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stratégie marketing, social media, réseaux sociaux et technologie pour artistes, industries créatives et services innovants
Mis à jour : il y a 24 min 42 sec

Les réseaux sociaux pour les nuls

lun, 02/16/2015 - 13:30

Sur ce site, on parle très souvent réseaux sociaux, utilisation, optimisation, etc..Plein de mots en “tion” pour vous aider à mieux comprendre toutes ces nombreuses et compliquées plates-formes dont on ne comprend pas toujours les différences.

Il y a fort fort longtemps, dans un autre millénaire, quand je faisais mes études, mon prof de marketing nous avait expliqué que si nous n’étions pas capables d’expliquer une stratégie comme si on parlait à un enfant de 5 ans, alors nous étions de fort mauvais marketeux. Pourquoi? Parce que la plupart des gens se fichent totalement des chiffres, raisonnement, études et autres, et que ce qui compte, c’est d’arriver à donner du concret.

Et justement, le Tumblr Pictever a publié une infographie vraiment marrante sur les réseaux sociaux et les applications. Je l’ai découvert grâce à Konbini. Pinterest ne vous sert que pour organiser votre mariage, Facebook on s’y ennuie, Instagram, c’est du foodporn et des selfie, Candycrush, vous passez 70% de votre temps à inviter des amis, Snapchat, c’est du duckface, et Yo, on fait des Yo?

Bref, tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la face cachée des réseaux sociaux sans jamais avoir osé le demander (bien sûr ce post est à caractère humouristique hein..).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le Mystère du “Plus de 301 vues” bloquées sur Youtube

mar, 02/10/2015 - 17:49

Après des heures/jours/semaines (au choix) de montage, votre nouveau clip est enfin prêt à être balancé sur Youtube. Fier, vous importez votre oeuvre sur la plateforme, et la partagez à tous vos proches/amis/moins amis/gens qui, vous espérez, iront jeter un oeil dessus.

Et avec tous ces clics sur votre lien, vos vues augmentent en flèche !

Et là, alors que votre tata a promis d’envoyer le fameux clip à toutes ses collègues de boulot, les vues plafonnent depuis 2 jours à 301. Enfin, pas exactement, puisque Youtube le dit lui même : “plus de 301 vues”.

On y a cherché un signe, tenté de déchiffrer un code secret. Nos recherches nous ont amené vers deux pistes : le modèle d’un vieux téléphone ou celui d’une voiture française… Mais nous faisions fausse route.

Le chiffre 301, a été, à notre grande déception, arbitrairement fixé par Youtube. Lorsque vos vues atteignent ce seuil, votre oeuvre est considérée comme digne d’intérêt, enfin assez pour que Youtube, en plus de votre tata, jette un oeil dessus.
Oui, parce que la plateforme, suspicieuse, veut vérifier que vous n’êtes pas un robot !

Explication : Youtube gagne de l’argent (beaucoup beaucoup d’argent), grâce à la publicité. Si vos vues résultent d’un bug ou que vous avez lancé des robots les gonfler, ce ne sont pas de “vraies” vues de la part de “vraies” personnes, et donc la publicité vendue par Youtube perd de sa valeur.
La plateforme a donc de gros intérêts à vérifier que les vues sont bien le fait de vraies personnes distinctes, pour pouvoir apporter une garantie aux annonceurs.

Et si les collègues de tata ont partagé la vidéo pendant la phase de vérification, pas de panique : le compteur est toujours en marche, les vues seront toutes additionnées après vérification.

Cela peut prendre plusieurs heures, mais aussi plusieurs jours, soyez patient !

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La video de la semaine: Virginie Berger sur StayTuned TV

jeu, 02/05/2015 - 19:53

Me Myself and I sur StayTuned TV.…Grande chance d’être interviewée longuement par Reel Carter sur l’industrie musicale, le marketing musical et les technologies. Longue interview car elle a été coupée en 3 parties qui seront diffusées tout au long du mois de février….

Cette semaine, on parle artistes qui gagnent pas leur vie, Beyoncé et Aphex Twin…

 

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Hoppening, agenda concert enrichi pour les blogs, salles et magazines musicaux

jeu, 02/05/2015 - 12:07

Depuis quelques temps, vous découvrez sur les portraits d’entrepreneurs, qui mettent en avant des entrepreneurs développant des projets liés à la musique et aux technologies. Mais Don’t believe the Hype a aussi pour objet de mettre en avant des nouveaux projets, et de vous les faire tester.

Cette semaine, on va parler d’ Hoppening, un agenda de concerts enrichi pour votre blog/site. D’ailleurs, Hoppening est en developpement, en version béta et cherche à élargir sa base, alors si vous voulez participer, envoyez moi un email contact (at) dbth fr.

Hoppening est un service imaginé, conçu et développé par un groupe de passionnés de concerts et de découvertes musicales qui travaillent dans le web (Développeurs, Designers, Concepteurs) entre Paris et Montreal.

Les blogueurs, les petites salles, les magazines musicaux ont souvent des difficultés pour proposer à leurs lecteurs un agenda de concerts convivial qui permet de découvrir de nouveaux artistes en les présentant avec des informations riches.  Hoppening est dédié aux blogueurs musique et aux salles qui n’ont pas forcément les moyens de développer un agenda de concerts de qualité.

Les freins sont de 2 types :

  1. Animer un agenda de concerts nécessite une conception et un développement spécifique souvent trop lourds pour un blogueur qui veut utiliser son temps et son énergie pour publier des billets, ou pour des petites salles qui n’ont pas les moyens pour développer des agendas de qualité. En effet, les agendas sont des contenus classés chronologiquement par date de concerts à l’inverse de la logique de tri des billets de blogs, classés de manière antechronologique par date de publication. Au final, sur la plupart des blogs musique ou sur les sites des petites salles, il n’y a pas d’agendas de concerts de qualité, alors que le live est au coeur de leur sujet.
  2. Animer un agenda de concerts nécessite de publier des contenus avec beaucoup d’informations afin de donner des informations pratiques : lieu, date, etc et des informations pour présenter les artistes : bio, style, video, photos, sons, etc. Cela prend du temps car les back-office ne sont pas prévus pour faciliter la tâches sur ces types de contenus spécifiques. Au final, beaucoup de magazines ou des sites musicaux proposent des agendas de concerts créés à partir de base de données ou de services automatisés ce qui leur fait perdre une partie de leur rôle : sélectionner, présenter recommander.

Hoppening propose donc une interface simple où les blogueurs peuvent trouver l’information immédiate, enrichir avec des photos, implémenter des musiques/vidéos, préciser le lieu, la date, etc…

Le service permet de publier un agenda de concerts enrichi sur son blog/site. Il offre:

  • Une interface de publication simple (drag & drop) permettant de présenter l’artiste avec de nombreuses informations (Styles, description, video, sons, etc). Vous pouvez facilement créer des concerts avec informations pratiques et présentation de l’artiste.. Grâce à une interface conviviale et collaborative.
  • Un widget à embarquer sur son blog et à configurer au thème graphique de son site (emplacement, taille, couleurs, etc),  sur une page dédiée dans une colonne, dans un article. Un plugin WordPress est disponible pour faciliter l’intégration sur son blog, sinon il suffit juste de copier-coller un bout code pour l’intégrer sur son site.

Avec Hoppening, vous pouvez gérer facilement l’agenda de concerts que vous affichez sur votre blog, en créant en quelques clics une fiche de concerts comportant toutes les informations pratiques et utiles pour présenter l’artiste. Hoppening est collaboratif, vous pouvez aussi ajouter en un clic les concerts créés par les autres contributeurs ou récupérer les informations utiles déjà publiés sur les concerts précédents.

De plus, Hoppening est un service collaboratif :
- On peut ajouter dans votre agenda, les concerts créés par les autres utilisateurs
- On peut récupérer les informations sur les artistes publiés par les autres utilisateurs.

Au final, avec Hoppening, on peut gérer facilement un agenda de concerts permettant de découvrir ou faire découvrir les artistes. Il facilite la promotion et le partage des concerts entre toute la communauté musicale (Salles, journalistes, artistes, etc).

Je le redis, Hoppening est en developpement, donc pas parfait, pas nickel, et cherche à developper ses bases de données concerts. Donc si vous voulez tester et l’implémenter sur votre site, GO!

 

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“Etre indé n’est pas une vocation!” Arnaud Boyer des Tara King th.

mar, 02/03/2015 - 22:19

Wonderful interview avec le multi-groupe talent facettes Arnaud Boyer, impliqué dans le projet Tara King th. (que j’aime d’amour), Bee Tricks (que j’aime à fond), Lomostatic (ça c’est le multi-facette) et “8″ (que j’aimerai probablement quand j’aurai écouté!).

Alors Arnaud est multi-talentueux, mais gère en mode indé supra indé tout ce qu’ils font. Le Do It Yourself au sens propre, avec tout ce que cela entraîne en terme de developpement, financier et diffusion. Discussion franche autour de ce que ça veut dire, être indé.

 

- Qui es-tu? 

Arnaud BOYER, 39 ans.
Je suis au départ artiste, compositeur et interprète. Je m’occupe aussi de l’aspect production au sens large; et plus récemment, j’ai commencé à enregistrer ou mixer d’autres groupes, qui aiment mon type de production; projets pour lesquels je ne suis pas compositeur.
Je fait aussi des visuels et de la video, en lien avec les projets dans lesquels je suis impliqué.

Je considère la diffusion de la musique dans sa globalité; je pense que l’image, la video etc… sont tout aussi importants pour présenter l’univers d’un artiste.

Et de manière plus générale, je gère la diffusion des projets dans lesquels je joue (promo, vente etc…) mais ce n’est pas par plaisir.

 

- Pourrais tu présenter les différents projets dans lesquels tu es impliqués?

Alors, il y a Tara King th. (pop psychédélique), le plus ancien de mes projets dans lequel je suis au clavier, Bee Tricks (rock), dans lequel je chante et suis guitariste et Lomostatic, projet essentiellement studio.
Je fait un peu tout pour tous ces projets (composition, production, video …)
Ah, il y a aussi « 8 » (nom provisoire), un nouveau projet dont je ne peux pas trop parler encore.

 

- L’indépendance est-elle un choix, où vous êtes vous juste adaptés à une situation?

Au départ, je dirais que je me suis adapté. J’aurais aimé ne faire que de la musique et laisser le reste de travail à un label…Mais très vite, le décalage entre ce que je souhaite faire et la réalité du monde de la musique s’est fait sentir.

L’indépendance s’est donc imposée pour créer et diffuser sans contrainte, à notre propre rythme, et selon nos envies.

 

 

- Comment fonctionnez vous au quotidien? Comme un label, un collectif? en autoprod débrouille?

On fonctionne en autoprod débrouille!

Ça a tendance à s’organiser doucement, mais dans la limite de ce dont nous avons besoin pour avancer. L’idée est de pouvoir créer et diffuser librement, sans se soucier d’une cible quelconque, d’un cadre ou de délais à respecter. C’est un peu utopique, mais cette idée de base laisse la plupart du temps la place à « l’envie » plutôt qu’à la « nécessité ».

 

- Quels sont vos objectifs de développement? Une signature en label est elle pour vous le saint graal? Avez vous des envies particulières de labels ou de développement?

Notre objectif est de toucher le plus de monde possible, sans avoir à faire des compromis.
Signer les projets sur des labels, ça serait formidable, pour se libérer de la partie diffusion / promotion, mais ce n’est en aucun cas le Saint graal.
Si cela se présente, ce sera dans la continuité des choses, et si ça se fait, ce sera parce qu’on partage la même vision …

 

- Votre style musical n’est pas particulièrement “grand public”, quel regard jetez vous à la production musicale dîtes “plus visible” que la vôtre?

Artistiquement, je trouve que les productions « plus visibles » sont codées. Si on cherche à respecter un format, on limite la créativité. Pour moi « grand public » c’est ça.

Respecter un format pour toucher le public dans sa zone de confort. Alors, c’est certainement plus « rentable », mais si on se pose la question de la rentabilité avant de créer, ca devient du commerce. Ce n’est pas mal, mais c’est autre chose.

Et tant qu’à faire du commerce, il y a des secteurs plus rentables que la musique!

Je ne dis pas que nous ne souhaitons pas gagner d’argent, mais ce n’est pas la préoccupation première. Trouver un moyen de promouvoir une création, ce n’est pas pareil que créer une « oeuvre » dans l’optique de la promouvoir.

 

 

- Avez vous des artistes, dont les parcours indé vous inspirent?

Non, pas spécialement.

Etre indé n’est pas une vocation, c’est simplement un état de fait. On est indé au moment où ça ne colle pas avec les critères grand public, mais un indé qui marche devient grand public. L’idéal, c’est ça.

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Un coup de main pour une émission musicale !

mar, 02/03/2015 - 12:08

Article inédit sur Don’t believe the Hype, une demande de coup de main…Je sais bien que vous ne venez pas sur le site pour lire promo, demandes de votes ou autres, et d’ailleurs, nous ne l’avons jamais fait.

Mais là, j’ai pensé que cela pouvait être intéressant pour tout le monde de participer! Pourquoi? Car il s’agit de pousser une émission musicale, le truc inexistant à la télé (enfin sauf autre The Voice et télé-crochet..).  La musique devient extrêmement rare à la télévision et il est important de développer des nouveaux formats pour la rendre visuelle et interactive. Il s’agit de filer un coup de main à GLOBAL VIBES, qui se présente au concours France 4 TV Lab. Global Vibes propose à quatre talents musicaux, habitant aux quatre coins du globe, d’interpréter ensemble un titre mondialement connu sans même se rencontrer. Imaginez : un batteur de San-Francisco, une bassiste d’Oslo, un guitariste de Marseille et une chanteuse de Dakar reprennent ensemble Billie Jean de Michael Jackson à des milliers de kilomètres les uns des autres. On explore dans des reportages la vie et les habitudes de ces musiciens : leur univers musical, le quartier dans lequel ils aiment sortir, leur salle de concert préférée mais aussi quelques anecdotes sur le morceau qu’ils doivent jouer. Puis ils s’enregistrent via la plateforme partenaire whojam.com et on découvre le morceau final constitué des 4 sessions. 

 

A la fin de l’émission, les téléspectateurs peuvent retrouver les protagonistes pour jamer avec eux sur la plateforme. Enfin, un artiste célèbre est invité dans le studio d’enregistrement de « Global Vibes » et partage avec les téléspectateurs un titre de son dernier album sur lequel les internautes et ses fans peuvent également jamer grâce à la plateforme interactive.
Global Vibes est la seule émission musicale du concours!

Ce projet est porté par Stanislas Amsellem, fondateur du réseau social musical WHOJAM.COM, mais aussi à l’initiative du réseau MUTE (Music & Tech Ecosystem Meet-up) auquel je participe. J’avais d’ailleurs publié une infographie réalisée par WHOJAM sur l’ecosysteme Music/Tech français.  

Pour que ce projet soit sélectionné pour la phase finale du concours, il faut VOTER pour Global Vibes sur ce lien http://www.france4.fr/emissions/tvlab/votez-pour-vos-3-projets-preferes_293763

Votre soutien les aiderait énormément et je pense au delà de ça que le concept de l’émission peut être très très sympa s’il se réalise.

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Portrait D’entrepreneur: Johan Sebenne de Blitzr

mer, 01/28/2015 - 11:27

On reprend les portraits d’entrepreneurs! A nouvelle année, nouveaux portraits. L’objet de ces portraits? Vous montrer des entrepreneurs qui oeuvrent dans les music-tech sous un angle différent!

Aujourd’hui, on se penche sur Blitzr, avec son co-fondateur Johan Sebenne. Blitzr se veut être le portail ultime de la musique, et avec 40 millions de titre à disposition gratuite, la plateforme Blitzr affiche davantage de chansons que les géants Deezer ou Spotify!

  • D’où viens tu? 

37ans, originaire de Creuse, après un petit détour par Clermont ferrand je me suis vite établi à Bordeaux en 98.

  • Que fais tu? 

J’ai toujours été passionné par la musique depuis l’adolescence (fanzinat, radio, oragnisation de concerts, management de groupe, gestion de label & musicien dans différents groupes) en parallèle de mon métier d’ingénieur dans l’industrie électronique.
Il y a 3 ans j’ai quitté ce monde là pour me lancer à 100% dans l’aventure Blitzr en compagnie de Pierre & Bertrand avec qui je joue aussi depuis plus de 13 ans dans le même groupe.

  • Pourquoi te lèves tu le matin? 

Pour accompagner mon fils à l’école

  • Qu’est ce qui te fait peur? 

Peur de ne pas avoir pas le temps de tout faire ce que l’on a en tête ?

  • Qu’aimerais tu que ton entreprise transmette au reste du monde en une ligne? 

Que d’autres modèles que le streaming sont possibles et qu’il ne faut pas avoir peur d’ouvrir et de partager ses données.

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5 choses essentielles à prendre en compte AVANT le lancement d’une campagne de Crowdfunding

mar, 01/27/2015 - 10:30

On ne vous présente plus le « crowdfunding », le “financement par la foule”. En gros, vous permettez le financement de projets en faisant appel à un grand nombre de personnes ordinaires (internautes, réseaux de contact, amis, etc.) pour faire de petits investissements. Une fois cumulés, ces investissements permettront de financer des projets qui auraient potentiellement eu de la difficulté à recevoir un financement traditionnel (banques, investisseurs, etc.). Grâce aux réseaux sociaux et aux communautés en ligne, il devient aujourd’hui facile et peu coûteux de joindre un grand nombre de personnes potentiellement intéressées à soutenir des projets”.

Ainsi, de plus en plus d’artistes font appel à Kickstarter, PledgeMusic, Ulule ou Kisskissbankbank pour financer un clip, du merchandising ou aider à finaliser la production d’un EP. (Pour plus d’information, je vous conseille de relire mon livre blanc sur le crowdfunding). On va aussi se lancer dans plusieurs articles sur le crowdfunding afin de vous faire ensuite un nouveau joli livre blanc qui sera publié dans quelques semaines.

Pour démarrer, quelques chiffres (direct from Kickstarter) : les campagnes de crowdfunding sont les moins financés : en moyenne, 40% des projets sont financés pour un investissement moyen de 5000 $ (on retrouve les mêmes moyennes en Europe). Les investissements musicaux dépassent très peu « le cercle de famille » ou le « cercle amical ».

Pour ceux qui ont déjà fait une campagne, je parie que vous pensiez qu’il suffisait de bien présenter le projet pour que les gens le financent… Mais c’est loin d’être aussi simple….Il y a une masse de travail incroyable à produire afin d’établir et de lancer une campagne de crowdfunding.

Et encore plus d’efforts sont à fournir pour que votre campagne de crowdfunding soit une réussite. Vous pensiez que tout avait été bien planifié et était prêt pour le lancement ? Mais bam, une fois parvenu au milieu de la campagne, vous avez réalisé que beaucoup de choses auraient pu être faites différemment. Et à vous les réajustements en cours de route.

 

Ci-dessous, une liste de plusieurs éléments à prendre en considération lors du lancement de votre campagne de crowdfunding:

  • Choisissez les bonnes mesures incitatives « Les rewards »

 1 CD contre 10€ ? 1 concert privé contre 500 € ?

Si pour vous, c’est l’évidence même, cela peut toutefois s’avérer assez délicat. Pourquoi les gens veulent vous aider, le savez-vous ? Ont ils vraiment envie de recevoir un CD ? Et vous, est-ce que vous rentrerez dans vos frais en envoyant par exemple 500 CD par la poste ? Ou en vous déplaçant à travers la France pour faire un concert ? Il vous faut vraiment planifier en conséquence et structurer vos mesures incitatives. Proposez des mesures incitatives plus concrètes.

  • Soyez prêts à vous adapter

Soyez les plus exhaustifs possibles sur votre projet. Les donateurs vont vous faire crédit au sens propre comme au sens figuré, dans un domaine immatériel, insaisissable, la musique. Alors présentez dans une video (ESSENTIELLE) votre projet, ce que vous voulez faire de l’investissement que vous recherchez,  une description du cheminement qui vous a amené jusqu’ici. Et une fois le lancement effectué, sollicitez l’avis des gens et rajoutez les informations qui manquent. Il va vous falloir paufiner et remettre à jour pendant le un ou deux mois de la campagne..

  • La stratégie marketing est essentielle

On arrête tout de suite le mythe. Les gens ne vont pas se bousculer devant votre porte comme par magie. Il vous faut une stratégie marketing en béton et qui soit déjà en place au moment où vous appuierez sur le bouton ‘Lancement’. Quelles personnes ciblez-vous? Est-ce que vos mesures incitatives sont adaptées à votre cible? Où se trouve votre cible et comment allez-vous pouvoir l’atteindre? Réseaux sociaux, blogs, emails, pub ciblée et tout ce que vous pourrez optimiser. Il ne s’agit pas non plus de lasser les gens avec des messages, un timing ou une fréquence inadaptés, vous devez donc faire particulièrement attention à la manière dont vous faites passer votre message. Votre teasing « officieux » doit démarrer une semaine avant votre lancement officiel. Les emails, newsletters, réseaux sociaux doivent tous coïncider avec le lancement de votre campagne.

 

 

  • Sur-communiquer

Vous ne pouvez jamais en faire trop sur la diffusion d’information à propos de votre campagne de crowdfunding. Les gens vont poser des questions, vouloir en savoir plus, vouloir connaître l’évolution du projet, etc. Garder les gens au courant de tout ce qui se passe autour de votre campagne de crowdfunding est essentiel. Il faudra publier des mises à jour au sujet des objectifs déjà atteints etc…cela vous redonne aussi une raison de faire signe aux gens et de leur rappeler que vous êtes toujours là, attendant impatiemment leur 100€.

  • Il n’y a pas de formule idéale pour mener une campagne de crowdfunding

Au final, chaque campagne de crowdfunding intéressera un groupe différent de personnes et donc ce qui fonctionnera pour une campagne ne sera pas forcément efficace pour une autre. La meilleure chose à faire si vous vous apprêtez à vous lancer dans le crowdfunding est d’en apprendre le plus possible de ceux qui ont tenté l’aventure avant vous. Échangez avec des gens qui ont réussi leur campagne, mais, surtout, échangez aussi avec ceux dont les campagnes n’ont pas fonctionné. Il y a beaucoup à apprendre, autant de quelqu’un qui a réussi que de quelqu’un qui a échoué.

Le crowdfunding est vraiment un travail à temps plein. Il y a, malgré, tout de nombreux bénéfices à retirer du crowdfunding même si vous n’atteignez pas votre objectif. Vous apprendrez combien il est difficile d’atteindre votre base de consommateurs, vous apprendrez à communiquer avec les gens, vous sensibiliserez autour de votre projet…

Le Crowdfunding pour les artistes et musiciens from Virginie BERGER

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Comment bien choisir votre distributeur digital? itw de JTV Digital

mer, 01/21/2015 - 13:24

Toujours beaucoup de questions sur le sujet, crucial, de votre choix de distributeur digital. Tout d’abord sur la définition du distributeur, des contrats, de ce que cela apporte…Pour répondre à tout cela, j’ai donc demandé à Jeremie Varengo, fondateur de JTV Digital, une société indépendante proposant des services de distribution numérique, édition musicale, conseil et promotion.

 

- Comment définiriez vous un distributeur numérique?

Un distributeur numérique (de musique dans le cas nous concernant ici) permet aux artistes, labels et tous fournisseurs de contenus de mettre en ligne leur catalogue (albums, singles, sonneries, vidéos) sur les sites de téléchargement (légal) ou de streaming (légal) tels que iTunes, Deezer, Amazon, Spotify et autres.

 

- Entre distributeur et agrégateur, y’a t’il vraiment une grande différence de services maintenant? Tous offrent-ils le même support ou la même technologie? Y’a t’il vraiment des différences de rémunération entre les distributeurs? 

La principale différence est la suivante : un agrégateur acceptera de traiter avec des artistes en direct, quelle que soit la taille de leur catalogue ou la « qualité » de leurs productions, tandis qu’un distributeur aura tendance à être sélectif, sur des critères quantitatifs et qualitatifs, ne contractera en général qu’avec des sociétés (des « labels » pour faire simple) et exigera un historique de ventes / revenus avant d’accepter (ou pas) de travailler avec ledit label.

La raison étant qu’un distributeur se rémunèrera (sous forme de commission) la plupart du temps uniquement sur les ventes, il faut donc un réel potentiel de revenus ; alors qu’un agrégateur proposera un modèle différent, de type « prestation de services », par exemple un abonnement, global ou par album/single, un coût par album/single ou titre, une commission réduite sur les ventes associée à un abonnement ou un coût fixe…Etc. Il existe beaucoup de business models différents qui rendent les offres difficiles à comparer.

Les services seront sensiblement les mêmes, un distributeur aura toutefois tendance à proposer un meilleur support en termes de marketing / promotion, sachant que sa rémunération se fait seulement sur les revenus, il est donc essentiel pour un distributeur que des ventes/streams aient lieu.

Pour un agrégateur, et notamment pour ceux, de plus en plus nombreux, proposant des modèles de type « reversement de 100% des royalties », le fait qu’il y ait des ventes/streams ou pas ne change absolument rien, on est là dans de la pure prestation de services en ligne.

En termes de support, si on entend par là support client, c’est très variable, mais je dirai que oui tous ont une qualité de service correcte à ce niveau-là, et la plupart proposent des FAQ assez bien documentées qui évitent les recours constants au service client.

Pour ce qui est de la technologie, même si les méthodes sont différentes et propres à chaque agrégateur/distributeur techniquement, le résultat est le même, envoyer des fichiers d’un point A à un point B, une interface de gestion de contenus et des statistiques de ventes, et ça « tout le monde » sait le faire.

Comme évoqué plus haut, on trouvera des différences de reversement surtout chez les distributeurs, il n’y a pas de standard, c’est presque du cas par cas en fonction du « poids » du label avec lequel ils vont travailler (plus le potentiel ou l’historique de revenues est élevé, plus le label pourra négocier un % de reversement intéressant).

Concernant les agrégateurs, on est soit sur un modèle « 100% royalties » avec par ailleurs un système d’abonnement annuel global ou par album/single pour le client (artiste/label); soit sur un modèle hybride « % sur royalties + frais de mise en ligne », en général autour de 90% du montant des royalties reversées + des frais relativement faibles de mise en ligne ; soit sur un modèle « % sur royalties sans frais additionnels » mais c’est de plus en plus rare car pas rentable (la plupart des artistes indépendants ne vendant pas grand-chose), dans ce cas on trouve des offres à 80% ou 70% de reversement sans autres frais.

 

- Beaucoup de distributeurs proposent la monétisation des videos sur Youtube, est-ce un critère essentiel?  

Oui et non. Oui si vos titres sont susceptibles d’être utilisés par d’autres sur leurs propres vidéos / sur des vidéos émanant de tiers (« User Generated Content », UGC), cela permet de monétiser ce type d’utilisations.

Non si personne ne vous connaît et que vos titres sont uniquement utilisés sur votre propre chaîne YouTube/ sur vos propres vidéos (dans ce cas vous pouvez monétiser votre chaîne vous-même en créant un compte AdSense et en le liant à votre chaîne YouTube ; cela se fait dans les paramètres de chaîne, une fois connecté à votre compte YouTube)

 

- Certains distributeurs ont bien + de visibilité par que d’autres, mais au final, entre un gros et un plus petit, y’a t’il vraiment une grande différence dans le traitement pour l’artiste?

Je dirai qu’un gros traitera moins bien un (petit) artiste en raison justement de sa taille et du nombre très élevé de références / artistes à gérer dans son catalogue. Ce que l’on observe est que lorsqu’ un agrégateur / distributeur devient trop gros, ce type de structure tombe dans les mêmes « travers » qu’une major gérant des millions de titres, ils sont confrontés aux mêmes problèmes de volumétrie et de ressources : seuls les artistes/labels générant du revenu auront droit à une attention particulière, les autres seront noyés dans la masse.

Mais c’est un effet mécanique et tout à fait logique, on ne peut pas vraiment leur reprocher de se concentrer sur les éléments leur permettant de gagner de l’argent…

 

 

- Quelles sont les clauses du contrat sur lesquelles il faut bien faire attention avant de le signer? Par exemple, un gros distributeur que nous ne nommerons pas propose aussi la gestion des droits voisins et inclue carrément une délégation de pouvoir dans son contrat de distribution, qu’en pensez-vous? 

Il faut notamment regarder les clauses concernant l’exclusivité, et les celles relatives à la sortie de contrat (« opt-out »), il est préférable qu’il y ait une certaine flexibilité sur ces points. Mais on n’est jamais vraiment bloqué, au pire on a des délais de résiliation de 3 mois avant renouvellement par tacite reconduction, ce qui n’est pas la fin du monde non plus.

Une gestion déléguée des droits voisins n’est pas forcément une mauvaise idée, tout dépend de la façon dont cela est fait, gérer ce type de droits soi-même reste très lourd administrativement parlant, donc pourquoi pas. Après, que l’on gère soi-même ou que l’on délègue il ne faut pas s’attendre à des miracles, pour le digital on parle ici de quelques poussières de centimes (à moins de vendre des millions de titres évidemment).

 

-  Beaucoup de distributeurs disent distribuer sur des centaines de territoires. Mais sur des territoires assez spécifiques comme la Corée du Sud ou le Nigéria, ne vaut mieux t’il pas passer des deals en direct avec les distributeurs locaux qui connaissent le marché, les interlocuteurs et les sociétés de gestion de droits? 

Oui alors il faut faire attention à ce type d’arguments marketing. Beaucoup de distributeurs annoncent un nombre de plateformes supérieur au nombre réel, car ils multiplient chaque plateforme par le nombre de pays dans lesquels le service est disponible ;)

L’essentiel est d’être présent sur les services principaux comme iTunes, Amazon, Spotify, Deezer, YouTube…etc., les services de niche ou les « petits » pays (économiquement parlant) ne représentent rien en termes de revenus.

Certains distributeurs ont cependant des accords avec des agrégateurs (justement) locaux qui offrent un accès à des marchés bien spécifiques (certains pays d’Asie ou d’Afrique), pour des cas particuliers cela peut être intéressant.

Il est possible (mais pas toujours facile) de passer des deals en direct avec des distributeurs locaux opérant sur une zone bien précise, mais sans aucune garantie en termes de reporting ou qualité de service ; l’avantage d’un distributeur ou agrégateur « global » sera justement de pouvoir centraliser sa gestion de contenu au sein d’un même CMS (Content Management Système) et d’éviter de s’éparpiller.

Bien garder en tête également que l’usage d’internet, du mobile, la qualité des réseaux…etc. n’est pas la même partout, il faut vraiment prendre en compte le contexte économique, le marché, avant de se lancer dans telle ou telle zone. Mais encore une fois c’est une question de volume, si je suis une Major évidemment je vais contracter en direct (sans distributeur ni agrégateur) avec le moindre service de musique « légale » aux quatre coins du globe (même si la viabilité financière de ce type d’approche reste discutable…) afin de maximiser mes revenus (si tout se passe bien).

Si je suis un artiste indé ou un label de taille même moyenne, cela n’a aucun intérêt (sauf cas très particulier, marché de niche…etc.)

 

- Quels sont les critères à retenir pour bien choisir son distributeur?

Les critères de base d’abord : taux de reversement, coût d’utilisation du service, plateformes proposées et territoires couverts, type de contrat (exclusivité ou pas).

Mais, et je dirai « surtout » considérer ce que le distributeur peut faire « en plus », au-delà de la distribution qui comme on l’a vu reste à la portée de nombreux prestataires : y a-t-il des services annexes, des options ? peut-on obtenir du conseil, un suivi personnalisé (à la demande et moyennant finances, mais regarder si cela est possible tout de même) ? est-ce que le distributeur travaille avec des partenaires marketing ou autres offrant des conditions tarifaires avantageuses pour ses clients ?

Pour faire simple, demandez-vous si vous êtes prêts (et peut-être que c’est exactement ce que vous recherchez, dans ce cas prenez n’importe lequel) à être livrés à vous-mêmes face à une interface de mise en ligne, en priant pour que les ventes tombent du ciel un jour car vous êtes génial et que le monde entier attend votre prochain album, ou avez-vous besoin d’aide pour établir une vraie stratégie de développement « digital » au sens large, et des outils / options / services qui vont avec ?

 

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Deezer, Youtube, Spotify.. La guerre du streaming musical aura t’elle vraiment lieu ?

lun, 01/19/2015 - 12:47

2014 a vu l’explosion du streaming. Les derniers chiffres sont tombés, clairs, le streaming dépasse largement le téléchargement en volume (en France 36% de streaming audio/9% de téléchargement légal).

Mais est-ce que cela veut vraiment dire quelque chose ? Peut-on attendre du streaming d’apporter un renouveau, financier et marketing, dans l’industrie musicale ?

On a beaucoup parlé du streaming en 2014 : En novembre, Taylor Swift a retiré l’intégralité de son catalogue de Spotify et Deezer sous pretexte de désaccords concernant les droits d’auteur (en fait, c’était surtout pour n’avoir qu’un seul point d’écoute de sa musique, sur Youtube/Vevo, afin de pouvoir aussi renégocier la rémunération de ses videos). Elle a aussi indiqué qu’elle n’était pas assez rémunérée. Pourtant Kobalt (entreprise de collecte de droits d’auteurs pour des milliers d’artistes), a annoncé dès le lendemain de l’annonce de Taylor Swift, que les revenus générés en Europe par les services de streaming avaient dépassé ceux d’iTunes de 13%. Et même tendance au niveau mondial.

Tout comme iTunes a autrefois tué le CD, les sociétés leaders dans le streaming se livrent désormais une bataille sans merci pour devenir #CelleQuiAuraTuéLeTéléchargement. Aux côtés des champions du streaming – Spotify, Pandora, Sonos, Rdio, et Beats Music (appartenant à Apple) – d’autres startups et services de streaming constituent maintenant des concurrents inattendus : des applications comme Uber, Line ou Snapchat ont toutes acquis ou lié des partenariats avec des services de musique cette année. Même le fabricant d’enceintes Bose s’intéresserait au développement de son propre service de streaming….

Et pourtant, alors que le streaming décolle, les artistes et l’industrie de la musique doivent faire face à de fortes pertes de leur chiffres d’affaires et royautés : seulement 7Mds $ de CA en 2013 et 3,2 Mds $ pour la première moitié de 2014, selon la RIAA (Association américaine des producteurs de disques) – son plus bas niveau depuis 1973, année où elle a commencé à publier ses données.

La question : Le streaming accentue-t’il les pertes de revenu global ou au contraire relance t’il l’industrie de la musique ? Seul 1 utilisateur de Spotify sur 4 a acheté un abonnement…
Et surtout, pourquoi, malgré des revenus encore dérisoires, les technologies sont-elles encore focalisées sur le streaming? Est-ce vraiment à travers une plate-forme de streaming que l’on peut toucher l’attention des consommateurs ?

Et le débat sur le streaming fit rage…

Depuis le moment où les discussions sur le streaming ont démarré, on en arrivait toujours au #PointApple : qu’est ce que Apple va faire de iTunes, qui propose uniquement du téléchargement ? Pourtant iTunes a été capable de détrôner à la fois Walmart et Best Buy de leur statut de plus gros vendeurs de musique physique.  Mais aujourd’hui, l’intérêt porté à iTunes n’a jamais été aussi faible.…

L’acquisition par Apple de Beats Music en mai—à hauteur de 3 milliards de $, la plus grosse jamais effectuée par l’entreprise—est pourtant intéressante pour plusieurs raisons. J’avais détaillé dans un autre article le besoin essentiel qu’ a Apple de Jimmy Iovine, le co-fondateur de Beats. Dès le départ, Beats Music a voulu se démarquer et se montrer comme la « plate-forme qui marche du côté des artistes ». Trent Reznor de NIN comme DA, Ian Rogers ex Topspin comme Directeur General…Maintenant ils travaillent tous pour Apple en compagnie de Jimmy Iovine et Dr. Dre, les co-fondateurs de Beats. Et Apple a déjà indiqué que Beats serait inclus pour chaque utilisateur d’iOS en 2015.
L’objectif pour Apple est bien entendu de rivaliser avec Spotify. …

Dans une récente interview pour Billboard, le fondateur de Spotify, Daniel Ek, défendait le mode de rémunération de Spotify “À travers les labels, il y a de nombreux artistes à qui nous versons déjà plusieurs millions chaque année.” déclare-t-il. “Les sommes de ces chèques ne feront que grossir. Je suis certain que si nous  atteignons ces consommateurs de musique en ligne représentant plus d’un milliard d’individus et qu’on les oriente vers un modèle comme Spotify, l’industrie serait considérablement plus développée qu’elle ne l’est aujourd’hui.” 

 

1= Recettes mensuelles de Spotify; 2= Streams de l’artistes sur Spotify / Total des streams sur Spotify; 3= Environ 70% aux propriétaires du master et éditeurs; 4= Pourcentage de droits d’auteur de l’artiste; 5= Revenu de l’artiste

Si on remet en perspective “L’Affaire Taylor Swift”, un porte-parole de Spotify aurait  bien affirmé au Time que Taylor Swift avait été payée un total de 2 millions de dollars mais rien n’y fait, Scott Borchetta, le patron du label de Taylor Swift, maintient que Spotify est un fléau pour l’industrie musicale : « Les faits montrent que l’industrie musicale se portait bien mieux avant que Spotify ne débarque ». Selon lui, Taylor Swift gagne plus d’argent encore avec ses vidéos sur Vevo qu’avec sa musique sur Spotify…CQFD, on comprend encore mieux le virage vers Vevo only.

L’analyste de l’industrie musicale Mark Mulligan réfléchissait récemment sur le fait que les services de streaming devraient avoir à trouver d’autres sources de revenus en plus de la publicité et des abonnements, comme le merchandising par exemple car si le streaming empiète sur les ventes, la prochaine étape est d’amener les consommateurs de musique en streaming à dépenser différemment.

Par exemple, Pandora aux Etats-Unis tente de lutter contre la lassitude des artistes grâce à des outils d’analyses statistiques. Lancé en octobre, Pandora AMP permet, entre autres, d’accéder à un aperçu détaillé de l’origine des auditeurs ainsi qu’aux métadonnées sur l’interaction liée aux chansons. Grâce à cette énorme quantité de métadonnées – permettant aux artistes de localiser leurs fans – la gigantesque radio en ligne espère pallier en partie le problème de droits d’auteurs auquel Spotify est confronté.

De nouveaux services apparaissent

Comme Taylor Switft, Thom Yorke de Radiohead est clairement « mécontent » des plates-formes de streaming. On l’a violemment entendu l’année dernière raler contre Spotify. Vétéran des modèles alternatifs, Yorke s’est associé cette année à BitTorrent pour une nouvelle expérience. Grâce à Bundle, la nouvelle plateforme de distribution de BitTorrent, les artistes peuvent utiliser un protocole décentralisé de partage de fichiers afin de vendre leur musique à plus bas coût. Yorke a ainsi proposé son nouvel album solo en Bundle à 6$ et celui-ci aurait dépassé les 4 millions de téléchargement – tant gratuits que payants.

Le groupe U2 s’est également essayé aux méthodes de distribution alternatives (et pour le moins critiquables..) en s’associant à Apple afin d’offrir leur dernier album Songs of Innocence”.  L’album a été automatiquement imposé à de nombreux utilisateurs et cela n’a pas du tout amusé les utilisateurs. “J’ai eu cette idée magnifique et nous nous sommes un peu laissé emporter par l’enthousiasme collectif”, a déclaré Bono dans un mot d’excuse sur internet.
Bien que jamais confirmé officiellement, de nombreuses sources indiquent que l’accord entre Apple et U2 s’élève à 100 millions de dollars, une somme qui n’aurait pu être atteinte par des ventes ou du streaming dans le contexte actuel de la musique. Le « subventionnement » d’artistes par une entreprise n’est pas un fait nouveau mais depuis que Samsung et Jay Z se sont associés l’année passée cette pratique apparait comme une nouvelle solution viable pour les artistes de grande envergure.

Si Amazon n’a pas – encore – rémunéré d’artiste pour la sortie d’un album, la société a tout de même intégré le streaming gratuit de musique à la liste de ses avantages Premium. Sans avoir présenté de véritable concurrent à Spotify ou Beats Music, Amazon a rendu possible le streaming à la demande pour un back-catalogue de titres et albums plus anciens. Même si – avec seulement un million de titres disponibles gratuitement – on est loin d’une révolution pour le streaming, ceci met tout de même en valeur ses “Playlists de qualité établies par des connaisseurs”.

 

 

 

Google a également renforcé les caractéristiques de ses playlists avec l’acquisition de Songza. La startup musicale, connue pour ses fonctionnalités prenant en compte l’humeur et l’activité de l’utilisateur, a depuis été intégrée au service à-la-demande de Google et ce, en “All Access”. Il est intéressant de noter que, non satisfait d’un seul service de streaming musical, Google a aussi lancé YouTube Music Key, un service d’abonnement.
Le site de streaming de vidéos est en fait l’un des endroits où le public écoute le plus de musique. Il était donc évident que Google tente de capitaliser dessus. Il propose un abonnement mensuel de 10$ et permet une écoute sans publicité. L’intérêt de YouTube, cependant, reste tout ce que l’on ne peut pas trouver ailleurs.. Tous les remixes, bootlegs live et contenus non officiels ne seront pas inclus dans Music Key…

Soundcloud surfe sur la même vague. Le service alter ego de YouTube en version audio, dont les contenus sont uploadés par les utilisateurs, regorge de titres qui ne sont pas vraiment trouvables ailleurs. Ceci explique aussi pourquoi le service a eu des difficultés l’année passée à établir des accords avec les principaux labels de musique dans le but de légitimer son statut de service de streaming. Mais la situation va – peut-être- changer en 2015 car Soundcloud a annoncé un partenariat avec Warner Music Group dans l’année à venir. A suivre car Soundcloud se fait largement critiqué…

Même les sociétés de technologies, à priori sans lien avec la musique, réalisent à quel point la musique compte pour leurs utilisateurs et se rapprochent du streaming.
Twitter, en partenariat avec Soundcloud propose en audio ce que Vine a fait en vidéo avec les AudioCards : un lecteur de musique avec de la musique ou des podcasts (entre autres contenus) qui peuvent être lus directement dans les flux des utilisateurs.

Il y aussi le mariage de Uber avec Spotify…Et même Snapchat veut de la musique  et cherche à developper un partenariat avec Vevo, le service de vidéos musicales de YouTube. Ce qui coince apparemment sont les revenus limités à répartir entre les labels, les artistes et Vevo qui rechigne devant la requête de Snapchat d’une part des revenus à hauteur de 40%, hors sujet pour les standards de l’industrie musicale.

C’est donc là qu’en est le streaming musical – finalement en mouvement mais en même temps dans un optique à très court terme. Nous sommes face à des ruptures technologiques ayant lieu tous les 9 à 18 mois, les comportements des utilisateurs évoluent constamment, la video a pris le pas sur la découverte de la musique, de plus en plus d’outils permettent aux artistes de vendre et faire écouter leur musique en direct (comme Bandcamp).. Difficile de savoir encore s‘il ne générera qu’un minuscule revenu ou au contraire arrivera enfin à se lancer pour relancer la consommation payante. Ce qui est clair, c’est que sans un réel travail sur la rémunération d’un côté, la transparence des contrats et les services offerts, aux artistes comme consommateurs de l’autre, et sans une transformation drastique de la communication (je pense ici à pépère obscur Deezer qui a un enorme boulot de com’ s’il veut vraiment bouger, ), peu passeront l’année.. Et puis après ?

 

Annexes: Quelques chiffres

Industrie musicale en France
Selon  via article du Monde 

  • En 2013, 2,3% de hausse du chiffre d’affaires sur le marché de la musique (603.2 millions d’euros) Source : Syndicat national de l’édition phonographique (SNEP)
  • L’industrie avait perdu 60% de sa valeur en 12 ans (et la moitié de ses effectifs)
  • Marché du disque : 493 millions d’euros contre 1.3 milliard en 2002 (62% de chute), hors droits voisins du droit d’auteur
  • Ventes de vinyles multipliées par 3 depuis 2010 passant de 168000 à 471000 unités en 2013 (ce qui représente 1.6% du chiffre d’affaires des ventes du secteur)
  • Le numérique représente en 2013 26% des revenus du marché de la musique enregistrée avec 125.6 millions d’euros
  • Le streaming représente 43% du marché numérique (progression de 4% en 2013, soit 1.4 million d’utilisateurs)
  • En France, plus de 20 millions de titres disponibles, plus de 30 services accessibles
  • Le téléchargement à l’acte a perdu 1% et représente la moitié des ventes numériques en France avec un volume de 40.5 millions de titres et 7.3 millions d’albums
  • Selon la SNEP, en 2013, les artistes français représentent 65% des ventes locales (70% si on enlève le classique) / 17 des 20 meilleures ventes sont des albums d’artistes francophones / la production francophone pèse 70% du CA des ventes variétés des producteurs phonographiques
  • Chaque année, 16000 titres sont produits en français, 1000 d’entre eux sont envoyés aux radios et 50 de ces titres font la moitié des diffusions de nouveautés francophones
  • Sur les réseaux jeunes (Skyrock, NRJ, Fun et Virgin), 10 titres captent 65 % des diffusions

Industrie musicale dans le monde 2013 
Selon l’IFPI 

  • CA mondial de la musique enregistrée en baisse de 3.9%, soit 15 milliards de dollars, soit 10.8 milliards d’euros
  • Marché japonais à -16.7% (qui représente plus d’1/5 du marché mondial)
  • Si on exclu le marché japonais, le marché mondial affiche une stabilité à 0.1%
  • Revenus numériques : en 2008 4.0milliards de dollars / en 2013 5.9 milliards de dollars, soit 39% des revenus de l’industrie de la musique enregistrée
  • Les revenus issus du streaming et des abonnements ont augmenté de 51.3%, dépassant le milliard de dollar
  • CA mondial du streaming représente 27% des revenus numériques (14% en 2011)
  • Nombre de personnes payant un abonnement à un service de musique estimé à 28 millions contre 20 millions en 2012 et 8 millions en 2010
  • On compte aujourd’hui 450 services de streaming dans le monde
  • Ventes issues du téléchargement à l’acte représentent 67% des revenus numériques
  • Ventes physiques représentent 51.4% des revenus de l’industrie contre 56% en 2012

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Comment mettre un télefilm n°1 des TT sur Twitter? Le cas pratique “La Loi”

jeu, 01/15/2015 - 11:34

Nous sommes très contents à l’Agence DBTH d’avoir pu travailler sur la stratégie digitale du téléfilm “La Loi”diffusée le 26 novembre 2014 sur France 2. Et d’avoir fini n°1 des Trending Topics. Petit récap de la stratégie employée.

  • Contexte

Dans le cadre de la diffusion du téléfilm la Loi, le 26 novembre sur France 2, Kien Productions, producteur de ce téléfilm, a sollicité DBTH pour définir et déployer sa stratégie digitale globale.

Ce téléfilm retraçait l’itinéraire de l’alors ministre de la Santé Simone Veil, en charge de la loi sur le droit à l’avortement. Le film suit les trois jours de débat à l’Assemblée nationale, les tractations politiques et les négociations, mais montre aussi le quotidien des femmes qui voulaient avorter (illégalement) ainsi que les menaces personnelles qu’a dû gérer Simone Veil.

La date de diffusion du 26 novembre n’avait pas été choisi par hasard car elle correspond à la date de démarrage des débats à l’Assemblée Nationale, 40 ans auparavant.

  • Objectifs

Nous avions ici des objectifs de pédagogie et d’information :

  • Informer : Annoncer le téléfilm et le positionner comme le programme incontournable à regarder
  • Image : Asseoir l’identité du téléfilm en tant que production militante
  • Sensibiliser : Proposer une chronologie historique sur le droit à l’avortement, et au delà, sur le droit des femmes.

 

  • Solutions

Définition et mise en place de la stratégie sur les médias sociaux ;

  • Élaboration d’une ligne éditoriale et graphique ;
  • Recherche historique, conception d’infographies;
  • Plannings éditoriaux hebdomadaires;
  • Déploiement des actions (publications);
  • Q&
  • Animation en live de la communauté pendant l’événement.

Le sujet de l’avortement, même traité sous un angle historique reste un sujet délicat à traiter sur les réseaux sociaux, avec son lot de digressions politiques et sociétales. Afin de garder le contrôle des discussions, mais aussi transmettre l’information, nous avons choisi de centrer notre stratégie sur deux supports :

  • Twitter
  • Une page dédiée sur le site de France 2, en format timeline.

Nous avons aussi travaillé spécifiquement le format des contenus : photos extraites du film ou photo d’archives (format twitter et timeline France 2), vidéo (format vine et 15sec), captions (photo avec citations)

  • La Timeline sur le site France 2

La timeline sur le site de France 2 était dédiée à la chronologie des événements historiques en présentant les différentes étapes du parcours législatif. Ainsi, chaque jour nous remontions les discussions qui avaient eu lieu en 1974 sur le droit à l’avortement.

Pour cela, nous intégrions infographie, discours, citations et images d’archives et extrait du film.

  • Twitter

Sur Twitter (@laloifrance2), nous nous sommes concentrés sur le film lui même en travaillant sur sa visibilité:

  • Captions (photos extraites du film) accompagnées des citations fortes
  • Vine (vidéo de 6 sec) pour teaser

Nous avons développé un axe « historique du droit des femmes » pour accompagner les contenus du film, sous format photo et infographie. Nous avons aussi mis en place dès le début le hashtag #LaLoi pour rassembler les différents contenus autour du téléfilm de la part des médias et des réactions avant, pendant et après la diffusion.

Pour assurer la continuité et la complémentarité  entre les plate-formes, le compte Twitter a été le relais de la timeline sur le site dédié.

  • Q&A avec le Twitter du gouvernement

Première mondiale également sur Twitter, nous avons mis en place un Q & A entre leTwitter du gouvernement (@gouvernementfr) et le profil du téléfilm. Ainsi, pendant 30 mn, le profil @laloifrance2 posait des questions sur le droit à l’avortement, dans ses aspects pratiques et médicaux et le profil du gouvernement répondait en direct et en live à ses différentes questions. Ce Q&A était bien sûr live et public. Il s’agit d’une première mondiale, car jamais auparavant un Q & A comme celui ci n’avait été mis en place entre un personnage de fiction et un site web. Ce Q&A a eu lieu l’après midi de la diffusion le 26/11 à 18h. Voici le storify de cet échange : https://storify.com/julie_rs/rappel-droits-ivg-1

  • Live-Tweet

Nous avons ensuite live-twitté le telefilm lors de sa diffusion sur France 2, le 26/11 de 20h50 à 22h30.

Pour cela nous avions préparé un conducteur des scènes les plus importantes pour poster à la suite, sur Twitter, la photo, video ou citation correspondantes. Pour permettre de suivre l’avancer du débat, tweet également des étapes législative de la loi.

  • Résultats

Pendant la diffusion, nous avons atteint la 1ère place parmi les sujets tendances sur Twitter « les trendings topics » (devant le football! et MTVStars ) Et reçu plus de 8000 mentions #laloi; ce qui est tout à fait remarquable pour un téléfilm historique sur le droit à l’avortement …

342.5K impressions du 10 novembre au 30 novembre avec 1,3K de Retweets et 489 Favorites. Le taux d’engagement est de 2,7% sur cette période.

Le jour et le lendemain de la diffusion. (entre le 26 novembre et le 27 novembre) c’est 1,0K Retweets pour 254,9K d’impressions.

Et ça continue encore…

Agence: DBTH
Equipe: Virginie Berger et Jean Decherf 

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Tumblr devient la plate-forme avec la plus forte croissance, Snapchat a la plus forte croissance pour les applications

mar, 01/13/2015 - 10:10

D’après une récente étude de GlobalWebIndex, Tumblr est devenue la plate-forme avec la plus forte croissance. Quand on parle ici de forte croissance, on prend en compte les “active users”, qui permet de mesurer le succès d’un réseau social (entre autres..). Cela permet de compter de compter le nombre d’utilisateurs réels qui se sont connectés les 30 derniers jours. Cette mesure est bien plus pertinente que les créations de compte (“growth in members“). En effet, vous pouvez tout à fait créer un compte pour tester mais ne plus jamais retourner sur le site par la suite…Donc on ne peut vraiment considérer un compte (member)  comme un utilisateur tant qu’il n’a pas activé le compte. Un actif est un utilsateur qui a donc eu une action sur le réseau: partage, like, etc..

 

 

Avec plus de  1,35 milliards d’utilisateurs mensuels actifs, Facebook continue d’être le plus grand réseau social du monde, mais il semble avoir atteint une certaine saturation sur la captation de nouveaux utilisateurs.  D’après l’étude,  on peut voir que la base d’utilisateurs actifs  de Tumblr au cours des six derniers mois a augmenté de 120%, alors que Facebook a augmenté de 2% seulement.

En croissance globale (création de compte), Pinterest est en tête  avec une croissance de 57%, tandis que chez Facebook, la croissance  plafonne à 6%. Instagram, LinkedIn, Twitter, YouTube et même Google+ ont tous augmenté plus rapidement que Facebook.

L’utilisation quotidienne vs croissance: Alors que Tumblr et Pinterest semblent avoir eu les plus fortes croissances,  ils ne sont pas les mieux placés en terme de fréquence de visites. Ici Facebook reprend largement la main, suivi de Twitter. Cela semble normal, Facebook et Twitter étant des plates-formes conversationnelles, au contraire de Tumblr ou Instagram.

 

Sur le côté applications mobiles, Snapchat a eu la plus forte croissance cette année, + 56%. Elle est toutefois suivie de près par Facebook Messenger et Instagram – les applications mobiles de Facebook représentant le moteur de croissance de l’entreprise.

 

D’ailleurs sur Snapchat, Universal Studios est le premier annonceur à acheter un espace publicitaire dans l’application Snapchat. La première publicité a été lancée le 18 octobre, pour les utilisateurs américains : une bande annonce pour le film d’horreur « Ouija », sorti le vendredi suivant. La video dure 20 secondes, et les utilisateurs peuvent choisir de l’ouvrir ou non.Snapchat annonçait la veille le lancement d’une première publicité durant le week end, mais aucun détails sur le type de publicité ou l’identité de l’annonceur n’avaient été partagés.

D’autre part, sur le blog d’Alexi Tauzin, j’ai pu trouver les chiffres France sur présence sur les réseaux sociaux (ce qui est suffisamment rare pour être mis en avant!).


Et voici le rapport GWI Social Report Q3 2014

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Je suis Charlie…et je vous emmerde

mer, 01/07/2015 - 21:46

Nous sommes tous tellement sonnés que nous avons eu du mal à continuer tout au long de cette journée. Une infinie tristesse. Douleur. Peur. Questions. Stupeur.

On pense à cette phrase de Goodis : « Au bout d’un moment, ça devient tellement moche et tellement dur qu’on a envie de tout arrêter … » . On ne va pas s’arrêter, mais c’est moche. Et c’est dur.

Je suis Charlie. Mais j’ai juste envie de chialer.

Et puis, on voit les photos des rassemblements. Les #jesuischarlie sur Twitter qui viennent du monde entier. Des manifestations partout. A la tristesse, la colère et le découragement se mêlent aussi l’obstination et l’acharnement…Sans déconner les mecs, vous croyez vraiment qu’on va céder? Je suis Charlie. Et je vous emmerde.

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Participez aux Berlin Music Video Awards!

mer, 01/07/2015 - 10:31

Les inscriptions aux Berlin Music Video Awards sont ouvertes !
Pour leur 3ème édition, les Berlin Music Video Awards dérouleront leur tapis rouge du 26 au 30 mai 2015. Ce festival comprendra non seulement des projections intégrales de clips et des cérémonies de remise de prix mais également des performances live, des ateliers et des after-parties !

Vidéastes, producteurs, musiciens et réalisateurs internationaux passionnés par l’art des clips musicaux, vous avez jusqu’au 1er mars 2015 pour venir confronter vos vidéos à celles de Brodinski, Stromae ou encore Neosignal déjà inscrits pour cette édition 2015 ! Plus d’informations sur les inscriptions ici.

 Les deux premières éditions ont vu de célèbres artistes tels que Justice, M83, Jay-Z, Disclosure, Katy Perry, Thom Yorke, Vitalic, Alt-J, Claptone, James Blake et Sigur Ros.

Crédits photo Steve Jones 

La participation est ouverte à tous. Le budget, le label et les noms ne sont pas des facteurs déterminants !  Cet évènement unique représente une plate-forme pour les réalisateurs talentueux, qu’ils soient inconnus ou célèbres, et quelle que soit la langue, le genre ou l’origine de leur travail.

En 2014, le réalisateur britannique Naren Wilks a remporté le prix Best Video pour son travail fantastique sur ‘Fear & Delight’ par The Correspondents, en compétition avec des artistes renommés comme Disclosure, Katy Perry et Vitalic.

Le festival récompensera les meilleures vidéos au sein de 15 catégories : Best Art Director, Best Cinematography, Best Concept, Best  Director, Best Editor, Best Experimental, Best LO FI, Best Narrative, Best Animation, Best Visual Effects, Most Trashy, Most Bizarre, Best Live Act, Best Song et Best Remix.

Les gagnants sont choisis par le public sur Dailymotion et par un jury de professionnels, composé de producteurs, réalisateurs, musiciens et experts reconnus impliqués dans l’industrie du clip musical et originaires de différents pays (représentant respectivement 20% et 80% des votes totaux).

Le gagnant de chaque catégorie reçoit un trophée Berlin Music Video Awards, ainsi que des récompenses offertes par leurs sponsors. Le gagnant de la Best Music Video sera annoncé pendant la cérémonie finale lors de la dernière soirée du festival et recevra 2 000 Euros.

N’hésitez plus, envoyez dès maintenant vos candidatures à submissions@berlinmva.com ! Retrouvez le Berlin Music Video Awards sur Facebook, Twitter & Dailymotion

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Dès le 01/01/2015, vous devrez payer la TVA sur la vente de votre musique même sur propre site

mar, 12/30/2014 - 12:20

Ou ailleurs. Comme sur Bandcamp par exemple. C’est d’ailleurs un post de Bandcamp qui m’a mis la puce à l’oreille. Comme à plein de monde d’ailleurs.

En résumé: A partir du 1er janvier 2015, toutes les ventes de fichiers en version digitale seront assujetties à la TVA, même si vous vendez sur votre propre site. Egalement appliquée aux vidéos ainsi qu’aux e-books, les vendeurs les plus affectés par ces nouvelles règles sont les musiciens et les petits labels offrant leur musique en ligne (sur votre site, sur Bandcamp..). Donc si vous faites partie de l’une des milliers de personnes se faisant un peu d’argent grâce aux téléchargements de vos fichiers digitaux, il va y avoir du changement.

On se trouve face à une loi super compliquée à appliquer pour un grand nombre de petites entreprises.  J’en ai parlé avec mon expert comptable, et les nouvelles ne sont pas bonnes: Les prestations de services délivrés par voie électronique seront imposables au taux de TVA en vigueur dans l’État membre où le consommateur est domicilié.

DONC DÈS JANVIER 2015, LES VENDEURS  DEVRONT PAYER LA TVA SUR LES TÉLÉCHARGEMENTS EN PROVENANCE DE L’UE.

Le prestataire de services devra déclarer et payer la TVA dans chaque État membre: Pour résumer, si vous vendez des titres dématérialisés, vous devrez facturer la TVA au taux du pays d’origine du consommateur : si le consommateur est anglais vous devrez appliquer la TVA Anglaise, Allemand, la TVA Allemande, etc.

Afin de simplifier les déclarations et le paiement de la TVA dans chaque pays membres, il a été créé le mini guichet unique.  Le mini-guichet concerne la TVA sur les prestations de services dématérialisés à des particuliers non assujettis à la TVA et permet aux entreprises qui fournissent des services dématérialisés à des consommateurs établis dans d’autres états membres de déclarer et de payer la TVA due sur ces services.

L’inscription au mini guichet se fait sur l’espace professionnel du portail fiscal www.impots.gouv.fr. A chaque trimestre vous devez déposer une déclaration de TVA et l’acquitter via le mini guichet.

 

En bref, quiconque vend des fichiers digitaux sera affecté. Il faut donc être enregistré pour la TVA, peu importent les revenus générés par les téléchargements, même si les ventes sont effectuées directement via le propre site du vendeur. Il semblerait que cette loi soit destinée à éviter la fraude fiscale effectuée par les poids lourds du secteur tels Amazon, mais cela va également avoir des impacts négatifs sur les milliers de petits vendeurs.

Mais, un peu d’espoir, si vous vous vendez via BandcampBandcamp a annoncé que le site ferait en sorte d’aider les vendeurs. Bandcamp déterminera automatiquement si l’acheteur se situe dans un pays de l’UE, calculera en fonction le montant de la TVA et l’ajoutera au prix final. Dès le 1er mars 2015, un rapport de TVA sera disponible et téléchargeable sur la page d’utilisateurs des vendeurs.

Pour déclarer et payer cette taxe, les artistes basés en Union Européenne et les labels peuvent s’inscrire au MOSS (Mini One-Stop Shop, un site permettant de déclarer et payer cette TVA transfrontalière) dans leur pays. Chaque trimestre, les vendeurs peuvent déposer leurs declarations de TVA en utilisant le MOSS et payer la somme dûe. Le rapport TVA édité par Bandcamp comprend toutes les informations nécessaires pour la déclaration, dont le total des ventes par pays, ainsi que les preuves des situations géographiques des acheteurs pour chaque vente.

Alors il y a encore beaucoup de questions, notamment sur la question du tiers. Par exemple, vous vendez via une plate-forme qui fixe les conditions générales et les modalités, ou autorise le paiement, ou s’occupe de la distribution/du téléchargement du service, la plateforme est considérée comme fournisseur du consommateur. Donc dans ce cas, ça serait à la plate-forme de gérer cela. Mais ce n’est pas encore clair…

Sachez aussi qu’il y a une grosse mobilisation pour modifier cette loi pour les petits montants (car il n’y a plus d’exemption ou de palier avec cette loi…). Le bordel quoi (si je puis me permettre…).

Sinon, vous pouvez trouver d’autres solutions: donner votre musique en transformant l’achat en un don, pay what you want, etc…Vous pouvez aussi donner le numérique mais vendre le physique (pas d’application de cette règle de TVA sur la vente de physique à travers votre site).

 

 

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Apprendre à jouer de la guitare avec “CoachGuitar”

lun, 12/29/2014 - 09:16

C’est Noel, on vous a offert une guitare (ou vous en avez offert une). Ou vous voulez juste apprendre à jouer de la guitare? Mais pas envie de trouver un prof, ou pas le temps, ou pas l’argent?  Alors pour démarrer l’apprentissage, on a trouvé une application spécialement dédiée à cela, « CoachGuitar ». C’est une application mobile qui permet d’apprendre des morceaux à la guitare avec une méthode totalement visuelle. Aucune connaissance de la musique n’est nécessaire et leur but est de permettre à tous, notamment les tous débutants, de démarrer un apprentissage. Ce n’est donc pas du tout une application dédiée aux purs guitaristes.

CoachGuitar part du constant que 85% des enfants arrêtent l’apprentissage de la musique et notamment la guitare avant l’âge de 15 ans, parce qu’ils se découragent vite à cause du solfège, avant de le regretter une fois adultes. On l’a tous testé (enfin moi en tout cas). J’avais pas le meilleur pédagogue du monde comme prof de musique, il voulait que je fasse du solfège avant de jouer et à part me faire taper sur le doigts car je ne jouais comme il fallait, je n’ai pas retenu grand chose. Ici, la méthode est visuelle, et vous apprenez sur des titres que vous connaissez déjà. D’après CoachGuitar, les utilisateurs progressent plus vite qu’avec aucune autre méthode grâce à l’apprentissage en couleur. Seulement 5 couleurs à retenir, et l’utilisateur est prêt à apprendre n’importe quelle chanson du catalogue. Le manche animé et les vidéos montrent toute l’information nécessaire.

Sur les cours:

  • Plus de 200 Titres disponibles (hits standards et hits modernes).
  • CoachGuitar produit ses propres arrangements et tablatures
  • Toutes les chansons disposent d’un accompagnement instrumental professionnel
  • Les cours sont disponibles en video haute définition.
  • L’appli est multi-device, donc dispo sur toutes les plates-formes= ios, Android et Windows mobile. Ils sont, à ce jour à plus de 2 millions de téléchargements dans 140 pays (3000 télechargements par jour!).

L’application est télechargeable gratuitement avec 5 cours gratuits. Les 220 autres titres de leur bibliothèque coutent 3,59€ chacun (achat intégré), pour un accès illimité au cours.

CoachGuitar rejoint Meludia ou encore Jellynote dans l’apprentissage de la musique (le e-learning) en ligne, énorme secteur en plein développement. Faites gaffe prof de musique qui nous apprenait l’Hymne à la Joie à la flûte (sérieusement, j’ai vraiment appris l’hymne à la joie à la flûte. Imaginez le son dans la classe). Grâce à ces nouvelles applications, on peut enfin apprendre la musique, à son rythme, en étant pas forcément dans un besoin d”apprentissage professionnel.

Sinon, vous pouvez aussi aller jeter un coup d’oeil à cet article d’Arte sur les 7 sites créatifs et ludiques pour faire de la musique gratuite. 

(NDLR: Pour les esprits chagrins cet article n’est en aucun cas un article sponsorisé..)

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Quels sont les musiciens qui ont gagné le plus d’argent en 2014?

mar, 12/23/2014 - 12:38

Rien de bien original sur cette fin d’année! C’est le temps des bilans. Alors les esprits chagrins vont nous dire “Oui c’est la fin d’année, encore des bilans gnagna”. Oui mais les bilans, c’est comme les papillotes, les chocolats Leonidas offerts par l’oncle radin ou les engueulades politiques de fin de repas sur “devait-on virer Zemmour ou pas”. Les bilans de fin d’année, c’est esprit de Noel. (D’ailleurs, la semaine prochaine, nous ferons notre best-of des articles de cette année 2014).

Sur cette infographie de Forbes et Statista, on a donc les 10 musiciens qui ont gagné le plus d’argent sur 2014. Majoritairement des américains, quelques anglais, mais rien vraiment en dehors de cela. Alors bien sûr ici, nous ne sommes pas sur celui qui a vendu le plus de disques, car dans les revenus sont intégrés tournées, merch, sponsoring, licences et autres investissements…

Prenons par exemple le cas de Dr. Dre, notre n° 1 de cette année, qui a fait cette année plus d’argent en un an que n’importe quel musicien dans toute l’histoire, grâce à la revente de sa participation dans Beats Electronics, qui a été acheté par Apple pour 3 milliards $.  Résultats, Dre atteint la 1ere place des musiciens les mieux payés avec la coquette somme de 620 000 000 $ (avant impôts quand même) (ou j’aime bien mettre tous les zéro, histoire de..). Cette somme correspond à x5 versus Beyoncé.  Qui finit quand même à 115 000 000$, principalement dû à sa tournée  ”Ms Carter” et à son album surprise.  Notre petite 3e, une surprise (enfin en tout cas pour moi), nos vieux Eagles, qui finissent à  100 000 000 $. Selon Forbes, c’est plus que Lady Gaga, Kanye West et Miley Cyrus cumulés

On a aussi des petits nouveaux dans ce top 10, comme les jeunots Justin Bieber, One Direction ou encore Calvin Harris et Toby Keith.  Et nous avons aussi des sorties avec Taylor Swift, Lady Gaga et Katy Perry

 

You will find more statistics at Statista

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Musique digitale, mobilité, technologie musicale et entrepreneuriat en Afrique

jeu, 12/18/2014 - 16:09

Il y a quelques jours, j’ai reçu un communiqué m’annonçant que Universal Music France s’implantait en Afrique francophone. Ce qui n’est pas à franchement parler une nouvelle, cela fait plusieurs mois que l’on sait qu’Universal Music (France) se lançait sur l’Afrique, notamment en ouvrant des bureaux à Dakar et à Abidjan. Pascal Nègre avait aussi évoqué cette piste lors du dernier Midem en janvier 2013.

C’est dans ce contexte qu’Universal Music avait aussi lancé son premier talent show, Island Africa Talent, coproduit avec Canal+ (tous deux du groupe Vivendi) et diffusée par la nouvelle chaîne A+, lancée en octobre. Island Africa Talent a été réalisée avec un budget de 4 millions d’euros, après sept émissions de casting dans douze pays d’Afrique francophone. L’investissement a été partagé par A+, Universal, Code Films et les sponsors Airtel Africa et Unilever.

La question ici est celle du business model mais aussi de l’export. Comment Universal compte gagner de l’argent? On est loin des batailles sur les droits ou sur les pleurnicheries du streaming. Sans compter que l’industrie musicale sur place n’est pas du tout homogène. Certains pays commencent à être très structuré et d’autres ont encore beaucoup de chemin et comment Universal pourra aider les artistes qu’ils signent à s’exporter. 54 pays en Afrique, mais quid ensuite du reste du monde?

L’implantation dans ces nouveaux marchés ne se fera pas en transposant tels quels les modèles américain ou européen. Et notamment sur la musique digitale qui est l’un des moteurs de l’augmentation des souscriptions aux abonnements téléphoniques en Afrique.

 

L’Agence DBTH travaille de plus en plus sur le continent africain, avec des artistes, comme sur la stratégie de plateformes, comme sur le développement d’applications mobile. Nous travaillons avec des plates formes de streaming/telechargement/distribution, toutes à vocation Panafricaine. Nous avançons aussi avec France Média Monde (RFI) sur un concours d’application web au sens large basé sur la santé, sur toute l’Afrique francophone subsaharienne, et je suis mentor au sein de VC4Africa. Dans ce cadre, nous avons l’opportunité de travailler avec un grand nombre de partenaires sur place, incubateurs, entrepreneurs, artistes, agences et plateformes, ce qui nous ont conduit à un certain nombre de constats.

D’après la nouvelle étude de Balancing Act publiée en novembre 2014, peu de personnes le savent, mais il existe maintenant plus de 100 plateformes de téléchargement légales dédiées à l’Afrique, proposant streaming et téléchargement, sans compter les webradios et les sonneries de téléphone.

Quelques-unes de ces plateformes ont conclu des partenariats avec différents géants dont les opérateurs téléphoniques tels que Orange, MTN, Vodacom, Safaricom et Airtel. Pour les opérateurs africains, mettre en avant ces services est devenu un véritable avantage compétitif, et fournissant encore une raison pour les clients d’acheter les services internet proposés. Les analystes de « Balancing Act », qui suivent le développement de ce segment depuis 2008, considèrent que ce marché est mûr pour les opérateurs téléphoniques pour lancer ces services.

La musique africaine a une grande histoire, transmise d’une génération à une autre oralement. Elle est très ancienne, riche et diversifiée, et chaque région et pays possède ses propres caractéristiques musicales. C’est de cette musique qu’ont découlé les styles actuels : le blues, jazz, rock, reggae, soul, funk, pop, coupé et beaucoup d’autres, sans compter le rap.

Mais à cause de l’accès limité aux réseaux internationaux de distribution musicale, peu de personnes en Afrique et en dehors du continent peuvent accéder à la musique contemporaine africaine (et ne parlons même pas de la monétisation). Et Aujourd’hui, les informations concernant la musique africaine sont souvent difficiles à trouver, dispersées sur le web,  de manière aléatoire ou spécifique pour un seul pays donné. C’est la même chose pour la musique africaine. Seulement, quelques artistes africains s’en sortent. Mais c’est en train de changer avec l’émergence depuis ces deux dernières années des plateformes musicales dédiées aux artistes africains et disponible dans le monde entier. Ces plateformes constituent un nouveau canal de distribution pour la musique tout autour du monde.

Les réseaux de communication, le web et les terminaux numériques en Afrique sont l’épine dorsale des plateformes de musique à la demande, pouvant toucher un grand nombre de clients dans les années à venir. Ces plateformes musicales vont également aider les opérateurs à vendre plus d’abonnements internet à haut-débit en Afrique, rendant accessible aux gens l’utilisation d’autres services, comme des applications dites « vitales ».

Concernant l’accès aux technologies, la fibre, le déploiement de la Wi-Fi, 3G et Vsat peuvent déjà fournir certains de ces services. Depuis 2012 en Afrique, il y a déjà eu d’importants investissements dans la 4G et dans la LTE. Jusqu’à présent, dans son étude Balancing Act a compté 63 LTE – 4G projects dans 24 pays africains, la plupart dans des aires urbaines.

Sur l’utilisation de ces services numériques, Balancing Act estime qu’en Afrique se trouvent 10 millions d’utilisateurs réguliers en 2014, un chiffre qui pourrait être multiplié par 10 dans les 5 prochaines années.

Par exemple, lancé en octobre 2012 depuis le Nigéria, iROCKING est le leader des players dans le secteur de la musique à la demande sur le continent. Son utilisation est montée en flèche, comptant aujourd’hui un million d’utilisateurs par mois tout autour du monde. iROCKING est en compétition, mais également un partenaire de YouTube.

D’autres grands concurrents focalisés sur l’Afrique don’t Simfy Africa, Anghami, Afrinolly de “Fans Connect Online”, Spinlet, Truspot, Mziiki, Mdundo, BiGxGh, Pliby.com, The Keek (d’Universal Music), Yala et Waabeh. Mais peu de plateformes internationales comme Deezer, iTunes, Nokia Mix Radio, Rara, Rdio, Simfy et Vimeo  utilisées sur le marché africain. Des rumeurs courent concernant un lancement de Spotify en Afrique du sud pour la fin 2014…Il y a des centaines de potentiels partenaires pour les plateformes de musique à la demande en Afrique. Par exemple, un nouveau concours panafricain de musique mobile est lancé par Trace Tv, Airtel et Mahindra Comviva

 

 

Néanmoins, à tout cela, il faut apporter quelques bémols. Sur place, du côté artistes, la situation est plus que difficile sur place. Tous cherchent à s’exporter en Europe et vers les Etats-Unis, voir à s’expatrier le plus rapidement possible.La gestion collective des droits d’auteur est inexistante, le système est beaucoup trop corrompu et  les sommes éventuellement collectées ne sont véritablement ou tout le temps réparties.

Spinlet et Iroking sont en abus de position dominante et exploitent des catalogues dans une opacité totale. Beaucoup d’artistes signent avec eux et se retrouvent bloqués dans les deals. Il y a un marché, mais surtout pour les sociétés exploitant des services de musique, mais pour les artistes/auteurs/compositeurs/labels le système est beaucoup trop corrompu et le piratage trop important pour espérer gagner quoique ce soit.
Pour la plupart des gens sur place il est inconcevable de payer pour de la musique, et la plupart des artistes qui s’exportent et donc commercialisent leur musique via des services légaux sont très mal vus localement. Et localement le gros de l’activité passe par le live, quelques partenariats marques (comme pour Wiyaala avec Pepsi au Ghana).

D’autre part, on parle “du développement Africain”, de la “nouvelle révolution africaine” mais la région Afrique sub-saharienne obtient les pires scores à l’échelle mondiale en termes de niveau de difficulté à lancer une start-up, selon une étude réalisée par le Global Entrepreneurship Index (GEI) 2015, qui mesure l’écosystème entrepreneurial dans 130 pays.
Si l’entrepreneuriat est en pleine croissance à l’échelle mondiale et que les États-Unis sont en tête du classement, suivi du Canada, de l’Australie, de la Grande Bretagne et de la Suède dans le top 5, l’Afrique subsaharienne est en dernière position pendant que la RDC est…nulle part.

Dans la sous région, l’Afrique du Sud est la première nation africaine du classement et arrive en 52e position mondiale avec un score moyen de 40, suivi du Botswana (66e), de la Namibie (69e), du Nigeria (84e) et du Kenya (86e). Cinq pays africains font partie des 7 derniers, à savoir le Burundi (124e), l’Ethiopie (125e), le Tchad (126e), le Malawi (128e) et l’Ouganda (129e). Selon le rapport, le Sénégal (96e) est principalement handicapé par un manque de talents pour les Startups, alors que le Bénin(102e) et le Mali (113e) souffrent d’un manque de Networking.

D’après le rapport, le principal handicap de l’Afrique est son taux brut de scolarisation dans l’enseignement supérieur qui est le plus bas au monde et d’après le GEDI, ce taux est considéré comme une composante importante pour favoriser l’écosystème entrepreneurial. Il y a aussi pas mal d’autres critères à prendre en compte: comme le climat des affaires, le manque de connexion ou les difficulté de financement…

On a encore du chemin, mais objectifs: relier le nord et le sud, en permettant aussi à la diaspora d’être des veilleurs et relayeurs. Developper toutes possibilités d’accompagner et de developper les music/tech qui Nous osons croire que cette collaboration permettra un développement rapide et durable d’une nouvelle économie digitale sur le continent pour les acteurs de musique en Afrique.

 

 

NDLR: Si vous souhaitez en savoir plus sur l’étude de Balancing Act, c’est ICI. (Article non sponsorisé je précise mais on doit préciser tout maintenant…). 

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Portrait d’entrepreneur: David Dufresne de Bandzoogle

jeu, 12/18/2014 - 10:45

Cette semaine, dans notre série d’entrepreneurs des music-tech, on parle avec David Dufresne, le wonderful président de Bandzoogle. Je connais David depuis environ 5 ans, donc je ne vais pas vous vendre mon objectivité. Par contre, je ne peux que conseiller à tous l’utilisation de Bandzoogle (NDLR : Aux esprits chagrins, ce n’est pas parce qu’on parle et soutient une marque que l’article est un publiredactionnel…) qui de mon point de vue est la meilleure plateforme permettant à un artiste de construire son site web, avec tout ce qu’il faut de bien (responsive, data, etc…). Et comme on le dit à longueur d’articles ici, le site c’est la base, avant tout….

Bref, laissons la parole à David avec ces quelques questions décalées:

  • D’où viens tu?

J’ai grandi à Trois-Rivières, mais je suis à Montréal au Québec depuis presque 15 ans.

  • Que fais tu?

PDG de Bandzoogle, la plate-forme facile et tout-en-un qui permet aux musiciens et artistes de se construire un site Web pro. Nous avons plus de 20,000 clients dans le monde qui ont construit et hébergent leur site web avec nous, mais aussi leur boutique en-ligne “direct-to-fan” et leur mailing list.

  • Pourquoi te lèves tu le matin?

Pour préparer le petit déjeuner de mes filles de 2 et 4 ans. Mais aussi parce que, comme je suis un passionné de musique, de business et du web, j’ai le meilleur boulot au monde.

  • Qu’est ce qui te fait peur?

MySpace me fait peur. Tous les groupes y sont, et ils y ont tant d’amis :-p En fait, les musiciens qui concentrent leurs efforts sur les multiples réseaux sociaux, courent après les “j’aime”, les “vues” et les Retweets…  et négligent leur site web et leur mailing list me font très peur.  Un mélange d’effroi, tristesse et incompréhension.

  • Qu’aimerais tu que ton entreprise transmette au reste du monde en une ligne?

Nous donnons aux artistes et entrepreneurs de la musique une nouvelle indépendance et une autonomie qui leur permet d’avoir un contrôle total sur un pan de plus en plus important de leur carrière. Le tout de façon très économique et professionnelle. La majorité de nos clients aujourd’hui construisent des sites web plus modernes,  plus complets et plus performants que ceux des artistes majors. Pour max $20 par mois.

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Quel est le réseau social le plus important pour un artiste?

lun, 12/15/2014 - 11:28

Ces dernières semaines, j’ai fait beaucoup d’interventions  pour l’Agence DBTH sur les stratégies digitales: A Lausanne pour le Bureau Export Suisse, au CIFAP, au Luxembourg pour Sonic Visions ou dans le cadre d’un workshop Twitter avec le Fair et Ricard S.A Live Musique.Et à chaque fois les mêmes problématiques: Entre Facebook, Twitter, Youtube, Instagram, Vine et les autres, faut-il être partout, un peu partout ou nulle part? Ou y être plus tard, à un autre stade de développement?

Tout d’abord dans cet article, on va parler des réseaux sociaux généralistes, comme Facebook, Twitter, Instagram, Vine ou Youtube. On ne parlera pas ici de Soundcloud ou Bandcamp, qui sont d’ailleurs des sites communautaires et non des réseaux sociaux. Je ne parlerai pas non plus de tous ces réseaux sociaux qui débarquent tous les jours pour les musiciens. Sur ce sujet, on va attendre un peu avant de formuler un avis. C’est hyper important de garder du recul sur toutes ces start-up plus ou moins foireuses (par exemple relire cet article..) qui n’ont majoritairement qu’un seul objectif: valoriser leur business sur le dos des créateurs. Sans parler des services gérés par des grosses marques mainstream qui arrivent là pour se donner une image tendances cool ‘indé-ghetto’ alors qu’ils en n’ont rien à faire…

On se concentre donc sur le premier cercle des plates formes dans cet article, celles qui s’adressent à tous, à savoir vous et votre public. Et on ne va pas revenir sur pourquoi les réseaux sociaux et autres, on va vraiment se pencher sur quelle utilité.

Que se passe t’il sur Internet en 60 secondes?

Même si les techniques restent toujours un peu les mêmes, les plates-formes et les contenus n’arrêtent pas de changer. Le contenu provient maintenant de deux sources: celui généré par l’artiste directement (nouveau titre, video, coulisses, live…) et celui généré par le public (ce qu’on appelle l’UGC, User Generator Content), et qui devient l’autre moitié de l’histoire. Ces contenus produits par le public deviennent une extension de la communauté. Par exemple, vous allez RT (retweeter = partager sur Twitter) des photos prises en concert par le public, reposter des videos faites sur Vine à l’exemple du mur de Vine créé par Depeche Mode.  Ils demandaient au public de tweeter leurs videos vine avec le #DMtour, ils récupéraient ensuite les videos pour les agréger et les mettre en avant sur un site dédié, avec l’identifiant du fan bien sûr!

 

 

Quand on commence à réfléchir à sa stratégie de promotion, on se pose souvent la même question concernant les réseaux sociaux. Où aller? La réponse n’est pas si simple car tout ce petit monde évolue constamment, d’un point de vue technologique, acteurs, utilisation et consommateurs.L’utilisation des réseaux sociaux doit s’inscrire dans une stratégie marketing globale construite avec des objectifs à atteindre (réalistes!) et en adéquation avec une cible bien définie. Et elle doit rester réaliste (je répète)…

Autre chose, travailler sa présence sur les réseaux sociaux demande du temps, et une vraie présence. A savoir que cela doit être vous (ou quelqu’un qui vous connait suffisamment et qui est suffisamment proche pour poster photos et vidéos.  Les comptes tenus par d’autres avec simplement des relais vers d’autres pages (je pense aux comptes twitter d’artistes qui ne font que relayer des url Facebook) ne servent pas à grand chose. Il est aussi préférable que vous soyez à l’aise sur un réseau, que vous le maitrisiez plutôt que de vous forcer à tout faire, comme des devoirs..

1. Que faire avec Facebook?

Au fur et à mesure, j’en suis venue à ne plus conseiller de démarrer par une page Facebook lorsque vous êtes un artiste en développement. A savoir que réussir à monter une communauté sur Facebook quand vous démarrez, que vous n’avez pas forcément de contenus, ni de concerts, ça ne sert pas à grand chose. La page Facebook arrive dans une 2e temps…Quand vous avez réussi à convaincre lors d’un concert par exemple et que l’on commence à vous chercher. Mais pas sur un démarrage, plutôt vraiment dans une deuxième temps. Je ne parierai même pas sur l’utilité de Facebook pour les indés dans les années à venir…Je m’explique:

Dans son article “Facebook et Twitter officiellement saturés  l’auteur publie une étude de Forrester Facebook Has Finally Killed Organic Reach. What Should Marketers Do Next?. démontrant que qu’un message posté sur sa page n’est diffusé qu’auprès de 2% des fans, et seul 0,073% des fans interagissent avec une publication.

Dans ces conditions, pourquoi continuer à tenter de créer une fan base sur Facebook, à dépenser temps et énergie (et argent si vous faîtes de la pub?)?. L’auteur de l’étude préconise d’implémenter des fonctions sociales sur son site plutôt que de faire la chasse aux fans. Une préconisation qui repose sur ce classement des points de contact préférés des consommateurs :

 

 

Le site web reste donc, de loin, le moyen préféré du public pour rentrer en contact avec une marque (45 % des répondants), la page Facebook ne vient qu’en cinquième position avec 16 %.

Et ça, c’est aussi ce que nous disons sur ce site depuis fort longtemps. Votre base, votre 1ere étape, c’est votre site. Seul votre site web vous appartient, contrairement à tout ce que vous publiez sur Facebook ou à votre communauté de fans (qui peuvent disparaître du jour au lendemain si Facebook décide de fermer votre page). Ce qui a le plus de valeur ce sont les adresses e-mails collectées (soit la base de fans, soient les personnes qui laissent leur adresse mail pour s’inscrire à la newsletter ou télécharger des titres, acheter des billets..).

Dans cet article, on avait aussi parlé de la nécessité d’un site (par site, on entend toutes plateformes web, tumblr, etc….) Je vous résume les points essentiels du site vs Facebook:

1. Se démarquer
2. Etre indépendant dans son marketing:
3. Analyser le trafic et  concevoir une mailing list qualifiée
4. Gagner de l’argent

Et autre petite chose. Il y a quelques temps, je devais mentionner un groupe dans différents communiqués pour une marque. Sauf que ce groupe n’a pas de site…Il n’a qu’une page Facebook et une chaine Youtube. Au final, je ne donnais que son url Youtube. Car ce qu’on veut, c’est écouter la musique, pas chercher sur une page un éventuel post en parlant…

 

2. Vine Et / Ou Instagram?

Il y a quelques jours, Instagram a annoncé avoir dépassé les 300 millions d’utilisateurs d’actifs. Et bien entendu, Twitter n’a forcément pas pu échapper à la comparaison, ce qui est quand même fort étonnant car les deux services proposent des services totalement incomparables. D’autre part, les chiffres fournis par Facebook (qui détient Instagram) ne sont pas hyper clairs, car ils n’englobent pas seulement les internautes s’étant effectivement connectés sur Instagram durant la période concernée  mais Facebook y ajoute d’autres internautes, dont certains ne s’étant pas connectés à ses applis ou son site Web (en fait, sont rajoutés ceux qui passent par Facebook par un moyen ou un autre via Facebook Connect). C’est un peu la même chose pour Google + qui ajoute à son nombre d’utilisateurs ceux obligés de passer par G+ pour se connecter à Youtube. Comme le dit joliment Ev Williams, le co-fondateur de Twitter, «Franchement, je n’en ai rien à foutre qu’Instagram ait plus de personne regardant de jolies photos »

Bref, revenons à Instagram et à Vine. Sur Instragram, bon c’est sympa de poster des photos, mais même si les taux d’engagement sur Instagram sont bien supérieurs aux autres plateformes, quel type de relations sociales peut-on réellement construire avec des photos ? Instagram est une plateforme mobile de partage de photos, elle doit être exploitée en tant que telle, notamment à des fins d’image, de visibilité, de jeux mais pas pour construire sa fan base. Instagram va plutôt permettre de l’entretenir. A noter que si vous postez Instagram sur Twitter, le lien pour voir la photo oblige à quitter Twitter et la photo ne s’affichera pas dans la galerie photo, donc ce n’est pas top comme bonnes pratiques, il faudra aussi poster via pic.twitter.

Concernant Vine, je suis très très fan du format 6 secondes qui tourne en boucle qui a remplacé chez les annonceurs le format 30 secondes. J’adore le format, ultra créatif et en même temps très simple, qui permet de filmer et poster directement sur Twitter et Facebook (par exemple, 35 exemples de tout ce que font les artistes avec Vine. ) Un autre bon exemple est l’utilisation de Vine par le groupe Us signé par Sony depuis. Ils ont préféré démarrer sur Vine avec des reprises, extrait de leurs titres avant d’emmener les utilisateurs vers leurs pages. Au final, 494,243,572 loops (nombre de vues sur les videos), et 4,3 millions de followers. L’avantage de la video étant le son et l’interaction…de nombreux artistes utilisent Vine pour répondre aux questions (parmi eux Nick Cave ou Mac Cartney..), filmer le live, jouer quelques secondes en backstage…

 

Donc que faire? On le disait, ce ne sont pas de devoirs, donc aller vers ce qui vous semble le plus simple à gérer au quotidien. Les deux sont des appli mobiles. Tout dépend de votre degré de développement. Je pense que les videos permettent de mieux construire une base fan (je vous rappelle les degrés d’interaction avec les videos x 35%, pensez image et son), les photos permettant d’entretenir..

 

3. Google+?

Well well well, que penser de Google +?

Quand le service a été lancé en 2011, on espérait tous qu’il allait devenir le réseau social que l’on choisit. En fait, Google + est le réseau social qu’on utilise en dernier recours,  un peu parce qu’on est obligé. Et même si Google n’a pas gagné son pari de supplanter Facebook Google Plus reste utile à Google comme un service d’identité par lequel l’entreprise peut mieux suivre ses utilisateurs via des services comme YouTube, Gmail et Google Maps. A savoir que Google reste quand même les maîtres de la data…

 

Donc comment l’utiliser? perso, j’ai mis un bouton sur mon site relié à mon profil google+ qui me permet de poster directement un article sur mon compte sans perdre plus de temps, référencement oblige. Google Hangout permet aussi de faire des videos de live, outil que vous pouvez utiliser dans un contexte un peu événementiel, comme par exemple faire un titre en live, acoustique ou studio que vous souhaitez partager en live…

4. Alors quel réseau social utiliser?

Il faut que celui ci réponde à 4 points: live, public, conversationnel et contenus visuels. Donc je dirais Twitter, Vine et/ou Instagram et YouTube. Youtube, 1ere plate-forme de découverte de la musique dans le monde, il n’y a même pas à réfléchir, vous devez poster systématiquement votre musique, accompagnée d’une vidéo, lyrics ou même juste avec une photo en fixe suivant vos budgets.

Sur Facebook, cela peut devenir intéressant lorsque vous commencez à avoir un contenu à poster sous la forme 4/7 fois par semaine et que vous commencez à avoir une petite fan base. Mais Facebook ne demarrera que lorsque vous aurez démarrer dans la vraie vie.

 

Soyons clair, Facebook est un formidable levier de visibilité pour les gros artistes,  ou un très bon levier de proximité pour les artistes locaux, mais ne convient pas aux artistes entre deux, soit la majeure partie, qui se retrouvent dans le ventre mou, une zone très inconfortable d’où il est très difficile d’émerger. Dans cette optique, il est en effet préférable d’abandonner toute ambition d’avoir des millions de fans, et d’exploiter Facebook plus tard, comme support publicitaire.

Mais pour un artiste ayant une vie bien remplie, Twitter est génial car vous pouvez communiquer avec des gens tout en restant authentique. Les “gens”, ça veut dire professionnels, media, autres artistes et public. C’est à dire que vous pouvez developper votre présence professionnelle, vos contacts pro et votre relation avec le public. Sans compter le potentiel de viralité des tweets, à savoir de twitter vers média…Et de plus en plus d’artistes ne s’y trompent pas et ne communiquent quasiment plus que sur Twitter (gardant Facebook pour le côté plus “institutionnel).  D’autres ne mentionnent que leurs flux d’infos Twitter sur leur site, comme sur celui de Dominico Curcio. Vous pouvez intégrer votre musique, video, vendre, vous connecter avec tout l’ecosysteme..

Un exemple dans ce billet de blog de ce que vous pouvez faire avec les audiocards, que Twitter vient de lancer pour accompagner au mieux les artistes. Idem avec la cards iTunes qui va vous permettre de vendre directement sur Twitter. Twitter s’est aussi associé avec le Billboard pour proposer des charts précis. Ici les titres les plus tweetés en 2014. 

La majorité des fans de musique commencent à y venir. Tous les indicateurs montrent que les modes de consommation et d’achat tendent à supprimer au maximum les intermédiaires entre le producteur et le consommateur. Même si un groupe ne va pas beaucoup communiquer, developper sa base fan et vendre au début, il a tout intérêt à se familiariser avec les outils dès maintenant (et à démarrer la création de sa visibilité).

Sur tous les outils existants je vous renvoie vers cette infographie, publiée il y a quelques semaines, mentionnant tous les outils existants. 

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