nouvel album de Coldplay, One Direction ou Adele afin de les rendre uniquement disponibles pour leurs abonnés à court ou long terme ? Ou bien les FSN vont-ils lier des partenariats avec les labels des artistes moyennant de grosses sommes pour s’assurer ces exclusivités ?

Alors qu’Apple conclut déjà de tels accords d’exclusivités sur du court terme, il est discutable de savoir si de tels accords pourraient devenir la norme dans le domaine du streaming, surtout si le contenu exclusif était limité aux utilisateurs premium des FSN qui en passeraient commande. De nombreux artistes se trouveraient très mal à l’aise s’ils devaient forcer leurs fans à payer 120 dollars par an (ou bien à se tourner vers des sources illégales de contenu) pour être sûrs de pouvoir écouter leurs nouveaux titres.

 

 

Mais le cas des FSN créant leur propre contenu exclusif en lien avec la musique —– sessions live, documentaires, couverture de festivals, mix par des invités, compilations saisonnières — apparaît plus probable. Une évolution qui rapprocherait les services de streaming du domaine des radios (évolution que les radios anticipent d’ailleurs déjà avec prudence). Dans un domaine similaire, alors que de plus en plus de consommateurs du grand public souscrivent des abonnements à des services de streaming, on peut s’attendre à ce que les programmations centrées sur les artistes célèbres intègrent aussi davantage le premium.

Certains services de streaming s’aventurent déjà sur ce terrain et nous verrons sans aucun doute ce phénomène se développer dans les prochaines années. En outre, si l’essentiel de ces contenus exclusifs sera surement utilisé comme moyen de distinguer les services les uns des autres — selon la prédiction de Le Sac —, cela pourrait aussi être une façon de différentier les niveaux de prix.

Ce qui rapprocherait les FSN d’un modèle analogue à celui des réseaux de chaines de télévision satellite et par câble: offrir juste assez de contenus exclusif pour un dollar ou deux de plus par mois et ainsi faire passer une certaine partie de vos abonnés à la gamme de prix supérieure. En effet, concernant ces offres-là, les FSN pourraient bien emprunter le même chemin que les réseaux câblés.

La Qualité Audio

Cet aspect est déjà mis en avant par WiMP et Deezer pour justifier d’un surcoût de dix dollars mensuels pour les utilisateurs (bien que, sur certains marchés, ils n’ont proposé l’option de la haute qualité que récemment et pour ces territoires c’est vraiment le fait d’avoir un point de vente unique qui fait la différence avec les concurrents).

De fait, l’industrie du disque s’est essayé depuis plusieurs années à la vente d’enregistrements en meilleure qualité audio et à un prix plus élevé (tant en support physique qu’en téléchargement) avec un succès limité. Les disques à la qualité audio élevée restent un produit de niche même si les acheteurs concernés ont plutôt un gros budget. En parallèle, les ventes en téléchargement de fichiers WAV et FLAC, lorsque disponibles, ont été très limitées.

 

 

Concernant le marché du streaming, certains avancent pourtant que la qualité audio élevée pourrait assurer un marché de niche plus large si ce marché persistait. Maintenant, beaucoup de gens écoutent la musique sur des appareils qui ne peuvent offrir de qualité audio élevée, et même ceux qui sont équipés n’arriveraient surement que difficilement à faire la différence entre un MP3 à 320kbps et un fichier WAV à la qualité CD.
Mais la différence avec le streaming en haute qualité — par rapport à la même qualité sur disque ou téléchargement — est qu’il n’est pas nécessaire pour le consommateur d’investir dans une nouvelle technologie ni d’être capable de savoir comment intégrer des fichiers FLAC dans sa collection de MP3. La proposition s’en trouve donc très simplifiée, à savoir “Payez-nous, appuyez sur ce bouton et écoutez la musique comme si vous étiez en studio”.

Cela pourrait tout à fait fonctionner à condition qu’il n’y ait pas de problèmes de bande passante ou de capacité de stockage lorsque l’écoute hors ligne nécessite qu’un fichier soit téléchargé sur l’appareil portable. WiMP a en tout cas été très positif quant à la rapidité d’assimilation par ses utilisateurs de son offre premium lancée l’année dernière.

Retrouvez la suite du dossier:  4. Des propositions de tarifs?  5. Problèmes et propositions de solutions 

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Dossier: L’avenir économique du streaming musical? Les fonctionnalités (part 2/5)

sam, 03/07/2015 - 21:46

Retrouvez la 1ère partie sur l’expérimentation des labels. 

La question essentielle ici est la suivante : comment les services numériques, et en particulier les services de streaming, peuvent-ils distinguer différents ‘niveaux’ ou ‘produits’ afin de constituer une gamme de niveaux de prix ?

 Fonctionnalités : Écoute vs Accès

 La distinction la plus évidente à établir est celle entre les services ‘écoute’ façon Pandora et les plateformes tout à la demande façon Spotify que nous avons mentionnés précédemment. Une différenciation de prix existe déjà ici en ce que Pandora premium coûte 5 dollars par mois alors que Spotify aux USA est à 10 dollars. Rdio propose actuellement une écoute avec publicité en freemium et tout à la demande en premium.

Cette distinction de prix est respectivement appliquée aux droits d’auteur payés aux ayant-droits. Il a été communément admis pendant un certain temps qu’il était moins cher de licencier un service d’écoute qu’un service d’accès tout à la demande. (Comme indiqué plus haut, aux USA un service d’écoute peut être licencié via la licence obligatoire administrée par SoundExchange et dont les taux sont effectivement fixés par les tribunaux compétents en droit d’auteur).

Au niveau de l’écoute, il semble qu’il y ait d’autres distinctions fonctionnelles à établir entre freemium et premium, de même que différents niveaux de prix. Pour l’écoute, le principe de base est que l’utilisateur ne peut pas choisir de titres à la demande ni écouter d’albums en entier. Toutefois l’utilisateur peut passer les titres qu’il n’aime pas, empêcher certains titres ou artistes de lui être diffusés ou effectuer d’autres actions sur la musique qu’il choisit d’écouter.

La licence d’un service par des titulaires de droits limitera généralement l’offre des niveaux de fonctionnalités (aux Etats-Unis, trop de fonctionnalités rendront le service inéligible à la licence SoundExchange) mais lorsque plus de flexibilité est possible les fournisseurs de services utiliseront ces fonctions additionnelles pour vendre du premium ou faire passer le client d’un niveau de prix au suivant.

 

 

Fonctionnalités : Les Appareils

Comme indiqué précédemment, Spotify a parfois proposé un abonnement à moitié prix où l’écoute est limitée à l’ordinateur de bureau, excluant entièrement du service les appareils mobiles. Plus récemment, Spotify a offert aux utilisateurs freemium un service d’écoute sur mobile uniquement dans le but d’inciter les gens à payer pour obtenir l’offre complète sur leur smartphone. Et le nouveau service d’abonnement payant à YouTube, encore en version beta, sera également mieux adapté aux mobiles que le précédent dispositif freemium de la plateforme.

 Cela dit, si de nombreuses études montrent que l’écoute sur mobile est dominante pour la plupart des services de streaming (d’autant plus si l’écoute en voiture est incluse dans ces données), un autre argument voudrait que même si toutes les fonctionnalités mobiles peuvent toujours être déclinées aux utilisateurs freemium (et ainsi utilisées pour inciter les utilisateurs gratuits à payer, comme pour Spotify en ce moment), toutes les offres payantes se doivent d’être adaptées aux mobiles ; en effet, les utilisateurs rechigneront à payer même quelques dollars par mois si leur service n’est pas utilisable sur leur appareil mobile.

Outils de Navigation

Chacun sait que, même pour les grands afficionados de musique, naviguer dans un choix de plus de 20 millions de titres est plutôt chose ardue. En effet, la masse moyenne des catalogues à la demande des services de streaming est sans doute plus que rebutante pour le consommateur lambda pour qui l’accès à quelques milliers de chansons suffirait amplement.

Et c’est la raison pour laquelle les services de streaming ont concentré tant d’efforts dans ce qu’on appelle des ‘outils de découverte’ afin d’aider les utilisateurs à naviguer dans les offres proposées ; un procédé qui, ironiquement, implique que les utilisateurs s’inscrivent à un service d’accès tout à la demande mais qui l’utilisent comme une plateforme d’écoute meilleur marché.

À ce jour, les outils de découverte ont été généralement utilisés par les services de streaming pour se distinguer de leurs concurrents, plutôt que pour fixer un niveau de prix qui soit différent des autres.

Avec la plupart des Fournisseurs de Services Numériques (FSN) offrant le même catalogue et les mêmes fonctionnalités pour un même prix, l’élément différentiateur clé dans ce marché naissant de la musique en streaming est “nos outils de découverte sont meilleurs que leurs outils de découverte” (si tant est que quelqu’un ait vraiment trouvé ce qu’est censé représenter cette fameuse ‘découverte’).

Mais les plateformes de streaming ne sont pas prêtes non plus à dire “admirez nos incroyables outils de découverte, ils vous suffit de payer un peu plus pour y accéder”. Peut-être parce que le type de consommateurs grand public que les FSN essayent aujourd’hui de séduire via le freemium sont exactement ceux qui auraient besoin d’aide pour pouvoir naviguer et si l’aide à la découverte n’est pas présente dès le départ au niveau gratuit, il est sans doute difficile de les fidéliser assez pour pouvoir ensuite leur vendre du premium.

 

 

Limitations des Contenus

 

Pendant une courte période, à l’émergence des services tout à la demande, la taille des catalogues était un critère utilisé pour se mettre en avant face aux concurrents — “nous avons 3 millions de titres de plus qu’eux” — mais les services ont maintenant tous des quantités tellement vastes de musique que ces chiffres n’ont plus vraiment d’intérêt.

Certains services se vantent encore d’être les plus performants pour fournir du contenu localisé dans chaque pays où ils opèrent et il peut donc y avoir de la place sur le marché pour des accroches du type “nous avons la meilleure Dance Electro, c’est nous qui avons toute la pop des années 80 ou toute la musique indé des années 90”. Et encore une fois, ici l’attrait serait probablement causé par le fait d’avoir un point de vente unique plutôt que d’avoir différents niveaux de prix.

Pourtant, certains croient qu’une différentiation pourrait s’opérer entre les niveaux de prix en ce qui concerne le contenu nouveau ; peut-être alors que seuls les utilisateurs payant le plus auraient accès au contenu le plus récent. On a beaucoup parlé du windowing récemment dans l’espace musical numérique, selon lequel des artistes de renom évitent de proposer aux services de streaming du contenu nouveau pour ne le rendre disponible que sur CD ou en téléchargement et ce pour une durée donnée (parfois des semaines, plus rarement des mois).

Alors que le streaming est en train de devenir aussi important que le CD et le téléchargement en termes d’utilisateurs et de revenus, cette stratégie — qui pour être honnête, n’est actuellement appliquée que par une petite minorité de grands noms — pourrait se révéler problématique (certains disent d’ailleurs que c’est déjà le cas). Après tout, les abonnés déboursant 10 dollars par mois font partie des meilleurs clients de l’industrie du disque et ils sont malgré tout pénalisés lorsqu’il s’agit de nouveau contenu.

Toutefois, si le nouveau contenu de grands artistes n’était pas destiné au freemium mais réservé au premium, ça pourrait fonctionner. D’ailleurs, il est des pop stars adeptes du windowing qui pourraient bien être d’accord avec ça si Spotify le proposait (le label de Taylor Swift a retiré sa musique des services de streaming seulement dans les cas où l’option ‘premium uniquement’ n’est pas possible pour les artistes).

Spotify pourrait probablement arguer que pour que cela fonctionne — c’est-à-dire que les grosses nouvelles sorties soient exclues du freemium — les détenteurs de droits devraient assurer que leur nouveau contenu n’est pas disponible sur les plateformes où les utilisateurs peuvent uploader du contenu, particulièrement celles qui se revendiquent en tant qu’authentiques services de musique comme YouTube, Soundcloud et même Grooveshark. Ce qui est un bon point et un défi, nous y reviendrons dans notre projet article.

Retrouvez la suite du dossier:  3. Les variables prix et contenus exclusifs 4. Des propositions de tarifs?  5. Problèmes et propositions de solutions 

 

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Dossier: L’avenir économique du streaming musical? L’expérimentation des majors (part 1/5)

sam, 03/07/2015 - 21:39

Le débat retentissant déclenché par le retrait de Taylor Swift de Spotify a finalement ravivé les discussions habituelles sur le montant des droits d’auteur et plus précisément combien un artiste peut être rémunéré par tel ou tel service digital. Mais cela a aussi mis en lumière un élément bien plus intéressant dans la discussion sur la musique digitale. A quoi le freemium (business modèle du streaming, une partie gratuite, et une partie payante vs des avantages) est-il censé ressembler? Une question centrale qui va jouer un rôle clé dans la façon dont le marché numérique va se développer durant les cinq prochaines années.

L’histoire du business model du streaming jusqu’à aujourd’hui? 

En considérant que 1998 fut l’année où le potentiel de la musique digitale est devenu manifeste — Internet et le MP3 ayant émergé plus tôt dans les années 90 et les quelques premières startups de musique digitale comme MP3.com et eMusic venant d’être lancées —, pendant presque toute la décennie qui suivit la réponse par défaut des majors à la plupart des modèles économiques numériques proposés sembla être “non”.

En effet, pendant les cinq années suivantes, les dirigeants de majors semblèrent être tantôt dans le déni (le numérique ne deviendrait jamais grand public comme le CD), tantôt dans le protectionnisme (les ventes de CD devaient être protégées contre le piratage grandissant sur internet) ou dans l’hyper-contrôle (si les canaux de musique digitale ont un potentiel il nous faut alors les contrôler). Inutile de préciser qu’aucune de ces stratégies n’a fonctionné.

Ces cinq premières années virent l’arrivée sur le marché de diverses startups de musique numérique — essentiellement (mais pas uniquement) basées sur le téléchargement —  bien que peu d’entres elles ne proposent alors de  contenu issu des majors (et d’autres ne présentant que des artistes non signés). Mais l’un des acteurs (Apple) réussit à persuader (voire forcer) les majors à rejoindre la partie et c’est ainsi qu’en 2003 l’iTunes Store fut lancé aux USA. Les majors insistèrent pour qu’un système de gestion de droits numériques (DRM) soit intégré au format de fichiers détenu par Apple, mais consentirent dès le départ à la proposition du géant de l’informatique d’un prix unique de vente fixé à 99 cents pour chaque morceau téléchargé. Ça paraissait séduisant sur le papier.

 

 

Et, il faut le dire, l’iTunes Store fut un succès. Un immense succès même. Surtout aux USA et au Royaume-Uni. Alors, pendant pratiquement les cinq années qui suivirent, dès qu’il était question des nouveaux modèles économiques numériques, les majors dirent “oui” à tout ce qui pouvait être une réplique d’iTunes mais restèrent fermées à tout le reste. C’était, en théorie, une bonne nouvelle pour les ambitieux du téléchargement bien que la continuelle insistance des majors au sujet des DRM empêchât les startups de pouvoir vendre des MP3 ce qui signifiait que leur musique ne pourrait pas être lue sur l’iPod (leader du marché) et que la réussite était quasi impossible.

Il y eut quelques exceptions à cette politique du “oui si vous êtes fondamentalement comme iTunes et non si vous êtes quoi que ce soit d’autre“. Les majors signèrent tout de même des licences avec des plateformes de téléchargement basées sur les abonnements, comme l’authentique produit original Napster dont le fonctionnement était assez proche de celui des services de streaming sur les téléphones aujourd’hui, cependant ces tentatives ne connurent jamais vraiment de véritable succès.

Et aux États-Unis, les majors furent obligées par la législation sur le droit d’auteur d’accorder une licence à des services radio interactifs comme Pandora, ainsi que via le système Sound Exchange dont les taux étaient fixés par un tribunal dédié au droit d’auteur, ce qui a permis à ces dernières de prendre de l’essor.

De plus, certaines startups novatrices choisirent l’angle du “lançons-nous maintenant et obtenons une licence plus tard” ce qui leur permit ensuite de sceller des accords avec les grands labels, toutefois, à défaut d’obtenir les faveurs des maisons de disque, lesdites startups risquaient toujours des poursuites en justice et donc leur existence même.

Mais ce fut vers 2008 que l’on perçut un changement d’attitude notable chez les majors de la musique. Peut-être était-ce dû à l’arrivée de dirigeants plus experts du monde numérique. Ou parce que, les canaux numériques étant devenus une partie essentielle de l’action marketing des labels, le numérique  dans son ensemble était peu à peu adopté par toute la profession.

Ou peut-être était-ce simplement dû au fait que, suite à 10 années de chute des ventes de CD, les responsables en place avaient enfin pris conscience que les décisions tentant uniquement de soutenir cette source-ci de revenu étaient inutiles.

Quoi qu’il en soit, il semble qu’à partir de ce moment-là, une fois confrontées à de nouveaux modèles commerciaux qui différaient fortement voire qui rivalisaient avec iTunes, les majors évoluèrent vers un “peut-être”.
Mais ce “peut-être” était sujet à une grosse condition. C’était “peut-être” à condition que vous soyez une startup au financement conséquent, un géant de la technologie ou une entreprise de médias capable de payer des avances importantes et, dans le cas d’entreprises nouvelles, ouvertes à la participation et donc gage de rentabilité si l’entreprise montrait une réussite.

 

En tout cas, l’évolution vers un “peut-être” d’emblée fut importante et libératrice. Ainsi, vers 2008 il semble que le discours des majors se rapprocha sensiblement de : “Le futur de cette industrie est numérique, et sans doute pas uniquement numérique à la façon d’iTunes, mais nous ignorons à quoi ce futur numérique va ressembler alors faisons autant d’affaires que possible, mettons en œuvre le plus d’expérimentations possible, engrangeons le plus d’argent possible et prenons des parts aussi importantes que nous pouvons de nos licenciés dans l’espoir que dans dix ans quelque chose de concret et viable émerge de tout ceci.”

Bien sûr, les grosses avances et la participation au capital ne sont pas allées sans créer de polémique. D’abord parce que les majors y avaient accès mais pas les indépendants, même si la création de Merlin a pu assurer une sorte de parité pour les indépendants.

Ensuite parce que les artistes ont peu de chances de percevoir une part du retour sur investissement lié à la participation au capital et, avec les nombreuses voix parmi la communauté artistique qui critiquent déjà la répartition des droits d’auteur issus des revenus du streaming et le secret entourant les accords de l’industrie concernant le numérique, c’est une situation compliquée qui s’annonce lorsque Spotify lancera son introduction en bourse.
Certaines sources déclarent aussi qu’en insistant sur les grosses avances et la prise d’actions, les labels ont limité le nombre de services numériques pouvant accéder au marché ce qui veut dire que certains modèles commerciaux de startups intéressants n’ont même jamais été testés.

Mais cela dit, il y a eu une logique dans la stratégie que les grandes maisons de disque ont commencé à employer vers la fin de la dernière décennie.

Laisser la communauté des technologies et startup expérimenter, faire le plus d’argent possible durant la phase expérimentale, et encaisser le bénéfice des actions dans les quelques services qui fonctionnent et laisser les autres prendre des risques pour savoir quelle plateforme digitale est solide. Tout ça pendant que les labels se recentrent sur leur propre gestion des risques, l’activité risquée d’investissement sur de nouveaux artistes et la création de nouveau contenu.
Si l’on convient que les gros titulaires de droits ont changé leur politique sur les innovations numériques en 2008, et ainsi débuté une décennie d’expérimentation en 2009, nous nous trouvons alors à mi-chemin de cette décennie d’expérimentation. Est-il alors possible de présager de la tournure des choses ? Et comment exactement le freemium va-t-il trouver sa place dans tout ceci ?

L’eventail des business models pour la musique numérique

Il existe aujourd’hui 3 modèles économiques pour la musique digitale : la boutique de téléchargement façon iTunes (le modèle ‘possession’), le service radio interactif façon Pandora (ce que l’analyste de la musique digital Mark Mulligan appelle le modèle ‘écoute’) et le service à la demande façon Spotify (le modèle ‘accès’).

La question de savoir, parmi ces trois types de service, lequel est en position dominante varie énormément d’un marché à l’autre.

  • Les services ‘écoute’ sont beaucoup plus prolifiques aux USA, surtout parce que, comme expliqué plus tôt, une licence rendue obligatoire par une cour américaine dédiée au droit d’auteur doit lier les maisons de disque en amont à des entités telles que Pandora avec des taux de répartition également fixés par cette même cour. En Europe par contre, les services d’accès tout à la demande ont eu plus de succès.
  •  En revanche — alors que les ventes d’iTunes, après avoir atteint leur point le plus haut sont maintenant en chute — il convient de noter que, le modèle ‘propriété’ est toujours l’unique plus gros générateur de revenus aux USA et au Royaume-Uni. Tandis qu’en Norvège et en Suède, où le téléchargement façon iTunes n’a jamais vraiment décollé, le streaming à la demande est déjà le plus important type de service.

Concernant les modèles de paiement,

  • Le marché du téléchargement est majoritairement basé sur pay as you go, à savoir que l’utilisateur paye à l’unité pour chaque titre téléchargé sans engagement, même si quelques services de téléchargement de niche basés sur l’abonnement existent encore.
  • Dans le cadre du streaming on trouve des options gratuites financées par la publicité et des options payantes, avec un prix standard fixé à 10 livres/dollars/euros par mois (nous donnerons désormais tous les prix en dollar pour avoir une coordination mondiale).
  • En outre, certains services ont aussi des offres aux fonctionnalités limitées à moitié prix et d’autres proposent un niveau super premium pour 20 dollars avec généralement une haute qualité audio.

Alors que la question de savoir quels types de service et quels modèles de paiement seront dominant sur le long terme a déjà animé de nombreux débats. Il apparaît certain que les prochaines années verront l’évolution  d’une gamme de services incluant des éléments à la fois des modèles possession, écoute et accès. De manière essentielle, il y aura au sein de cette gamme différents niveaux de prix, variant davantage entre le gratuit et le standard moyen actuel à 10 dollars.

 

 

Car l’un des problèmes avec le modèle de streaming actuel est que les deux principaux niveaux de prix sont soit gratuit soit à 10 dollars mensuels — donc gratuit ou à 120 dollars annuels — ce qui représente un écart de prix certain. Et, tandis que pour les passionnés de musique  le prix annuel de 120 dollars pour l’accès tout à la demande sans publicité et sur plusieurs appareils à un catalogue de plus de 20 millions de titres semble être une très bonne affaire (ce qui est vrai), dépenser 120 dollars par an pour du contenu musical est plutôt un gros engagement pour le consommateur moyen qui aurait avec l’ancien modèle acheté deux ou trois CD en l’espace d’une année.

Donc tandis que le nombre d’inscriptions à des abonnements pour des services gratuits est plutôt impressionnant et que le taux d’inscriptions à 10 dollars par mois (on parle en dollars pour garder une homogénéité avec tous les tarifs des services dans le monde)  pour des services premium – surtout Spotify – est encourageant, il est probable que seulement une minorité de consommateurs ne s’aventure à dépenser 120 dollars par an pour de la musique enregistrée. Cependant, il y a un manque d’options pour ceux ayant un budget annuel de 20 à 60 dollars et ces consommateurs sont donc susceptibles de d’orienter vers le freemium. Et cela constitue un ensemble bien plus grand que le nombre actuel de gens qui payent pour Spotify.

 Tout le monde en conviendra : pour que le streaming soit un vrai succès il est nécessaire d’y ajouter des niveaux de prix entre la gratuité et 10 dollars. Spotify s’est essayé à un abonnement moitié prix dans certains territoires en excluant à la base les fonctionnalités sur mobiles mais l ‘écoute sur téléphone mobile est tellement devenue la norme qu’un service payant réduit à la seule utilisation sur ordinateur devient difficile à vendre.

 L’option premium de Pandora (qui est plus un service d’écoute que d’accès) est aussi fixée à 5 dollars par mois mais les glissements de ventes pour Pandora du freemium au premium sont loin d’égaler celles de Spotify. Il semblerait que 5% de ses utilisateurs payent par rapport à 25% pour Spotify, ce qui suppose que la majorité considère que 5 dollars par mois pour une simple radio personnalisée est un prix trop élevé.

Alors à quoi va donc ressembler l’éventail des offres de musique digitale ? Quelles variables les services numériques peuvent-ils utiliser pour distinguer les différents niveaux de prix ? Nous verrons cela dans le prochain article de la série.

Retrouvez la suite du dossier:  2. Les fonctionnalités  3. Les variables prix et contenus exclusifs 4. Des propositions de tarifs?  5. Problèmes et propositions de solutions 

 

 

 

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Les réseaux sociaux pour les nuls

lun, 02/16/2015 - 13:30

Sur ce site, on parle très souvent réseaux sociaux, utilisation, optimisation, etc..Plein de mots en “tion” pour vous aider à mieux comprendre toutes ces nombreuses et compliquées plates-formes dont on ne comprend pas toujours les différences.

Il y a fort fort longtemps, dans un autre millénaire, quand je faisais mes études, mon prof de marketing nous avait expliqué que si nous n’étions pas capables d’expliquer une stratégie comme si on parlait à un enfant de 5 ans, alors nous étions de fort mauvais marketeux. Pourquoi? Parce que la plupart des gens se fichent totalement des chiffres, raisonnement, études et autres, et que ce qui compte, c’est d’arriver à donner du concret.

Et justement, le Tumblr Pictever a publié une infographie vraiment marrante sur les réseaux sociaux et les applications. Je l’ai découvert grâce à Konbini. Pinterest ne vous sert que pour organiser votre mariage, Facebook on s’y ennuie, Instagram, c’est du foodporn et des selfie, Candycrush, vous passez 70% de votre temps à inviter des amis, Snapchat, c’est du duckface, et Yo, on fait des Yo?

Bref, tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la face cachée des réseaux sociaux sans jamais avoir osé le demander (bien sûr ce post est à caractère humouristique hein..).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le Mystère du “Plus de 301 vues” bloquées sur Youtube

mar, 02/10/2015 - 17:49

Après des heures/jours/semaines (au choix) de montage, votre nouveau clip est enfin prêt à être balancé sur Youtube. Fier, vous importez votre oeuvre sur la plateforme, et la partagez à tous vos proches/amis/moins amis/gens qui, vous espérez, iront jeter un oeil dessus.

Et avec tous ces clics sur votre lien, vos vues augmentent en flèche !

Et là, alors que votre tata a promis d’envoyer le fameux clip à toutes ses collègues de boulot, les vues plafonnent depuis 2 jours à 301. Enfin, pas exactement, puisque Youtube le dit lui même : “plus de 301 vues”.

On y a cherché un signe, tenté de déchiffrer un code secret. Nos recherches nous ont amené vers deux pistes : le modèle d’un vieux téléphone ou celui d’une voiture française… Mais nous faisions fausse route.

Le chiffre 301, a été, à notre grande déception, arbitrairement fixé par Youtube. Lorsque vos vues atteignent ce seuil, votre oeuvre est considérée comme digne d’intérêt, enfin assez pour que Youtube, en plus de votre tata, jette un oeil dessus.
Oui, parce que la plateforme, suspicieuse, veut vérifier que vous n’êtes pas un robot !

Explication : Youtube gagne de l’argent (beaucoup beaucoup d’argent), grâce à la publicité. Si vos vues résultent d’un bug ou que vous avez lancé des robots les gonfler, ce ne sont pas de “vraies” vues de la part de “vraies” personnes, et donc la publicité vendue par Youtube perd de sa valeur.
La plateforme a donc de gros intérêts à vérifier que les vues sont bien le fait de vraies personnes distinctes, pour pouvoir apporter une garantie aux annonceurs.

Et si les collègues de tata ont partagé la vidéo pendant la phase de vérification, pas de panique : le compteur est toujours en marche, les vues seront toutes additionnées après vérification.

Cela peut prendre plusieurs heures, mais aussi plusieurs jours, soyez patient !

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